{"id":15018,"date":"2021-03-27T18:06:35","date_gmt":"2021-03-27T17:06:35","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=15018"},"modified":"2025-02-09T16:42:24","modified_gmt":"2025-02-09T15:42:24","slug":"temple-du-present-solo-pour-octopus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2021\/03\/temple-du-present-solo-pour-octopus\/","title":{"rendered":"Temple du pr\u00e9sent \u2013 Solo pour octopus"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Temple du pr\u00e9sent \u2013 Solo pour octopus<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Cr\u00e9ation et mise en sc\u00e8ne par Stefan Kaegi (Rimini Protokoll), en collaboration avec ShanjuLab \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy \/ F\u00e9vrier 2021 \/ Captation vid\u00e9o : 7 janvier 2021 (Spectacle programm\u00e9 initialement du 8-21 janvier 2021) \/ Critique par Fr\u00e9d\u00e9rique Sautin . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>F\u00e9vrier 2021<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/frederique-sautin\/\">Fr\u00e9d\u00e9rique Sautin<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Poulpe, plus que poulpe<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"348\" height=\"229\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/03\/Sans-titre1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-15016\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/03\/Sans-titre1.png 348w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/03\/Sans-titre1-300x197.png 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/03\/Sans-titre1-250x165.png 250w\" sizes=\"auto, (max-width: 348px) 100vw, 348px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Philippe Weissbrodt<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Le th\u00e9\u00e2tre de Vidy et ShanjuLab (Laboratoire de recherche th\u00e9\u00e2trale sur la pr\u00e9sence animale) poursuivent leur collaboration avec un nouveau spectacle de Stefan Kaegi (Rimini Protokoll), qui met en pr\u00e9sence un poulpe et sa partenaire humaine. Pas de v\u00e9ritable solo, mais un duo exp\u00e9rimental entre un animal et une femme qui, une heure durant, propose une r\u00e9flexion scientifique, po\u00e9tique, \u00e9thique et philosophique qui interroge tout autant le spectacle vivant que le spectacle du vivant.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Sur la sc\u00e8ne : un aquarium et \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur un poulpe. Ce poulpe est en fait une femelle, elle vient de la M\u00e9diterran\u00e9e o\u00f9 elle a \u00e9t\u00e9 sauv\u00e9e du circuit alimentaire, et sa provenance est devenue son nom de sc\u00e8ne : S\u00e8te. La poulpe joue avec la com\u00e9dienne et \u00ab soigneuse \u00bb du ShanjuLab (Nathalie K\u00fcttel) qui ne l\u2019a pas dress\u00e9e, mais a su \u00e9tablir une relation de confiance et de complicit\u00e9 avec ce mollusque surdou\u00e9 et r\u00e9put\u00e9 asocial, au fil de leurs \u00ab r\u00e9p\u00e9titions \u00bb. Au centre de la sc\u00e8ne, l\u2019humaine va donc interagir avec l\u2019animale, par \u00e9tapes programm\u00e9es, minut\u00e9es, en stimulant tous ses sens, sur le mode sollicitations-r\u00e9actions. Le cadre est certes r\u00e9gl\u00e9, mais comme la pieuvre est impr\u00e9visible, le d\u00e9roulement varie d\u2019une repr\u00e9sentation \u00e0 l\u2019autre et cela constitue aussi un enjeu du spectacle. Pr\u00e8s de l\u2019aquarium, une cam\u00e9ra filme l\u2019animal au plus pr\u00e8s. A l\u2019arri\u00e8re-sc\u00e8ne, quelques remarques, informations et hypoth\u00e8ses not\u00e9es par un observateur hors-champ vont s\u2019inscrire, sur un fond d\u2019\u00e9cran, en direct et \u00e0 intervalles r\u00e9guliers, au fur et \u00e0 mesure de l\u2019exp\u00e9rimentation. En compl\u00e9ment de ce protocole d\u2019observation, des entretiens audio r\u00e9alis\u00e9s avec des expert.e.s en sciences naturelles et sciences humaines, retransmis en fond sonore, \u00e9clairent un stimulant questionnement chez le spectateur.<\/p>\n\n\n\n<p>21h10. S\u00e8te nage dans l\u2019eau de l\u2019aquarium par de lents d\u00e9placements, dirigeant ses huit tentacules, munies chacune d\u2019un cerveau ind\u00e9pendant, de la surface vers le fond, glissant sur les vitres et les roches, sans se soucier de nous. Voix&nbsp;<em>off<\/em>&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Je vois quelque chose, c\u2019est comme une danse, (\u2026) peut-\u00eatre que ce n\u2019est pas seulement une fonction motrice mais un langage (\u2026)&nbsp;\u00bb<\/em>. Le spectateur muni, lui, d\u2019un seul cerveau central est d\u2019abord fascin\u00e9 par ce c\u00e9phalopode au corps mou et souple, intrigu\u00e9 par sa capacit\u00e9 de camouflage et d\u2019adaptation, amus\u00e9 par son comportement fac\u00e9tieux.<\/p>\n\n\n\n<p>21h23. Nathalie approche son visage de l\u2019aquarium, puis applique et pose ses mains contre les vitres. S\u00e8te se rapproche \u00e0 son tour et agite ses tentacules&nbsp;: elle reconna\u00eet la soigneuse, elle change de couleur, elle entre visuellement en contact.<\/p>\n\n\n\n<p>21h28. Mentions \u00e9crites&nbsp;:&nbsp;<em>Musique&nbsp;: elle n\u2019a pas d\u2019ou\u00efe. Est-ce qu\u2019elle per\u00e7oit la musique autrement&nbsp;?<\/em>&nbsp;Est-ce que S\u00e8te entend, \u00ab \u00e0 sa fa\u00e7on \u00bb, la bande-son du spectacle compos\u00e9e de musique digitale, de voix humaines, de bruits de plage, d\u2019extraits filmiques ; un conglom\u00e9rat sonore opaque incessant, ponctu\u00e9 de notes claires et aquatiques, comme pour nous rappeler que le silence de la mer n\u2019existe pas ?<\/p>\n\n\n\n<p>21h32.&nbsp;<em>On va peut-\u00eatre pouvoir compter sa respiration. Normalement elle est tr\u00e8s calme pendant cette lecture<\/em>. Nathalie se plante devant un micro pour une lecture \u00e0 haute voix d\u2019un extrait de la&nbsp;<em>Deuxi\u00e8me El\u00e9gie de Duino<\/em>&nbsp;de Rainer Maria Rilke. Nous vivons un moment spirituel et grave. Est-ce que S\u00e8te est sensible au plaisir du texte ou au grain de la voix ?\u2026 A qui s\u2019adresse ce message po\u00e9tico-\u00e9cologique (\u00ab \u2026car nous, quand nous sentons, nous nous dissipons \u00e0 mesure\u2026 \u00bb) ? Qui est ce \u00ab nous \u00bb ? Un \u00ab nous \u00bb commun&nbsp; aquatique et terrestre, alors que nous sommes, d\u2019une part, si \u00e9loign\u00e9s dans la longue histoire de l\u2019\u00e9volution des esp\u00e8ces et, d\u2019autre part, si proches aujourd\u2019hui dans nos existences fragiles ?<\/p>\n\n\n\n<p>21h40. Apr\u00e8s les stimuli visuels et auditifs, il est temps, \u00e0 mi-parcours de l\u2019exp\u00e9rimentation, de franchir une nouvelle \u00e9tape dans la rencontre&nbsp;: Nathalie soul\u00e8ve les couvercles de l\u2019aquarium, glisse ses mains dans l\u2019eau, puis une partie de son visage&nbsp;; son front, son nez. Le poulpe caresse ses cheveux, s\u2019enroule autour de ses doigts. Toucher, odorat, go\u00fbt.&nbsp;<em>On dirait qu\u2019elle veut go\u00fbter Nathalie avec ses ventouses<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p><em>On dirait.&nbsp;<\/em>L\u2019observateur utilise sciemment un modalisateur de discours subjectif, le contraire d\u2019un discours savant.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019interaction homme-animal n\u2019a pas pour objectif la vulgarisation scientifique (m\u00eame si l\u2019on apprend beaucoup sur les sp\u00e9cificit\u00e9s anatomiques et sur les capacit\u00e9s cognitives du c\u00e9phalopode) mais l\u2019exp\u00e9rience de l\u2019ouverture \u00e0 l\u2019Autre, de la curiosit\u00e9 r\u00e9ciproque, de l\u2019empathie&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Je vois que je suis l\u2019autre de l\u2019autre<\/em>.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><em>On dirait que<\/em>&nbsp;tu serais&nbsp;<em>une<\/em>&nbsp;poulpe et qu\u2019on jouerait ensemble, toi et moi, \u00e0 cache-cache, \u00e0 faire des bulles. Ce jeu enfantin et affectif ravit, par ailleurs, notre tendance anthropomorphique.<\/p>\n\n\n\n<p>21h44.&nbsp;<em>Crachat. Veut-elle repousser Nathalie et fixer ses propres r\u00e8gles&nbsp;? Mettre fin \u00e0 l\u2019interaction&nbsp;? Porosit\u00e9 des mondes<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Est-ce que S\u00e8te s\u2019\u00e9mancipe (comme on dirait d\u2019un acteur qu\u2019il \u00ab&nbsp;sort&nbsp;\u00bb de son r\u00f4le), ou est-ce qu\u2019elle communique joyeusement avec Nathalie en l\u2019\u00e9claboussant&nbsp;? Ou bien les deux \u00e0 la fois&nbsp;? L\u2019observateur, sorte de double du spectateur, projette des interpr\u00e9tations humaines sur ces r\u00e9actions animales, sans r\u00e9ussir \u00e0 saisir v\u00e9ritablement les \u00e9motions et les intentions de&nbsp;<em>la<\/em>&nbsp;poulpe. C\u2019est tr\u00e8s justement et selon les mots du metteur en sc\u00e8ne : \u00ab une tentative de rencontre inter-esp\u00e8ces \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>21h58.&nbsp;<em>S\u00e8te a mordu Nathalie mais pas trop fort semble-t-il<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Est-ce que S\u00e8te aimerait \u00eatre ailleurs, car, finalement, elle n\u2019a pas demand\u00e9 \u00e0 \u00eatre l\u00e0&nbsp;? Est-ce que le fait de l\u2019avoir sauv\u00e9e suffit \u00e0 justifier sa captivit\u00e9&nbsp;? Autant de questions que se sont pos\u00e9es les \u00e9quipes artistiques de Vidy et les \u00e9quipes animali\u00e8res du ShanjuLab, confront\u00e9es \u00e0 un l\u00e9gitime dilemme sur le bien-\u00eatre animal dans un tel projet th\u00e9\u00e2tral.<\/p>\n\n\n\n<p>Il n\u2019y a bien \u00e9videmment aucune intention de maltraitance animale dans ce spectacle&nbsp;: Nathalie K\u00fcttel se sent responsable de S\u00e8te, elle a tiss\u00e9 des liens avec elle, elle ne la manipule pas tel un objet, elle la consid\u00e8re, au contraire, comme un sujet singulier \u00e0 forte personnalit\u00e9. Un sujet vivant qu\u2019elle souhaiterait rendre visible et sensible. S\u00e8te, comme sa cong\u00e9n\u00e8re Agde qui joue en alternance, sera bient\u00f4t rel\u00e2ch\u00e9e. Apr\u00e8s un bref passage au th\u00e9\u00e2tre, elle pourra enfin quitter le confinement de l\u2019aquarium pour rejoindre son milieu naturel\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>En 2018, Vidy et ShanjuLab avaient d\u00e9j\u00e0 collabor\u00e9 pour&nbsp;<em>HATE-tentative de duo d\u2019une femme et d\u2019un cheval&nbsp;<\/em>de et avec Laetitia Dosch. Stefan Kaegi, quant \u00e0 lui, avait d\u00e9j\u00e0, avant ce&nbsp;<em>Solo pour octopus<\/em>, cr\u00e9\u00e9 des spectacles avec des animaux&nbsp;: des cochons d\u2019Inde (<em>Europa tanzt<\/em>, Vienne, 2001) et des sauterelles (<em>Heuschrecken<\/em>, Z\u00fcrich, 2010), mais en grand nombre. Le metteur en sc\u00e8ne partage avec ShanjuLab ce d\u00e9sir, d\u2019\u00ab enqu\u00eater en cohabitant avec les animaux \u00bb, en articulant les disciplines (ShanjuLab collabore r\u00e9guli\u00e8rement avec la philosophe Vinciane Despret qui a anim\u00e9 de nombreuses conf\u00e9rences entre Vidy et l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne).<em>&nbsp;Temple du pr\u00e9sent<\/em>&nbsp;pr\u00e9sente une pens\u00e9e polymorphe en mouvement et nous invite \u00e0 une fascinante rencontre entre \u00eatres vivants :&nbsp;<em>\u00ab L\u2019humain est une sorte d\u2019erreur de l\u2019\u00e9volution qui a perdu l\u2019instinct et un certain acc\u00e8s au pr\u00e9sent.&nbsp;\u00bb<\/em>&nbsp;Pendant une heure au moins, nous aurons bien \u00e9t\u00e9 l\u00e0, en pleine pr\u00e9sence, et nous aurons ressenti ce que Rilke nomme&nbsp;(dans sa&nbsp;<em>Deuxi\u00e8me El\u00e9gie de Duino<\/em>) \u00ab&nbsp;<em>une vague du c\u0153ur, neuve, chaude, \u00e9vasive&nbsp;\u00bb\u2026&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>F\u00e9vrier 2021<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/frederique-sautin\/\">Fr\u00e9d\u00e9rique Sautin<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/vidy.ch\/temple-du-present-solo-pour-octopus\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cr\u00e9ation et mise en sc\u00e8ne par Stefan Kaegi (Rimini Protokoll), en collaboration avec ShanjuLab \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy \/ F\u00e9vrier 2021 \/ Captation vid\u00e9o : 7 janvier 2021 (Spectacle programm\u00e9 initialement du 8-21 janvier 2021) \/ Critique par Fr\u00e9d\u00e9rique Sautin .<\/p>\n","protected":false},"author":1001835,"featured_media":15019,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,2],"tags":[244],"class_list":["post-15018","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-de-vidy","tag-frederique-sautin"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15018","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001835"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15018"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15018\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20452,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15018\/revisions\/20452"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15019"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15018"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15018"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15018"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}