{"id":14973,"date":"2021-03-04T17:22:58","date_gmt":"2021-03-04T16:22:58","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=14973"},"modified":"2025-02-09T16:46:31","modified_gmt":"2025-02-09T15:46:31","slug":"please-continue-hamlet","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2021\/03\/please-continue-hamlet\/","title":{"rendered":"Please, continue (Hamlet)"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Please, continue (Hamlet)<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Conception Roger Bernat et Yan Duyvendak \/ Cr\u00e9ation Gr\u00fctli (Gen\u00e8ve), 2011 \/ Tourn\u00e9e 2011-2021 \/ Captation Tribunal de commerce de Marseille 2012 \/ Critique par Darya Feral . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>Mars 2021<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/darya-feral\/\">Darya Feral<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">\u00ab Que votre propre discernement soit votre guide ! \u00bb<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"681\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/03\/pch_2011-1024x681.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-14970\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/03\/pch_2011-1024x681.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/03\/pch_2011-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/03\/pch_2011-250x166.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/03\/pch_2011-768x511.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/03\/pch_2011-1536x1022.jpg 1536w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/03\/pch_2011.jpg 1623w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">10\/11\/2011. Gen\u00e8ve.Gr\u00fctli. Blackbox. Performance \u00ab\u00a0S&rsquo;il vous plait, continuez (Hamlet).  Pierre Abensur<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Please, continue (Hamlet)<em>, spectacle culte de la compagnie Yan Duyvendak, cr\u00e9\u00e9 \u00e0 Gen\u00e8ve (Gr\u00fctli) en 2011 en collaboration avec Roger Bernat, aurait d\u00fb \u00eatre repris en mars 2021 au th\u00e9\u00e2tre national Wallonie-Bruxelles apr\u00e8s une tourn\u00e9e mondiale qui aura dur\u00e9 dix ans. Nous en avons visionn\u00e9 une captation r\u00e9alis\u00e9e en 2012 au tribunal de commerce de Marseille. Trois com\u00e9diens incarnent les personnages de la trag\u00e9die de Shakespeare, Hamlet, Gertrude (sa m\u00e8re), et Oph\u00e9lie (sa petite-amie). Leurs propos s\u2019int\u00e8grent dans un rituel judiciaire, le proc\u00e8s d\u2019Hamlet, men\u00e9 par d\u2019authentiques magistrats de la ville et s\u2019appuyant sur des avis d\u2019experts r\u00e9els. Le dispositif dramaturgique invite les spectateurs \u00e0 se former une opinion sur les faits pr\u00e9sent\u00e9s, afin que onze jur\u00e9s tir\u00e9s au sort parmi le public rendent leur verdict\u2009: Hamlet a-t-il voulu tuer Polonius\u2009?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>&nbsp;<\/em>\u00ab\u2009J\u2019ai sorti mon couteau, et j\u2019ai plant\u00e9 le rat\u2009\u00bb\u2009: c\u2019est ainsi qu\u2019Hamlet, incarn\u00e9 par Thierry Raynaud, d\u00e9crit son geste, le meurtre de Polonius, cach\u00e9 derri\u00e8re un rideau dans la chambre de Gertrude. Dans&nbsp;<em>La Trag\u00e9die d\u2019Hamlet<\/em>&nbsp;de&nbsp;Shakespeare, le public assistait au meurtre\u2009: le h\u00e9ros, en transper\u00e7ant la tapisserie qui dissimulait l\u2019espion, s\u2019\u00e9criait \u00ab\u2009un rat\u2009!\u2009\u00bb. Ici, nous en sommes d\u00e9j\u00e0 au proc\u00e8s, qui se d\u00e9roule en direct sous les yeux des spectateurs. Plusieurs \u00e9l\u00e9ments de la pi\u00e8ce \u00e9lisab\u00e9thaine alimentent les d\u00e9bats\u2009: l\u2019histoire familiale des personnages, l\u2019escalade de la violence, et la rivalit\u00e9 entre Hamlet et son oncle. \u00c0 partir de ces \u00e9l\u00e9ments pr\u00e9sents dans le texte de Shakespeare, les concepteurs ont \u00e9labor\u00e9 le dossier d\u2019instruction d\u2019une proc\u00e9dure judiciaire \u00ab\u2009r\u00e9elle\u2009\u00bb contre le h\u00e9ros, et c\u2019est \u00e0 ce titre que les magistrats et les experts (m\u00e9dico-l\u00e9gal et psychiatre) y font r\u00e9f\u00e9rence. Les personnages shakespeariens sont mis au rang d\u2019individus existant bel et bien, et Hamlet fait m\u00eame l\u2019objet d\u2019une analyse psychiatrique. Les magistrats interagissent avec ces personnages de fiction, c\u2019est l\u00e0 tout le principe et toute l\u2019ambigu\u00eft\u00e9 du spectacle. Celle-ci est nourrie d\u2019une part d\u2019impr\u00e9vus, puisque dans chaque ville les hommes de robe ne sont pas les m\u00eames et apportent une certaine tonalit\u00e9 propre, avec laquelle les acteurs doivent composer.<\/p>\n\n\n\n<p>Duyvendak et Bernat immergent efficacement le public dans l\u2019atmosph\u00e8re judiciaire. Non seulement la performance a lieu dans un tribunal (parfois reconstitu\u00e9 sur la sc\u00e8ne d\u2019un th\u00e9\u00e2tre, comme ce fut le cas lors du passage de ce spectacle au th\u00e9\u00e2tre de Vidy-Lausanne en 2014), mais le dispositif est r\u00e9ellement celui d\u2019une salle d\u2019audience. Devant les spectateurs se trouve la pr\u00e9sidente, qui dirige les d\u00e9bats\u2009; \u00e0 leur gauche, l\u2019avocat g\u00e9n\u00e9ral et Oph\u00e9lie, constitu\u00e9e partie civile\u2009; \u00e0 leur droite, faisant face sym\u00e9triquement \u00e0 l\u2019accusation, l\u2019avocate de la d\u00e9fense et Hamlet. Le t\u00e9moin Gertrude (V\u00e9ronique Alain), les experts, et parfois Hamlet et Oph\u00e9lie (H\u00e9l\u00e8ne Hudovernik), sont entendus dos \u00e0 l\u2019assistance. La difficult\u00e9 de se faire une opinion, alors que les discours divergent, s\u2019accro\u00eet de t\u00e9moignage en t\u00e9moignage. Seule la parole de chacun permet au public de faire appel \u00e0 \u00ab\u2009[son] propre discernement\u2009\u00bb pour reprendre une r\u00e9plique de la pi\u00e8ce de Shakespeare (III, 2), lorsque le h\u00e9ros s\u2019adresse \u00e0 ses com\u00e9diens. La rh\u00e9torique est employ\u00e9e dans une qu\u00eate de v\u00e9rit\u00e9, mais elle peut s\u2019av\u00e9rer discriminatoire. L\u2019\u00e9loquence, mani\u00e9e avec aisance par les magistrats, fait d\u00e9faut \u00e0 l\u2019accus\u00e9 Hamlet, qui, \u00e0 de nombreuses reprises, h\u00e9site, ou ne parle pas assez fort. La pr\u00e9sidente en vient \u00e0 lui demander \u00ab\u2009plus de fluidit\u00e9\u2009\u00bb. L\u2019avocat g\u00e9n\u00e9ral, en l\u2019interrogeant, s\u2019appuie de mani\u00e8re substantielle sur ses d\u00e9clarations orales. Il m\u00e8ne les \u00e9changes et les ach\u00e8ve par une pique comique qui provoque des rires dans l\u2019assembl\u00e9e, en \u00e9voquant le nombre de rats tu\u00e9s au couteau par l\u2019accus\u00e9, \u00ab\u2009dans [sa] longue carri\u00e8re\u2009\u00bb. Ici, les rituels du tribunal et la pr\u00e9\u00e9minence de la parole, \u00e9labor\u00e9e et stylis\u00e9e, permettent-ils vraiment d\u2019\u00e9tablir la v\u00e9rit\u00e9, ou en constituent-ils un \u00e9cran\u2009?<\/p>\n\n\n\n<p>Le r\u00e9quisitoire et la plaidoirie, dans une d\u00e9marche presque p\u00e9dagogique, recentrent le d\u00e9bat. Les jur\u00e9s doivent trancher la question de l\u2019intention de tuer, pour statuer sur le sort du jeune homme, acquitt\u00e9 ou condamn\u00e9 \u00e0 une peine requise de quinze ans de prison. \u00c9tait-ce un accident, un homicide volontaire, un assassinat pr\u00e9m\u00e9dit\u00e9\u2009? La v\u00e9rit\u00e9 ne peut \u00eatre clairement \u00e9tablie dans ce cas. Durant tout le spectacle, le jeu des com\u00e9diens ne nous permet pas d\u2019affirmer ou d\u2019infirmer la culpabilit\u00e9 de l\u2019accus\u00e9. La nervosit\u00e9 qu\u2019ils traduisent dans leur voix et leurs gestes peut tout autant s\u2019expliquer par l\u2019exceptionnalit\u00e9 de la situation dans laquelle les personnages se trouvent. Avant que ne soient tir\u00e9s au sort onze membres du jury parmi les volontaires, la pr\u00e9sidente pose la question de l\u2019\u00ab\u2009intime conviction\u2009\u00bb, qui doit les guider au cours leur d\u00e9lib\u00e9ration (celle-ci sera retransmise en direct sans le son). Les concepteurs am\u00e8nent le public \u00e0 s\u2019engager dans une d\u00e9marche participative, qui mine la distinction entre sc\u00e8ne et salle, et entre r\u00e9el et fictionnel. Ce parti pris dramaturgique est caract\u00e9ristique de leurs cr\u00e9ations respectives, notamment&nbsp;<em>Made in Paradise<\/em>&nbsp;(pr\u00e9sent\u00e9 par Yan Duyvendak et Omar Ghayatt \u00e0 Zurich en 2009) et&nbsp;<em>Pendiente de Voto<\/em>&nbsp;(pr\u00e9sent\u00e9 par Roger Bernat \u00e0 Lyon en 2013). Dans le premier, les spectateurs, qui choisissaient en votant ce qu\u2019ils souhaitaient entendre parmi des \u00ab\u2009fragments\u2009\u00bb d\u2019histoires, interagissaient avec les performeurs \u00ab\u2009jouant\u2009\u00bb leur propre r\u00f4le, qui leur donnaient un pouvoir d\u00e9cisionnel sur le cours du spectacle. Dans&nbsp;<em>Pendiente de Voto<\/em>, ils \u00e9taient invit\u00e9s \u00e0 voter, tels des parlementaires, munis d\u2019une t\u00e9l\u00e9commande, sur divers sujets qui s\u2019affichaient \u00e0 l\u2019\u00e9cran, sur une sc\u00e8ne sans acteurs. Dans&nbsp;<em>Please continue, Hamlet<\/em>, le quatri\u00e8me mur est \u00e9galement remis en question \u2014 comme lors du r\u00e9quisitoire et du plaidoyer o\u00f9 les magistrats s\u2019adressent aux jur\u00e9s dans la salle, ou de la d\u00e9lib\u00e9ration, o\u00f9 une partie des spectateurs est int\u00e9gr\u00e9e \u00e0 l\u2019action.<\/p>\n\n\n\n<p>Avant le retour des jur\u00e9s, Yan Duyvendak \u00e9nonce au public les verdicts prononc\u00e9s lors des repr\u00e9sentations dans les diff\u00e9rentes villes travers\u00e9es. Ceux-ci vont de l\u2019acquittement \u00e0 une peine de dix ans d\u2019emprisonnement. Le jury revient apr\u00e8s quelques minutes\u2009: ce soir-l\u00e0, \u00e0 Marseille, il n\u2019a retenu ni la pr\u00e9m\u00e9ditation ni l\u2019intention de donner la mort, mais il reconna\u00eet l\u2019accus\u00e9 coupable d\u2019avoir volontairement inflig\u00e9 des violences. Hamlet est condamn\u00e9 \u00e0 cinq ans de r\u00e9clusion criminelle. La repr\u00e9sentation est termin\u00e9e, mais les questions et les doutes persistent. C\u2019est l\u00e0 l\u2019une des forces du dispositif dramaturgique mis en place\u2009: son impact ne se limite pas au temps du spectacle. Les r\u00e9flexions civiques, sur l\u2019\u00ab\u2009intime conviction\u2009\u00bb, centr\u00e9e sur la part n\u00e9cessairement humaine et donc changeante du syst\u00e8me judiciaire, ne nous quittent pas d\u00e8s l\u2019audience lev\u00e9e. Yan Duyvendak et Roger Bernat proposent un terrain de r\u00e9flexion collective, \u00e0 travers le th\u00e9\u00e2tre, sur la justice et la v\u00e9rit\u00e9, lorsqu\u2019elles d\u00e9pendent de la parole, objet maniable et commun \u00e0 la fiction th\u00e9\u00e2trale comme \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 des tribunaux.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>Mars 2021<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/darya-feral\/\">Darya Feral<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/duyvendak.com\/works\/all\/videos\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Conception Roger Bernat et Yan Duyvendak \/ Cr\u00e9ation Gr\u00fctli (Gen\u00e8ve), 2011 \/ Tourn\u00e9e 2011-2021 \/ Captation Tribunal de commerce de Marseille 2012 \/ Critique par Darya Feral .<\/p>\n","protected":false},"author":1001835,"featured_media":14974,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,125],"tags":[239],"class_list":["post-14973","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-teatre-du-grutli","tag-darya-feral"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14973","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001835"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14973"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14973\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20448,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14973\/revisions\/20448"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/14974"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14973"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=14973"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=14973"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}