{"id":15024,"date":"2021-03-31T11:43:17","date_gmt":"2021-03-31T09:43:17","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=15024"},"modified":"2025-02-09T16:42:08","modified_gmt":"2025-02-09T15:42:08","slug":"la-clemenza-di-tito","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2021\/03\/la-clemenza-di-tito\/","title":{"rendered":"La Clemenza di Tito"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">La Clemenza di Tito<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Compos\u00e9 par Wolfgang A. Mozart \/ Grand Th\u00e9\u00e2tre de Gen\u00e8ve \/ Mis en sc\u00e8ne par Milo Rau \/ Sc\u00e9nographie de Anton Lukas \/ Costumes d\u2019Ottavia Castellotti \/ Lumi\u00e8res de J\u00fcrgen Kolb \/ Dramaturgie de Clara Pons \/ Direction des ch\u0153urs Alan Woobridge \/ Critique par Micha\u00ebl Rolli . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p><\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/michael-rolli\/\">Micha\u00ebl Rolli<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le pardon avant le crime<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"664\" height=\"443\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/03\/cd2eeb9_748983018-caroleparodi-4331.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-15022\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/03\/cd2eeb9_748983018-caroleparodi-4331.jpg 664w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/03\/cd2eeb9_748983018-caroleparodi-4331-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/03\/cd2eeb9_748983018-caroleparodi-4331-250x167.jpg 250w\" sizes=\"auto, (max-width: 664px) 100vw, 664px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Carole Parodi<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>La sc\u00e8ne de l\u2019op\u00e9ra de Gen\u00e8ve est le mus\u00e9e des martyres de notre soci\u00e9t\u00e9 postmoderne avec&nbsp;<\/em>La Cl\u00e9mence de Titus<em>&nbsp;mis en sc\u00e8ne par le dramaturge suisse Milo Rau. La virtuosit\u00e9 de la musique de Mozart accompagne le soul\u00e8vement d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 contre son empereur. Elle est aussi mise au d\u00e9fi de soutenir l\u2019exposition de violences sociales qui nous est pr\u00e9sent\u00e9e.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9cid\u00e9ment, Mozart est encore d\u00e9construit au Grand Th\u00e9\u00e2tre de Gen\u00e8ve. Les op\u00e9ras du compositeur autrichien seraient-ils devenus trop populaires et suppos\u00e9s trop connus donc ennuyeux dans leur version originale ? On garde un souvenir amer d\u2019un&nbsp;<em>Enl\u00e8vement au S\u00e9rail&nbsp;<\/em>contrefait et meurtri, pr\u00e9sent\u00e9 la saison derni\u00e8re. C\u2019est au tour maintenant de l\u2019avant-dernier op\u00e9ra du compositeur autrichien,&nbsp;<em>La Clemenza di Tito<\/em>, d\u2019\u00eatre refa\u00e7onn\u00e9. Le pari os\u00e9 du Grand Th\u00e9\u00e2tre est rest\u00e9 accessible en streaming sur son site internet pendant une semaine \u2013 COVID oblige \u2013 et, samedi 13 mars, il a \u00e9t\u00e9 diffus\u00e9 sur&nbsp;<em>Mezzo Live<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>La sc\u00e8ne est un chaos. D\u00e9cor imposant de hall d\u2019entr\u00e9e d\u2019un parlement, pos\u00e9 sur une plaque tournante, avec aux murs plusieurs peintures et photographies violentes. \u00c0 gauche et \u00e0 droite de la plaque s\u2019\u00e9tale un d\u00e9sordre anarchique&nbsp;: des chaises, de la peinture, des toiles, et deux caravanes. Les chanteurs, eux, sont d\u00e9j\u00e0 sur sc\u00e8ne \u00e0 l\u2019ouverture du spectacle, habill\u00e9s en banlieusards, en bobos, en gardes du corps, ils font les cent pas, restent assis, ils attendent l\u2019arriv\u00e9e du chef d\u2019orchestre. En \u00e9cho aux tableaux accroch\u00e9s, la sc\u00e8ne offre des \u00e9chantillons vivants de notre soci\u00e9t\u00e9 contemporaine.<\/p>\n\n\n\n<p>Grand d\u00e9sordre donc. De fait, l\u2019ordre n\u2019a que peu d\u2019importance : c\u2019est par la fin que commence l\u2019op\u00e9ra de Mozart dans cette version de Milo Rau, avec le pardon aux conjur\u00e9s, que l\u2019empereur prononce ici avant m\u00eame le crime. Le r\u00e9citatif de Titus (Bernard Richter), directement adress\u00e9 au public, se fait devant un groupe de figurants rassembl\u00e9s en tableau vivant \u00e9voquant la&nbsp;<em>Libert\u00e9 guidant le peuple<\/em>&nbsp;de Delacroix. Une all\u00e9gorie de la libert\u00e9 renouvel\u00e9e&nbsp;: c\u2019est un homme bless\u00e9 qui se dresse.<\/p>\n\n\n\n<p>Premi\u00e8re rupture. Le pardon de l\u2019empereur s\u2019interrompt, avec un grand silence \u2013 ces silences rythmeront d\u2019ailleurs le spectacle musical \u2013 et le final triomphant n\u2019est pas chant\u00e9. Le d\u00e9cor du parlement se met alors en mouvement, tourne sur lui-m\u00eame et laisse apercevoir le second espace du d\u00e9cor : un ghetto. Un amas de d\u00e9tritus jonche cette fois-ci le sol. L\u2019espace est chichement \u00e9clair\u00e9, des tags salissent les murs et un grand drap blanc, sur lequel est inscrit \u00ab&nbsp;Kunst ist Macht&nbsp;\u00bb (l\u2019art est le pouvoir) est suspendu en fond de sc\u00e8ne. C\u2019est ici que la majorit\u00e9 de l\u2019op\u00e9ra se jouera.<\/p>\n\n\n\n<p>Le r\u00e9cit d\u2019un technicien, occasionnellement figurant au Grand Th\u00e9\u00e2tre, rompt ce silence. L\u2019homme se fait, \u00e0 la fin de son discours, agresser sous nos yeux par deux femmes qui lui arrachent brutalement le c\u0153ur. \u00c0 la violence de cette sc\u00e8ne r\u00e9pond l\u2019ouverture triomphale de l\u2019op\u00e9ra. D\u00e8s lors, bien que le livret soit respect\u00e9, la mise en sc\u00e8ne propose une intrigue radicalement diff\u00e9rente de celle dessin\u00e9e dans la version originale : cette&nbsp;<em>Cl\u00e9mence,&nbsp;<\/em>sans sous-titres ni surtitres, devient une \u0153uvre pour dix-huit figurants. La vie de Titus n\u2019est qu\u2019une anecdote, un pr\u00e9texte \u00e0 raconter l\u2019histoire des autres. La mise en sc\u00e8ne rend ainsi visibles les invisibles.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019univers sombre et&nbsp;<em>malaisant<\/em>&nbsp;propose une vue au microscope d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 postmoderne en perdition. Une soci\u00e9t\u00e9 qui s\u2019\u00e9croule, qui \u00e9touffe, qui essaie de cohabiter sans vraiment y arriver, qui s\u2019insurge contre une politique d\u00e9shumanis\u00e9e et une \u00e9lite totalitaire. On reconna\u00eet bien l\u00e0 l\u2019esth\u00e9tique documentaire du metteur en sc\u00e8ne et essayiste bernois, Milo Rau. Apr\u00e8s le cin\u00e9ma, le th\u00e9\u00e2tre, l\u2019\u00e9criture, il s\u2019attaque pour la premi\u00e8re fois au th\u00e9\u00e2tre lyrique. Connu pour ses cr\u00e9ations \u00e0 vis\u00e9e sociologique et politique, questionnant l\u2019identit\u00e9 europ\u00e9enne, la culpabilit\u00e9 et la responsabilit\u00e9 des actes humains, Milo Rau pose un nouveau regard sur cet op\u00e9ra, dont le pouvoir est, pr\u00e9cis\u00e9ment, le sujet.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais voil\u00e0, le premier acte est noy\u00e9 sous trop d\u2019informations visuelles, qui emp\u00eachent de saisir le propos. On notera, par exemple, les r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 l\u2019histoire de l\u2019art : outre&nbsp;<em>La libert\u00e9 guidant le peuple<\/em>&nbsp;de Delacroix, des tableaux humains reprennent la composition de&nbsp;<em>Judith et Holopherne<\/em>&nbsp;du Caravage, ou encore de&nbsp;<em>La Mort de Marat<\/em>&nbsp;de David. \u00c0 cela s\u2019ajoute la vid\u00e9o. L\u2019op\u00e9ra est film\u00e9 en temps r\u00e9el. La cam\u00e9ra, pr\u00e9sente sur sc\u00e8ne, projette en direct des gros plans de l\u2019action sur le drap blanc en arri\u00e8re-sc\u00e8ne, \u00e0 la fa\u00e7on d\u2019un documentaire sociologique. Entre fiction et r\u00e9alit\u00e9, les biographies des chanteurs sont narr\u00e9es en sous-titres pendant l\u2019aria \u00ab&nbsp;Deh se piacer mi vuoi&nbsp;\u00bb, chant\u00e9 par la soprano Serena Farnocchia (Vitellia).<\/p>\n\n\n\n<p>La musique vibrante, harmonieuse et color\u00e9e de Mozart, souvent consid\u00e9r\u00e9e comme un plaisir uniquement aristocratique, accompagne cette fois-ci des sc\u00e8nes de brutalit\u00e9 extr\u00eame&nbsp;: c\u0153ur arrach\u00e9, ex\u00e9cution \u00e0 l\u2019arme \u00e0 feu, pendaison, mais aussi violence des images, des peintures, des photographies et de la vid\u00e9o pr\u00e9sent\u00e9e sur sc\u00e8ne. Notre \u0153il est, comme dans notre quotidien, envahi par une multitude d\u2019images non d\u00e9sir\u00e9es. Notre c\u0153ur, non arrach\u00e9, lui, est alors mis \u00e0 rude \u00e9preuve.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est au second acte que la mise en sc\u00e8ne prend tout son sens. \u00ab&nbsp;Mon r\u00eave est de raconter l\u2019histoire de l\u2019humanit\u00e9 de cette mani\u00e8re&nbsp;\u00bb, peut-on lire sur l\u2019\u00e9cran en fond de sc\u00e8ne \u00e0 la fin de l\u2019op\u00e9ra&nbsp;: raconter la petite histoire, ou plut\u00f4t les petites histoires pour comprendre la grande. \u00c0 la fin du spectacle, je garde en t\u00eate cette sc\u00e8ne puissante du second acte, dans laquelle les chanteurs se succ\u00e8dent pour interpr\u00e9ter leurs arias. Non pas pour continuer l\u2019intrigue, mais plut\u00f4t pour donner vie aux histoires rest\u00e9es silencieuses, en second plan d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 en souffrance, pr\u00e9sent\u00e9es ici par les autres, ceux qui ne chantent pas. D\u00e9nu\u00e9s de toute mise en sc\u00e8ne, en forme de concert, les arias se succ\u00e8dent. La musique n\u2019est plus un divertissement, mais un appui aux histoires des martyrs. La mezzo-soprano Anna Goryachova (Sesto), qu\u2019on avait eu la chance d\u2019entendre en&nbsp;<em>Cenerentola<\/em>&nbsp;dans l\u2019op\u00e9ra de Rossini mis en sc\u00e8ne par Laurent Pelly en d\u00e9but de saison, ouvre le bal. La voix ronde et \u00e0 la puissance dramatique de la chanteuse accompagne de fa\u00e7on touchante l\u2019histoire de Cem \u00d6zg\u00fcn, figurant turc assis aupr\u00e8s d\u2019elle.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous sommes au spectacle de la souffrance des autres, observait Susan Sontag dans son essai (<em>Devant la douleur des autres<\/em>, 2003). Les images, comme l\u2019affirme l\u2019essayiste am\u00e9ricaine, impactent notre perception des \u00e9v\u00e9nements historiques et contemporains et nous poussent \u00e0 agir. C\u2019est l\u00e0 la prouesse de cette mise en sc\u00e8ne&nbsp;: d\u00e9tourner l\u2019intrigue, pour mettre en lumi\u00e8re les martyrs de notre soci\u00e9t\u00e9 postmoderne. C\u2019est la repr\u00e9sentation d\u2019un \u00ab&nbsp;mus\u00e9e des erreurs&nbsp;\u00bb, comme le dit Milo Rau.<\/p>\n\n\n\n<p>On retient aussi la justesse et la fragilit\u00e9 sensible du t\u00e9nor Bernard Richter (Titus), auxquelles succ\u00e8dent la clart\u00e9 et la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 de la soprano Marie Lys (Servilia), qu\u2019on avait rencontr\u00e9e en l\u2019une des deux s\u0153urs de la&nbsp;<em>Cenerentola<\/em>. Serena Farnocchia (Vitellia) ferme le bal, avec la virtuosit\u00e9 et l\u2019expressivit\u00e9 de sa voix dramatique.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019interpr\u00e9tation est grandement ma\u00eetris\u00e9e par une distribution homog\u00e8ne. N\u2019omettons pas la mezzo-soprano Cecilia Molinari dont la voix color\u00e9e et agile survole brillamment les ornements pendant tout l\u2019op\u00e9ra. Finalement, le baryton am\u00e9ricain Justin Hopkins, donne \u00e0 entendre, lui aussi, une voix puissante et timbr\u00e9e dans son seul air \u00ab&nbsp;Tardi s\u2019avvede&nbsp;\u00bb, au second acte. Le tout est accompagn\u00e9 avec ma\u00eetrise et une grande pr\u00e9cision par l\u2019Orchestre de la Suisse Romande sous la direction de Maxim Emelyanychev.<\/p>\n\n\n\n<p>Le pari os\u00e9, propos\u00e9 par le metteur en sc\u00e8ne suisse, est pleinement r\u00e9ussi. Le Grand Th\u00e9\u00e2tre de Gen\u00e8ve nous propose une relecture prenante, intelligente et pertinente \u00e0 l\u2019\u0153uvre de Mozart. On regrette bien s\u00fbr de ne pas avoir pu assister physiquement \u00e0 la repr\u00e9sentation, car le caract\u00e8re puissant de cette mise en sc\u00e8ne aurait certainement gagn\u00e9 \u00e0 \u00eatre vu en&nbsp;<em>pr\u00e9sentiel<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\"><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/michael-rolli\/\">Micha\u00ebl Rolli<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.gtg.ch\/saison-20-21\/la-clemence-de-titus\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Compos\u00e9 par Wolfgang A. 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