{"id":14066,"date":"2019-12-18T22:50:38","date_gmt":"2019-12-18T21:50:38","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=14066"},"modified":"2025-02-09T17:02:00","modified_gmt":"2025-02-09T16:02:00","slug":"entretien-avec-sarah-jane-moloney","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2019\/12\/entretien-avec-sarah-jane-moloney\/","title":{"rendered":"Entretien avec Sarah Jane Moloney"},"content":{"rendered":"\n<p>Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/emmanuel-jung\/\">Emmanuel Jung<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Un entretien autour de la pi\u00e8ce <em>Sappho<sup>x <\/sup><\/em>\/ De Sarah Jane Moloney \/ <a href=\"https:\/\/lecourrier.ch\/2019\/08\/19\/sappho-x\/\">Plus d&rsquo;infos<\/a><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image size-medium wp-image-14067\">\n<figure class=\"alignright\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"200\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/12\/Sarah-Jane-portrait-nb-2018-c-Mehdi-Benkler-copy-2-300x200.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-14067\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/12\/Sarah-Jane-portrait-nb-2018-c-Mehdi-Benkler-copy-2-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/12\/Sarah-Jane-portrait-nb-2018-c-Mehdi-Benkler-copy-2-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/12\/Sarah-Jane-portrait-nb-2018-c-Mehdi-Benkler-copy-2-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/12\/Sarah-Jane-portrait-nb-2018-c-Mehdi-Benkler-copy-2-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/12\/Sarah-Jane-portrait-nb-2018-c-Mehdi-Benkler-copy-2-624x416.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/12\/Sarah-Jane-portrait-nb-2018-c-Mehdi-Benkler-copy-2.jpg 1280w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Mehdi Benkler<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2019\/12\/ramener-sappho-a-la-vie\/\">Critique sur <em>Sappho<sup>x<\/sup><\/em><\/a><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Rencontre avec Sarah Jane Moloney \u00e0 La Couronne d\u2019Or, caf\u00e9 Lausannois, pour \u00e9voquer sa pi\u00e8ce <em>Sappho<sup>x<\/sup><\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Emmanuel Jung, pour l\u2019Atelier Critique (EJ)&nbsp;<\/strong>: Pourrais-tu tout d\u2019abord revenir sur ton parcours&nbsp;: comment en es-tu arriv\u00e9e \u00e0 faire du th\u00e9\u00e2tre&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sarah Jane Moloney&nbsp;(SJM)&nbsp;<\/strong>: J\u2019ai commenc\u00e9 par un Bachelor en Lettres \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Lausanne. J\u2019ai \u00e9tudi\u00e9 la litt\u00e9rature anglaise et la tradition classique (grec ancien). Puis, pendant ces \u00e9tudes, j\u2019ai rencontr\u00e9 un professeur d\u2019anglais qui avait une troupe de th\u00e9\u00e2tre d\u2019\u00e9tudiants, la Sun &amp; Moon Theatre Company, et il m\u2019a propos\u00e9 de rejoindre le groupe. J\u2019ai donc commenc\u00e9 \u00e0 faire du th\u00e9\u00e2tre en tant que com\u00e9dienne et, quand j\u2019ai eu mon Bachelor, j\u2019ai eu envie de continuer dans ce milieu. Il n\u2019y avait pas beaucoup de possibilit\u00e9s de Hautes \u00e9coles \u00e0 l\u2019\u00e9poque \u2013 c\u2019\u00e9tait en 2011, avant que ne d\u00e9bute le Master de mise en sc\u00e8ne de la Manufacture. C\u2019est pourquoi je suis partie \u00e0 Londres faire un Master de mise en sc\u00e8ne \u00e0 la Royal Central School of Speech and Drama. J\u2019ai ensuite travaill\u00e9 l\u00e0-bas pendant deux ans avec une compagnie de th\u00e9\u00e2tre, avant de revenir en Suisse. J\u2019ai fond\u00e9 une compagnie et commenc\u00e9 \u00e0 mettre en sc\u00e8ne des pi\u00e8ces et des performances. J\u2019ai notamment particip\u00e9 au concours PREMIO en 2016 et, en 2018, \u00e0 la bourse St\u00fcck Labor, qui permet \u00e0 des auteur\u00b7e\u00b7s en d\u00e9but de parcours d\u2019\u00e9crire une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre tout en \u00e9tant affili\u00e9\u00b7e \u00e0 un th\u00e9\u00e2tre qui s\u2019engage \u00e0 la mettre en sc\u00e8ne. Le Th\u00e9\u00e2tre POCHE \/GVE a \u00e9t\u00e9 int\u00e9ress\u00e9 par mon projet (celui sur Sappho), j\u2019y ai donc travaill\u00e9 comme dramaturge et autrice en r\u00e9sidence pendant la saison 2018\/2019.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>EJ&nbsp;<\/strong>:<strong>&nbsp;<\/strong>Et qu\u2019est-ce qui t\u2019a motiv\u00e9 \u00e0 choisir Sappho comme sujet de ta nouvelle cr\u00e9ation&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>SJM&nbsp;<\/strong>: Son \u0153uvre me travaillait depuis longtemps. Je l\u2019ai d\u00e9couverte \u00e0 l\u2019universit\u00e9. Sappho m\u2019a toujours intrigu\u00e9e&nbsp;: on a \u00e9norm\u00e9ment projet\u00e9 sur elle, on l\u2019a instrumentalis\u00e9e, r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e. Et elle a toujours \u00e9t\u00e9 soumise \u00e0 un double mouvement&nbsp;: de son vivant, elle \u00e9tait f\u00eat\u00e9e, c\u00e9l\u00e9br\u00e9e dans la Gr\u00e8ce antique, et m\u00eame apr\u00e8s sa mort pendant plusieurs si\u00e8cles. Elle a \u00e9t\u00e9 cit\u00e9e dans des manuels de grammaire, de prosodie, comme exemple \u00e0 suivre, comme une figure tr\u00e8s importante de la po\u00e9sie grecque malgr\u00e9 le fait qu\u2019elle \u00e9tait une femme. En m\u00eame temps, elle \u00e9tait ridiculis\u00e9e, d\u00e9nigr\u00e9e pour son homosexualit\u00e9 et sa pr\u00e9tendue laideur. Il y a m\u00eame des pi\u00e8ces comiques antiques qui traitent de Sappho, dans lesquelles elle est tourn\u00e9e en d\u00e9rision. Je pense que cela rel\u00e8ve de la place sp\u00e9cifique qu\u2019elle occupe, d\u2019une part en tant que femme et d\u2019autre part en tant que femme homosexuelle. Il y a ce mouvement qui en m\u00eame temps l\u2019\u00e9rige et en m\u00eame temps lui coupe l\u2019herbe sous les pieds, mouvement d\u2019ailleurs pr\u00e9sent dans la pi\u00e8ce.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>EJ&nbsp;<\/strong>: Il y a m\u00eame une th\u00e8se affirmant qu\u2019il y a eu deux Sappho, pour essayer de cacher l\u2019homosexualit\u00e9 de la po\u00e9tesse,<\/p>\n\n\n\n<p><strong>SJM&nbsp;<\/strong>: Oui, exactement. Elle a repr\u00e9sent\u00e9 beaucoup de choses pour toutes sortes de personnes. Elle a \u00e9t\u00e9 redessin\u00e9e, recr\u00e9\u00e9e \u00e0 diff\u00e9rentes reprises. Et le fait que l\u2019on ne poss\u00e8de que des fragments de son \u0153uvre facilite la projection, on peut y voir des \u00e9l\u00e9ments qui n\u2019y sont pas. Mais tout cela restait tr\u00e8s unidimensionnel, et moi ce qui m\u2019int\u00e9resse g\u00e9n\u00e9ralement dans un projet de performance ou d\u2019\u00e9criture, c\u2019est une collision entre deux choses qui pourraient para\u00eetre incongrue. J\u2019ai de la peine \u00e0 \u00e9crire quelque chose qui reste sur un seul niveau&nbsp;: j\u2019ai besoin que cela se joue sur plusieurs en m\u00eame temps. C\u2019\u00e9tait alors le d\u00e9but de la crise migratoire avec de nombreuses arriv\u00e9es sur l\u2019\u00eele de Lesbos. L\u2019imaginaire de l\u2019\u00eele, la symbolique de l\u2019\u00eele ont compl\u00e8tement bascul\u00e9. Avant cela, c\u2019\u00e9tait le berceau de la po\u00e9sie lyrique, l\u2019\u00eele de naissance de Sappho, et dans cette continuit\u00e9-l\u00e0 Lesbos \u00e9tait une destination du tourisme lesbien depuis les ann\u00e9es 70. Tout d\u2019un coup donc, il y a eu cette br\u00e8che, avec un basculement de l\u2019utopie lesbienne \u00e0 un cauchemar humanitaire et administratif, avec des milliers de personnes coinc\u00e9es l\u00e0. Plus je travaillais l\u00e0-dessus, plus je trouvais des connexions, par exemple dans le personnage de Phaon, qui \u00e9tait un passeur dans la mythologie grecque. Il faisait le passage entre l\u2019\u00eele de Lesbos et la Turquie actuelle.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>EJ&nbsp;<\/strong>: Si c\u2019est possible de le faire, comment r\u00e9sumerais-tu la pi\u00e8ce, quel en serait l\u2019argument&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>SJM&nbsp;<\/strong>: Je me heurte souvent \u00e0 cette question. C\u2019est tr\u00e8s difficile pour moi de r\u00e9sumer la pi\u00e8ce. Je suis int\u00e9ress\u00e9e par la notion d\u2019endroit, la mani\u00e8re dont un endroit peut compl\u00e8tement changer d\u2019imaginaire, d\u2019essence, pour basculer d\u2019une chose \u00e0 une autre en tr\u00e8s peu de temps. La figure de Sappho est dans une situation analogue&nbsp;: selon o\u00f9 on se trouve dans l\u2019histoire, selon le point de vue qu\u2019on adopte, elle rev\u00eat des significations diff\u00e9rentes, on peut lui faire dire des choses diff\u00e9rentes. C\u2019est peut-\u00eatre cela qui unit la femme Sappho et l\u2019endroit Lesbos, les deux ont \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 des forces externes qui n\u2019ont pas grand chose \u00e0 voir avec l\u2019\u00e9l\u00e9ment en lui-m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>EJ&nbsp;<\/strong>: Ce qui fait la force et la vitalit\u00e9 de la pi\u00e8ce, c\u2019est peut-\u00eatre le fait qu\u2019on ne puisse pas la r\u00e9sumer facilement&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><strong>SJM&nbsp;<\/strong>: (<em>Rires<\/em>) Oui. Mais s\u2019il fallait la r\u00e9sumer&nbsp;: dans un futur pas si lointain, deux scientifiques ram\u00e8nent \u00e0 la vie une po\u00e9tesse de la Gr\u00e8ce antique pour qu\u2019elle \u00e9crive, compl\u00e8te ses po\u00e8mes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>EJ&nbsp;<\/strong>: Et le titre&nbsp;? Il y a le x comme exposant, comme puissance d\u2019un nombre, j\u2019imagine que cela \u00e9voque la d\u00e9multiplication du personnage (dans la pi\u00e8ce et dans la r\u00e9alit\u00e9, avec la th\u00e8se historiographique des deux Sappho). Est-ce qu\u2019il y a autre chose&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>SJM&nbsp;<\/strong>: Tout \u00e0 fait. Le x en exposant \u00e9voque vraiment la puissance \u00e0 l\u2019infini, la d\u00e9multiplication de la figure de Sappho, les diff\u00e9rentes significations qu\u2019on lui a fait rev\u00eatir. Mais le x c\u2019est aussi l\u2019inconnu, la valeur qu\u2019on cherche dans l\u2019\u00e9quation. Sappho a toujours \u00e9t\u00e9 cette valeur qu\u2019on cherche d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>EJ&nbsp;<\/strong>: La structure est assez d\u00e9routante. J\u2019ai compt\u00e9 le nombre de sc\u00e8nes que comporte chaque temporalit\u00e9 : 15 sc\u00e8nes en 2070, 4 en 2020 et 4 en 1970. Pourquoi ce d\u00e9s\u00e9quilibre&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>SJM&nbsp;<\/strong>: Le niveau 2070 est vraiment le niveau de l\u2019&nbsp;\u00ab&nbsp;action&nbsp;\u00bb comme dirait le th\u00e9\u00e2tre classique. C\u2019est aussi la temporalit\u00e9 o\u00f9 les trois personnages se retrouvent. Dans les deux autres, les trois ne sont jamais pr\u00e9sents en m\u00eame temps. Il y a donc cette ligne de base, ce rapport triangulaire entre les personnages. Les autres temporalit\u00e9s vont explorer d\u2019autres potentialit\u00e9s de ces relations.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>EJ&nbsp;<\/strong>: Et le niveau 2020&nbsp;est certainement le plus \u00ab&nbsp;concret&nbsp;\u00bb, dans le sens d\u2019une inscription dans une probl\u00e9matique contemporaine et politique.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>SJM&nbsp;<\/strong>: C\u2019est pour mettre le public en face d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 qui est encore actuelle, parce qu\u2019on oublie que le drame de Lesbos continue \u00e0 exister, qu\u2019il n\u2019a pas disparu. Il y a toujours des gens qui arrivent sur l\u2019\u00eele, il y a toujours des migrant\u00b7e\u00b7s qui sont enferm\u00e9s dans des camps.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>EJ&nbsp;<\/strong>: Es-tu all\u00e9e \u00e0 Lesbos&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>SJM&nbsp;<\/strong>: Non. Je voulais y aller, pour mes recherches, mais cela ne s\u2019est pas fait. Finalement, je crois que c\u2019est mieux ainsi&nbsp;: je ne sais pas si j\u2019aurais pu conserver le recul n\u00e9cessaire \u00e0 l\u2019\u00e9criture de ces sc\u00e8nes. Maintenant que la pi\u00e8ce est \u00e9crite, je peux de nouveau songer \u00e0 m\u2019y rendre.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>EJ&nbsp;<\/strong>: J\u2019ai une derni\u00e8re question&nbsp;concernant l\u2019histoire d\u2019amour entre Sappho et Phaon, qui aurait \u00e9t\u00e9 invent\u00e9e pour att\u00e9nuer l\u2019homosexualit\u00e9 de Sappho&nbsp;; pourtant, dans la pi\u00e8ce, ils s\u2019embrassent. Pour prendre parti contre cette invention, est-ce qu\u2019il n\u2019aurait pas fallu qu\u2019ils n\u2019aient aucune relation \u00e9rotique&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>SJM&nbsp;<\/strong>: Je me suis beaucoup pos\u00e9 la question, j\u2019ai essay\u00e9 les deux choses. Si j\u2019ai fait ce choix, c\u2019est je crois pour conjurer le pouvoir de cette histoire. En la r\u00e9alisant, on passe \u00e0 autre chose. C\u2019est fait, c\u2019est fini, cette chose-l\u00e0 n\u2019a plus d\u2019emprise sur Sappho, n\u2019a plus de pouvoir. Cela rejoint le mouvement de Sappho lors de la seconde partie de la pi\u00e8ce, qui se lib\u00e8re du pass\u00e9, des histoires qu\u2019on raconte et qu\u2019on a racont\u00e9 sur elle, qui se lib\u00e8re de la mani\u00e8re dont on l\u2019a instrumentalis\u00e9e.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Emmanuel Jung. <\/p>\n","protected":false},"author":1001835,"featured_media":14067,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[226],"class_list":["post-14066","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-entretien","tag-emmanuel-jung"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14066","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001835"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14066"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14066\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21458,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14066\/revisions\/21458"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/14067"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14066"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=14066"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=14066"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}