{"id":15974,"date":"2022-02-13T12:13:00","date_gmt":"2022-02-13T11:13:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=15974"},"modified":"2025-02-14T11:00:54","modified_gmt":"2025-02-14T10:00:54","slug":"une-personne-au-centre-qui-na-pas-peur-de-la-vie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2022\/02\/une-personne-au-centre-qui-na-pas-peur-de-la-vie\/","title":{"rendered":"Partir"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Partir<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">De Jean-Daniel Piguet \/ Compte-rendu par Ma\u00eblle Aeby. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>F\u00e9vrier 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/maelle-aeby\/\"> Ma\u00eblle Aeby<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2022\/02\/entretien-avec-jean-daniel-piguet\/\">Voir l&rsquo;entretien avec Jean-Daniel Piguet <\/a><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Une personne au centre qui n\u2019a pas peur de la vie<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"936\" height=\"546\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/02\/partir-936x546-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-22165\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/02\/partir-936x546-1.jpg 936w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/02\/partir-936x546-1-300x175.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/02\/partir-936x546-1-250x146.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/02\/partir-936x546-1-768x448.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 936px) 100vw, 936px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Armand Yerly<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Grand amateur du r\u00e9el, Jean-Daniel Piguet catapulte ses lecteurs au c\u0153ur de sa propre vie. Partir pr\u00e9sente sous forme de bribes de dialogues les interactions sociales d\u2019un homme pr\u00eat \u00e0 mourir, uni \u00e0 son fils par un dernier projet. Jou\u00e9e en 2021 \u00e0 l\u2019Arsenic et au Gr\u00fctli, la pi\u00e8ce offre un aper\u00e7u des ultimes \u00e9changes avec un homme serein, qui ne souffre pas, et nous invite \u00e0 nous interroger sur ce qu\u2019est ou serait notre propre r\u00e9action face \u00e0 la mort. Du badinage le plus banal \u00e0 des instants d\u2019intense profondeur, cette pi\u00e8ce est une goutte de vie esquissant les contours d\u2019une fatalit\u00e9 de l\u2019existence humaine.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Co-auteur et metteur en sc\u00e8ne du projet, Jean-Daniel Piguet a une formation initiale en philosophie et un Master en cin\u00e9ma documentaire. Il a ensuite effectu\u00e9 le Master Mise en sc\u00e8ne \u00e0 la Manufacture. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 amen\u00e9 \u00e0 mener des recherches aussi pratiques que th\u00e9oriques sur les \u00ab&nbsp;\u00e9critures du r\u00e9el&nbsp;\u00bb&nbsp;; il a notamment \u00e9tudi\u00e9 comment la r\u00e9alit\u00e9 peut \u00eatre transpos\u00e9e en fiction, ainsi que la puissance d\u2019un tel proc\u00e9d\u00e9. <em>Partir<\/em> s\u2019inscrit pleinement dans la continuit\u00e9 de ce parcours&nbsp;: la particularit\u00e9 de la pi\u00e8ce r\u00e9side dans le fait que le mat\u00e9riel textuel provient d\u2019\u00e9changes r\u00e9els entre Jean-Daniel Piguet, son p\u00e8re et leur entourage, alors que le p\u00e8re \u00e9tait \u00e0 l\u2019h\u00f4pital en raison d\u2019un cancer. C\u2019est \u00e0 deux qu\u2019ils d\u00e9cident d\u2019entreprendre ce projet afin de passer du temps ensemble. Les transcriptions de ces entretiens ont ensuite \u00e9t\u00e9 tri\u00e9es, raccourcies et mont\u00e9es en collaboration avec l\u2019auteur Nicolas Doutey. Le texte a encore \u00e9volu\u00e9 \u00e0 l\u2019occasion de la mise en sc\u00e8ne du spectacle \u00e0 l\u2019Arsenic en novembre 2021. La m\u00e9thodologie du travail de Jean-Daniel Piguet s\u2019inscrit dans la logique de sa formation. Le texte de son spectacle <em>Passe<\/em>&nbsp; [Th\u00e9\u00e2tre de Vidy et TLH de Sierre, janvier 2018] \u00e9tait inspir\u00e9 de vraies conversations enregistr\u00e9es entre une prostitu\u00e9e et son client. De m\u00eame, \u00e0 l\u2019origine de <em>Pas perdus<\/em> [Manufacture, septembre 2016] se trouvent de r\u00e9els \u00e9changes capt\u00e9s entre des amis sur les bancs de la gare de Lausanne. Il est indubitable que l\u2019authenticit\u00e9 de la vie int\u00e9resse particuli\u00e8rement l\u2019auteur et influence consid\u00e9rablement son travail artistique. <em>Partir<\/em> est donc la conjoncture d\u2019une situation de vie personnelle, d\u2019une formation, et d\u2019un m\u00e9dium. Bref, c\u2019est un extrait de la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>La pi\u00e8ce pr\u00e9sente une succession de moments pass\u00e9s entre une personne en fin de vie et les personnages qui peuplent son paysage social. Les lecteurs sont donc plong\u00e9s dans l\u2019intimit\u00e9 des derniers \u00e9changes. Les sujets de conversation sont vari\u00e9s, de l\u2019affreusement banal \u00e0 la logistique de la vie en h\u00f4pital, en passant par certains th\u00e8mes philosophiques. &nbsp;Certains moments sont plus \u00ab&nbsp;m\u00e9ta&nbsp;\u00bb, le projet \u00e9tant lui-m\u00eame le sujet de conversation&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>ACTEUR 1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; et donc l\u00e0 par exemple en ce moment<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; on fait un passage<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; en fait<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; on est en train de faire un passage l\u00e0<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; pour notre projet pour le film<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; c\u2019est pas rien \u00e7a nous engage dans quelque chose<\/p>\n\n\n\n<p>ACTEUR 2&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; ah ben oui oui compl\u00e8tement<\/p>\n\n\n\n<p>ACTEUR 1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; on est en train de faire notre projet<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; en \u00e9tant l\u00e0 et en disant ce qu\u2019on dit<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; c\u2019est dr\u00f4le<\/p>\n\n\n\n<p>Compos\u00e9e de dialogues et de quelques monologues, la pi\u00e8ce comporte dix-huit sc\u00e8nes qui ont pour seul titre leur num\u00e9rotation. Le s\u00e9quen\u00e7age est justifi\u00e9 par des s\u00e9parations en conversations, s\u2019accompagnant d\u2019un changement de combinaisons d\u2019interlocuteurs. De fait, le texte est r\u00e9parti entre cinq voix, d\u00e9finies comme \u00ab&nbsp;acteur 1&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;acteur 2&nbsp;\u00bb, etc. Seuls les r\u00f4les du p\u00e8re et du fils sont d\u00e9finis et ne changent pas tout au long de l\u2019\u0153uvre. En revanche, les trois autres acteurs incarnent diff\u00e9rentes figures. L\u2019entourage gravitant autour de cet homme se compose principalement de membres de sa famille, d\u2019amis ou du personnel hospitalier. Seuls les indices glan\u00e9s au fil des conversations peuvent nous faire comprendre qui est qui, ce qui, \u00e0 la lecture, provoque sans surprise une certaine difficult\u00e9 \u00e0 s\u2019y retrouver. Ce choix de distribution fait surtout ressortir la relation entre le p\u00e8re et le fils, puisque c\u2019est la seule qui reste constante, \u00e0 l\u2019exception d\u2019une sc\u00e8ne o\u00f9 ces r\u00f4les sont repris par un autre couple de com\u00e9diens.<\/p>\n\n\n\n<p>Si le texte initial \u00e9tait ponctu\u00e9 d\u2019autres effets stylistiques \u2014 un ch\u0153ur venant soutenir les r\u00e9pliques du p\u00e8re ou encore une description onirique et tr\u00e8s visuelle du protagoniste \u2014, ces effets ont finalement \u00e9t\u00e9 retir\u00e9s. Ces \u00e9l\u00e9ments sortant du script des entretiens ont \u00e9t\u00e9 jug\u00e9s superflus par les co-auteurs. Reste uniquement leur d\u00e9sir de ne garder que le r\u00e9el, ce qui place les enjeux sociaux d\u2019une telle situation de la vie au centre de la sc\u00e8ne. Le texte s\u2019ouvre sur une sorte de lexique d\u2019intentions nomm\u00e9 \u00ab&nbsp;indices de la pens\u00e9e&nbsp;\u00bb, qui codifie le rythme et l\u2019intonation des r\u00e9pliques. On y devine une envie de refl\u00e9ter la r\u00e9alit\u00e9, une intention de restituer la parole tr\u00e8s fid\u00e8lement. Pourtant, selon Jean-Daniel Piguet, le but de <em>Partir<\/em> n\u2019est pas de repr\u00e9senter les derniers instants d\u2019une vie de la fa\u00e7on la plus r\u00e9aliste possible, mais d\u2019extraire certains aspects de ces moments. La parole, v\u00e9hicule de socialisation, est ici l\u2019\u00e9l\u00e9ment mis principalement en \u00e9vidence. Le contenu discursif et la mani\u00e8re de l\u2019\u00e9noncer nous donnent des indications quant \u00e0 la relation entre les interlocuteurs. Mais ils nous communiquent aussi des informations quant \u00e0 l\u2019\u00e9tat \u00e9motionnel de l\u2019\u00e9nonciateur. Les didascalies mettent \u00e9galement l\u2019accent sur l\u2019acte de langage plut\u00f4t que sur les actions, l\u2019emphase est ainsi d\u00e9centr\u00e9e de la dimension gestuelle et spatiale. C\u2019est par la parole que se traduit le lien avec la r\u00e9alit\u00e9. L\u2019action, elle, n\u2019est situ\u00e9e ni sur le plan g\u00e9ographique, ni sur le plan temporel, il n\u2019y a pas de description du d\u00e9cor. Jean-Daniel Piguet fait du r\u00e9el non r\u00e9aliste, laissant place \u00e0 une part d\u2019abstrait.<\/p>\n\n\n\n<p>Face \u00e0 la mort, ce qu\u2019on se dit et de quelle mani\u00e8re on l\u2019exprime, c\u2019est ce que porte ici le terme <em>Partir<\/em>. Le lecteur, mis sous tension d\u00e8s le d\u00e9but par la mort pr\u00e9vue, ressent une certaine pression qui ne fait que s\u2019intensifier au fur et \u00e0 mesure que les pages d\u00e9filent. Lors de la repr\u00e9sentation, une dimension s\u2019ajoute, d\u00e8s lors que nous est aussi donn\u00e9 d\u2019observer ce que les mots ne disent pas, les silences. Et si l\u2019exposition d\u2019un moment aussi intime peut para\u00eetre \u00e9trange sur le principe, elle est encadr\u00e9e par le respect qui convient \u00e0 un tel hommage aux partants. En d\u00e9pit des circonstances, le texte est dr\u00f4le, d\u00e9samorce la gravit\u00e9 et nous rappelle qu\u2019un d\u00e9part vaut la peine d\u2019\u00eatre enti\u00e8rement v\u00e9cu.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De Jean-Daniel Piguet \/ Compte-rendu par Ma\u00eblle Aeby.<\/p>\n","protected":false},"author":1002282,"featured_media":22165,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38],"tags":[307],"class_list":["post-15974","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","tag-maelle-aeby-2"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15974","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002282"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15974"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15974\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":22879,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15974\/revisions\/22879"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22165"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15974"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15974"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15974"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}