{"id":15038,"date":"2021-03-31T16:57:50","date_gmt":"2021-03-31T14:57:50","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=15038"},"modified":"2025-02-09T16:41:13","modified_gmt":"2025-02-09T15:41:13","slug":"les-hommes-ont-les-yeux-qui-brillent","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2021\/03\/les-hommes-ont-les-yeux-qui-brillent\/","title":{"rendered":"Les hommes ont les yeux qui brillent"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Les hommes ont les yeux qui brillent<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Mise en sc\u00e8ne par Marion Jeanson \/ Dramaturgie par St\u00e9phanie Mango \/ Th\u00e9\u00e2tre du 2.21 \u2013 Lausanne \/ Le 11 mars 2021 \/ Critique par Johanna Codourey . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 mars 2021<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/johanna-codourier\/\">Johanna Codourey<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le masculin est h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"1000\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/03\/1000x1000.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-15036\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/03\/1000x1000.jpg 1000w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/03\/1000x1000-200x200.jpg 200w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/03\/1000x1000-170x170.jpg 170w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/03\/1000x1000-768x768.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 H\u00e9l\u00e8ne Morlaix<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Qu\u2019est-ce qu\u2019un homme, un vrai&nbsp;?&nbsp;\u00bb Posant la question frontalement, les deux com\u00e9diens Dominique Tille et Lee Maddeford proposent une multiplicit\u00e9 de r\u00e9ponses qui permettent d\u2019interroger la notion d\u2019homme et de virilit\u00e9. Jou\u00e9 par la Cie 5\/4 dans le cabaret au 2.21 \u00e0 Lausanne pour une captation professionnelle devant un public r\u00e9duit en raison des mesures sanitaires,<\/em>&nbsp;Les hommes ont les yeux qui brillent<em>&nbsp;fr\u00f4le parfois paradoxalement le machisme, mais r\u00e9ussit dans son ensemble \u00e0 convaincre le public de sa vis\u00e9e critique.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Un fan de Roger Federer, un acad\u00e9micien, un cow-boy, un sosie de Michel Polnareff, un transgenre ou un gar\u00e7on de banlieue sont quelques-uns des personnages qui entrent en sc\u00e8ne pour t\u00e9moigner, en paroles ou en chansons, d\u2019une facette de ce que l\u2019on appelle couramment \u00ab&nbsp;un homme&nbsp;\u00bb. Dominique Tille et Lee Maddeford veulent d\u00e9montrer par l\u00e0 que le masculin est \u00ab&nbsp;non homog\u00e8ne&nbsp;\u00bb. Dans ce spectacle compos\u00e9 de sayn\u00e8tes, les deux acteurs exposent notamment l\u2019obligation de se soumettre aux attentes li\u00e9es au genre&nbsp;: certains personnages refoulent leur sensibilit\u00e9 alors que d\u2019autres surinvestissent leur force physique (\u00ab&nbsp;une barre de testost\u00e9rone dans un corps de l\u00e9gionnaire&nbsp;\u00bb) et leur puissance sexuelle. Mais finalement les hommes ont aussi le droit d\u2019avoir les yeux qui brillent de larmes, selon une formule qui revient dans l\u2019une des chansons du spectacle. Tout en fleurtant lui-m\u00eame avec les ressorts un peu st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9s de la virilit\u00e9, le spectacle critique ces clich\u00e9s et surtout les contradictions li\u00e9es au genre. La premi\u00e8re sayn\u00e8te met en sc\u00e8ne, dans cette perspective, un colloque li\u00e9 au genre o\u00f9 une ribambelle d\u2019auteurs sont cit\u00e9s dont Simone de Beauvoir ou Gille Deleuze.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;La honte d\u2019\u00eatre un homme, y a-t-il une meilleure raison d\u2019\u00e9crire&nbsp;?&nbsp;\u00bb, \u00e9crivait Gilles Deleuze. Dr\u00f4les ou tristes, les textes et t\u00e9moignages de la pi\u00e8ce, \u00e9crits par diff\u00e9rents auteurs romands \u2013 St\u00e9phane Blok, Julien Mages ou le collectif AJAR \u2013 r\u00e9v\u00e8lent une pluralit\u00e9 de styles qui s\u2019entrelacent et font varier, avec les personnages, les rythmes et les costumes, le plaisir de l\u2019\u00e9coute, plus exigeant lors des propos, teint\u00e9s d\u2019un charmant accent anglais, de Lee Maddeford&nbsp;: une petite difficult\u00e9 qui dispara\u00eet d\u00e8s que celui-ci se met \u00e0 chanter et \u00e0 jouer ses compositions sur le piano \u00e0 queue qui tr\u00f4ne au milieu de la sc\u00e8ne, entour\u00e9 d\u2019un simple banc c\u00f4t\u00e9 jardin et, c\u00f4t\u00e9 cour, d\u2019un fauteuil.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019avant-sc\u00e8ne est laiss\u00e9e libre&nbsp;: les com\u00e9diens y r\u00e9alisent quelques chor\u00e9graphies, dont une danse assez sexualis\u00e9e et un num\u00e9ro d\u2019a\u00e9robic coupl\u00e9 \u00e0 un haka. Cet espace est aussi celui des adresses au public, lorsque les personnages deviennent narrateurs \u2013 d\u2019un match entre Roger Federer et Rapha\u00ebl Nadal notamment. C\u2019est aussi l\u2019espace des confidences, abondantes en \u00ab&nbsp;quoi&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;tu vois&nbsp;\u00bb plac\u00e9s en fin de phrase&nbsp;: celle d\u2019un homme qui ressent une forme de cycle menstruel, par exemple.<\/p>\n\n\n\n<p>Observant de nombreuses facettes du masculin, le spectacle ne donne qu\u2019une seule image, r\u00e9ductrice et assez st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9e, de la femme, ce qui peut g\u00eaner certain.e.s spectateur.trice.s. Il est vrai que l\u2019\u00e9pisode en question, celui d\u2019une femme divorc\u00e9e qui s\u2019est extraite d\u2019un \u00ab&nbsp;couple parfait&nbsp;: harceleur et victime&nbsp;\u00bb est aussi et peut-\u00eatre surtout l\u2019occasion de d\u00e9crire encore un autre type d\u2019homme, celui du mari, dans un rapport malsain entre les genres.<\/p>\n\n\n\n<p>Les deux voix des com\u00e9diens s\u2019accordent tout \u00e0 fait puisque Lee Maddford chante sur une tessiture basse tandis que Dominique Tille nous emporte avec une voix de t\u00e9nor sur des paroles souvent plus po\u00e9tiques. 1h20 de spectacle qui sait accrocher le spectateur et le laisse sortir du th\u00e9\u00e2tre le sourire aux l\u00e8vres.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 mars 2021<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/johanna-codourier\/\">Johanna Codourey<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.theatre221.ch\/spectacle\/378\/les-hommes-ont-les-yeux-qui-brillent#:~:text=LES%20HOMMES%20ONT%20LES%20YEUX%20QUI%20BRILLENT%20est,glamour%20et%20philosophique%2C%20parfois%20burlesque.&amp;text=Dans%20un%20contexte%20social%20o%C3%B9,au%20regard%20de%20la%20soci%C3%A9t%C3%A9.\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mise en sc\u00e8ne par Marion Jeanson \/ Dramaturgie par St\u00e9phanie Mango \/ Th\u00e9\u00e2tre du 2.21 \u2013 Lausanne \/ Le 11 mars 2021 \/ Critique par Johanna Codourey .<\/p>\n","protected":false},"author":1001835,"featured_media":15041,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,120],"tags":[222],"class_list":["post-15038","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-2-21-lausanne","tag-johanna-codourey"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15038","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001835"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15038"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15038\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20441,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15038\/revisions\/20441"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15041"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15038"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15038"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15038"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}