{"id":14918,"date":"2021-01-21T13:30:30","date_gmt":"2021-01-21T12:30:30","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=14918"},"modified":"2025-01-29T11:49:04","modified_gmt":"2025-01-29T10:49:04","slug":"entretien-avec-le-collectif-sur-un-malentendu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2021\/01\/entretien-avec-le-collectif-sur-un-malentendu\/","title":{"rendered":"Entretien avec le Collectif sur un Malentendu"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00a9 DR<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le cadre de l&rsquo;op\u00e9ration In\u00e9dits textes dramatiques, en collaboration avec le journal&nbsp;<em>Le Courrier.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Un entretien autour du texte de la pi\u00e8ce :<br><em>H.S., Trag\u00e9dies Ordinaires<\/em> \/ Du Collectif sur un Malentendu \/ <a href=\"https:\/\/lecourrier.ch\/2020\/07\/05\/h-s-%E2%80%A8tragedies%E2%80%A8-ordinaires\/\">Plus d&rsquo;infos (Le Courrier)<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;S\u2019amuser montre toujours la bonne direction&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/cloe-bensai\/\">Clo\u00e9 Bensai<\/a><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2021\/01\/g-i-f-l-e-une-claque-de-bienveillance\/\">Voir aussi la critique sur <em>H.S., Trag\u00e9dies Ordinaires<\/em><\/a><\/li>\n<\/ul>\n\n\n<div class=\"wp-block-image wp-image-14915 size-medium\">\n<figure class=\"alignright size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/01\/Sur-un-malentendu_couverture_critique_article-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-19740\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/01\/Sur-un-malentendu_couverture_critique_article-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/01\/Sur-un-malentendu_couverture_critique_article-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/01\/Sur-un-malentendu_couverture_critique_article-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/01\/Sur-un-malentendu_couverture_critique_article-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/01\/Sur-un-malentendu_couverture_critique_article-1536x1024.jpg 1536w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/01\/Sur-un-malentendu_couverture_critique_article.jpg 1800w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 DR<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Entretien Zoom du 21\/12\/2020 avec Emilie Blaser, Pierre-\u00adAntoine Dubey, C\u00e9dric Leproust et Nora Steinig du Collectif sur un Malentendu. (NB&nbsp;: le Collectif Sur un malentendu est \u00e9galement compos\u00e9 de Claire Deutsch et C\u00e9dric Djedje.)<\/p>\n\n\n\n<p><strong>C.B. : Pourquoi la forme th\u00e9\u00e2trale pour parler des violences scolaires ? <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>P.-A. Dubey&nbsp;: On s\u2019est rendu compte que le th\u00e8me des violences en milieu scolaire \u00e9tait beaucoup d\u00e9battu, mais toujours de mani\u00e8re tr\u00e8s th\u00e9orique. La forme th\u00e9\u00e2trale peut amener de la force aux t\u00e9moignages, en provoquant l\u2019empathie tout en montrant l\u2019urgence de la situation. Il s\u2019agissait aussi de rentrer en dialogue d\u2019une autre mani\u00e8re avec les jeunes concernant ce th\u00e8me qui les touche de pr\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>C.B. : Pourquoi le spectacle s\u2019appelle-t-il H.S. ?&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>P.-A. Dubey : Au d\u00e9but, on voulait reprendre le titre entier de la pi\u00e8ce de Yann Verburgh, de laquelle est tir\u00e9 notre spectacle&nbsp;: <em>H.S&nbsp;: Trag\u00e9dies Ordinaires<\/em>. Finalement, notre collaboration avec des scientifiques comme Caroline Dayer nous a \u00e9loign\u00e9s de ce terme d\u2019\u00ab ordinaire&nbsp;\u00bb&nbsp;: il nous importait de ne pas normaliser ces violences. On a gard\u00e9 \u00ab&nbsp;H.S&nbsp;\u00bb, car on aimait bien la polys\u00e9mie du sigle. Pour les \u00e9l\u00e8ves que nous avons rencontr\u00e9s, il appelait une multitude de significations allant du classique \u00ab&nbsp;hors-service&nbsp;\u00bb, en passant par \u00ab&nbsp;hors-sujet&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;harc\u00e8lement scolaire&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;harc\u00e8lement sexuel&nbsp;\u00bb et allant m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 des choses plus originales comme \u00ab&nbsp;haute surveillance&nbsp;\u00bb. On a d\u00e9cid\u00e9 de ne pas choisir une interpr\u00e9tation particuli\u00e8re mais de garder ce titre qui ouvre sur plusieurs id\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>N. Steinig : J\u2019ajouterais que comme on ne jouait pas la pi\u00e8ce de Verburgh dans sa version originale, il nous semblait juste de ne pas garder exactement le m\u00eame titre.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>C.B. : Votre texte, vous l\u2019avez rappel\u00e9, est adapt\u00e9 d\u2019une pi\u00e8ce de Yann Verburgh datant de 2019. Pourriez-vous expliquer les divergences et convergences de votre adaptation avec le texte original ? Quel a \u00e9t\u00e9 le r\u00f4le de Verburgh dans la mise en place du spectacle lui-m\u00eame ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>N. Steinig : En ce qui concerne les divergences, la principale est que le spectacle de Verburgh est fictionnel. Le n\u00f4tre l\u2019est en partie aussi, mais on a essay\u00e9 de l\u2019ins\u00e9rer dans une r\u00e9alit\u00e9 scolaire dans le sens o\u00f9 l\u2019on vient faire une conf\u00e9rence. On entre dans la fiction par ces personnages, qui servent principalement \u00e0 illustrer les id\u00e9es discut\u00e9es en conf\u00e9rence.<\/p>\n\n\n\n<p>C. Leproust : Yann nous a accompagn\u00e9s dans ces modifications et a co\u00e9crit avec nous. Cette collaboration a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s riche, puisqu\u2019on avait en plus de sa vision artistique un apport au niveau de son exp\u00e9rience de terrain car il avait interrog\u00e9 beaucoup d\u2019\u00e9l\u00e8ves fran\u00e7ais.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;C.B. : <\/strong><strong>Tout au long du spectacle, on observe une vraie volont\u00e9 de vulgarisation de votre part. C\u2019est en effet une cr\u00e9ation destin\u00e9e \u00e0 un public scolaire. Qu\u2019est-ce que cela implique en termes de contraintes, tant mat\u00e9rielles que th\u00e9matiques&nbsp;? <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>N. Steinig : Du point de vue mat\u00e9riel, nous avons clairement d\u00fb adapter notre sc\u00e9nographie pour ne pas avoir \u00e0 transporter trop d\u2019affaires.<\/p>\n\n\n\n<p>E. Blaser : Au niveau th\u00e9matique, on a mis un point d\u2019honneur \u00e0 s\u2019informer : il fallait ma\u00eetriser les concepts pour \u00eatre clairs face aux \u00e9l\u00e8ves, ne pas provoquer de confusion et \u00e9viter des maladresses sur ce sujet sensible. Par exemple, on parle \u00e0 tort de harc\u00e8lement scolaire au lieu de souligner qu\u2019il s\u2019agit de harc\u00e8lement <em>en milieu<\/em> scolaire. Ce qui fait la diff\u00e9rence.<\/p>\n\n\n\n<p>N. Steinig : Caroline Dayer et l\u2019unit\u00e9 PSPS du canton de Vaud (unit\u00e9 de Promotion de la Sant\u00e9 et de Pr\u00e9vention en milieu Scolaire) nous ont beaucoup aid\u00e9s, bien que l\u2019apport scientifique \u00e9tait aussi pourvoyeur de contraintes.<\/p>\n\n\n\n<p>C. Leproust : La vulgarisation a \u00e9t\u00e9 utile autant pour la compr\u00e9hension du spectacle que pour son \u00e9laboration. En sachant cerner la violence, on pouvait injecter autant de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 pour contrebalancer.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;C.B. : <\/strong><strong>Certaines sc\u00e8nes repr\u00e9sentent l\u2019int\u00e9riorit\u00e9 des enfants victimes de souffrances. &nbsp;Pour repr\u00e9senter ces sc\u00e8nes d\u2019int\u00e9riorit\u00e9, vous \u00eates-vous bas\u00e9s sur des t\u00e9moignages issus des ateliers que vous avez organis\u00e9s dans les \u00e9coles ? Comment se d\u00e9roulaient ces ateliers&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>E. Blaser : L\u2019id\u00e9e n\u2019\u00e9tait pas de proposer un atelier de th\u00e9\u00e2tre \u2013 on ne jouait pas avec les \u00e9l\u00e8ves \u2013 mais bien d\u2019aiguiser l\u2019exactitude de notre proposition. Ils assistaient \u00e0 nos filages et nous offraient un retour pour qu\u2019on puisse ensuite retravailler la m\u00eame sc\u00e8ne devant eux.<\/p>\n\n\n\n<p>C. Leproust : Ils \u00e9valuaient le degr\u00e9 de violence de ce qui \u00e9tait repr\u00e9sent\u00e9 et le comparaient avec ce qu\u2019ils exp\u00e9rimentent dans la vraie vie : parfois, ils nous disaient que l\u2019on n\u2019\u00e9tait pas assez violents par rapport \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 des choses. On n\u2019a en revanche pas voulu demander aux \u00e9l\u00e8ves de t\u00e9moigner, car c\u2019est tr\u00e8s compliqu\u00e9 \u00e0 faire \u00e9motionnellement. En revanche, on a ouvert la discussion entre nous, en se soumettant \u00e0 l\u2019exercice du t\u00e9moignage, nous-m\u00eames, au sein du Collectif, pour revenir sur ce qu\u2019on vivait, adolescents.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;C.B. : <\/strong><strong>Les personnages des enfants victimes sont jou\u00e9s par des adultes \u2013 vous-m\u00eames. Pourquoi ce choix de positionner devant les enfants des acteurs adultes qui jouent des enfants, et qu\u2019est-ce que cela implique en termes d\u2019identification, ou au contraire, de distanciation&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C. Leproust : On reste sur une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre, qui est tout de m\u00eame un objet artistique. Et c\u2019est vrai que le fait de jouer des ados en tant qu\u2019adultes leur permet de mettre de la distance. Les \u00e9l\u00e8ves projettent un regard diff\u00e9rent sur leur situation et cela permet \u00e0 l\u2019effet cathartique du th\u00e9\u00e2tre de jouer son r\u00f4le. Sur sc\u00e8ne, on ne surjouait pas les ados, ce qui aurait rendu le message herm\u00e9tique et provoqu\u00e9 beaucoup moins d\u2019adh\u00e9sion de leur part. On voulait montrer que le n\u0153ud du probl\u00e8me \u00e9tait dans la violence : que les personnes concern\u00e9es soient adultes ou ados, cela importait peu.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>C.B. : <\/strong><strong>On voit dans les personnages des parents, de la principale ou bien du prof raciste que les adultes ne sont pas toujours en mesure d\u2019\u00eatre proactifs pour le bien-\u00eatre des jeunes. A un moment donn\u00e9 du spectacle, en revanche, Pierre-Antoine r\u00e9pond \u00ab&nbsp;je comprends&nbsp;\u00bb au gar\u00e7on invisible qui lui fait part de son angoisse, et se montre rassurant. Comment vouliez-vous repr\u00e9senter ces adultes ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C. Leproust : C\u2019est effectivement un autre \u00e9l\u00e9ment divergent entre notre pi\u00e8ce et celle de Yann. Dans son texte, le regard port\u00e9 sur les adultes est assez d\u00e9sabus\u00e9, n\u00e9gatif et dur. Dans notre d\u00e9marche, l\u2019id\u00e9e \u00e9tait plut\u00f4t de montrer aux enfants qu\u2019il \u00e9tait important de s\u2019ouvrir quant aux violences, ce qui nous a motiv\u00e9s \u00e0 pr\u00e9senter certains adultes sous un meilleur jour, pour donner confiance.<\/p>\n\n\n\n<p>P.-A. Dubey : On a vu avec nos conseillers scientifiques qu\u2019il existe dans chaque \u00e9tablissement des structures d\u00e9di\u00e9es \u00e0 la lutte contre les violences, mises en place par des adultes de confiance qui favorisent le dialogue. Pr\u00e9senter les adultes comme indignes de confiance, c\u2019\u00e9tait d\u00e9monter le travail de ces personnes, le nier, ce qui allait \u00e0 l\u2019encontre de notre volont\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>E. Blaser : En travaillant avec PSPS, on s\u2019est rendu compte que le projet devait \u00e9galement \u00eatre pr\u00e9par\u00e9 en tenant compte des destinataires professeurs.<\/p>\n\n\n\n<p>N. Steinig : Ils nous ont expliqu\u00e9 que si le th\u00e8me de la violence entre \u00e9l\u00e8ves \u00e9tait connu, celui de la violence entre profs ou bien de prof \u00e0 \u00e9l\u00e8ve est encore assez tu. C\u2019\u00e9tait l\u2019un des points forts de notre projet que d\u2019aborder ces questions.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>C.B. : <\/strong><strong>Vous semblez d\u00e9fendre, \u00e0 travers tout le texte, la notion d\u2019identit\u00e9 choisie, qu\u2019elle soit g\u00e9n\u00e9rique, sexuelle, religieuse, esth\u00e9tique. Qu\u2019est ce qui devrait changer aujourd\u2019hui dans la perception des gens sur la construction de leur identit\u00e9&nbsp;? Comment le communiquez-vous sur sc\u00e8ne&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>E. Blaser : Le th\u00e9\u00e2tre nous permet de combattre la stigmatisation : ne pas jouer les sexes ni les couleurs de peau est une mani\u00e8re de le faire. Pierre-Antoine [qui est blond] joue un arabe, je joue un gar\u00e7on, C\u00e9dric Djedje qui est noir de peau ne se retrouve pas dans le r\u00f4le du marginalis\u00e9, etc. Au lieu d\u2019\u00e9noncer frontalement des principes d\u2019ouverture, on les sugg\u00e8re par le jeu.<\/p>\n\n\n\n<p>N. Steinig : Chacun de nous a dans le spectacle des r\u00f4les diff\u00e9rents et \u00e9loign\u00e9s les uns des autres : parfois cibles, parfois bourreaux, parfois t\u00e9moins, on navigue entre les positions, qui fluctuent comme dans la vraie vie. Caroline Dayer a port\u00e9 \u00e0 notre attention qu\u2019une victime de violences en milieu scolaire a tendance \u00e0 avoir du mal \u00e0 se projeter dans un r\u00f4le diff\u00e9rent. Sans forcer la projection, on voulait tout de m\u00eame sugg\u00e9rer par le th\u00e9\u00e2tre que ces positions ne sont pas inscrites dans le marbre.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>C.B. : Dans votre d\u00e9marche, jeu sc\u00e9nique et conf\u00e9rence scientifique se c\u00f4toient. Comment interagissent ces deux dynamiques (jeu et non jeu) tout au long du spectacle ? <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>E. Blaser : Les moments de conf\u00e9rence permettaient des moments de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 bienvenus.<\/p>\n\n\n\n<p>C. Leproust : et conservaient la dynamique de dialogue avec les jeunes.<\/p>\n\n\n\n<p>P.-A. Dubey : Un des enjeux \u00e9tait aussi de ne pas rentrer dans un sch\u00e9ma p\u00e9dagogique trop r\u00e9p\u00e9titif de type th\u00e9orie-illustration. Les moments de conf\u00e9rence devaient avoir une raison d\u2019\u00eatre \u00e0 chaque fois et \u00e9clairer un point particulier, tout en nous permettant une transition ou rebondissement vers un autre aspect de la th\u00e9matique.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>C.B. : En termes d\u2019environnement sonore, quels bruits et quelles musiques viennent accompagner les visuels ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C. Leproust : Au d\u00e9but, on ouvre avec une musique qui pulse, style \u00e9mission de t\u00e9l\u00e9, pour commencer la conf\u00e9rence. Sinon, beaucoup de musiques d\u2019ambiance, pour colorer les diff\u00e9rentes sc\u00e8nes. Nos micros HF ont aussi leur importance : ils donnent une vraie qualit\u00e9 aux moments \u00ab conf\u00e9rence \u00bb de la cr\u00e9ation.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>C.B. : Pour finir, j\u2019aimerais en savoir plus sur le Collectif. Quel est votre mode de fonctionnement ? Et pourquoi \u00eates-vous un collectif dit \u00ab sur un malentendu \u00bb ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Rires complices de la part des com\u00e9diens entre eux.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>C. Leproust : Tu veux la vraie anecdote ou la version officielle ? On a mis du temps \u00e0 se trouver un nom, jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019un soir, au th\u00e9\u00e2tre de l\u2019Arsenic, une amie nous en propose un, en signifiant qu\u2019il pouvait marcher \u00ab sur un malentendu \u00bb, comme le disait Jean-Claude Dusse dans Les Bronz\u00e9s, ce qui nous a beaucoup amus\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>P.-A. Dubey : Et puis il faut dire que la cr\u00e9ation de ce groupe n\u2019\u00e9tait pas du tout pr\u00e9vue.<\/p>\n\n\n\n<p>N. Steinig : Pour ce qui est de notre fonctionnement, on a tous la m\u00eame place dans ce groupe qui n\u2019est pas hi\u00e9rarchis\u00e9. On essaie de ne pas faire de mise en sc\u00e8ne, mais de trouver entre nous des concepts moteurs qui vont nous faire jouer et nous amuser. S\u2019amuser montre toujours la bonne direction.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Clo\u00e9 Bensai. <\/p>\n","protected":false},"author":1001835,"featured_media":19740,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_seopress_analysis_target_kw":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[240],"class_list":["post-14918","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-entretien","tag-cloe-bensai"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14918","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001835"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14918"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14918\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21489,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14918\/revisions\/21489"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/19740"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14918"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=14918"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=14918"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}