{"id":14891,"date":"2021-01-21T12:34:13","date_gmt":"2021-01-21T11:34:13","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=14891"},"modified":"2025-02-09T16:31:29","modified_gmt":"2025-02-09T15:31:29","slug":"entretien-avec-nalini-menamkat","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2021\/01\/entretien-avec-nalini-menamkat\/","title":{"rendered":"Entretien avec Nalini Menamkat"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00a9 Carole Parodi<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le cadre de l&rsquo;op\u00e9ration In\u00e9dits textes dramatiques, en collaboration avec le journal&nbsp;<em>Le Courrier.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Un entretien r\u00e9alis\u00e9 le 14 d\u00e9cembre 2020 par visioconf\u00e9rence autour de la pi\u00e8ce <em>Faites comme chez nous<\/em> \/ De Nalini Menamkat \/ <a href=\"https:\/\/lecourrier.ch\/2020\/08\/02\/faites-comme-chez-nous\/\">Plus d&rsquo;infos (Le Courrier)<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/valentine-bovey\/\">Valentine Bovey<\/a><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2021\/01\/ecritures-dramatiques-contemporaines-partenariat-avec-le-courrier-4\/\">Voir aussi la critique sur <em>Faites comme chez nous<\/em><\/a><\/li>\n<\/ul>\n\n\n<div class=\"wp-block-image wp-image-14937 size-medium\">\n<figure class=\"alignright size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"200\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/01\/Nalimi-Menamkat_entretien_critique.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-19749\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/01\/Nalimi-Menamkat_entretien_critique.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2021\/01\/Nalimi-Menamkat_entretien_critique-250x167.jpg 250w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Carole Parodi<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong>Valentine Bovey&nbsp;: J\u2019ai trouv\u00e9 ton texte tr\u00e8s dr\u00f4le, malgr\u00e9 la gravit\u00e9 du sujet. Dans quel contexte cette id\u00e9e de faire un texte sur l\u2019immigration t\u2019es venue, et particuli\u00e8rement sur ce pan de l\u2019immigration dont on parle le moins peut-\u00eatre en Suisse, qui est l\u2019int\u00e9gration ? Est-ce qu\u2019il y a une part autobiographique ou d\u2019exp\u00e9rience v\u00e9cue ?&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Nalini Menamkat&nbsp;: Oui, c\u2019est extr\u00eamement autobiographique. J\u2019habite dans un petit village suisse, \u00e0 Perroy, et la question de l\u2019immigration m\u2019int\u00e9ressait&nbsp;: je me sentais toujours tiraill\u00e9e entre le fait de me dire que c\u2019\u00e9tait la probl\u00e9matique de notre g\u00e9n\u00e9ration tout en me demandant comment faire pour accueillir des migrant\u00b7e\u00b7s. Alors j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 me r\u00e9unir avec d\u2019autres personnes du village pour en parler, pour creuser, voir ce qu\u2019on pouvait faire. Plus on rencontrait des gens, plus je trouvais qu\u2019il y avait une th\u00e9\u00e2tralit\u00e9 dans le sujet. Au d\u00e9but, c\u2019\u00e9tait juste une sorte de patchwork d\u2019anecdotes qui me faisaient hurler de rire \u2013 c\u2019est \u00e0 la fois dramatique et cela montrait tous les travers humains. J\u2019ai tout de suite vu cette ambivalence, qui est la volont\u00e9 d\u2019aider, mais en g\u00e9n\u00e9ral il y a une tension lorsque la personne qu\u2019on n\u2019aide ne correspond pas \u00e0 l\u2019id\u00e9e qu\u2019on se fait. Il y avait des tensions extr\u00eamement fortes et ces tensions sont ce qui fait pour moi l\u2019int\u00e9r\u00eat du th\u00e9\u00e2tre. Cette r\u00e9alit\u00e9-l\u00e0 m\u2019\u00e9tait proche et montrait tout ce qu\u2019il y a de plus glorieux dans l\u2019humanit\u00e9 \u2013 \u00e0 savoir vouloir venir en aide \u00e0 son prochain \u2013 mais aussi \u00e9videmment les pires travers. J\u2019ai vraiment r\u00e9alis\u00e9 que cette relation d\u2019aide est une relation de pouvoir. Et \u00e7a ne m\u2019\u00e9tait jamais apparu de mani\u00e8re aussi flagrante. Lorsqu\u2019on est dans la position d\u2019aider quelqu\u2019un\u00b7e, on a un pouvoir sur cette personne, qu\u2019on le veuille ou non. Je me suis donc tr\u00e8s vite dit qu\u2019il y avait tous les ingr\u00e9dients d\u2019une bonne farce. C\u2019est comme \u00e7a que \u00e7a a d\u00e9marr\u00e9.&nbsp;Il a fallu ensuite nouer ces tas d\u2019anecdotes que j\u2019avais en un r\u00e9cit.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>V.B.&nbsp;: Tes phrases sont tr\u00e8s simples, tr\u00e8s quotidiennes mais sous ce quotidien on voit le politique, et cela montre bien les rapports de pouvoir voil\u00e9s sous les politesses ou sous des discours x\u00e9nophobes compl\u00e8tement banalis\u00e9s. Comment qualifierais-tu donc ton \u00e9criture ? Est-ce que c\u2019est une sorte d\u2019\u00e9criture de terrain ? Et est-ce que tu avais des r\u00e9f\u00e9rences th\u00e9\u00e2trales ou litt\u00e9raires en \u00e9crivant ce texte ainsi ?&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>N.M. : Je dirais que mon phare, c\u2019est Nikola\u00ef Erdman, un auteur russe qui \u00e9crit au d\u00e9but du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. C\u2019est un bonheur parce qu\u2019il y a ce c\u00f4t\u00e9 extr\u00eamement dr\u00f4le, mais extr\u00eamement politique, ce sont les ingr\u00e9dients de quelque chose que j\u2019aime beaucoup. Au fil de l\u2019\u00e9criture, \u00e7a a commenc\u00e9 par beaucoup de terrain, des entretiens, et puis en milieu de parcours j\u2019ai appris l\u2019histoire vraie de ce r\u00e9fugi\u00e9 qui vivait dans un camp de r\u00e9fugi\u00e9 en Australie, sur une \u00eele [Manus, ndr] qui a \u00e9crit un livre par Whatsapp et a gagn\u00e9 un prix litt\u00e9raire prestigieux en Australie [<em>T\u00e9moignage d\u2019une \u00eele-prison, <\/em>Behrouz Boochani, ndr]. Il y a donc ce genre de parcours qui m\u2019a interpell\u00e9e. Stylistiquement, Lukas B\u00e4rfuss [le mentorat propos\u00e9 par la SSA] m\u2019a beaucoup aid\u00e9e pour que ce soit incisif. Je ne suis pas encore totalement satisfaite de la pi\u00e8ce, je trouve qu\u2019il manque encore un \u00e9quilibre, mais je suis encore en train de chercher. Il m\u2019a dit \u00ab&nbsp;chaque r\u00e9plique doit venir mettre en tension la r\u00e9plique suivante&nbsp;\u00bb, j\u2019avais tendance \u00e0 faire de la conversation et parfois cela perdait en tension. Il m\u2019a aid\u00e9e \u00e0 \u00e9purer.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>V.<\/strong><strong style=\"font-size: 1rem\">B.&nbsp;: Ton texte m\u2019a fait penser \u00e0 <em>D\u00e4monen<\/em>, de Lars Noren, que j\u2019avais vu mis en sc\u00e8ne par Thomas Ostermeier. C\u2019est le portrait satirique d\u2019un couple de bobos, qui invitent leurs voisins qu\u2019ils m\u00e9prisent. Cette satire d\u2019un certain milieu de gauche qui a beaucoup d\u2019id\u00e9aux mais n\u2019arrive pas \u00e0 les vivre m\u2019avait beaucoup parl\u00e9. De m\u00eame, ce n\u2019est pas du th\u00e9\u00e2tre documentaire que tu fais, mais c\u2019est un th\u00e9\u00e2tre coll\u00e9 au r\u00e9el&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>N.M. : J\u2019ai aussi beaucoup d\u2019empathie et de sympathie pour les personnages, dont je fais partie. Je trouve que c\u2019est difficile d\u2019aider, c\u2019est compliqu\u00e9 de trouver la bonne mani\u00e8re, la bonne distance, de ne pas prendre le pouvoir dans cette relation, de se d\u00e9faire de ses pr\u00e9jug\u00e9s, c\u2019est extr\u00eamement difficile. C\u2019est aussi ce que j\u2019aime avec Erdman, c\u2019est qu\u2019on est sur le m\u00eame trottoir que les personnages, ce n\u2019est pas juste qu\u2019on se moque d\u2019eux. Ils sont \u00e0 la fois path\u00e9tiques, mais ce besoin d\u2019id\u00e9aux \u00e0 tout prix et \u00e0 n\u2019importe quel prix est touchant. Il y a cette dimension vaudevillesque qui me tient \u00e0 c\u0153ur mais je cherche le bon \u00e9quilibre entre cela et quelque chose qui s\u2019arrache d\u2019une forme de r\u00e9alisme. Je cherche certaines sc\u00e8nes plus oniriques&#8230; Je viens de d\u00e9couvrir un auteur qui s\u2019appelle Omar Youssef Souleimane, qui a aussi un parcours en lien avec l\u2019\u00e9criture et la migration. Cela m\u2019a donn\u00e9 envie de voir Tarek r\u00e9citer de la po\u00e9sie, avec une dimension sonore, avec la langue arabe aussi, pour amener le texte dans un univers plus po\u00e9tique.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>V.<\/strong><strong style=\"font-size: 1rem\">B.&nbsp;: J\u2019ai aussi ressenti beaucoup de compassion pour le personnage de Tarek \u00ab&nbsp;le migrant&nbsp;\u00bb qui d\u00e9barque et dont les seuls r\u00e9els besoins ne sont jamais \u00e9cout\u00e9s, alors qu\u2019il obtient tout ce qu\u2019il ne r\u00e9clame pas.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>N.M. : Il y a ce livre de Velibor Colic, <em>Manuel d\u2019un exil\u00e9<\/em>, qui dit cela : toutes les identit\u00e9s sont compress\u00e9es dans l\u2019unique identit\u00e9 qui est celle du\u00b7de la migrant\u00b7e. C\u2019est extr\u00eame : toute la diversit\u00e9 de ce qu\u2019on peut \u00eatre est r\u00e9duit \u00e0 une seule \u00e9tiquette et je trouve cela d\u2019une violence incroyable. C\u2019\u00e9tait un peu ce fil-l\u00e0 que je voulais explorer.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>V.<\/strong><strong style=\"font-size: 1rem\">B.&nbsp;: Tu dirais que tu fais du th\u00e9\u00e2tre politique, au sens de militant ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>N.M. : Je pense que je suis tr\u00e8s militante dans la vie, mais apr\u00e8s je dirais que c\u2019est un peu le danger, je trouve que c\u2019est toujours d\u00e9sagr\u00e9able d\u2019aller au th\u00e9\u00e2tre et d\u2019avoir l\u2019impression qu\u2019on essaie de nous donner une v\u00e9rit\u00e9, de nous faire passer un message. Donc j\u2019essaie plut\u00f4t de travailler \u00e0 partir de questions : comment est-ce qu\u2019on aide, qu\u2019est-ce que cette relation d\u2019aide ? J\u2019essaie de travailler sur des questions ouvertes que je me pose moi-m\u00eame et auxquelles je n\u2019ai pas la r\u00e9ponse plut\u00f4t que sur des choses que j\u2019ai l\u2019impression d\u2019avoir compris mieux que les autres. Les sujets sont toujours fond\u00e9s au niveau socio-politique, je trouve que l\u2019int\u00e9r\u00eat du th\u00e9\u00e2tre est de parler du monde qui nous entoure, mais j\u2019essaie de faire \u00e7a de la mani\u00e8re la plus honn\u00eate possible. Mais si on entend par th\u00e9\u00e2tre politique un th\u00e9\u00e2tre qui serait id\u00e9ologique, alors ce n\u2019est pas mon but. Je n\u2019ai pas de r\u00e9ponses \u00e0 donner !<\/p>\n\n\n\n<p><strong>V.B.&nbsp;: Tu as la double casquette de mise en sc\u00e8ne et de dramaturge. En \u00e9crivant, r\u00e9fl\u00e9chis-tu \u00e0 ce que pourrait \u00eatre une mise en sc\u00e8ne ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>N.M. : \u00c9tonnamment, pas du tout ! Parce que si la metteuse en sc\u00e8ne en moi parlait \u00e0 l\u2019autrice, elle dirait \u00ab tu ne peux pas \u00e9crire une pi\u00e8ce avec dix personnages, tu ne pourras jamais la monter, c\u2019est vou\u00e9 \u00e0 un \u00e9chec total \u00bb [rires]. Au d\u00e9part, j\u2019avais une id\u00e9e sc\u00e9nographique pour <em>Faites comme chez nous, <\/em>je voulais que l\u2019histoire se fasse en deux temps : und premi\u00e8re version de l\u2019histoire depuis la rue, une deuxi\u00e8me depuis l\u2019appartement de Tarek, avec une sorte de collision monumentale entre ces deux points de vue. Mais \u00e0 un moment donn\u00e9 j\u2019ai d\u00fb l\u00e2cher ce concept que j\u2019avais pour \u00e9crire, \u00e7a me bloquait. Par contre, j\u2019ai vraiment besoin de la r\u00e9p\u00e9tition et des com\u00e9dien\u00b7ne\u00b7s, j\u2019ai besoin d\u2019entendre les gens dire le texte pour pouvoir me rendre compte s\u2019il tient ou pas. Je n\u2019arrive pas \u00e0 appr\u00e9hender les changements de texte sans le travail au plateau. Les com\u00e9dien\u00b7ne\u00b7s sentent aussi tout de suite lorsqu\u2019il y a des choses qui ne jouent pas, ou ils posent des questions int\u00e9ressantes puisqu\u2019ils suivent le fil d\u2019un seul personnage. Pour moi il manque clairement cette derni\u00e8re phase pour m\u2019emparer du texte et le mettre \u00e0 l\u2019\u00e9preuve du plateau pour qu\u2019il soit vraiment abouti, pour qu\u2019il soit valid\u00e9, en quelque sorte.&nbsp;<strong>&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>V.B.&nbsp;: Donc, dans ton rapport au texte, il n\u2019y a rien de grav\u00e9 dans du marbre&nbsp;? Est-ce que tu penses qu\u2019il va encore beaucoup bouger ?&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>N.M. : Oui, je pense. Je n\u2019ai pas tellement ce rapport de sacralit\u00e9 au texte, je me sens plut\u00f4t proche du th\u00e9\u00e2tre allemand. La fid\u00e9lit\u00e9 du\u00b7de la metteur\u00b7euse en sc\u00e8ne au texte, pour les Allemand\u00b7e\u00b7s, se situe au niveau de l\u2019histoire. Mais apr\u00e8s, tous les moyens sont bons. Quand je travaillais \u00e0 la Com\u00e9die de Gen\u00e8ve, j\u2019avais travaill\u00e9 sur <em>Amphitryon <\/em>de Moli\u00e8re, et la costumi\u00e8re qui \u00e9tait allemande m\u2019avait dit&nbsp;: \u00ab&nbsp;tu me donneras ta version du texte&nbsp;\u00bb. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 surprise, je lui disais&nbsp;: \u00ab&nbsp;mais c\u2019est du Moli\u00e8re&nbsp;!&nbsp;\u00bb [rires]. Pour eux c\u2019est diff\u00e9rent. Je trouve \u00e7a int\u00e9ressant car sinon le th\u00e9\u00e2tre meurt un peu. Il faut se sentir libre de couper, de remanier. Ce qui doit gagner \u00e0 la fin, c\u2019est le plateau. Il faut \u00eatre sans piti\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Valentine Bovey. <\/p>\n","protected":false},"author":1001835,"featured_media":19749,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[241],"class_list":["post-14891","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-entretien","tag-valentine-bovey"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14891","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001835"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14891"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14891\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":22400,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14891\/revisions\/22400"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/19749"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14891"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=14891"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=14891"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}