{"id":15632,"date":"2021-10-26T09:12:56","date_gmt":"2021-10-26T07:12:56","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=15632"},"modified":"2025-02-09T16:36:34","modified_gmt":"2025-02-09T15:36:34","slug":"biais-aller-retour","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2021\/10\/biais-aller-retour\/","title":{"rendered":"Biais aller-retour"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Biais aller-retour<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Texte et mise en sc\u00e8ne de Steven Matthews\/ Compagnie Don\u2019t Stop Me Now \/ Th\u00e9\u00e2tre Am Stram Gram \/ du 1 au 10 octobre 2021 \/ Critique par Ariane Mariot . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>1 octobre 2021<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/johanna-codourier\/\"> <\/a><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/ariane-mariot\/\">Ariane Mariot<\/a> <\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Qui a dit que les arcs-en-ciel n\u2019existaient pas ?<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1129\" height=\"636\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/10\/Biais-aller-retour_Ariane-Catton-Balabeau.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-15630\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/10\/Biais-aller-retour_Ariane-Catton-Balabeau.png 1129w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/10\/Biais-aller-retour_Ariane-Catton-Balabeau-300x169.png 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/10\/Biais-aller-retour_Ariane-Catton-Balabeau-1024x577.png 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/10\/Biais-aller-retour_Ariane-Catton-Balabeau-250x141.png 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/10\/Biais-aller-retour_Ariane-Catton-Balabeau-768x433.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1129px) 100vw, 1129px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Ariane Catton Balabeau<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>D\u00e9but octobre, le Th\u00e9\u00e2tre Am Stram Gram invitait le com\u00e9dien et metteur en sc\u00e8ne Steven Matthews, avec sa compagnie&nbsp;<\/em>Don\u2019t Stop Me Now<em>, pour pr\u00e9senter une fable tendre, dr\u00f4le et percutante, pleine d\u2019inventivit\u00e9, qui transporte le spectateur dans un monde onirique pour aborder des probl\u00e9matiques sociales actuelles. Une occasion de passer un agr\u00e9able&nbsp;<\/em>moment en famille.<\/p>\n\n\n\n<p>Le spectacle commence apr\u00e8s quelques mots de Joan Mompart, le nouveau directeur du th\u00e9\u00e2tre Am Stram Gram. Mathieu, jeune gar\u00e7on de onze ans part \u00e0 la recherche d\u2019un tr\u00e9sor dans le but de pouvoir payer la maison de retraite de sa grand-m\u00e8re, qui ne peut plus vivre seule. Ce tr\u00e9sor se trouve, il en est certain, au pied d\u2019un arc-en-ciel, au milieu d\u2019un cimeti\u00e8re. Il emm\u00e8ne avec lui la grand-m\u00e8re en question, qui oublie tout, mais qui lui a racont\u00e9 l\u2019histoire de deux d\u00e9esses&nbsp;: celle de la libert\u00e9, qui vivait pour le pr\u00e9sent, et celle de la s\u00e9curit\u00e9, qui vivait pour le futur. Un jour, dit l\u2019histoire, il se mit \u00e0 pleuvoir chez l\u2019une et \u00e0 faire grand beau chez l\u2019autre. Ces \u00e9v\u00e9nements m\u00e9t\u00e9orologiques les firent se rencontrer et elles tomb\u00e8rent amoureuses. De cet amour naquit un arc-en-ciel, au pied duquel se trouve un tr\u00e9sor, mais aussi notre civilisation, sans cesse tiraill\u00e9e entre s\u00e9curit\u00e9 et libert\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab \u2013 Mathieu, on va o\u00f9&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>\u2013 Au pied.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>\u2013 Quel pied&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>\u2013 Le pied de l\u2019arc-en-ciel, celui que j\u2019ai vu par la fen\u00eatre de la classe cet apr\u00e8s-midi.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La grand-m\u00e8re et son petit-fils sont surpris en train de creuser un trou entre deux tombes du cimeti\u00e8re. Ils &nbsp;se font arr\u00eater par la police et emmener&nbsp;<em>manu militari<\/em>&nbsp;au tribunal. Le spectacle pr\u00e9sente d\u00e8s lors l\u2019audience du tribunal, entrecoup\u00e9e de sc\u00e8nes montrant la reconstitution d\u2019\u00e9v\u00e9nements pass\u00e9s, qui permettent d\u2019avancer dans la compr\u00e9hension de l\u2019intrigue. &nbsp;La vision de l\u2019enfant est au centre de ce spectacle, qui construit aussi, en rapportant tous les bruits qu\u2019a suscit\u00e9e l\u2019affaire, une critique de la communication biais\u00e9e qui r\u00e9gule notre soci\u00e9t\u00e9, sous l\u2019influence des r\u00e9seaux sociaux notamment. Lorsque Mathieu doit r\u00e9agir aux questions du juge, la sc\u00e8ne montre &nbsp;les solutions possibles qui lui viennent \u00e0 l\u2019esprit, les moyens de s\u2019en sortir malgr\u00e9 tout\u2026 et c\u2019est dr\u00f4le, tr\u00e8s dr\u00f4le, car tout va tr\u00e8s vite, sur un mode burlesque. Les spectateurs d\u00e9couvrent les biais, les raccourcis que prend le cerveau, ces id\u00e9es toutes faites, qu\u2019il met en place pour construire sa propre vision du monde.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Tu penses savoir que la Terre est ronde, c\u2019est bien, mais savoir COMMENT on sait que la Terre est ronde, c\u2019est mieux, et savoir que je ne sais pas comment on sait que la Terre est ronde\u2026 c\u2019est la base.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Un \u00e9crin permet de magnifier cette com\u00e9die humaine&nbsp;: le d\u00e9cor est sobre, simple, efficace. Deux plans inclin\u00e9s organisent l\u2019espace&nbsp;: la chambre de Mathieu, la cuisine familiale, le tribunal, le cimeti\u00e8re et son caveau\u2026 le tout model\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 une lumi\u00e8re prot\u00e9iforme. Les jeux de lumi\u00e8res sont trait\u00e9s comme un m\u00e9dium \u00e0 part enti\u00e8re. Ils offrent des tableaux \u00e9tonnants, vibrants. Tant\u00f4t effets fluorescents pour faire vivre les neurones du cerveau de Mathieu, tant\u00f4t lumi\u00e8re saccad\u00e9e pour rythmer une course poursuite ou lustre \u00e0 pampilles r\u00e9agissant au son du marteau du juge. En fond de sc\u00e8ne, les personnages apparaissent en ombres chinoises lors de leurs d\u00e9placements. On se croirait presque dans une bande dessin\u00e9e en mouvement. La proposition est tout aussi vari\u00e9e en mati\u00e8re sonore : chants, textes mi chant\u00e9s \u2013 mi parl\u00e9s, musiques entrainantes, bruitages comiques et surprenants.<\/p>\n\n\n\n<p>Steven Matthews et les com\u00e9diens Mathilde Soutter, Lorin Kopp, Mirko Verdesca, Maud Faucherre, Mathieu Fernandez, Verena Lopes et Gaspard Boesch apportent chacun leur pierre personnelle \u00e0 l\u2019\u00e9difice humoristique du spectacle, en montrant sur sc\u00e8ne leur amusement \u00e0 jouer. Les enfants pr\u00e9sents dans la salle sont happ\u00e9s par l\u2019histoire d\u00e8s les premiers instants. L\u2019ambiance po\u00e9tique de cette fable traite un sujet peu conventionnel, issu des neurosciences, de mani\u00e8re pragmatique et ludique. Un spectacle familial par excellence avec plusieurs niveaux de compr\u00e9hension, du comique clownesque pour faire rire les plus petits, des influenceuses parodi\u00e9es pour les adolescents, des r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 des s\u00e9ries t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es pour les parents. Et un peu de science quand m\u00eame pour comprendre comment les arcs-en-ciel peuvent appara\u00eetre dans un th\u00e9\u00e2tre, comme par magie.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>1 octobre 2021<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/johanna-codourier\/\"> <\/a><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/ariane-mariot\/\">Ariane Mariot<\/a> <\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.amstramgram.ch\/fr\/programme\/biais-aller-retour\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/www.amstramgram.ch\/fr\/programme\/biais-aller-retour\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir le spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Texte et mise en sc\u00e8ne de Steven Matthews\/ Compagnie Don\u2019t Stop Me Now \/ Th\u00e9\u00e2tre Am Stram Gram \/ du 1 au 10 octobre 2021 \/ Critique par Ariane Mariot .<\/p>\n","protected":false},"author":1002282,"featured_media":15633,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,143],"tags":[253],"class_list":["post-15632","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-am-stram-gram-geneve","tag-ariane-mariot"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15632","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002282"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15632"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15632\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20420,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15632\/revisions\/20420"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15633"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15632"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15632"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15632"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}