{"id":16039,"date":"2022-03-14T11:31:54","date_gmt":"2022-03-14T10:31:54","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=16039"},"modified":"2025-02-07T12:35:34","modified_gmt":"2025-02-07T11:35:34","slug":"les-femmes-savantes-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2022\/03\/les-femmes-savantes-2\/","title":{"rendered":"Les Femmes Savantes"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Les Femmes Savantes<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Adaptation du texte de Moli\u00e8re \/ Mise en sc\u00e8ne de Vincent Bonillo \/ Th\u00e9\u00e2tre du Grand-Champ \/ Le 02 et 03 mars 2022 \/ critiques par Manon Leli\u00e8vre et Claire Cornaz . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Une savante alchimie, pour un\u00a0r\u00e9sultat surprenant<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>14 mars 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/manon-lelievre\/\">Manon Leli\u00e8vre<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image is-resized\">\n<figure class=\"alignleft size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/femmessav-1024x683.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16037\" style=\"width:298px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/femmessav-1024x683.jpeg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/femmessav-300x200.jpeg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/femmessav-250x167.jpeg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/femmessav-768x512.jpeg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/femmessav-1536x1024.jpeg 1536w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/femmessav.jpeg 1800w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Philippe Pache<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Vincent Bonillo et sa compagnie Voix Publique proposaient les derni\u00e8res repr\u00e9sentations de leur mise en sc\u00e8ne des<\/em> Femmes Savantes<em>, les 2 et 3 mars au Th\u00e9\u00e2tre de Grand-Champ \u00e0 Gland. Cette r\u00e9appropriation du texte de Moli\u00e8re remplit ses promesses. Balan\u00e7ant entre moments comiques et instants tragiques, la cr\u00e9ation r\u00e9interpr\u00e8te cette pi\u00e8ce en y soulevant les questionnements du metteur en sc\u00e8ne&nbsp;: la place de la femme, son d\u00e9sir d\u2019acc\u00e9der \u00e0 la connaissance, d\u2019apprendre par elle-m\u00eame et de faire ses propres choix. Vincent Bonillo, ses com\u00e9diennes et ses com\u00e9diens offrent ainsi une r\u00e9actualisation des<\/em> Femmes Savantes<em>, en y apportant une interpr\u00e9tation o\u00f9 r\u00e9sonne la cause f\u00e9minine et o\u00f9 l\u2019on retrouve avec joie le texte de Moli\u00e8re.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Alors que le public s\u2019installe sur une musique d\u2019ambiance, une agente d\u2019entretien passe un dernier coup de balai sur la sc\u00e8ne. Trois hauts panneaux amovibles occupent le c\u00f4t\u00e9 cour, faisant office de murs. Au fond, de larges tableaux monochromes sont suspendus et forment une paroi en quinconce. Quatre chaises sont align\u00e9es pr\u00e8s de la sortie c\u00f4t\u00e9 jardin. Une fois le balai pass\u00e9, la femme am\u00e8ne un portique charg\u00e9 de costumes.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 peine a-t-elle termin\u00e9 sa t\u00e2che et s\u2019est-elle install\u00e9e en marge du plateau, qu\u2019une jeune femme entre en sc\u00e8ne, interrompant musique et discussions, r\u00e9duisant la lumi\u00e8re \u00e0 celle des projecteurs qui l\u2019\u00e9clairent. Droite, les gestes lents et contr\u00f4l\u00e9s, un silence habit\u00e9 et tendu, elle vient lentement s\u2019asseoir sur l\u2019avant-sc\u00e8ne, puis semble attendre en observant le public. Sa raideur se remarque d\u2019autant plus lorsqu\u2019une seconde jeune femme entre au pas de course et la rejoint. Celle-ci, souriante, un peu g\u00ean\u00e9e, s\u2019adresse au public et lui avoue qu\u2019elle a froid. Cette premi\u00e8re amorce surprend un.e spectateur.rice qui attend les vers de Moli\u00e8re. Pourtant, elle d\u00e9tend imperceptiblement l\u2019atmosph\u00e8re et met ainsi le public en condition pour entrer dans l\u2019\u00e9criture versifi\u00e9e, parfois d\u00e9concertante, de la pi\u00e8ce.<\/p>\n\n\n\n<p>Car les vers ne tardent pas \u00e0 fuser, tandis que le personnage d\u2019Henriette se met \u00e0 la recherche d\u2019une veste sur le portique. Imm\u00e9diatement, nous sommes entra\u00een\u00e9s. Cependant, la force des com\u00e9diennes et des com\u00e9diens ne se trouve pas seulement dans la restitution claire et fid\u00e8le du texte int\u00e9gral de Moli\u00e8re, mais surtout dans la ma\u00eetrise des silences et des intentions sous-jacentes, dans le jeu de la voix, des gestes et du corps qui se lib\u00e8rent du carcan de la diction classique de l\u2019alexandrin. De cette lib\u00e9ration, d\u00e9coule une interpr\u00e9tation plus profonde du texte o\u00f9 les personnages se r\u00e9v\u00e8lent complexes, ni bons ni mauvais. D\u00e9voilant leurs failles, ils permettent de cr\u00e9er des r\u00e9sonnances actuelles et tissent ainsi un lien d\u2019identification avec les spectacteurs.rices gr\u00e2ce \u00e0 cette <em>savante<\/em> alchimie.<\/p>\n\n\n\n<p>La mise en sc\u00e8ne et la direction des artistes privil\u00e9gient une intensification des \u00e9motions des personnages et des th\u00e8mes soulev\u00e9s par la pi\u00e8ce, notamment les exc\u00e8s de certains personnages. Le ridicule des savantes est exarcerb\u00e9 lors du troisi\u00e8me acte, moment o\u00f9 Philaminte, Armande et B\u00e9lise s\u2019extasient devant le d\u00e9plorable sonnet de Trissotin. Cette exub\u00e9rance grotesque impr\u00e8gne l\u2019\u00e9nonciation du texte o\u00f9 les alexandrins s\u2019allongent en \u00ab&nbsp;r&nbsp;\u00bb roul\u00e9s, elle envahit la gestuelle qui s\u2019alanguit et se tord en positions \u00e9tonnantes, elle s\u2019\u00e9tend m\u00eame jusqu\u2019aux costumes rev\u00eatus. Color\u00e9s, compos\u00e9s d\u2019\u00e9l\u00e9ments fantaisistes et disparates tir\u00e9s du XVIIe si\u00e8cle aussi bien que du XXIe si\u00e8cle, ces derniers r\u00e9v\u00e8lent les exc\u00e8s dans lesquels se plongent les trois savantes et leur soi-disant bel esprit. Seul Henriette, qui ne partage pas leurs obsessions scientifiques, reste neutre, v\u00eatue d\u2019habits contemporains.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, l\u2019intention transmise au public ne se cantonne pas seulement au registre comique. La d\u00e9tresse d\u2019une Henriette d\u00e9munie face \u00e0 la d\u00e9cision de sa m\u00e8re concernant son mariage, le d\u00e9sarroi d\u2019un Clitandre qui semble ici partag\u00e9 entre deux s\u0153urs et la confusion douloureuse d\u2019une Armande prenant conscience, trop tard, de son v\u00e9ritable amour pour Clitandre, sont pouss\u00e9s \u00e0 leur comble dans ce jeu expressif. Ces moments apportent une touche imperceptiblement tragique \u00e0 la com\u00e9die. Et bien que la pi\u00e8ce se termine avec le mariage d\u2019Henriette et Clitandre, ces deux personnages cens\u00e9s repr\u00e9senter le juste \u00e9quilibre entre corps et esprit, le doute est permis. Est-ce vraiment un d\u00e9nouement heureux&nbsp;? Pas pour tous, semble-t-il. Armande se retire sombrement, Philaminte est sonn\u00e9e par les r\u00e9v\u00e9lations sur Trissotin et B\u00e9lise reste enferm\u00e9e dans ses ridicules obsessions. Vincent Bonillo propose ici une lecture des <em>Femmes savantes <\/em>o\u00f9 les fronti\u00e8res entre le bien et le mal, entre la mesure et la d\u00e9mesure deviennent floues. Aucun des personnages ne semble v\u00e9ritablement \u00eatre l\u2019un ou l\u2019autre.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous sortons de la salle le sourire aux l\u00e8vres, ravis par cette nouvelle adaptation de Moli\u00e8re et indubitablement souffl\u00e9s par la performance des artistes. Peut-\u00eatre un peu troubl\u00e9s, \u00e9galement. Quand est-ce que <em>Les Femmes Savantes <\/em>cesseront de nous surprendre et de nous questionner&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Jamais, esp\u00e9rons-le.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>14 mars 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/manon-lelievre\/\">Manon Leli\u00e8vre<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Des costumes qui s\u2019effacent et des drames qui \u00e9mergent<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>22 mars 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/claire-cornaz\/\">Claire Cornaz<\/a>\u00a0<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image is-resized\">\n<figure class=\"alignleft size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"684\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/Bonillo-1024x684.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16072\" style=\"width:298px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/Bonillo-1024x684.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/Bonillo-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/Bonillo-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/Bonillo-768x513.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/Bonillo.jpg 1029w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Philippe Pache<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Le th\u00e9\u00e2tre de Grand-Champ accueille en ce d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e 2022 la Cie Voix Publique et le metteur en sc\u00e8ne Vincent Bonillo, pour une repr\u00e9sentation des<\/em> Femmes Savantes<em> de Moli\u00e8re qui met l\u2019accent sur les conflits secouant cette famille, au nom de la science et de la philosophie.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Habill\u00e9e de quatre chaises, de paravents et d&rsquo;un portant \u00e0 v\u00eatements sur roulettes, la sc\u00e8ne se pr\u00e9sente d\u2019abord de mani\u00e8re propre et modeste. Pendant la premi\u00e8re moiti\u00e9 de la repr\u00e9sentation, les com\u00e9diens et com\u00e9diennes usent des costumes mis \u00e0 disposition sur le portant et se changent au fil de leurs r\u00e9pliques. Chrysale, le p\u00e8re de famille, retire son costume de travail pour enfiler un jogging&nbsp;; tandis que les femmes savantes \u2013 Philaminte, la m\u00e8re, B\u00e9lise, la tante et Armande, la fille a\u00een\u00e9e \u2013 superposent les tenues, enfilant des robes par-dessus leurs v\u00eatements afin de pr\u00e9parer leur le\u00e7on \u00e0 venir avec le bel-esprit Trissotin. L\u2019hilarit\u00e9 se d\u00e9clenche lorsqu\u2019enfin cette d\u00e9monstration a lieu et qu\u2019on peut admirer la mani\u00e8re dont les femmes savantes suivent leur h\u00e9ros, maquill\u00e9es, les cheveux coiff\u00e9s de guirlandes et portant des accoutrements excentriques, tout \u00e0 fait embl\u00e9matiques de l\u2019absurdit\u00e9 des propos tenus par Trissotin.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Mais d\u00e8s lors que cette sc\u00e8ne se termine, le portant \u00e0 v\u00eatements est mis de c\u00f4t\u00e9 et le rythme soutenu de la com\u00e9die laisse place \u00e0 celui, plus lent, d\u2019un drame familial. Des papiers sont lanc\u00e9s avec col\u00e8re, des chaises sont d\u00e9plac\u00e9es et des ballons \u00e9clat\u00e9s, des paravents pouss\u00e9s \u00e0 l\u2019annonce du mariage entre Henriette et Trissotin. La propret\u00e9 qui r\u00e9gnait sur la sc\u00e8ne laisse place au d\u00e9sordre qui ronge cette famille et leur demeure.&nbsp; Les femmes savantes retirent leur maquillage, retrouvent des tenues contemporaines moins extravagantes.&nbsp; La douleur et le chagrin que peuvent ressentir les personnages se donne \u00e0 voir, comme lorsque Clitandre et Henriette voient leur mariage compromis, ou lorsque Armande souffre de la relation entre sa s\u0153ur et son ancien pr\u00e9tendant. La com\u00e9die prend presque des allures de trag\u00e9die, Vincent Bonillo mettant l\u2019accent sur les aspects les plus sombres de la pi\u00e8ce.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>22 mars 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/claire-cornaz\/\">Claire Cornaz<\/a>\u00a0<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/vd.leprogramme.ch\/theatre\/les-femmes-savantes-moliere-vincent-bonillo\/gland\/theatre-de-grand-champ\/\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Adaptation du texte de Moli\u00e8re \/ Mise en sc\u00e8ne de Vincent Bonillo \/ Th\u00e9\u00e2tre du Grand-Champ \/ Le 02 et 03 mars 2022 \/ critiques par Manon Leli\u00e8vre et Claire Cornaz .<\/p>\n","protected":false},"author":1002282,"featured_media":16040,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,261],"tags":[263,228],"class_list":["post-16039","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-grand-champ","tag-claire-cornaz","tag-manon-lelievre"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16039","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002282"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16039"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16039\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":19661,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16039\/revisions\/19661"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16040"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16039"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16039"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16039"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}