{"id":14199,"date":"2020-03-10T12:54:46","date_gmt":"2020-03-10T11:54:46","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=14199"},"modified":"2025-02-09T16:58:56","modified_gmt":"2025-02-09T15:58:56","slug":"en-chemin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2020\/03\/en-chemin\/","title":{"rendered":"En chemin"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">En chemin<\/h2>\n\n\n<p>Texte et mise en sc\u00e8ne de Gustavo Giacosa \/ La Grange de Dorigny \/ du 5 au 6 mars 2020 \/ Critiques par Av\u00ee Cagin et Monique Kountangni.<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Une danse de la solitude<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>6 mars 2020<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/avi-cagin\/\" data-type=\"page\" data-id=\"14175\">Av\u00ee Cagin<\/a> <\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/03\/MG_2339-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-14197\" style=\"width:299px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/03\/MG_2339-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/03\/MG_2339-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/03\/MG_2339-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/03\/MG_2339-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/03\/MG_2339-1536x1024.jpg 1536w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/03\/MG_2339-624x416.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/03\/MG_2339.jpg 1800w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Amandine Nandrin<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Un public compos\u00e9 de diff\u00e9rentes g\u00e9n\u00e9rations s\u2019installe \u00e0 la Grange de Dorigny pour d\u00e9couvrir une pi\u00e8ce troublante. Quelques murmures choqu\u00e9s pendant la repr\u00e9sentation, mais l\u2019accueil final est retentissant.&nbsp;<\/em>En chemin<em>&nbsp;met le spectateur face aux tourments de la folie et de l\u2019isolation, dans une transparence et une nudit\u00e9 frappantes. D\u00e9rangeant et honn\u00eate.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Cinq acteurs sont assis en demi-cercle au centre de la sc\u00e8ne. A tour de r\u00f4le, ils bougent les l\u00e8vres au son d\u2019une conversation pr\u00e9enregistr\u00e9e sur la confiance en soi. Dans le fond, Gustavo Giacosa se d\u00e9bat comme un homme tortur\u00e9. Lorsqu\u2019il se tire cinq balles dans la t\u00eate et que chacun des personnages s\u2019effondre tour \u00e0 tour, on comprend qu\u2019il r\u00e8gle ses comptes avec ses voix int\u00e9rieures, qui pourtant reviendront tout au long du spectacle.<\/p>\n\n\n\n<p>Le th\u00e8me de la folie est manifeste dans les diff\u00e9rents tableaux cauchemardesques qui s\u2019encha\u00eenent sur sc\u00e8ne. Le protagoniste se recouvre chroniquement d\u2019une b\u00e2che noire pos\u00e9e au sol comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019une couverture. Il s\u2019y fait \u00ab&nbsp;happer&nbsp;\u00bb comme dans un sommeil, comme englouti par ses id\u00e9es noires. Le contenu de son esprit semble se manifester sur sc\u00e8ne, chaque tableau repr\u00e9sentant une divagation, une hantise.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme pour \u00e9voquer des id\u00e9es obs\u00e9dantes, ces figures se d\u00e9placent dans l\u2019espace d\u2019une mani\u00e8re bestiale et impr\u00e9visible, cryptique parfois. La \u00ab&nbsp;m\u00e8re-tortue&nbsp;\u00bb s\u2019avance lentement vers son fils endormi, \u00e9lan\u00e7ant ses jambes talonn\u00e9es d\u2019une mani\u00e8re tout \u00e0 fait contraire \u00e0 la nature et presque effrayante. La \u00ab&nbsp;meute&nbsp;\u00bb des \u00ab&nbsp;fr\u00e8res-loups&nbsp;\u00bb grogne et tourne autour du protagoniste, englouti par la b\u00e2che de ses psychoses. Leur hostilit\u00e9, ainsi que la d\u00e9fiance peureuse de la m\u00e8re, semblent creuser une r\u00e9elle br\u00e8che entre lui et la r\u00e9alit\u00e9 \u2013 mais aussi la famille. On devine progressivement l\u2019histoire d\u2019un homme dont le malheur est d\u2019\u00eatre \u00e9tranger \u00e0 sa famille. Une des sc\u00e8nes les plus touchantes est la \u00ab&nbsp;danse familiale&nbsp;\u00bb lorsque toutes les figures de la famille, assises en cercle, se passent des assiettes dans une chor\u00e9graphie qui \u00e9voque la proximit\u00e9 et l\u2019intimit\u00e9 familiale, jusqu\u2019\u00e0 ce que le jeune homme arrive. Chaque fois qu\u2019il prend place, toute la famille d\u00e9tourne le regard. Ce simple proc\u00e9d\u00e9 instaure un profond sentiment de solitude et \u00e9claire le tragique du spectacle. Chaque d\u00e9tail prend sens&nbsp;: l\u2019absence de dialogue, le d\u00e9nudement d\u00e8s la premi\u00e8re sc\u00e8ne&nbsp;: tout ce que veut cet homme, c\u2019est sans doute de se sentir proche d\u2019autres personnes, de sa famille. L\u2019empathie progressive que le spectateur ressent pour le protagoniste m\u00e8ne \u00e0 un grand moment d\u2019\u00e9motion : le p\u00e8re, de mani\u00e8re inattendue, enlace son fils, et c\u2019est le noir. Une fin heureuse&nbsp;? On aimerait applaudir&nbsp;; on commence \u00e0 le faire. Mais les lumi\u00e8res se rallument, et le fils est seul sur sc\u00e8ne. Tromp\u00e9 par son d\u00e9sir d\u2019\u00eatre accept\u00e9. Et les figures reviennent le hanter jusqu\u2019\u00e0 une derni\u00e8re sc\u00e8ne qu\u2019on peut interpr\u00e9ter comme un suicide : \u00ab&nbsp;Tu es libre, vas-t-en&nbsp;!&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><em>En chemin<\/em>&nbsp;peut \u00eatre compris comme une descente vers une folie de plus en plus sombre ou, au contraire, comme une sorte de lib\u00e9ration, par le biais de l\u2019abandon de soi. Libre de s\u2019en aller, le jeune homme ne sera plus tourment\u00e9 par ses d\u00e9mons int\u00e9rieurs. Met-il fin \u00e0 son agonie, dans un d\u00e9nouement doux-amer&nbsp;? Ou vole-t-il vers une nouvelle vie&nbsp;? Le spectateur interpr\u00e8tera ce cheminement selon sa sensibilit\u00e9, et peut-\u00eatre sa propre histoire.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec ses moments d\u2019ironie (le pantalon du p\u00e8re, mort, qui tombe et r\u00e9v\u00e8le une absence de sous-v\u00eatements fait rire le public) qui font respirer en pleine intensit\u00e9 douloureuse,&nbsp;<em>En chemin&nbsp;<\/em>est une pi\u00e8ce touchante qui, sans tomber dans la lourdeur de l\u2019analyse psychologique, explore l\u2019int\u00e9riorit\u00e9 d\u2019un homme fou de douleur, mais aussi le d\u00e9sir profond\u00e9ment humain de proximit\u00e9 avec ses semblables, auquel chacun peut s\u2019identifier.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>6 mars 2020<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/tag\/avi-cagin\/\" data-type=\"post_tag\" data-id=\"232\"><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/avi-cagin\/\" data-type=\"page\" data-id=\"14175\">Av\u00ee Cagin<\/a><\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La beaut\u00e9 est dans l\u2019oeil de celui qui regarde<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>6 mars 2020<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/monique-kountangni\/\" data-type=\"page\" data-id=\"13714\">Monique Kountangni<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"920\" height=\"614\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/03\/41183887.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-14213\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/03\/41183887.jpg 920w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/03\/41183887-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/03\/41183887-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/03\/41183887-768x513.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/03\/41183887-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 920px) 100vw, 920px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Patrick Blanchard<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Lausanne, La Grange de Dorigny. Six com\u00e9dien.ne.s performent, chantent, dansent, s\u2019essoufflent parfois et nous font oublier la pluie diluvienne en nous embarquant pour un spectacle inclassable dont la musicalit\u00e9 et la subtile po\u00e9sie enchantent.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>L\u2019important ce n\u2019est pas la destination, c\u2019est le voyage<\/em>&nbsp;\u00e9crivait <em>l\u2019\u00e9cossais Robert Louis Stevenson, ma\u00eetre du roman d\u2019aventure et grand voyageur. Il arrive pourtant que le voyage et la destination rivalisent d\u2019enchantement.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Un d\u00e9cor noir. Des com\u00e9dien.ne.s v\u00eatu.e.s de noir. Des accessoires noirs eux aussi. Le kit parfait pour une histoire sombre et macabre, ce que semblent confirmer les premi\u00e8res minutes du spectacle, qui mettent en place une tension palpable. Et pourtant, la lumi\u00e8re chaude laisse penser que l\u2019espoir persiste. Le personnage principal (incarn\u00e9 par Gustavo Giacosa lui-m\u00eame) est emport\u00e9 dans une course folle et incontr\u00f4lable. L\u2019attention se focalise sur ses mains, parfois seules \u00e9clair\u00e9es, et sur son souffle qui \u00e9voque cette course effr\u00e9n\u00e9e et terrifiante \u00e0 certains \u00e9gards.<\/p>\n\n\n\n<p>On comprend rapidement que l\u2019histoire se passe dans sa t\u00eate. Des com\u00e9dien.ne.s incarnent les voix du pass\u00e9 auxquelles il tente d\u2019\u00e9chapper, des parties de lui-m\u00eame qu\u2019il n\u2019assume pas \u2013 par lesquelles il est assailli de jour et de nuit. Leurs assauts personnifient l\u2019emprise que l\u2019on peut ressentir lorsque nos propres d\u00e9mons tentent de prendre le dessus pour nous emp\u00eacher de poursuivre notre qu\u00eate (identitaire, par exemple).<\/p>\n\n\n\n<p>La musique est pr\u00e9sente sous diverses formes, que ce soit dans la musicalit\u00e9 \u2013 tant\u00f4t brutale, tant\u00f4t tendre \u2013 des mots ou dans les notes d\u00e9vers\u00e9es sauvagement ou doucement par un musicien (Fausto Ferraiuolo) sur le piano \u00e9lectrique, visible sur le c\u00f4t\u00e9 de la sc\u00e8ne. M\u00eame les installations (souvent feutr\u00e9es et dans le noir) entre les s\u00e9quences participent \u00e0 cette omnipr\u00e9sence de la musique.<\/p>\n\n\n\n<p>Les com\u00e9dien.ne.s&nbsp;performent et questionnent nombre de th\u00e9matiques parmi lesquelles la sacrosainte maternit\u00e9 \u2013 repr\u00e9sent\u00e9e avec une poitrine outrageusement d\u00e9velopp\u00e9e \u2013 invitant l\u2019humour \u00e0 la table de ce questionnement incessant que vit le personnage. Une autre image r\u00e9currente est celle du&nbsp;<em>pater familias<\/em>, pr\u00e9sence \u00e9crasante m\u00eame et surtout lorsqu\u2019il est plac\u00e9 dans un r\u00f4le d\u2019observateur silencieux. Dans la lign\u00e9e de Pippo Delbono, Gustavo Giacosa r\u00e9ussit gr\u00e2ce \u00e0 la pr\u00e9sence sc\u00e9nique de deux com\u00e9diens en situation de handicap mental \u00e0 produire un effet d\u2019authenticit\u00e9 dans l\u2019expression de ces voix int\u00e9rieures.<\/p>\n\n\n\n<p><em>En chemin<\/em>&nbsp;m\u00e8ne le public hors des sentiers battus o\u00f9 l\u2019innocence pure jaillit des moments sombres. La po\u00e9tique des mots et des gestes, accompagn\u00e9e des \u00e9motions transmises par la musique, font basculer le public dans une contr\u00e9e enchant\u00e9e. Le questionnement sur la vie apr\u00e8s ce cheminement reste entier et pourtant l\u2019\u00e9nergie vitale g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par ce spectacle revigore. En ces temps tourment\u00e9s, voil\u00e0 qui est jouissif.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>6 mars 2020<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/monique-kountangni\/\" data-type=\"page\" data-id=\"13714\">Monique Kountangni<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/grangededorigny\/%C3%A9v%C3%A8nement\/en-chemin\/?instance_id=281\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Texte et mise en sc\u00e8ne de Gustavo Giacosa \/ La Grange de Dorigny \/ du 5 au 6 mars 2020 \/ Critiques par Av\u00ee Cagin et Monique Kountangni.<\/p>\n","protected":false},"author":1001835,"featured_media":14197,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,5,38],"tags":[232,225],"class_list":["post-14199","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-la-grange","category-spectacle","tag-avi-cagin","tag-monique-kountangni"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14199","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001835"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14199"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14199\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20302,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14199\/revisions\/20302"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/14197"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14199"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=14199"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=14199"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}