{"id":16026,"date":"2022-03-11T16:28:36","date_gmt":"2022-03-11T15:28:36","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=16026"},"modified":"2025-02-07T12:41:47","modified_gmt":"2025-02-07T11:41:47","slug":"16026","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2022\/03\/16026\/","title":{"rendered":"La Fausse Suivante"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">La Fausse Suivante<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">D\u2019apr\u00e8s Marivaux \/ Mise en sc\u00e8ne de Jean Liermier \/ Th\u00e9\u00e2tre de Carouge \/ du 22 f\u00e9vrier au 06 mars 2022 \/\u00a0critiques par Manon Leli\u00e8vre et Claire Cornaz . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Et le spectacle se cl\u00f4t sur une petite f\u00eate aux allures de mensonges<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 mars 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/manon-lelievre\/\">Manon Leli\u00e8vre<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image is-resized\">\n<figure class=\"alignleft size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"682\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/11139803-1024x682.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16024\" style=\"width:319px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/11139803-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/11139803-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/11139803-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/11139803-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/11139803.jpg 1280w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Lauren Pasche<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Dix ans apr\u00e8s sa mise en sc\u00e8ne du <\/em>Jeu de l\u2019amour et du hasard,<em> Jean Liermier, l\u2019actuel directeur du Th\u00e9\u00e2tre de Carouge, s\u2019attaque \u00e0<\/em> La Fausse suivante<em>, une com\u00e9die en trois actes et en prose. Cette pi\u00e8ce, \u00e9crite en 1724, est loin de la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 et la na\u00efvet\u00e9 des d\u00e9guisements et des quiproquos pr\u00e9sents dans<\/em> Le Jeu de l\u2019amour et du hasard<em>. Chaque personnage est au service de ses propres int\u00e9r\u00eats et rien n\u2019est plus beau que l\u2019argent qu\u2019ils convoitent. Et le spectacle se cl\u00f4t sur une petite f\u00eate qui pose bien des questions sur notre soci\u00e9t\u00e9 actuelle.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Manipulation et tromperie sont les ma\u00eetres mots de cette pi\u00e8ce, o\u00f9 l\u2019intrigue commence par le d\u00e9voilement d\u2019un secret&nbsp;: le valet Trivelin apprend que son nouveau ma\u00eetre est en r\u00e9alit\u00e9 une femme. Ni une, ni deux, il la fait chanter. Cette jeune personne lui a laiss\u00e9 entendre qu\u2019elle \u00e9tait la suivante d\u2019une riche parisienne, charg\u00e9e d\u2019espionner L\u00e9lio, le potentiel \u00e9poux de celle-ci. Elle cache cependant qu\u2019elle <em>est<\/em> cette dame. Double imposture donc, o\u00f9 sous les traits du Chevalier se cache une fausse suivante. Mais les intrigues de cette demoiselle de Paris, alias le Chevalier, alias la fausse suivante, gris\u00e9e par la puissance de son secret, ne s\u2019arr\u00eatent pas l\u00e0. S\u2019\u00e9tant li\u00e9 d\u2019amiti\u00e9 avec L\u00e9lio pour mieux l\u2019observer, le Chevalier juge vite que c\u2019est un jeune opportuniste et en profite pour le ruiner. De tromperie en tromperie, de r\u00e9v\u00e9lation en r\u00e9v\u00e9lation \u2013 car aucun secret ne reste longtemps cach\u00e9 \u2013, se dessine une micro-soci\u00e9t\u00e9 tourn\u00e9e vers un unique but&nbsp;: l\u2019argent. Et tout est bon pour en gagner toujours plus. Jusqu\u2019au dernier \u00e9clat, o\u00f9 le Chevalier d\u00e9voile sa v\u00e9ritable identit\u00e9. Finalement, L\u00e9lio perd tout, les valets chanteurs n\u2019ont plus de moyen de pression et la pauvre comtesse s\u00e9duite se trouve seule et punie pour son inconstance. La petite f\u00eate qui cl\u00f4t le spectacle r\u00e9sonne bien sombrement. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La sc\u00e9nographie se meut au fil des actes, sous l\u2019ombre errante d\u2019un vieux Cupidon. Car c\u2019est lui, la vraie victime de toutes ces manipulations. L\u2019Amour est foul\u00e9 aux pieds de l\u2019Argent par opportunisme et insensibilit\u00e9. Ainsi, \u00e0 partir du deuxi\u00e8me acte, nous voyons appara\u00eetre un paysage hivernal, derri\u00e8re les murs d\u2019un espace sc\u00e9nique aux allures de salon luxueux. Plus les personnages s\u2019enfoncent dans leurs manigances, plus les murs s\u2019ouvrent sur la neige et le froid, qui r\u00e9sonnent comme une m\u00e9taphore de la cong\u00e9lation de leur c\u0153ur. La pr\u00e9sence de l\u2019alcool souligne \u00e9galement le penchant des personnages vers l\u2019oubli et le vice. Quelques bouteilles d\u2019eau-de-vie sont d\u2019abord utilis\u00e9es comme des \u00e9l\u00e9ments de la sc\u00e9nographie, mais elles deviennent rapidement des accessoires de jeu. Les com\u00e9dien.ne.s ponctuent r\u00e9guli\u00e8rement leurs tirades par de petites gorg\u00e9es, menant parfois leur personnage jusqu\u2019\u00e0 l\u2019ivresse. L\u2019alcool vient alors \u00e9chauffer les c\u0153urs, accompagner les alliances et les trahisons et finalement marquer la victoire du Chevalier par une trinqu\u00e9e. Et la petite f\u00eate qui cl\u00f4t le spectacle se r\u00e9v\u00e8le bien fra\u00eeche soudainement.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais o\u00f9 donc se trouve le comique dans ce tourbillon d\u2019intrigues et dans cette froide morale&nbsp;? Ce sont les com\u00e9dien.ne.s qui le soutiennent. Bien que Marivaux ait \u00e9crit cette pi\u00e8ce sur le mod\u00e8le d\u2019une com\u00e9die, c\u2019est surtout par les intentions claires du jeu et les changements de rythmes et de ton que l\u2019on peut appr\u00e9cier le comique de la situation. Les acteur.rice.s servent avec talent un texte difficile et de longues tirades qui auraient peut-\u00eatre m\u00e9rit\u00e9 un \u00e9cr\u00e9mage suppl\u00e9mentaire. Le choix m\u00eame du casting offre \u00e9galement de piquants contrastes au service de cette histoire. Alors que nous attendions une Comtesse \u00e0 peine sortie de l\u2019enfance, c\u2019est une dame dans la fleur de l\u2019\u00e2ge qui appara\u00eet, costum\u00e9e et coiff\u00e9e \u00e0 la mode de nos grands-m\u00e8res. Cet effet comique marque d\u2019autant plus le foss\u00e9 entre la Comtesse et les fringants jeunes hommes qui lui tournent autour et accentue la fausset\u00e9 de leurs sentiments. \u00c0 l\u2019inverse, la performance de Lola Giouse dans le Chevalier, alias la fausse suivante, joue sur l\u2019androgynie et brouille les pistes du travestissement. Par une interpr\u00e9tation qui engage tout son corps et sa voix, elle parvient presque \u00e0 tromper le.la spectateur.rice en lui insufflant un doute&nbsp;: est-il elle&nbsp;? ou elle est il&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Et le spectacle se cl\u00f4t sur une petite f\u00eate qui semble soudain bien d\u00e9plac\u00e9e. C\u2019est un Cupidon, ayant perdu ses ailes, qui vient chanter une chanson d\u2019amour dans une ambiance de slow. La victoire de la fausse suivante est c\u00e9l\u00e9br\u00e9e par cet effet de contraste qui am\u00e8ne un rire bienvenu, lib\u00e9rateur, un peu jaune. Les applaudissements des spectateur.rice.s se m\u00ealent \u00e0 ceux de la fausse suivante et des valets qui saluent le chanteur. Un instant, on ne sait plus tr\u00e8s bien qui l\u2019on f\u00e9licite&nbsp;: Cupidon&nbsp;? Les com\u00e9dien.ne.s&nbsp;? Le rire&nbsp;? Ou peut-\u00eatre la manipulation&nbsp;? Une chose est s\u00fbre, la critique de l\u2019opportunisme et de cette impitoyable ru\u00e9e vers l\u2019or r\u00e9sonne cruellement aujourd\u2019hui, \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 notre soci\u00e9t\u00e9 avance selon un principe de profit \u00e0 tout prix. Dans ces conditions, comment pourrait se terminer notre histoire&nbsp;? Sur une petite f\u00eate qui s\u2019annonce bien triste\u2026 &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 mars 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/manon-lelievre\/\">Manon Leli\u00e8vre<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le prix de la tromperie<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>23 mars 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/claire-cornaz\/\">Claire Cornaz<\/a>\u00a0<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image is-resized\">\n<figure class=\"alignleft size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/lafaussesuivante-tkmlaurenpasche-11-2048x0-c-default-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16106\" style=\"width:291px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/lafaussesuivante-tkmlaurenpasche-11-2048x0-c-default-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/lafaussesuivante-tkmlaurenpasche-11-2048x0-c-default-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/lafaussesuivante-tkmlaurenpasche-11-2048x0-c-default-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/lafaussesuivante-tkmlaurenpasche-11-2048x0-c-default-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/lafaussesuivante-tkmlaurenpasche-11-2048x0-c-default-1536x1024.jpg 1536w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/lafaussesuivante-tkmlaurenpasche-11-2048x0-c-default.jpg 1800w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Lauren Pasche<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Presque une d\u00e9cennie apr\u00e8s sa mise en sc\u00e8ne du <\/em>Jeu de l\u2019Amour et du Hasard<em>, le directeur du Th\u00e9\u00e2tre de Carouge et metteur en sc\u00e8ne Jean Liermier renoue avec les textes de Marivaux gr\u00e2ce \u00e0 <\/em>La Fausse Suivante<em>, et con\u00e7oit ainsi un spectacle particuli\u00e8rement repr\u00e9sentatif de toute la sournoiserie qui se d\u00e9gage de ces personnages. Il n\u2019est d\u00e8s lors plus question d\u2019analyse de l\u2019amour et de l\u2019amiti\u00e9 car seule demeure une fourberie cinglante qui ne sert alors plus qu\u2019\u00e0 maximiser un profit. Et une question subsiste alors : qui gagne r\u00e9ellement dans toute cette histoire ?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque l\u2019on s\u2019assied \u00e0 sa place, la sc\u00e8ne laisse entrevoir une for\u00eat de bouleaux dans le fond. Toutefois, elle s\u2019av\u00e8re voil\u00e9e par de grands murs blancs, qui forment une pi\u00e8ce centrale qui, petit-\u00e0-petit, \u00e9voluera au fil de la pr\u00e9sentation. On passe alors d\u2019un garage dans lequel un v\u00e9lomoteur est pos\u00e9 sur une immense b\u00e2che, \u00e0 un salon de maison de campagne recouvert d\u2019un parquet et d\u00e9cor\u00e9 d\u2019un fauteuil, pour enfin r\u00e9v\u00e9ler une for\u00eat enneig\u00e9e qui compose l\u2019ext\u00e9rieur de ces murs. Et c\u2019est l\u00e0 que se joue la subtilit\u00e9 de cette mise en sc\u00e8ne. Alors que l\u2019histoire elle-m\u00eame se concentre sur la cupidit\u00e9 et les manigances du Seigneur L\u00e9lio, le travestissement de la \u201cDame de Paris\u201d en Chevalier afin de pi\u00e9ger ledit seigneur, ou encore les manigances de Trivelin avec Arlequin, les \u00e9l\u00e9ments fondateurs du d\u00e9cor sont retir\u00e9s et r\u00e9v\u00e8lent ainsi le reste de la sc\u00e8ne au fur et \u00e0 mesure que la v\u00e9rit\u00e9 derri\u00e8re ces multiples intrigues se d\u00e9voile. Cela commence au bout des premi\u00e8res sc\u00e8nes, avec une b\u00e2che que l\u2019on soul\u00e8ve pour d\u00e9couvrir un parquet en bois, puis les murs qui s\u2019ouvrent pour laisser place \u00e0 cette for\u00eat de bouleaux qui titillait ma curiosit\u00e9 depuis mon arriv\u00e9e, et enfin, lorsque la v\u00e9rit\u00e9 \u00e9clate, ce sont les portes et les murs formant les c\u00f4t\u00e9s de la sc\u00e8ne qui sont retir\u00e9s pour laisser place au d\u00e9nouement final. Ainsi, c\u2019est au rythme des transformations du d\u00e9cor que la pi\u00e8ce avance et que les mensonges laissent petit-\u00e0-petit place \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 les mensonges et les conflits, c\u2019est aussi gr\u00e2ce \u00e0 une interpr\u00e9tation palpitante des com\u00e9diens et com\u00e9diennes qu\u2019on ne peut s\u2019emp\u00eacher de rire des \u00e9changes fr\u00e9n\u00e9tiques entre les personnages. Toutefois, certaines sc\u00e8nes mettent en avant le chagrin et la peine qu\u2019ils ressentent lors de ces discussions houleuses et ces nombreuses trahisons. La mise en sc\u00e8ne appara\u00eet alors comme un soutien aux \u00e9motions exprim\u00e9es par les com\u00e9diens et com\u00e9diennes, principalement au travers de la musique et de la lumi\u00e8re. On rit effectivement parfois, pour mieux soupirer en constatant la solitude et le d\u00e9sarroi de certains personnages, comme la Comtesse, mis en avant par des airs de musique touchante et une lumi\u00e8re assombrie. Au bout du compte, toutes ces tromperies et ces jeux d\u2019intrigues sont explor\u00e9s dans la mise en sc\u00e8ne de fa\u00e7on comique, sans non plus cacher la r\u00e9elle douleur et l\u2019impact qu\u2019ils ont sur les dupeurs et les dup\u00e9s (qui peuvent \u00e0 un moment \u00eatre l\u2019un, pour ensuite devenir l\u2019autre \u00e0 tout instant). Qui gagne r\u00e9ellement ce jeu ? En r\u00e9alit\u00e9 personne, selon Jean Liermier. \u00c0 la fin de cette mise en sc\u00e8ne de la <em>Fausse Suivante<\/em>, lorsque l\u2019on constate le malaise de chacun des personnages et cette r\u00e9elle tristesse qui se cache derri\u00e8re le rire, c\u2019est un c\u0153ur radieux mais chavir\u00e9 qui subsiste en rentrant chez soi.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>23 mars 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/claire-cornaz\/\">Claire Cornaz<\/a>\u00a0<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/theatredecarouge.ch\/spectacle\/la-fausse-suivante\/\">Plus d\u2019infos<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u2019apr\u00e8s Marivaux \/ Mise en sc\u00e8ne de Jean Liermier \/ Th\u00e9\u00e2tre de Carouge \/ du 22 f\u00e9vrier au 06 mars 2022 \/\u00a0critiques par Manon Leli\u00e8vre et Claire Cornaz .<\/p>\n","protected":false},"author":1002282,"featured_media":19785,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,7],"tags":[228],"class_list":["post-16026","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-de-carouge","tag-manon-lelievre"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16026","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002282"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16026"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16026\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":22152,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16026\/revisions\/22152"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/19785"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16026"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16026"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16026"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}