{"id":15939,"date":"2022-01-26T10:24:22","date_gmt":"2022-01-26T09:24:22","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=15939"},"modified":"2025-02-07T12:36:39","modified_gmt":"2025-02-07T11:36:39","slug":"le-dragon-dor","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2022\/01\/le-dragon-dor\/","title":{"rendered":"Le Dragon d&rsquo;or"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Le Dragon d&rsquo;or<\/h2>\n\n\n<p>Compos\u00e9 par Peter E\u00f6tv\u00f6s \/ Livret de Roland Schimmelpfennig \/ Mise en sc\u00e8ne par Julien Chavaz \/ Direction Musicale Gabriella Teychenn\u00e9 \/ Com\u00e9die de Gen\u00e8ve \/ du 20 au 23 janvier 2022 \/ Critiques par Sarah Neu et Hugo Merzeau .<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Un spectacle aux dents longues<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>20 janvier 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/sarah-neu\/\">Sarah Neu<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/01\/149181-nof_dragondor__magali_dougados_8-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-15936\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/01\/149181-nof_dragondor__magali_dougados_8-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/01\/149181-nof_dragondor__magali_dougados_8-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/01\/149181-nof_dragondor__magali_dougados_8-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/01\/149181-nof_dragondor__magali_dougados_8-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/01\/149181-nof_dragondor__magali_dougados_8.jpg 1180w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Magali Dougados<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Julien Chavaz, directeur du NOF \u2013 Nouvel Op\u00e9ra de Fribourg, explore la rencontre entre les genres et chamboule les conventions classiques de la mise en sc\u00e8ne d\u2019op\u00e9ra. Le Dragon d\u2019or est un op\u00e9ra de chambre contemporain, compos\u00e9 en 2014 par le compositeur et chef d\u2019orchestre hongrois Peter E\u00f6tv\u00f6s, \u00e0 partir de la pi\u00e8ce \u00e9ponyme du dramaturge allemand Roland Schimmelpfennig. Julien Chavaz poursuit leur recherche en s\u2019attaquant \u00e0 cette \u0153uvre. . Il se met au d\u00e9fi d\u2019allier un orchestre et du chant lyrique \u00e0 une proposition dramaturgique et \u00e0 du jeu sc\u00e9nique, une recette pleine d\u2019ingr\u00e9dients, dont on peine toutefois \u00e0 distinguer la saveur dominante.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Tout est visible autour du plateau, lorsqu\u2019on p\u00e9n\u00e8tre dans la petite salle \u00e0 sc\u00e8ne d\u00e9shabill\u00e9e de la Com\u00e9die. L\u2019orchestre de chambre est install\u00e9 au fond, les bords lat\u00e9raux de la sc\u00e8ne sont emplis de mat\u00e9riel logistique \u2013 \u00e0 d\u00e9couvert. Au centre tr\u00f4ne un plateau carr\u00e9 et inclin\u00e9 au recouvrement indigo, sur lequel des ustensiles de cuisine \u00e9pars sont dispos\u00e9s. \u2013 Musique. Cinq chanteurs et chanteuses lyriques, v\u00eatus dans un cama\u00efeu de bleu, se partagent les dix-huit r\u00f4les qui traversent les vingt-deux sayn\u00e8tes s\u00e9lectionn\u00e9es par le metteur en sc\u00e8ne. Les bribes d\u2019\u00e9pisodes retracent plusieurs fils de l\u2019intrigue de Schimmelpfennig, qui prend principalement place dans un restaurant chinois : Le Dragon d\u2019or. Un jeune chinois a une rage de dent insoutenable. Il ne peut se permettre de consulter un ou une dentiste \u00e0 cause de sa situation pr\u00e9caire d\u2019immigr\u00e9 clandestin. L\u2019\u00e9quipe en cuisine [une famille] se d\u00e9cide \u00e0 r\u00e9gler la situation&nbsp;<em>illico<\/em>, au schnaps et \u00e0 la pince \u00e0 outil. La dent arrach\u00e9e finira sans surprise, mais sans que le personnel ne s\u2019en aper\u00e7oive, projet\u00e9e dans l\u2019assiette d\u2019une cliente. Quant au petit, il d\u00e9c\u00e8de rapidement suite \u00e0 l\u2019h\u00e9morragie que d\u00e9clenche l\u2019op\u00e9ration. \u00c0 ce drame s\u2019ajoutent d\u2019autres \u00e9l\u00e9ments d\u2019intrigue men\u00e9s par des personnages gravitant autour du restaurant.<\/p>\n\n\n\n<p>On souligne la prouesse vocale et physique des chanteurs et des chanteuses, qui tiennent \u00e0 cinq le rythme des dix-huit personnages. Ainsi que la complicit\u00e9 qu\u2019entretient avec eux l\u2019ensemble des seize musiciens et musiciennes. Ce spectacle a la force d\u2019inviter une forme d\u2019op\u00e9ra au th\u00e9\u00e2tre, ce d\u00e9cloisonnement des genres est une belle mani\u00e8re d\u2019explorer le \u00ab&nbsp;Musiktheater&nbsp;\u00bb, un genre important en Allemagne, qui m\u00e9rite plus d\u2019attention dans le monde francophone. Toutefois, il est difficile d\u2019associer du chant lyrique \u00e0 une performance sc\u00e9nique, simplement parce que le chant implique une tenue de corps qui restreint les possibilit\u00e9s de jeu des performeur\u00d7euse\u00d7s. Dans ce spectacle, le probl\u00e8me du jeu se compense par une pantomime tr\u00e8s expressive, presque burlesque. Des images de groupe viennent appuyer le jeu du chanteur ou de la chanteuse en action, scandant l\u2019histoire en tableaux chor\u00e9graphi\u00e9s. Dans cet &nbsp;univers monochrome minimaliste la pr\u00e9sence de certains accessoires color\u00e9s et parfois disproportionn\u00e9s frappe. Une dent plus grosse qu\u2019une t\u00eate et une \u00e9norme pince en papier m\u00e2ch\u00e9, un berret et un gilet pour symboliser le grand-p\u00e8re, des perruques pour les h\u00f4tesses de l\u2019air, des ustensiles de cuisine\u2026 Leur couleur et leur forme se distinguent sur les nuances de bleu, ce qui les met particuli\u00e8rement en \u00e9vidence. On peine toutefois \u00e0 comprendre &nbsp;ce qui pr\u00e9side \u00e0 ces choix sc\u00e9nographiques, dont on ne sait pas tr\u00e8s bien s\u2019ils sont l\u00e0 pour l\u2019esth\u00e9tique ou si nous sommes cens\u00e9s leur trouver une signification dans la construction dramaturgique.<\/p>\n\n\n\n<p>Plus g\u00e9n\u00e9ralement, les modes lyriques et dramatiques peinent ici \u00e0 se m\u00ealer harmonieusement. La musique est-elle cens\u00e9e appuyer le drame&nbsp;? Ou le drame est-il le tremplin d\u2019envol\u00e9es lyriques&nbsp;? Musique et voix se font parfois concurrence au cours du spectacle. En outre, le texte de cet op\u00e9ra est tr\u00e8s cru, malgr\u00e9 le fait que certaines sc\u00e8nes soient \u00e9dulcor\u00e9es par des m\u00e9taphores, comme celle de la cigale et de la fourmi pour parler d\u2019une travailleuse chinoise exploit\u00e9e pour de petits travaux face \u00e0 un travailleur allemand. Une sc\u00e8ne de viol (sur la cigale) est ins\u00e9r\u00e9e comme si de rien n\u2019\u00e9tait, alors que ce qu\u2019elle repr\u00e9sente est insupportable. La mise en sc\u00e8ne produit une ambigu\u00eft\u00e9 sur le propos, dans la mesure o\u00f9 son sens est camoufl\u00e9 sous une pantomime grotesque et cocasse, alors que le texte tourne autour de sujets sensibles tels que la pr\u00e9carit\u00e9, le viol, l\u2019imp\u00e9rialisme. Ainsi, on regrette finalement l\u2019absence de distance critique, dans les options dramaturgiques retenues, par rapport aux situations intol\u00e9rables que pr\u00e9sente l\u2019\u0153uvre originale.&nbsp; On peut questionner le choix du metteur en sc\u00e8ne, aujourd\u2019hui, d\u2019avoir voulu partir d\u2019un tel op\u00e9ra alors que sa dimension burlesque rend difficile une mise en discours plus cat\u00e9gorique du propos. Non qu\u2019il y ait une incompatibilit\u00e9 entre la nature du chant et du jeu, mais le d\u00e9fi d\u2019une mise en sc\u00e8ne r\u00e9unissant les deux ne trouve pas ici de r\u00e9solution convaincante.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>20 janvier 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/sarah-neu\/\">Sarah Neu<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Aux limites du discernable<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>20 janvier 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/hugo-merzeau\/\" data-type=\"page\" data-id=\"15526\">Hugo Merzeau<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/01\/1149181-nof_dragondor__magali_dougados_6-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-15943\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/01\/1149181-nof_dragondor__magali_dougados_6-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/01\/1149181-nof_dragondor__magali_dougados_6-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/01\/1149181-nof_dragondor__magali_dougados_6-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/01\/1149181-nof_dragondor__magali_dougados_6-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/01\/1149181-nof_dragondor__magali_dougados_6.jpg 1180w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Magali Dougados<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Le NOF-Nouvel Op\u00e9ra Fribourg produit la cr\u00e9ation de son directeur Julien Chavaz,&nbsp;<\/em>Le dragon d\u2019Or<em>, en coproduction avec le Grand Th\u00e9\u00e2tre de Gen\u00e8ve et la Com\u00e9die de Gen\u00e8ve, qui l\u2019accueille en premi\u00e8re. \u00c0 la crois\u00e9e des genres, cet op\u00e9ra moderne a \u00e9t\u00e9 compos\u00e9 en 2014 par Peter E\u00f6tv\u00f6s \u00e0 partir de la pi\u00e8ce \u00e9ponyme \u00e9crite en allemand en 2009 par Roland Schimmelpfennig. En collaboration avec l\u2019Ensemble Contrechamps, dirig\u00e9 par Gabriella Teychenn\u00e9, il s\u2019agit pour Julien Chavaz, dans la continuit\u00e9 de ce qu\u2019il fait \u00e0 la direction du NOF, de moderniser l\u2019art lyrique et d\u2019en explorer les limites.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La salle modulable ouvre ses portes aux spectateurs.trices sans rien voiler de ses recoins, laissant ainsi \u00e0 vue l\u2019orchestre en fond de sc\u00e8ne, les accessoires et costumes \u00e0 cour et \u00e0 jardin, et, au centre, un immense rectangle bleu sur lequel sont dispos\u00e9s cinq objets de cuisine. Ce rectangle permet ainsi de d\u00e9limiter dans une certaine mesure l\u2019espace de jeu et le hors-sc\u00e8ne. Il n\u2019y aura aucun d\u00e9cor suppl\u00e9mentaire si ce n\u2019est un avion accroch\u00e9 aux cintres, et qui ne descendra que plus tard sur le plateau. La sc\u00e9nographie fonctionne principalement avec des jeux de lumi\u00e8res qui cr\u00e9ent des espaces sur sc\u00e8ne ou la plongent dans le noir, mettant en jeu le hors-sc\u00e8ne, notamment l\u2019orchestre. Les nombreuses trappes dans la sc\u00e8ne soutiennent ces jeux de lumi\u00e8res dans la cr\u00e9ation d\u2019espaces de jeu diff\u00e9renci\u00e9s. Cette esth\u00e9tique minimaliste est encore renforc\u00e9e par le choix d\u2019une tonalit\u00e9 monochrome bleue pour les costumes, les accessoires et la sc\u00e8ne. Cinq chanteur.se.s performent dans cet espace dix-huit r\u00f4les en alternant voix chant\u00e9e et parl\u00e9e, en allemand sur-titr\u00e9 en fran\u00e7ais. Les personnages sont r\u00e9duits \u00e0 des gestes caricaturaux ou fondus dans des pantomimes de groupes, perdant ainsi leur individuation , dans un travail d\u2019homog\u00e9n\u00e9isation.<\/p>\n\n\n\n<p>Vingt-deux sc\u00e8nes se succ\u00e8dent, tissant, bribe par bribe, une histoire scind\u00e9e initialement en trois fils qui convergent dans leur conclusion. Un lieu commun les relie : Le dragon d\u2019Or, restaurant chinois-tha\u00eflandais-vietnamien. Le premier de ces fils narratifs est l\u2019histoire d\u2019un immigr\u00e9 chinois qui travaille dans les cuisines de ce restaurant et qui souffre d\u2019un horrible mal de dent. De sa condition d\u2019immigr\u00e9 \u00e0 sa mort des suites d\u2019un arrachage de cette dent, son histoire sera tragique&nbsp;: venu chercher sa petite s\u0153ur dont sa famille n\u2019a aucune nouvelle, il ne la trouvera jamais. Le second est une fable de la cigale et la fourmi anthropomorphis\u00e9e, la fourmi devenant &nbsp;une sorte de chef ouvrier et la cigale une immigr\u00e9e chinoise, que l\u2019on d\u00e9duit \u00eatre la s\u0153ur disparue. Celle-ci subit un destin tout aussi tragique que son fr\u00e8re&nbsp;: elle est viol\u00e9e \u00e0 plusieurs reprises avant d\u2019\u00eatre d\u00e9clar\u00e9e \u00ab&nbsp;cass\u00e9e&nbsp;\u00bb et ce, dans l\u2019immeuble m\u00eame dans lequel se trouve le restaurant. Enfin, le troisi\u00e8me fil tourne autour de deux h\u00f4tesses de l\u2019air, venues manger au dragon d\u2019Or, et qui ont trouv\u00e9 la dent du premier personnage dans leur soupe. Ces sc\u00e8nes se succ\u00e8dent sans \u00eatre reli\u00e9es de mani\u00e8re explicite entre elles, dans une narration rhizomique avec peu de liens de cause \u00e0 effet. En plus de la musique, il y a donc deux facettes qui fonctionnent de concert pour cr\u00e9er un effet d\u2019harmonie, d\u2019une part un travail esth\u00e9tique autour du monochrome et d\u2019une forme minimaliste, qui cr\u00e9e un espace dans lequel les limites se fondent les unes dans les autres pour mieux disparaitre&nbsp;; d\u2019autre part, &nbsp;une proposition narrative h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne et complexe qui m\u00eale et entre-m\u00eale les fils sans jamais expliciter clairement ses points de jonction, laissant aux spectateur.trice.s l\u2019interpr\u00e9tation de ces actions violentes qui se d\u00e9roulent sur sc\u00e8ne. Ces choix instaurent une distanciation qui prend la forme d\u2019une d\u00e9shumanisation de l\u2019immigr\u00e9e chinoise en cigale, de la mort par suite d\u2019un arrachage \u00ab&nbsp;comique&nbsp;\u00bb de dent, une certaine \u00e9dulcoration langagi\u00e8re, etc\u2026, oscillant ainsi toujours entre le burlesque et le cruel.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>20 janvier 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/hugo-merzeau\/\" data-type=\"page\" data-id=\"15526\">Hugo Merzeau<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.comedie.ch\/fr\/le-dragon-d-or\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Compos\u00e9 par Peter E\u00f6tv\u00f6s \/ Livret de Roland Schimmelpfennig \/ Mise en sc\u00e8ne par Julien Chavaz \/ Direction Musicale Gabriella Teychenn\u00e9 \/ Com\u00e9die de Gen\u00e8ve \/ du 20 au 23 &hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":1002282,"featured_media":15935,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,10,38],"tags":[254,235],"class_list":["post-15939","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-theatre-comedie","category-spectacle","tag-hugo-merzeau","tag-sarah-neu"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15939","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002282"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15939"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15939\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20097,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15939\/revisions\/20097"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15935"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15939"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15939"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15939"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}