{"id":15054,"date":"2021-04-09T17:55:02","date_gmt":"2021-04-09T15:55:02","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=15054"},"modified":"2024-12-12T14:53:00","modified_gmt":"2024-12-12T13:53:00","slug":"la-grace","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2021\/04\/la-grace\/","title":{"rendered":"La Gr\u00e2ce"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">La Gr\u00e2ce<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Mise en sc\u00e8ne et cr\u00e9ation par Gustavo Giacosa \/ La Grange de Dorigny \/ le vendredi 26 mars 2021 (pour un public professionnel) \/ Critiques par Johanna Codourey et Valentine Bovey . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 mars 2021<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/johanna-codourier\/\">Johanna Codourey<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">S\u00e9r\u00e9nit\u00e9 mortuaire<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"500\" height=\"333\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/04\/Gustavo-Giacosa-IMG_5896-cc-Vincent-Berenger-500x333-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-15052\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/04\/Gustavo-Giacosa-IMG_5896-cc-Vincent-Berenger-500x333-1.jpg 500w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/04\/Gustavo-Giacosa-IMG_5896-cc-Vincent-Berenger-500x333-1-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/04\/Gustavo-Giacosa-IMG_5896-cc-Vincent-Berenger-500x333-1-250x167.jpg 250w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Vincent B\u00e9renger<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Des housses mortuaires blanches jonchent le sol de la Grange de Dorigny. Des corps auxquels le fossoyeur, le metteur en sc\u00e8ne Gustavo Giacosa lui-m\u00eame, donne vie. Une esth\u00e9tique visuelle envo\u00fbtante \u00e0 travers la danse de ce seul acteur et de la musique qui d\u00e9gage une grande s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 malgr\u00e9 la th\u00e9matique morbide du spectacle. Un moment de gr\u00e2ce offert au public professionnel, que l\u2019on prolongerait volontiers.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s&nbsp;<em>En chemin<\/em>, en mars 2020, Gustavo Giacosa cl\u00f4t avec&nbsp;<em>La Gr\u00e2ce<\/em>&nbsp;un projet sur l\u2019anonymat men\u00e9 depuis trois ans en r\u00e9sidence \u00e0 la Grange de Dorigny. Traitant ici ce th\u00e8me \u00e0 travers celui de la mort, l\u2019artiste partage quelques-unes des exp\u00e9riences, quelques-uns des \u00ab&nbsp;moments de gr\u00e2ce&nbsp;\u00bb que ces corps ont v\u00e9cus, les d\u00e9sanonymisant ainsi partiellement. Formant au d\u00e9but de la pi\u00e8ce un amoncellement en fond de sc\u00e8ne, les housses sont d\u00e9plac\u00e9es par le croque-mort avec tendresse durant le spectacle, il les dispose comme dans un cimeti\u00e8re, plongeant parfois la main \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du plastique pour nous transmettre, de sa voix, celle des corps imaginaires.<\/p>\n\n\n\n<p>Un immense tulle noir transparent ferme l\u2019avant-sc\u00e8ne, comme une s\u00e9paration entre le monde des vivants et celui des morts. Sur ce tissu est d\u2019abord projet\u00e9e une vid\u00e9o en gros plan de Gustavo Giacosa, dont on entend la voix, en&nbsp;<em>off<\/em>, imaginer un cimeti\u00e8re dont les pierres tombales porteraient des dates de d\u00e9but et de fin tr\u00e8s rapproch\u00e9es. Ces dates ne marquent pas une dur\u00e9e de vie, mais la dur\u00e9e des exp\u00e9riences marquantes&nbsp;: celles qui ont donn\u00e9 du sens \u00e0 la vie des d\u00e9funts. Peu \u00e0 peu appara\u00eet derri\u00e8re cet \u00e9cran le fossoyeur, en Charon directement inspir\u00e9 de la mythologie grecque, bossu et boitant, d\u00e9sarticul\u00e9 m\u00eame, qui pourtant se d\u00e9place avec une fluidit\u00e9 et une gr\u00e2ce envo\u00fbtantes. Sa voix \u00e9raill\u00e9e et ses chants viennent renforcer la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019imaginaire mythologique. Il aide les morts \u00e0 faire le voyage dans l\u2019au-del\u00e0 et les \u00e9coute dans un souffle.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce souffle, m\u00e9taphore d\u2019un passage entre la vie et la mort, constitue le motif structurant du spectacle. La transition entre la projection premi\u00e8re et la sc\u00e8ne qui suit se fait dans un souffle commun entre l\u2019acteur et son image projet\u00e9e, et la voix&nbsp;<em>off<\/em>&nbsp;amplifie la respiration profonde que prend ce fossoyeur attentionn\u00e9 d\u00e8s qu\u2019il interroge les corps.<\/p>\n\n\n\n<p>Le croque-mort explicite les regrets des vivants \u2013 \u00ab&nbsp;j\u2019ai pas os\u00e9&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;j\u2019aurais voulu&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;j\u2019avais des r\u00eaves&nbsp;\u00bb \u2013 et le mal-\u00eatre de ceux qui n\u2019ont pas r\u00e9alis\u00e9 qu\u2019ils \u00e9taient&nbsp;heureux. \u00ab&nbsp;Pour tout ce qu\u2019ils n\u2019ont pas fait dans la vie, je ne peux rien faire&nbsp;\u00bb dit l\u2019acteur qui incite ainsi \u00e0 vivre le pr\u00e9sent, \u00e0 appr\u00e9cier la vie et ses moments de f\u00e9licit\u00e9. La verbalisation des histoires intimes aurait du reste pu \u00eatre r\u00e9duite, car en l\u2019observant toucher ces housses, le spectateur a d\u00e9j\u00e0 mille propositions \u00e0 l\u2019esprit.<\/p>\n\n\n\n<p>La musique \u2013 accompagn\u00e9e des danses fascinantes de l\u2019artiste \u2013 fait tout le charme de la repr\u00e9sentation. Relativement douces et l\u00e9g\u00e8rement gla\u00e7antes durant la majeure partie du spectacle, les notes \u00e9lectroniques acc\u00e9l\u00e8rent \u00e0 un moment pour entra\u00eener le fossoyeur, d\u00e9sormais sans t\u00eate \u2013 celle-ci est cach\u00e9e dans sa chemise \u2013 dans une danse \u00e9lectrique et hypnotique que l\u2019on ne se lasse pas d\u2019appr\u00e9cier.<\/p>\n\n\n\n<p>La mise en sc\u00e8ne se distingue r\u00e9ellement par sa capacit\u00e9 in\u00e9dite \u00e0 cr\u00e9er une atmosph\u00e8re tout \u00e0 la fois sinistre et sereine, avec une touche mystique, adapt\u00e9e au th\u00e8me de la mort. L\u2019\u00e9clairage blanc sur les housses et sur la farine r\u00e9pandue sur le plateau \u2013 terre d\u00e9pos\u00e9e sur les corps \u00e9tendus \u2013 contribue \u00e0 cr\u00e9er, dans ce d\u00e9cor minimal de tissus noirs, une ambiance morbide et glauque que l\u2019acteur, par sa seule pr\u00e9sence et ses mouvements \u00e9tudi\u00e9s avec pr\u00e9cision, rend pourtant paisible. Une proposition r\u00e9ussie qui donne envie d\u2019aller voir la deuxi\u00e8me partie de ce projet artistique, une exposition sur l\u2019anonymat programm\u00e9e au mus\u00e9e de l\u2019Art Brut cet \u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 mars 2021<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/johanna-codourier\/\">Johanna Codourey<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 mars 2021<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/valentine-bovey\/\">Valentine Bovey<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Et vous, comment traitez-vous vos mort\u00b7e\u00b7s ?<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"500\" height=\"333\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/04\/Gustavo-Giacosa-IMG_5896-cc-Vincent-Berenger-500x333-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-15052\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/04\/Gustavo-Giacosa-IMG_5896-cc-Vincent-Berenger-500x333-1.jpg 500w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/04\/Gustavo-Giacosa-IMG_5896-cc-Vincent-Berenger-500x333-1-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/04\/Gustavo-Giacosa-IMG_5896-cc-Vincent-Berenger-500x333-1-250x167.jpg 250w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Vincent B\u00e9renger<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Sur la sc\u00e8ne de la Grange de Dorigny, un homme en habit de travail d\u00e9ambule avec une d\u00e9marche syncop\u00e9e. Derri\u00e8re le tulle qui s\u00e9pare les spectateur\u00b7rice\u00b7s de la sc\u00e8ne, un monde \u00e9trange&nbsp;: celui des mort\u00b7e\u00b7s. Dans&nbsp;<\/em>La Gr\u00e2ce<em>, l\u2019acteur, auteur et metteur en sc\u00e8ne Gustavo Giacosa, de la compagnie SIC.12, anime pour nous ces corps anonymes et nous invite \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 notre rapport \u00e0 la mort. &nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le dispositif sc\u00e9nique po\u00e9tique cr\u00e9e rapidement un rapport intimiste et \u00e9trange \u00e0 cette question qui a tendance \u00e0 faire peur. C\u2019est que nous n\u2019y sommes pas habitu\u00e9\u00b7e\u00b7s. Face \u00e0 la mort, nos soci\u00e9t\u00e9s ont tendance \u00e0 d\u00e9tourner les yeux \u2013 on pense au cimeti\u00e8re bleu que devient la M\u00e9diterran\u00e9e \u2013, \u00e0 en faire un sujet tabou ou \u00e0 la r\u00e9duire \u00e0 des statistiques, comme nous l\u2019a bien montr\u00e9 la pand\u00e9mie qui s\u00e9vit actuellement. Face \u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 aussi immat\u00e9rielle, que dire, que faire, comment honorer&nbsp;? En r\u00e9ponse \u00e0 l\u2019anonymat de ces corps invisibles, Giacosa incarne un passeur. Pour tout d\u00e9cor et seule compagnie, une vingtaine de housses, fant\u00f4mes blancs et tout d\u2019abord inertes. Le spectacle r\u00e9ussit le tour de force&nbsp;<em>d\u2019incarner<\/em>&nbsp;un \u00e9tat normalement associ\u00e9 avec la d\u00e9sincarnation, de repr\u00e9senter l\u2019irrepr\u00e9sentable. Les mort\u00b7e\u00b7s ici sont avant tout des corps. Avec des gestes doux, le passeur les transporte, les d\u00e9plie, les prend dans ses bras, les fait danser et les berce. C\u2019est cette tendresse qui est stup\u00e9fiante au premier abord&nbsp;: le mime parfait d\u2019un corps lourd et pesant dans les bras signifie qu\u2019ils ont \u00e9t\u00e9 humains, qu\u2019ils avaient un poids, qu\u2019ils ont exist\u00e9. Pourtant, le passeur ne s\u2019arr\u00eate pas \u00e0 cela&nbsp;: il a le pouvoir de les \u00e9couter, et de raconter leurs histoires. Ces derni\u00e8res ne sont pas biographiques \u00e0 proprement parler, mais partent d\u2019une anecdote&nbsp;: un moment de gr\u00e2ce qu\u2019ils ou elles ont v\u00e9cu. La pr\u00e9sence du texte, qui vise \u00e0 individualiser les mort\u00b7e\u00b7s et \u00e0 narrativiser l\u2019action, att\u00e9nue parfois quelque peu la force de ces images inhabituelles.<\/p>\n\n\n\n<p>Issu d\u2019un projet intitul\u00e9 \u00ab&nbsp;Anonymes&nbsp;\u00bb, th\u00e8me de la r\u00e9sidence de trois ans du metteur en sc\u00e8ne \u00e0 la Grange de Dorigny, cette pi\u00e8ce s\u2019inscrit dans un cycle plus large, qui comportera aussi par exemple l\u2019exposition \u00ab&nbsp;Anonymes&nbsp;\u00bb (du 26 juin au 28 novembre 2021) \u00e0 la Collection de l\u2019Art Brut. Dans ce spectacle, cependant, la question de l\u2019anonymat est occult\u00e9e par la question centrale de la pr\u00e9sence des corps, tant ceux des morts que celui du seul vivant sur sc\u00e8ne. On entend deux fois la voix de Giacosa&nbsp;: une voix&nbsp;<em>off&nbsp;<\/em>pr\u00e9enregistr\u00e9e qui permet alors \u00e0 l\u2019acteur d\u2019explorer une vaste quantit\u00e9 de mouvements, et sa voix en direct qui prend le relai. Cette alternance cr\u00e9e un personnage mythique. Sa d\u00e9marche chor\u00e9graphi\u00e9e, qui oscille entre la rouille du grand \u00e2ge et la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 d\u2019un danseur, le soin apport\u00e9 aux gestes, ainsi que la pr\u00e9sence physique de cet acteur, \u00e9voque l\u2019invocation et le c\u00f4t\u00e9 magique du \u00ab&nbsp;th\u00e9\u00e2tre de la cruaut\u00e9&nbsp;\u00bb artaudien. L\u2019univers musical, enti\u00e8rement compos\u00e9 pour l\u2019occasion par Fausto Ferraiulo, et rythm\u00e9 par de grandes respirations, parach\u00e8ve ce&nbsp;moment de gr\u00e2ce. \u00c9tymologiquement, on peut rapprocher l\u2019\u00e2me du souffle. Et ce spectacle poss\u00e8de tant l\u2019une que l\u2019autre.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 mars 2021<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/valentine-bovey\/\">Valentine Bovey<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/grangededorigny\/%C3%A9v%C3%A8nement\/la-grace\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mise en sc\u00e8ne et cr\u00e9ation par Gustavo Giacosa \/ La Grange de Dorigny \/ le vendredi 26 mars 2021 (pour un public professionnel) \/ Critiques par Johanna Codourey et Valentine Bovey .<\/p>\n","protected":false},"author":1001835,"featured_media":15052,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,5,38],"tags":[222,241],"class_list":["post-15054","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-la-grange","category-spectacle","tag-johanna-codourey","tag-valentine-bovey"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15054","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001835"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15054"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15054\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20440,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15054\/revisions\/20440"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15052"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15054"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15054"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15054"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}