{"id":14115,"date":"2020-01-30T17:57:28","date_gmt":"2020-01-30T16:57:28","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=14115"},"modified":"2025-02-09T17:00:47","modified_gmt":"2025-02-09T16:00:47","slug":"nils-le-merveilleux-voyage","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2020\/01\/nils-le-merveilleux-voyage\/","title":{"rendered":"Nils, le merveilleux voyage"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Nils, le merveilleux voyage<\/h2>\n\n\n<p>D\u2019apr\u00e8s Selma Lagerl\u00f6f \/ Par La Cie Pied de Biche \/ Texte de Nicolas Yazgi \/ Mise en sc\u00e8ne de Julie Burnier et Fr\u00e9d\u00e9ric Ozier \/ Le Petit Th\u00e9\u00e2tre \/ du 4 au 31 d\u00e9cembre 2019 \/ Critique par Jade Lambelet.<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Prendre son envol<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>31 d\u00e9cembre 2019<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jade-lambelet\/\" data-type=\"page\" data-id=\"12758\">Jade Lambelet<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/01\/PetitTheatre_NilsLeMerveilleuxVoyage_PhPache2019_8467_light-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-14112\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/01\/PetitTheatre_NilsLeMerveilleuxVoyage_PhPache2019_8467_light-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/01\/PetitTheatre_NilsLeMerveilleuxVoyage_PhPache2019_8467_light-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/01\/PetitTheatre_NilsLeMerveilleuxVoyage_PhPache2019_8467_light-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/01\/PetitTheatre_NilsLeMerveilleuxVoyage_PhPache2019_8467_light-768x513.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/01\/PetitTheatre_NilsLeMerveilleuxVoyage_PhPache2019_8467_light-1536x1025.jpg 1536w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/01\/PetitTheatre_NilsLeMerveilleuxVoyage_PhPache2019_8467_light-624x416.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2020\/01\/PetitTheatre_NilsLeMerveilleuxVoyage_PhPache2019_8467_light.jpg 1798w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Philippe Pache<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Le public du Petit Th\u00e9\u00e2tre s\u2019envole pour \u00ab&nbsp;un merveilleux voyage&nbsp;\u00bb initiatique en compagnie de Nils, le c\u00e9l\u00e8bre petit gar\u00e7on au bonnet rouge et son ami Martin, le jars de la ferme. Le spectacle de Julie Burnier et Fr\u00e9d\u00e9ric Ozier porte \u00e0 la sc\u00e8ne un classique de la litt\u00e9rature jeunesse su\u00e9doise en m\u00ealant com\u00e9diens et marionnettes brillamment mani\u00e9es, avec quelques touches de com\u00e9die musicale. Une v\u00e9ritable bouff\u00e9e d\u2019air frais, ludique et po\u00e9tique&nbsp;!<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Ce n\u2019\u00e9tait pas mince affaire que d\u2019adapter l\u2019\u0153uvre si c\u00e9l\u00e8bre de l\u2019autrice su\u00e9doise Selma Lagerl\u00f6f. C\u2019est pourtant le d\u00e9fi que rel\u00e8ve avec succ\u00e8s la compagnie Pied de Biche dans sa derni\u00e8re cr\u00e9ation&nbsp;<em>Nils, le merveilleux voyage<\/em>. En 1906 para\u00eet le premier tome du&nbsp;<em>Merveilleux Voyage de Nils Holgersson \u00e0 travers la Su\u00e8de<\/em>&nbsp;: depuis plus de cent ans, ce roman de plus de quatre-cent pages, prix Nobel de la litt\u00e9rature en 1909, et ses multiples variantes illustr\u00e9es passent entre les mains des enfants du monde entier. Sous ses airs de ch\u00e9rubin, Nils cache en r\u00e9alit\u00e9 un caract\u00e8re bien tremp\u00e9 qui ferait fr\u00e9mir plus d\u2019un parent. Insolent, turbulent et violent envers les animaux, le jeune gar\u00e7on ne recule devant rien pour satisfaire ses pulsions. Son destin bascule le jour o\u00f9 il rencontre un \u00ab&nbsp;tomte&nbsp;\u00bb, lutin de maison su\u00e9dois qui, pour le punir de sa m\u00e9chancet\u00e9, le r\u00e9duit \u00e0 la taille d\u2019une pomme. Sa petitesse lui permet de communiquer avec les animaux et de s\u2019accommoder de leur pr\u00e9sence. C\u2019est alors que commence son p\u00e9riple initiatique aux c\u00f4t\u00e9s de Martin, le jars de la ferme avec lequel il se lie d\u2019amiti\u00e9 et sur le dos duquel il s\u2019envole \u00e0 travers la Su\u00e8de parmi la colonie des belles oies sauvages.<\/p>\n\n\n\n<p>Si l\u2019\u0153uvre n\u2019a pas manqu\u00e9 d\u2019\u00eatre adapt\u00e9e de nombreuses fois d\u00e9j\u00e0, la transposer \u00e0 la sc\u00e8ne et r\u00e9duire ses volumineuses p\u00e9rip\u00e9ties en un spectacle d\u2019une heure impliquait des \u00ab&nbsp;choix dramaturgiques forts&nbsp;\u00bb selon les termes de la compagnie dans un entretien que lui consacre Le Petit Th\u00e9\u00e2tre. Pour soutenir et conter la fable sur les planches, un remarquable travail collectif allie les talents de plusieurs artistes&nbsp;: le duo de sc\u00e9nographes \u00ab&nbsp;Curious Space&nbsp;\u00bb, le marionnettiste anglais Nick Barnes \u2013&nbsp;sp\u00e9cialis\u00e9 dans la cr\u00e9ation de marionnettes volantes \u2013 auxquels s\u2019ajoutent Antoine Friderici pour le traitement m\u00e9ticuleux des lumi\u00e8res et Jean-Samuel Racine pour la musique. Les cinq com\u00e9dien\u00b7ne\u00b7s livrent quant \u00e0 eux une prestation souple et pr\u00e9cise, en passant r\u00e9guli\u00e8rement du jeu \u00e0 la manipulation et au chant. Sur le plateau, une sc\u00e8ne sur\u00e9lev\u00e9e, d\u00e9coup\u00e9e en plusieurs socles et morceaux amovibles et modulables \u00e9voque les paysages su\u00e9dois, des fjords et montagnes aux int\u00e9rieurs traditionnels des maisons, et permet aux acteur\u00b7trice\u00b7s de changer de costumes, de dispara\u00eetre et d\u2019appara\u00eetre \u00e0 volont\u00e9. Les marionnettes finement travaill\u00e9es \u2013 con\u00e7ues comme de v\u00e9ritables poup\u00e9es articul\u00e9es \u2013 semblent prendre vie et font op\u00e9rer toute leur magie en laissant transpara\u00eetre certains de leurs m\u00e9canismes. Elles reproduisent les personnages \u00e0 plusieurs \u00e9chelles, d\u00e9ployant ainsi visuellement la m\u00e9taphore qui se tisse tout au long du spectacle sur la croissance et l\u2019amenuisement. La narration est \u00e9galement soutenue par des th\u00e8mes musicaux qui colorent chaque moment des aventures du petit voyageur et de ses compagnons.<\/p>\n\n\n\n<p>Ensemble, les marionnettes et la musique r\u00e9v\u00e8lent sur sc\u00e8ne la port\u00e9e symbolique et la force po\u00e9tique de ce merveilleux voyage. Le spectacle met en lumi\u00e8re l\u2019odyss\u00e9e g\u00e9ographique et spirituelle du jeune aventurier, car si Nils quitte le nid familial pour d\u00e9couvrir l\u2019\u00e9tendue de son pays, son envol signifie aussi et surtout ses m\u00e9tamorphoses int\u00e9rieures. \u00ab&nbsp;On ne devient vraiment grand que petit \u00e0 petit&nbsp;\u00bb, comme le rappelle Martin dans une sagesse pleine d\u2019humour. Souffle de fra\u00eecheur et hymne \u00e0 la libert\u00e9,&nbsp;<em>Nils, le merveilleux voyage<\/em>&nbsp;met en sc\u00e8ne un v\u00e9ritable conte philosophique et \u00e9thique, qui propose aux enfants de riches r\u00e9flexions sur les diff\u00e9rents \u00e2ges et \u00e9tapes de la vie, sur ce que signifie grandir, sur l\u2019entraide et le respect mutuel des hommes et sur leurs rapports aux animaux et \u00e0 la nature dans une belle le\u00e7on d\u2019harmonie.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>31 d\u00e9cembre 2019<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jade-lambelet\/\" data-type=\"page\" data-id=\"12758\">Jade Lambelet<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.lepetittheatre.ch\/programme\/saison-2019-2020\/spectacle\/nils-le-merveilleux-voyage\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u2019apr\u00e8s Selma Lagerl\u00f6f \/ Par La Cie Pied de Biche \/ Texte de Nicolas Yazgi \/ Mise en sc\u00e8ne de Julie Burnier et Fr\u00e9d\u00e9ric Ozier \/ Le Petit Th\u00e9\u00e2tre \/ du 4 au 31 d\u00e9cembre 2019 \/ Critique par Jade Lambelet.<\/p>\n","protected":false},"author":1001835,"featured_media":14113,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,4,38],"tags":[202],"class_list":["post-14115","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-le-petit-theatre","category-spectacle","tag-jade-lambelet"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14115","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001835"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14115"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14115\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20295,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14115\/revisions\/20295"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/14113"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14115"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=14115"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=14115"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}