{"id":14222,"date":"2020-03-16T17:03:50","date_gmt":"2020-03-16T16:03:50","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=14222"},"modified":"2025-02-09T16:58:17","modified_gmt":"2025-02-09T15:58:17","slug":"les-veilleuses","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2020\/03\/les-veilleuses\/","title":{"rendered":"Les Veilleuses"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Les Veilleuses<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Texte d\u2019Anne-Fr\u00e9d\u00e9rique Rochat \/ Mise en sc\u00e8ne d\u2019Olivier P\u00e9riat \u2013 Cie Interlope \/ La Grange de Dorigny \/ du 12 au 15 mars 2020 \/ Critiques par Monique Kountangni et Av\u00ee Cagin. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>12 mars 2020<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/monique-kountangni\/\">Monique Kountangni<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Ma voix douce et basse<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/03\/Reference-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-14220\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/03\/Reference-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/03\/Reference-267x200.jpg 267w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/03\/Reference-227x170.jpg 227w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/03\/Reference-768x576.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/03\/Reference-624x468.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/03\/Reference.jpg 1309w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Martin Reeve<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>\u00c0 la Grange de Dorigny s\u2019invite un trio de com\u00e9diennes qui, sous pr\u00e9texte de questionner la maternit\u00e9 et le sens qu\u2019elle peut encore faire aujourd\u2019hui, en profite pour poser de nombreux tabous sur la table avant d\u2019en proposer plusieurs grilles de lectures. On rit (souvent jaune), on serre les dents et peut-\u00eatre qu\u2019on peut \u00eatre tent\u00e9es de r\u00eaver de revanche ou plut\u00f4t de vraies nouvelles r\u00e9ponses, plus libres et libertaires.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Sur la m\u00e9lodie d\u2019une s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e populaire, d\u00e9barquent trois femmes masqu\u00e9es, identiquement v\u00eatues et coiff\u00e9es. Elles ont l\u2019air jeune et bien faites, pourtant le public pourrait h\u00e9siter entre le r\u00eave et le cauchemar. Le ton est donn\u00e9. Le trio \u00e9voque tout \u00e0 la fois les Gr\u00e2ces, les Parques et les sorci\u00e8res de&nbsp;<em>Macbeth&nbsp;<\/em>; c\u2019est qu\u2019il sera question de vie, de mort et de fatalit\u00e9. En effet, le spectacle questionne ce \u00ab&nbsp;pur bonheur&nbsp;\u00bb de la maternit\u00e9 que la soci\u00e9t\u00e9 vend aux fillettes et aux femmes \u2013 \u00e0 coups de clich\u00e9s mielleux sur la grossesse et les b\u00e9b\u00e9s. &nbsp;Il donne \u00e0 voir la pression sociale exerc\u00e9e sur les femmes et par les femmes&nbsp;; la violence des discours contre celles qui tentent de se soustraire \u00e0 leur \u00ab mission \u00bb&nbsp;; la d\u00e9tresse de celles qui s\u2019y soumettent et dont le corps se trouve comme expropri\u00e9&nbsp;; la transformation physique et psychique et le travail des hormones&nbsp;; la perte de sens et de libert\u00e9. Bien loin de la joie et de la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 diffus\u00e9es dans les magazines.<\/p>\n\n\n\n<p>Le spectacle consiste en un montage de s\u00e9quences courtes et contrast\u00e9es, d\u00e9roul\u00e9 sur une sc\u00e8ne nue, marqu\u00e9e par des \u00e9clairages tr\u00e8s tranch\u00e9s qui mettent en valeur la chor\u00e9graphie tr\u00e8s ma\u00eetris\u00e9e des com\u00e9diennes. L\u2019ensemble est tr\u00e8s rythm\u00e9, alerte et souvent dr\u00f4le. Cette ambiance \u2013 fallacieuse \u2013 de&nbsp;<em>music-hall<\/em>&nbsp;contraste avec la profondeur et la sinc\u00e9rit\u00e9 du questionnement de l\u2019autrice.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur sc\u00e8ne, c\u2019est aussi trois personnages qui \u00e9changent leur exp\u00e9rience de la grossesse. L\u2019une a (dit-elle) fait appel \u00e0 un donneur de sperme, l\u2019autre a fait un enfant dans le dos \u00e0 son amant mari\u00e9 \u2013 un accident (dit-elle) \u2013 et la troisi\u00e8me est une \u00ab&nbsp;multir\u00e9cidiviste&nbsp;\u00bb puisqu\u2019elle attend son sixi\u00e8me enfant. Clich\u00e9s \u00e0 gogo, elles racontent leurs histoires et donnent voix \u00e0 d\u2019autres femmes, d\u2019autres histoires que, sans doute, les femmes du public ne connaissent que trop bien. Cet \u00e9trange ch\u0153ur de futures m\u00e8res \u00e9graine les le\u00e7ons apprises pour se convaincre qu\u2019il lui revient de veiller \u00e0 la p\u00e9rennit\u00e9 de l\u2019humanit\u00e9. Pourtant la m\u00e9thode Cou\u00e9 a ses limites et la fa\u00e7ade se craqu\u00e8le, notamment avec l\u2019histoire de Catherine, la professeure de yoga p\u00e9rinatal, qui avait tout pour \u00eatre heureuse (une vie de famille digne de l\u2019imagerie d\u2019\u00c9pinal) et qui pourtant s\u2019est donn\u00e9 la mort. Un contrepoint qui fera basculer le spectacle et ouvrira la voie \u00e0 celles qui osent se choisir un destin hors des sentiers battus.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>12 mars 2020<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/monique-kountangni\/\">Monique Kountangni<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>12 mars 2020<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/avi-cagin\/\">Av\u00ee Cagin<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">L\u2019angoisse d\u2019\u00eatre deux<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"512\" height=\"341\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/03\/unnamed.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-14227\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/03\/unnamed.jpg 512w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/03\/unnamed-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/03\/unnamed-250x167.jpg 250w\" sizes=\"auto, (max-width: 512px) 100vw, 512px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Martin Reeve<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Ce jeudi 12 mars, un public h\u00e9t\u00e9roclite s\u2019installe dans les rangs de la Grange de Dorigny. Chacun anticipe le d\u00e9roulement du spectacle&nbsp;: un discours f\u00e9ministe, sans doute, et une critique du patriarcat\u2026 En r\u00e9alit\u00e9, c\u2019est un spectacle sur la peur qui va se jouer. La peur de ne pas \u00eatre \u00e0 la hauteur, la peur de perdre sa libert\u00e9, la peur du jugement des autres quand on ne veut pas d\u2019enfants \u2013 la peur d\u2019\u00eatre ou de ne pas \u00eatre m\u00e8re. Un spectacle aux intonations l\u00e9g\u00e8res, mais aux implications sombres.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le spectacle s\u2019ouvre sur une mise en garde&nbsp;(\u00ab&nbsp;toute ressemblance avec des \u00e9v\u00e9nements ou des personnes r\u00e9elles serait fortuite\u2026&nbsp;\u00bb) adress\u00e9e au public par trois femmes portant un masque qui \u00e9voque les robots de&nbsp;<em>The Stepford Wives<\/em>&nbsp;(Bryan Forbes, 1975). Apr\u00e8s avoir \u00f4t\u00e9 le masque et plac\u00e9 un ballon de baudruche sous leur maillot, elles parlent de leur amie Marie, qui, scandaleusement, aurait d\u00e9clar\u00e9 ne pas ressentir l\u2019 \u00ab&nbsp;envie \u00bb d\u2019avoir des enfants. Elles portent un training noir et rouge, des bottines fauves, une perruque orange coup\u00e9e au carr\u00e9, un rouge \u00e0 l\u00e8vre \u00e9clatant. Ce costume est plus g\u00eanant que s\u00e9duisant, comme si l\u2019on surprenait Leelo, l\u2019h\u00e9ro\u00efne du&nbsp;<em>Cinqui\u00e8me \u00e9l\u00e9ment<\/em>&nbsp;de Luc Besson, dans un cours de gymnastique pr\u00e9natale. L\u2019encha\u00eenement presque m\u00e9canique des r\u00e9pliques, l\u2019\u00e9locution impeccable des com\u00e9diennes, les mimiques et les gestes synchronis\u00e9s, les d\u00e9placements rectilignes sur un plateau d\u00e9coup\u00e9 par des projections de lumi\u00e8re, tout contribue \u00e0 instaurer une atmosph\u00e8re artificielle et inqui\u00e9tante \u00e0 la sc\u00e8ne. Derri\u00e8re leur sourire forc\u00e9 et leur fausse joie de vivre, les trois femmes semblent captives de st\u00e9r\u00e9otypes puissants, si difficiles \u00e0 dater qu\u2019elles en deviennent comme des all\u00e9gories.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019autrice du texte, Anne-Fr\u00e9d\u00e9rique Rochat, a voulu exposer l\u2019\u00e9tat d\u2019incertitude des femmes au moment de la grossesse&nbsp;: alors que la soci\u00e9t\u00e9 leur r\u00e9p\u00e8te qu\u2019elles vont \u00eatre combl\u00e9es, qu\u2019elles sont en voie de remplir la mission qui leur a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e \u00e0 leur naissance, elles prennent peur. \u00c0 ce moment, elles ne peuvent compter ni sur les hommes (tenus \u00e0 l\u2019\u00e9cart de la \u00ab&nbsp;cellule de crise&nbsp;\u00bb), ni sur les autres femmes (qui taisent leurs propres interrogations). Sur sc\u00e8ne, cette solitude est exprim\u00e9e par chacun des personnages de fa\u00e7on particuli\u00e8re. Bien qu\u2019elles soient physiquement similaires, et qu\u2019elles s\u2019int\u00e8grent dans une m\u00eame chor\u00e9graphie, chacune des \u00ab&nbsp;futures m\u00e8res&nbsp;\u00bb est habit\u00e9e par ses propres d\u00e9mons. La fonction all\u00e9gorique des trois personnages se distribue alors en inqui\u00e9tudes concr\u00e8tes, pr\u00e9cises et susceptibles de toucher toutes les spectatrices (\u00e0 d\u00e9faut des spectateurs). Les personnalit\u00e9s se dessinent au fur et \u00e0 mesure des tableaux, lors de monologues, de confidences ou de sc\u00e8nes oniriques. Souvent, la lumi\u00e8re \u00e9claire les deux femmes qui ne parlent pas, tandis que la troisi\u00e8me, dans l\u2019ombre, \u00e9nonce ce qu\u2019elle ressent, en secret. Ainsi sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9es les angoisses de celle qui est terrifi\u00e9e \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019accoucher dans le sang et la douleur, de celle qui a peur de ne pas bien \u00e9lever ses enfants toujours plus nombreux, de celle qui n\u2019est gu\u00e8re enthousiaste \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019\u00eatre m\u00e8re pour toujours. Ces conflits int\u00e9rieurs constituent le v\u00e9ritable int\u00e9r\u00eat du spectacle. Certaines phrases marquent&nbsp;: \u00ab&nbsp;Avec un enfant, il est plus difficile de se suicider&nbsp;\u00bb&nbsp;; \u00ab&nbsp;Je me sens prisonni\u00e8re de mon enfant&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le spectacle ne d\u00e9roule pas une intrigue, mais fait miroiter, par un montage rythm\u00e9 de s\u00e9quences, les diff\u00e9rentes facettes de la th\u00e9matique explor\u00e9e par Anne-Fr\u00e9d\u00e9rique Rochat.&nbsp;<em>Les Veilleuses<\/em>&nbsp;r\u00e9ussit surtout \u00e0 r\u00e9v\u00e9ler la r\u00e9flexivit\u00e9 qui est ordinairement refus\u00e9e \u00e0 la figure mythique de la (future) m\u00e8re. Bien que certains tableaux oscillent entre le percutant et le clich\u00e9, ils portent tous \u00e0 se demander pourquoi le syst\u00e8me n\u00e9o-lib\u00e9ral dans lequel nous vivons promeut l\u2019individualisme comme valeur absolue et attend des femmes qu\u2019elles renoncent&nbsp;<em>toutes<\/em>&nbsp;\u00e0 leur libert\u00e9 et<em>&nbsp;tout naturellement<\/em>&nbsp;\u00e0 leur identit\u00e9. Une r\u00e9flexion urgente et brillamment transpos\u00e9e sur le plateau.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>12 mars 2020<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/avi-cagin\/\">Av\u00ee Cagin<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/grangededorigny\/%C3%A9v%C3%A8nement\/les-veilleuses\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Texte d\u2019Anne-Fr\u00e9d\u00e9rique Rochat \/ Mise en sc\u00e8ne d\u2019Olivier P\u00e9riat \u2013 Cie Interlope \/ La Grange de Dorigny \/ du 12 au 15 mars 2020 \/ Critiques par Monique Kountangni et Av\u00ee Cagin.<\/p>\n","protected":false},"author":1001835,"featured_media":14219,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_seopress_analysis_target_kw":"","footnotes":""},"categories":[32,34,5,38],"tags":[232,225],"class_list":["post-14222","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-la-grange","category-spectacle","tag-avi-cagin","tag-monique-kountangni"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14222","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001835"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14222"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14222\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20468,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14222\/revisions\/20468"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/14219"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14222"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=14222"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=14222"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}