{"id":15862,"date":"2021-12-20T09:25:46","date_gmt":"2021-12-20T08:25:46","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=15862"},"modified":"2025-02-07T12:38:28","modified_gmt":"2025-02-07T11:38:28","slug":"le-bruit-des-loups","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2021\/12\/le-bruit-des-loups\/","title":{"rendered":"Le bruit des loups"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Le bruit des loups<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Mise en sc\u00e8ne par Etienne Saglio \/ Com\u00e9die de Gen\u00e8ve \/ du 15 au 22 d\u00e9cembre 2021 \/ Critiques par Hugo Merzeau et Brian Aubert . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Un retour en enfance sans d\u00e9sillusion <\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>15 d\u00e9cembre 2021<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/hugo-merzeau\/\">Hugo Merzeau<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"408\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/12\/Le-bruit-des-loups_couverture-1024x408.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-19846\" style=\"aspect-ratio:1;object-fit:cover;width:300px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/12\/Le-bruit-des-loups_couverture-1024x408.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/12\/Le-bruit-des-loups_couverture-300x119.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/12\/Le-bruit-des-loups_couverture-250x100.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/12\/Le-bruit-des-loups_couverture-768x306.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/12\/Le-bruit-des-loups_couverture.jpg 1180w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Prisma Laval<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Etienne Saglio, consid\u00e9r\u00e9 comme une r\u00e9f\u00e9rence en magie nouvelle, propose avec&nbsp;<\/em>Le bruit des loups&nbsp;<em>une nouvelle exploration magique de nos imaginaires. Techniques sc\u00e9niques, technologies et magies sont au service d\u2019un voyage entre enfance et \u00e2ge adulte, qui se joue de la fronti\u00e8re entre imagination et m\u00e9moire. Si vous n\u2019avez pas peur des g\u00e9ants, de la r\u00e9volte des plantes ou des loups, ce spectacle, qui ne tombe jamais dans l\u2019\u00e9talage technique, vous enchantera et quand bien m\u00eame auriez-vous peur, le voyage n\u2019en sera que plus captivant&nbsp;!&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Une lumi\u00e8re lat\u00e9rale projette une ombre depuis la coulisse \u00e0 cour pour laisser appara\u00eetre\u2026 une marionnette de renard au garrot qui tra\u00eene n\u00e9gligemment derri\u00e8re elle un panneau. Elle se tourne vers le public, en pr\u00e9sentant son panneau sur lequel tr\u00f4ne un symbole priant d\u2019\u00e9teindre les t\u00e9l\u00e9phones. Les rires retentissent d\u00e9j\u00e0 devant cette cr\u00e9ation d\u2019Etienne Saglio qui nous plongera, \u00e0 l\u2019aide d\u2019un arsenal technique vari\u00e9, dans un imaginaire sylvestre aussi riche en \u00e9motions qu\u2019ouvert narrativement.Le spectacle joue de la tension entre int\u00e9rieur et ext\u00e9rieur, comme un dialogue entre sauvage et domestique, r\u00e9el et imaginaire.&nbsp; La succession des d\u00e9cors incarne cette tension. L\u2019immersion dans l\u2019univers illusionniste et f\u00e9\u00e9rique de ce spectacle d\u00e9bute dans un espace sc\u00e9nique d\u00e9limit\u00e9 sur ses trois c\u00f4t\u00e9s par des murs. Au sol, un damier dont les perspectives jouent d\u00e9j\u00e0 avec la profondeur que des effets de lumi\u00e8res viendront accentuer par la suite. Au fond, une porte, en apparence anodine, renferme plus qu\u2019un simple placard. Au centre, Etienne Saglio (en alternance avec Vasil Tasevski) debout, qui s\u2019affaire autour d\u2019un ficus dont les feuilles tombent et se d\u00e9doublent \u00e0 l\u2019infini. Ce premier d\u00e9cor voit le com\u00e9dien se d\u00e9battre avec ses plantes et des animaux qui apparaissent, comme une souris ou un furet (\u00e0 moins que cela ne soit une hermine). Des marionnettes aux hologrammes, les outils de l\u2019illusion sont multiples et les animaux tant\u00f4t r\u00e9els, tant\u00f4t projet\u00e9s. Le second d\u00e9cor, que nous apercevons par la petite porte du fond, avant que les murs ne tombent compl\u00e9tement, est une for\u00eat dont les limites nous \u00e9chappent. Cette transition se fait en plusieurs fois, en plusieurs r\u00e9miniscences, car cette tension entre espace domestique et sauvage se double d\u2019une alternance entre l\u2019enfance et l\u2019\u00e2ge adulte, avec le changement physique du com\u00e9dien qui devient un enfant (Bastien Lambert en alternance avec Murielle Martinelli). Cette confusion entre imaginaire et r\u00e9el, joue aussi avec l\u2019espace mn\u00e9sique \u00e0 travers les illusions autour de la transition physique entre adulte et enfant. Ce n\u2019est pas un simple noir ou des entr\u00e9es et sorties de sc\u00e8ne qui marquent ces changements, mais un jeu optique de grossissement ou de r\u00e9tr\u00e9cissement. L\u2019enfant explore un monde magique peupl\u00e9 d\u2019un g\u00e9ant (Guillaume Delaunay), d\u2019un&nbsp;loup ou encore d\u2019une&nbsp;plante anthropomorphe (si, si, je vous assure) tandis que l\u2019adulte se d\u00e9bat avec son ficus et son balai pour tenter de maintenir un semblant d\u2019ordre.<em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La succession de ces allers-retours est ponctu\u00e9e par la marionnette renard qui a d\u00e9cidemment une vie tr\u00e8s riche car elle sera tour \u00e0 tour b\u00fbcheronne, chasseuse ou encore voltigeuse. Au-del\u00e0 de l\u2019aspect pratique de ces apparitions en avant-sc\u00e8ne qui permettent des changements sc\u00e9niques en fond, ces interm\u00e8des sont de v\u00e9ritables bouff\u00e9es d\u2019oxyg\u00e8ne, tant le rire est contagieux \u00e0 sa seule vue. Elles sont particuli\u00e8rement les bienvenues car les coups de tonnerre nous rattrapent vite, replongeant le spectacle dans ce monde magique \u00e0 la fronti\u00e8re entre r\u00eave et cauchemar. Preuve de la force du travail technique et th\u00e9\u00e2tral autour de l\u2019illusion et de la magie nouvelle qui nous plonge, \u00e0 l\u2019aide des sons, des images et m\u00eame des odeurs, dans un univers m\u00ealant humour, f\u00e9\u00e9rie et effroi&nbsp;!&nbsp; Les \u00e9motions se succ\u00e8dent, les techniques, la sc\u00e9nographie et les com\u00e9diens r\u00e9ussissent \u00e0 nous plonger en immersion. Si l\u2019absence totale de parole et la succession d\u2019actions faiblement reli\u00e9es les unes aux autres laissent la porte grande ouverte \u00e0 l\u2019imaginaire des spectateurs, elle les abandonne, aussi, \u00e0 leur seule imagination.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>15 d\u00e9cembre 2021<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/hugo-merzeau\/\">Hugo Merzeau<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>15 d\u00e9cembre 2021<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/brian-aubert\/\">Brian Aubert<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"408\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/12\/Le-bruit-des-loups_couverture-1024x408.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-19846\" style=\"object-fit:cover;width:300px;height:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/12\/Le-bruit-des-loups_couverture-1024x408.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/12\/Le-bruit-des-loups_couverture-300x119.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/12\/Le-bruit-des-loups_couverture-250x100.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/12\/Le-bruit-des-loups_couverture-768x306.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/12\/Le-bruit-des-loups_couverture.jpg 1180w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Prisma Laval<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Etienne Saglio et sa compagnie Monstre(s) proposent un spectacle de magie, sans paroles, pr\u00e9sent\u00e9 dans la Grande Salle de la Com\u00e9die de Gen\u00e8ve. &nbsp;Il faut l\u2019avoir vu pour y croire\u2026 et encore.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Sur un sol en damier blanc et noir, bord\u00e9 de murs avec une porte en fond de sc\u00e8ne, appara\u00eet Etienne Saglio (ou en alternance, selon les dates, Vasil Tasevski). Des feuilles d\u2019arbres, bien que balay\u00e9es par le personnage, continuent \u00e0 s\u2019accumuler sur sc\u00e8ne. Des souris surgissent. Une plante bouge. Une marionnette entre en avant-sc\u00e8ne, tenant une pancarte o\u00f9 on peut lire \u201cFlashback\u201d. La m\u00e9lodie, au piano, de la comptine&nbsp;<em>Promenons-nous dans les bois<\/em>&nbsp;envo\u00fbte la Grande Salle.&nbsp;<em>Noir. Une for\u00eat myst\u00e9rieuse appara\u00eet sur sc\u00e8ne.<\/em>&nbsp;Elle se r\u00e9v\u00e8le peupl\u00e9e d\u2019animaux sauvages et de cr\u00e9atures extraordinaires, d\u2019un loup et d\u2019un g\u00e9ant (Guillaume Delaunay). L\u2019adulte devient un enfant (jou\u00e9 par Bastien Lambert).&nbsp;<em>Grondements de tonnerre.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Form\u00e9 \u00e0 l\u2019art du cirque, Etienne Saglio est l\u2019une des figures principales de la \u00ab&nbsp;magie nouvelle&nbsp;\u00bb, apparue au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, qui vise \u00e0 cr\u00e9er un nouveau langage d\u2019arts vivants. Ses spectacles sont un&nbsp;<em>melting pot<\/em>&nbsp;o\u00f9 se retrouvent l\u2019art de la marionnette, de la musique, de la litt\u00e9rature, du cirque et de l\u2019illusion. Le dispositif colossal mis en place ici pour assurer ces illusions visuelles, accompagn\u00e9 d\u2019une ambiance musicale omnipr\u00e9sente, vise \u00e0 favoriser l\u2019immersion des spectateurs dans un univers onirique, m\u00eame si, happ\u00e9 par la virtuosit\u00e9 des tours, qui semblent \u00e9chapper au r\u00e9el, ces derniers ne cessent de se demander \u00ab&nbsp;Comment ont-ils fait ?&nbsp;\u00bb. La ma\u00eetrise avec laquelle est manipul\u00e9e cette machine \u00e0 illusions et \u00e0 surprise est d\u00e9concertante. Entre les effets, en contemplant ces personnages qui se meuvent dans ce monde surnaturel, apparaissant, puis disparaissant, on peut toutefois \u00eatre amen\u00e9 \u00e0 s\u2019interroger sur ce qui est cens\u00e9 faire sens dans ce spectacle ouvert \u00e0 l\u2019interpr\u00e9tation. Sans doute propose-t-il de confronter le public \u00e0 certaines de ses peurs irrationnelles issues de l\u2019enfance : peur de la for\u00eat, du noir, du tonnerre, des loups\u2026 C\u2019est l\u2019atmosph\u00e8re parfois cauchemardesque qui donne l\u2019impression d\u2019\u00eatre pris dans un r\u00eave o\u00f9 ces peurs se concr\u00e9tisent. Au service de la beaut\u00e9 et de la magie, cette po\u00e9sie contient peu de pistes narratives&nbsp;: certains pourraient, pour cette raison, avoir du mal \u00e0 y adh\u00e9rer et \u00e0 s\u2019identifier aux \u00e9motions des personnages. Si les effets d\u2019\u00e9merveillement et de surprise \u00e9taient li\u00e9s par une trame plus \u00e9vidente, nous aurions sans doute \u00e9t\u00e9 encore plus touch\u00e9 et \u00e9mu.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>15 d\u00e9cembre 2021<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/brian-aubert\/\">Brian Aubert<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.comedie.ch\/fr\/production\/coproductions\/le-bruit-des-loups\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mise en sc\u00e8ne par Etienne Saglio \/ Com\u00e9die de Gen\u00e8ve \/ du 15 au 22 d\u00e9cembre 2021 \/ Critiques par Hugo Merzeau et Brian Aubert .<\/p>\n","protected":false},"author":1002282,"featured_media":19846,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,10,38],"tags":[],"class_list":["post-15862","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-theatre-comedie","category-spectacle"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15862","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002282"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15862"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15862\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20166,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15862\/revisions\/20166"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/19846"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15862"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15862"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15862"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}