{"id":16011,"date":"2022-02-14T13:00:40","date_gmt":"2022-02-14T12:00:40","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=16011"},"modified":"2025-01-29T11:43:37","modified_gmt":"2025-01-29T10:43:37","slug":"entretien-avec-adrien-rupp-et-vincent-fontannaz","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2022\/02\/entretien-avec-adrien-rupp-et-vincent-fontannaz\/","title":{"rendered":"Entretien avec Adrien Rupp et Vincent Fontannaz"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00a9Adrien Rupp<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Dans le cadre de l&rsquo;op\u00e9ration In\u00e9dits textes dramatiques, en collaboration avec le journal&nbsp;<em>Le Courrier.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Un entretien r\u00e9alis\u00e9 le 13 d\u00e9cembre 2021 par visioconf\u00e9rence autour du texte de la pi\u00e8ce<em> <em><em>Comment bruissent les for\u00eats&nbsp;?<\/em><\/em> <\/em>\/ \u00c9criture et dramaturgie Adrien Rupp \/ Metteur en sc\u00e8ne et Com\u00e9dien Vincent Fontannaz &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/hugo-merzeau\/\">Hugo Merzeau <\/a><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2022\/02\/ecouter-le-vivant\/\">Voir aussi la critique sur <em><em><em>Comment bruissent les for\u00eats&nbsp;?<\/em><\/em> <\/em><\/a><\/li>\n<\/ul>\n\n\n<div class=\"wp-block-image is-resized\">\n<figure class=\"alignright size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"936\" height=\"546\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/02\/Entretien-Adrien-Rupp.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-19710\" style=\"width:341px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/02\/Entretien-Adrien-Rupp.jpg 936w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/02\/Entretien-Adrien-Rupp-300x175.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/02\/Entretien-Adrien-Rupp-250x146.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/02\/Entretien-Adrien-Rupp-768x448.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 936px) 100vw, 936px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Adrien Rupp<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong>Hugo Merzeau&nbsp;:&nbsp;D\u2019o\u00f9 vient le titre de votre pi\u00e8ce&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Vincent Fontannaz&nbsp;: C\u2019est moi qui ai pos\u00e9 le titre, initialement j\u2019avais choisi <em>Camping sauvage. <\/em>C\u2019est apr\u00e8s la lecture du livre d\u2019Eduardo Kohn <em>Comment pensent les for\u00eats<\/em> et lors d\u2019une discussion avec Dominique Bourg qu\u2019il y a eu une confusion sur le titre qui est devenu celui qu\u2019on a gard\u00e9&nbsp;: <em>Comment bruissent les for\u00eats<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>H.M.&nbsp;: Est-ce que votre pi\u00e8ce est un prolongement de l\u2019engagement \u00e9cologique de Vincent, au Br\u00e9sil notamment&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>V.F.&nbsp;: L\u2019origine de ce spectacle, c\u2019est cette relation entre mon engagement militant et mon travail th\u00e9\u00e2tral. Apr\u00e8s mes exp\u00e9riences au Br\u00e9sil [il parle ici notamment des s\u00e9jours dans le cadre desquels il avait cr\u00e9\u00e9 un spectacle autour de l\u2019eau et de la d\u00e9forestation], j\u2019ai d\u00e9couvert tous ces questionnements et cette r\u00e9flexion anthropologique en lisant cet ouvrage d\u2019Eduardo Kohn. Pour ce spectacle particuli\u00e8rement, j\u2019avais envie justement de ne pas \u00eatre sur le terrain, en action, mais plut\u00f4t d\u2019op\u00e9rer un recul, d\u2019entrer dans une boite noire, en tant qu\u2019humain, qu\u2019artiste, de me confronter \u00e0 un c\u00f4t\u00e9 r\u00e9flexif plus que militant. C\u2019est pour cela que ce spectacle, je l\u2019ai toujours d\u00e9fendu dans un th\u00e9\u00e2tre et pas dans une for\u00eat ou un autre lieu.<\/p>\n\n\n\n<p>Adrien Rupp&nbsp;: J\u2019ai toujours de la peine \u00e0 dire que je suis militant, je suis entour\u00e9 de personnes qui le sont mais je ne me sens pas cette l\u00e9gitimit\u00e9. Quand Vincent m\u2019a contact\u00e9 pour ce projet il m\u2019a parl\u00e9 du livre d\u2019Eduardo Kohn que j\u2019ai lu imm\u00e9diatement. C\u2019\u00e9tait quelque chose qui \u00e9tait dans l\u2019air \u00e0 ce moment-l\u00e0 pour moi. Vincent m\u2019a appel\u00e9 au moment o\u00f9 j\u2019\u00e9tais au Chili pour aller dans une c\u00e9r\u00e9monie ayahuasca. Je lui ai juste r\u00e9pondu que je ne pourrais pas r\u00e9pondre \u00e0 cause de cette c\u00e9r\u00e9monie et il m\u2019a alors dit&nbsp;:\u00ab&nbsp;c\u2019est bon, tu es engag\u00e9&nbsp;\u00bb. Je n\u2019en savais pas plus. (<em>rires<\/em>)<\/p>\n\n\n\n<p><strong>H.M.&nbsp;: \u00c0 propos de cette r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 Eduardo Kohn, comment envisagez-vous cette question du rapport entre humain et non-humain&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>V.F.&nbsp;: C\u2019est comme cela que je vendais ce spectacle aux diff\u00e9rents programmateurs&nbsp;: comment faire une dramaturgie au-del\u00e0 de l\u2019humain, comme Eduardo Kohn parle d\u2019une anthropologie au-del\u00e0 de l\u2019humain&nbsp;: comment faire exister le non-humain et tout ce qu\u2019il y a autour. Apr\u00e8s, cela a bien \u00e9volu\u00e9. Il y a une parole tr\u00e8s intime. C\u2019\u00e9tait important pour moi de dire qui je suis, d\u2019o\u00f9 je parle, c\u2019\u00e9tait tr\u00e8s important de partir de la petite porte de l\u2019intime pour ouvrir sur le g\u00e9n\u00e9ral. Sinon, j\u2019avais l\u2019impression de ne pas avoir la l\u00e9gitimit\u00e9 de parler de tout \u00e7a. Apr\u00e8s, avec Adrien, on a creus\u00e9 dans l\u2019intime tout ce qui vibrait pour mettre au jour une dramaturgie en arborescence qui ouvre sur des r\u00e9flexions plus larges avec une autre parole. Apr\u00e8s c\u2019est vrai que, dans les faits, on suit quand m\u00eame la trajectoire d\u2019un humain. Donc par rapport \u00e0 mon grand id\u00e9al de d\u00e9part de faire vibrer le non-humain sur-sc\u00e8ne, on est all\u00e9 ailleurs. On n\u2019est pas all\u00e9 au bout de ce fil, on n\u2019a pas compl\u00e9tement fait exploser l\u2019humain sur sc\u00e8ne, ou l\u2019action du h\u00e9ros sur sc\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p>A.R.&nbsp;: Je ne suis pas d\u2019accord. Enfin, c\u2019est la th\u00e9matique et la difficult\u00e9 du spectacle. Cette place de l\u2019humain a \u00e9t\u00e9 une discussion non-stop. Ce qui est int\u00e9ressant, et c\u2019est la force de l\u2019artistique par rapport \u00e0 l\u2019acad\u00e9mique, c\u2019est la subjectivit\u00e9. Pour faire disparaitre l\u2019humain il faut avoir conscience qu\u2019il est l\u00e0, pour avoir la sensation de sa disparition, il faut d\u00e9j\u00e0 avoir conscience de sa pr\u00e9sence. Pour parler de la nature, comme disait Vincent, de l\u2019universel, de cette chose du vivant plut\u00f4t, il faut partir du subjectif. Cela rejoint la question du militantisme, pour parler des biais. Chaque perspective comporte des biais. C\u2019est notre choix de partir depuis le point de Vincent et d\u2019assumer une forme d\u2019\u00e9gocentrisme, en disant <em>je suis \u00e7a<\/em>. Mais pour arriver jusque-l\u00e0, il faut planter le d\u00e9cor&nbsp;: je suis l\u00e0, j\u2019ai un fils, le d\u00e9m\u00e9nagement\u2026 pour vraiment prendre conscience que je suis l\u00e0. C\u2019est cette accumulation qui, dans la pi\u00e8ce, met le doute et donne la naus\u00e9e. \u00ab&nbsp;Qu\u2019est-ce que je fais de tout \u00e7a&nbsp;?&nbsp;\u00bb. C\u2019est \u00e0 partir de l\u00e0 qu\u2019on peut d\u00e9monter ce positionnement, qu\u2019on a tous. On a beaucoup discut\u00e9 avec Vincent. Comment est-ce qu\u2019on en parle, en \u00e9tant un homme, blanc\u2026 Cela devrait aller bien, mais en fait je n\u2019arrive pas \u00e0 dormir. M\u00eame en \u00e9tant en haut de la pyramide, il y a un probl\u00e8me, mais faut r\u00e9ussir \u00e0 montrer que, m\u00eame en \u00e9tant un humain dans une position plut\u00f4t ais\u00e9e, cela reste la merde parce que tu prends conscience de tout ce qu\u2019il y autour. Et \u00e0 partir de ce moment-l\u00e0, on peut d\u00e9monter ce positionnement. D\u2019ailleurs dans les textes apr\u00e8s le doute [il s\u2019agit du moment central qui cristallise les \u00e9v\u00e9nements expos\u00e9s pr\u00e9c\u00e9demment et permet une transition], Vincent disparait, il y a un dialogue avec une voix off.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>H.M.&nbsp;: \u00c0 ce propos, il y a plusieurs moments en voix off dans ce spectacle&nbsp;: lors du doute, force centrip\u00e8te du spectacle, \u00e9galement quand le personnage dialogue avec la voix de femme, et enfin lors du po\u00e8me conclusif, la voix prenant alors la place Vincent . Est-ce que ces trois moments ont la m\u00eame fonction dramatique au sein du spectacle ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>A.R.&nbsp;: On s\u2019est beaucoup inspir\u00e9s de l\u2019\u00e9cof\u00e9minisme. Apr\u00e8s le doute \u00e9merge une autre voix et il fallait que ce soit une voix de femme. C\u2019est tr\u00e8s fortement inspir\u00e9 de Vinciane Despret [philosophe des sciences et dramaturge] et Ursula Le Guin [\u00e9crivaine am\u00e9ricaine, qui publie depuis les ann\u00e9es 1660 des romans de science-fiction ou de fantasy]. En fait, un des probl\u00e8mes que l\u2019on a, en tant que soci\u00e9t\u00e9 patriarcale, blanche, mortif\u00e8re par rapport \u00e0 la nature, c\u2019est de ne pas \u00e9couter le vivant. Et une des voix qui commencent \u00e0 porter aujourd\u2019hui, c\u2019est le f\u00e9minisme, l\u2019\u00e9cof\u00e9minisme, et dans notre travail on \u00e9coute la voix f\u00e9minine&nbsp;: quand Michela (la femme de Vincent) dit dans le texte \u00ab&nbsp;il faut que t\u2019aies un costume&nbsp;\u00bb, \u00e0 un moment donn\u00e9 il faut que Vincent ait un costume. Quand une autre voix prodigue des conseils ou des envies, ces \u00e9v\u00e9nements adviennent. Quand on \u00e9tait bloqu\u00e9s, j\u2019\u00e9coutais des penseuses f\u00e9ministes et toutes ces sc\u00e8nes, du coup, sont arriv\u00e9es assez tard. Il fallait d\u00e9construire cette voix, ce positionnement masculin. La fiction-panier, d\u2019ailleurs, le texte s\u2019est beaucoup reconstruit \u00e0 partir de l\u00e0, r\u00e9pond \u00e0 cette image de la figure h\u00e9ro\u00efque de l\u2019homme chasseur. Comment est-ce qu\u2019on tue cette figure h\u00e9ro\u00efque. Ursula le Guin d\u00e9monte la figure du h\u00e9ros et du couteau comme premier outil. C\u2019est une vision tr\u00e8s masculine et patriarcale de dire que le premier outil \u00e9tait un couteau pour tuer un mammouth parce que certainement il a fallu avant r\u00e9colter les fruits, porter un gamin, et donc le premier outil \u00e9tait probablement un panier. On a essay\u00e9 d\u2019\u00e9crire tout le texte dans cette id\u00e9e de ne pas construire, autour d\u2019un h\u00e9ros, un texte qui va dans une direction comme une fl\u00e8che et un h\u00e9ros qui r\u00e9sout une situation en tuant quelqu\u2019un d\u2019autre, mais de tisser une histoire qui se r\u00e9pond en \u00e9cho, et de construire un texte plus tiss\u00e9 que lin\u00e9aire d\u2019un point A \u00e0 un point B, ce qu\u2019Ursula le Guin accuse d\u2019\u00eatre une \u00e9criture patriarcale. Ce qui sous-tend le texte en lui-m\u00eame, ce sont plein d\u2019anecdotes qui n\u2019ont l\u2019air de rien au d\u00e9but mais qui, en fait, sont un tissage qui fait sentir la nature m\u00eame du vivant, quelque chose de rhizomique, qui n\u2019a pas l\u2019air impressionnant en apparence.<\/p>\n\n\n\n<p>V.F.&nbsp;: Je vois ces trois \u00e9tapes du textes comme une \u00e9volution&nbsp;: petit \u00e0 petit on \u00e9clate l\u2019ego. Comme Aladin frotte sur la lampe magique, on frotte, on frotte, on frotte, on ne sait pas pourquoi mais c\u2019est cette naus\u00e9e, on pense que le gars est compl\u00e9tement parti, mais il redig\u00e8re la premi\u00e8re partie du spectacle et tout d\u2019un coup \u2026.on est parti dans un autre monde. Et c\u2019est dans cet autre monde qu\u2019il y a le d\u00e9centrement mais il se situe dans la pens\u00e9e&nbsp;; dramatiquement on suit toujours le fil de cet humain qui se d\u00e9centre.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>H.M.&nbsp;: A la lecture du texte, j\u2019ai identifi\u00e9 plusieurs moments d\u2019humour \u00e9vident et je me suis interrog\u00e9 sur la corporalit\u00e9 qui \u00e9tait cens\u00e9e les accompagner. Je me demandais quelles \u00e9taient selon vous les facettes de l\u2019humour dans ce spectacle&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>V.F.&nbsp;: J\u2019avais aussi envie, avec ce spectacle, de montrer un humain qui doute. C\u2019est ce qui m\u2019est arriv\u00e9 \u00e0 la naissance de mon fils. Devenir p\u00e8re, c\u2019est une esp\u00e8ce de tsunami qui te submerge et tu es compl\u00e9tement \u00e9branl\u00e9, souffl\u00e9. C\u2019est cela le trait d\u2019humour assez fin, ce gars est largu\u00e9. Il raconte des trucs, mais il prend des virages qui donnent l\u2019impression d\u2019un voyage sans queue ni t\u00eate. Il y a cette position du mec en jeans basket qui ne fait pas un spectacle super spectaculaire. On d\u00e9samorce beaucoup la figure du com\u00e9dien aussi. La position du doute est transpos\u00e9e sur sc\u00e8ne dans cet homme pas spectaculaire. Sauf quand il joue les d\u00e9m\u00e9nageurs, l\u00e0 je joue, je fais du th\u00e9\u00e2tre. Mais sinon j\u2019am\u00e8ne ma pauvre maquette qui est rat\u00e9e, etc. Il y a beaucoup de traits d\u2019humour dans cette tentative d\u2019\u00eatre le h\u00e9ros de sa vie et dans le fait que ce n\u2019est pas forc\u00e9ment gagn\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>A.R.&nbsp;: On a longtemps \u00e9t\u00e9 bloqu\u00e9s avec ce d\u00e9centrement de l\u2019humain, alors que, finalement, tu restes &nbsp;avec ton corps sur sc\u00e8ne, et tu parles de tout cela en \u00e9tant un homme blanc plut\u00f4t ais\u00e9. On a d\u00e9cid\u00e9 que la seule porte d\u2019entr\u00e9e, c\u2019\u00e9tait l\u2019auto-d\u00e9rision. Cette touche-l\u00e0 est tr\u00e8s assum\u00e9e m\u00eame si, de prime abord, dans le jeu [le spectacle a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 en avril 2021 \u00e0 la Maison de quartier de Chailly, Lausanne], elle ne sautait pas aux yeux. Cela joue sur l\u2019accumulation de plein de petits d\u00e9tails. Avec le titre, les gens s\u2019attendent \u00e0 voir un \u00e9norme spectacle sur la nature et justement, ce n\u2019est pas ce que Vincent voulait. Il s\u2019agissait de prendre les attentes \u00e0 rebrousse-poil. Vincent se moque de sa propre condition d\u2019homme privil\u00e9gi\u00e9 qui vient faire d\u00e9m\u00e9nager les meubles par les gens qui sont dans une situation difficile. Pendant les r\u00e9p\u00e9titions, nous avons un peu chang\u00e9 ce passage pour clarifier le fait que tout le doute et l\u2019humour sont dirig\u00e9s sur lui-m\u00eame et pas sur les autres.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Hugo Merzeau. <\/p>\n","protected":false},"author":1002282,"featured_media":19710,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[254],"class_list":["post-16011","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-entretien","tag-hugo-merzeau"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16011","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002282"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16011"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16011\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21479,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16011\/revisions\/21479"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/19710"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16011"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16011"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16011"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}