{"id":14062,"date":"2019-12-18T22:40:22","date_gmt":"2019-12-18T21:40:22","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=14062"},"modified":"2024-12-04T14:51:01","modified_gmt":"2024-12-04T13:51:01","slug":"ecritures-dramatiques-contemporaines-partenariat-avec-le-courrier-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2019\/12\/ecritures-dramatiques-contemporaines-partenariat-avec-le-courrier-3\/","title":{"rendered":"Ecritures dramatiques contemporaines \/ Partenariat avec Le Courrier"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Ecritures dramatiques contemporaines \/ Partenariat avec Le Courrier<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Deux lundis par mois, pendant l\u2019\u00e9t\u00e9 2019, Le Courrier\u00a0a publi\u00e9 le texte in\u00e9dit (extrait) d\u2019un-e auteur-e de th\u00e9\u00e2tre suisse ou r\u00e9sidant en Suisse. L\u2019Atelier critique a eu acc\u00e8s \u00e0 la version int\u00e9grale de ces oeuvres et en propose aujourd\u2019hui une critique, assortie d\u2019un entretien avec leurs auteur-e-s. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>18 d\u00e9cembre 2019<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/monique-kountangni\/\">Monique Kountangni<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p>Une critique sur le texte de la pi\u00e8ce\u00a0:<br><em>Et si tu n\u2019existais pas, dis-moi pour qui j\u2019existerais ?\u00a0<\/em>\/ De Pauline Epiney<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2019\/12\/entretien-avec-pauline-epiney\/\">Entretien avec Pauline Epiney<\/a><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Faut-il tuer l\u2019oeuf dans la poule ?<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"213\" height=\"320\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/12\/Photo-Pauline-EPINEY.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-14055\" style=\"width:auto;height:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/12\/Photo-Pauline-EPINEY.jpeg 213w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/12\/Photo-Pauline-EPINEY-133x200.jpeg 133w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/12\/Photo-Pauline-EPINEY-113x170.jpeg 113w\" sizes=\"auto, (max-width: 213px) 100vw, 213px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Carlotta Forsberg<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Un titre qui vous greffe une m\u00e9lodie en t\u00eate et vous voil\u00e0 embarqu\u00e9.e par l\u2019autrice Pauline Epiney dans un univers. Celui de Fabienne. Aga\u00e7ante. Et celui d\u2019autres femmes dont l\u2019apparente \u2013 et n\u00e9anmoins choquante \u2013 banalit\u00e9 des propos nous confronte, \u00e0 travers un langage cru ici, po\u00e9tique ailleurs, \u00e0 la violence des injonctions genr\u00e9es que l\u2019on finit par s\u2019auto-approprier. Clich\u00e9s et tabous s\u2019embo\u00eetent le pas pour une danse d\u00e9tonante.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>***********<\/p>\n\n\n\n<p><em>Je crois que la po\u00e9sie est quelque chose qu\u2019on sent, et si vous ne sentez pas la po\u00e9sie, la beaut\u00e9 d\u2019un texte, si un r\u00e9cit ne vous donne pas l\u2019envie de savoir ce qui s\u2019est pass\u00e9 ensuite, c\u2019est que l\u2019auteur n\u2019a pas \u00e9crit pour vous,&nbsp;<\/em>soutenait Jorge Luis Borges dans une conf\u00e9rence de 1985.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour qui, pourquoi Pauline Epiney a-t-elle \u00e9crit ce texte ? Pour les femmes, peut-\u00eatre, au nom d\u2019un sentiment intime qu\u2019elles partagent universellement. \u00c0 moins que ce ne soit pour \u00e9clairer \u00ab l\u2019autre sexe \u00bb sur ce que ressentent les femmes. Dans une d\u00e9marche proche de celle du collectif \u00ab Tu es la s\u0153ur que je choisis \u00bb, dont le recueil de textes paru r\u00e9cemment aux \u00c9ditions d\u2019en bas d\u00e9nonce les violences sociales que subissent les femmes, Pauline Epiney est pr\u00e9occup\u00e9e depuis longtemps par toutes les probl\u00e9matiques f\u00e9ministes et les questions de genre. Elle s\u2019est d\u2019abord pench\u00e9e, dans son premier spectacle (<em>Kate)<\/em>, sur les repr\u00e9sentations du corps f\u00e9minin. Ses questionnements l\u2019ont men\u00e9e ensuite vers la maternit\u00e9 et toutes les injonctions sociales, conscientes et inconscientes, qui y sont associ\u00e9es. C\u2019est en orchestrant des rencontres avec une vingtaine de femmes d\u2019horizons divers qu\u2019elle a pos\u00e9 les premiers jalons de la pi\u00e8ce&nbsp;<em>Et si tu n\u2019existais pas, dis-moi pourquoi j\u2019existerais<\/em>. Touch\u00e9e par ce besoin des femmes de se raconter, elle a pris la mesure de la n\u00e9cessit\u00e9, encore aujourd\u2019hui, de (se) mettre en mots. De mani\u00e8re instinctive, elle a chemin\u00e9 avec les t\u00e9moignages avant \u00ab&nbsp;d\u2019accoucher&nbsp;\u00bb de cette \u00ab&nbsp;fiction document\u00e9e&nbsp;\u00bb, un texte-mat\u00e9riau touffu, charg\u00e9, construit en quatorze s\u00e9quences o\u00f9 s\u2019entrem\u00ealent monologues, vrais\/faux dialogues, adresses au lecteur\/public et mises en abyme.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019&nbsp;\u00ab&nbsp;introduction&nbsp;\u00bb, selon le terme que porte le titre de la premi\u00e8re s\u00e9quence (\u00ab&nbsp;Introduction ou le paradoxe ill\u00e9gitime&nbsp;\u00bb), est port\u00e9e par une voix f\u00e9minine&nbsp;qui \u00ab&nbsp;cherche une r\u00e9ponse&nbsp;\u00bb. Elle d\u00e9cide pour ce faire de se mettre \u00e0 nu devant le lecteur\/public qu\u2019elle apostrophe, comme pour lui signifier qu\u2019elle lui refuse le confortable statut de voyeur invisible. Elle d\u00e9voile, au passage, le statut th\u00e9rapeutique du projet et pr\u00e9sente Fabienne, sa premi\u00e8re poup\u00e9e, personnage cl\u00e9&nbsp;: \u00ab&nbsp;probablement que c\u2019est elle qui tire les ficelles du spectacle&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>En effet, Fabienne, d\u00e8s la deuxi\u00e8me s\u00e9quence, parle (beaucoup). Fabienne chante et danse. Fabienne se prend pour sa&nbsp;<em>persona<\/em>. Son masque finit par lui coller \u00e0 la peau. Elle occupe la sc\u00e8ne, qu\u2019elle s\u2019accapare, malmenant sans m\u00e9nagement ses cons\u0153urs. Ses interventions outranci\u00e8res sont entrecoup\u00e9es par celles de cette premi\u00e8re voix qui se mue, au fur et \u00e0 mesure, en de multiples voix f\u00e9minines. Elles parlent vrai\/cash\/trash&nbsp;! De clich\u00e9s en contrepieds d\u00e9licieusement percutants (enfanter consiste \u00e0 (se) donner la mort), les voix oscillent entre une vision extr\u00eame (la maternit\u00e9 c\u2019est tout&nbsp;donner et perdre sa vie) et une approche tout en nuances, qui exprime la dualit\u00e9 en chaque femme (c\u2019est le \u00ab&nbsp;paradoxe ill\u00e9gitime&nbsp;\u00bb). Les voix savent le poids de la transmission \u2013 m\u00e9taphoriquement pr\u00e9sent\u00e9 sous la forme d\u2019un gros sac que tire difficilement Fabienne \u2013 mais aspirent aussi \u00e0 se r\u00e9inventer en instaurant peut-\u00eatre de nouvelles r\u00e8gles du jeu social. Cette r\u00e9invention possible, c\u2019est aussi celle du texte lui-m\u00eame&nbsp;: l\u2019autrice explique dans une note liminaire qu\u2019elle souhaite laisser une (presque) totale libert\u00e9 \u00e0 tout.e metteur.euse en sc\u00e8ne d\u2019interpr\u00e9ter le texte et ses rares didascalies comme \u00ab&nbsp;des suppositions \u00e9mises&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le lieu dans lequel se d\u00e9ploient toutes ces voix f\u00e9minines est domin\u00e9 par Fabienne, omnipr\u00e9sente entre chaque s\u00e9quence consacr\u00e9e \u00e0 d\u2019autres femmes. Ce lieu est ind\u00e9termin\u00e9, ce qui permet d\u2019y d\u00e9poser des exp\u00e9riences intimes et famili\u00e8res pour de nombreuses femmes. Une sorte de cercle de femmes virtuel o\u00f9 chacune vient se d\u00e9faire du poids des histoires transmises par les g\u00e9n\u00e9rations pr\u00e9c\u00e9dentes. Le passage des voix f\u00e9minines \u00e0 la parole \u2013 comme celui du texte, potentiellement, \u00e0 la sc\u00e8ne \u2013 a bien ici une vertu de r\u00e9paration et de r\u00e9invention. Fabienne elle-m\u00eame, apr\u00e8s avoir incarn\u00e9 l\u2019artificialit\u00e9, semble c\u00e9der \u00e0 cet \u00e9lan lorsque, bless\u00e9e, elle finit par d\u00e9poser les armes pour se d\u00e9voiler sinc\u00e8rement. On d\u00e9couvre alors la profondeur de ses blessures int\u00e9rieures, qui font \u00e9cho \u00e0 celles des autres femmes. Fabienne est, enfin, touchante. On assiste alors impuissant.e \u00e0 la chute et au renoncement \u00e0 poursuivre un processus d\u2019enfantement, qui n\u2019appara\u00eet plus que comme la perp\u00e9tuation d\u2019une tragique lign\u00e9e biologique. On est loin de l\u2019univers o\u00f9 les princes charmants viendraient sauver les femmes. D\u2019ailleurs, les hommes \u00e9voqu\u00e9s ne sont que des bourreaux ou des victimes, absentes et passives, d\u00e9poss\u00e9d\u00e9es de leur pouvoir de d\u00e9cision.<\/p>\n\n\n\n<p>Souhaitons que l\u2019invitation \u00e0 la libert\u00e9 puisse \u00eatre entendue puis ressentie par le plus grand nombre et nous aider chacun.e \u00e0 notre mani\u00e8re \u00e0 nous choisir, avec conviction, dans la maternit\u00e9 ou ailleurs. Le refus d\u2019enfant est-il vraiment l\u2019unique voie pour se lib\u00e9rer d\u2019une lign\u00e9e tragique&nbsp;? La proposition de Pauline Epiney attise l\u2019envie de l\u2019inviter \u00e0 explorer un autre prolongement, aussi hypoth\u00e9tique soit-il, car \u00ab&nbsp;Un po\u00e8me et tout recommence. L\u2019espoir, l\u2019avenir&nbsp;\u00bb comme le dit merveilleusement l\u2019une des voix du texte.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>18 d\u00e9cembre 2019<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/monique-kountangni\/\">Monique Kountangni<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/lecourrier.ch\/2019\/07\/22\/et-si-tu-nexistais-pas-dis-moi-pour-qui-jexisterais\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>18 d\u00e9cembre 2019<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/emmanuel-jung\/\">Emmanuel Jung<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p>Une critique sur la texte de la pi\u00e8ce\u00a0:<br><em>Sappho<sup>x\u00a0<\/sup>\/\u00a0<\/em>De Sarah Jane Moloney<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2019\/12\/entretien-avec-sarah-jane-moloney\/\">Entretien avec Sarah Jane Moloney<\/a><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Ramener Sappho \u00e0 la vie<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1280\" height=\"853\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/12\/Sarah-Jane-portrait-nb-2018-c-Mehdi-Benkler-copy-2.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-14067\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/12\/Sarah-Jane-portrait-nb-2018-c-Mehdi-Benkler-copy-2.jpg 1280w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/12\/Sarah-Jane-portrait-nb-2018-c-Mehdi-Benkler-copy-2-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/12\/Sarah-Jane-portrait-nb-2018-c-Mehdi-Benkler-copy-2-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/12\/Sarah-Jane-portrait-nb-2018-c-Mehdi-Benkler-copy-2-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/12\/Sarah-Jane-portrait-nb-2018-c-Mehdi-Benkler-copy-2-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/12\/Sarah-Jane-portrait-nb-2018-c-Mehdi-Benkler-copy-2-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Mehdi Benkler<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Avec&nbsp;<\/em>Sappho<sup>x<\/sup><em>, la dramaturge et metteuse en sc\u00e8ne Sarah Jane Moloney offre une pi\u00e8ce d\u00e9concertante qui traverse diff\u00e9rentes temporalit\u00e9s. Elle ressuscite des personnages mythiques et antiques \u2013 notamment la po\u00e9tesse grecque Sappho, dont l\u2019historiographie, au fil des si\u00e8cles, a consid\u00e9rablement modifi\u00e9 la biographie. La pi\u00e8ce sera jou\u00e9e au Poche du 27 janvier au 09 f\u00e9vrier 2020, dans une mise en sc\u00e8ne d\u2019Anna Lemonaki.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9ception de l\u2019\u0153uvre de Sappho est embl\u00e9matique de la difficult\u00e9 \u00e0 se contenter de ce que l\u2019on poss\u00e8de&nbsp;d\u00e9j\u00e0. Il ne reste que des fragments de son travail po\u00e9tique&nbsp;: seuls 650 vers \u2013 sur les 10\u2019000 qu\u2019elle aurait \u00e9crits \u2013 nous sont parvenus. Le comportement malsain qui consiste \u00e0 toujours vouloir trouver, combler ce qui manque, constitue pr\u00e9cis\u00e9ment le motif qui ouvre la pi\u00e8ce. Sappho rena\u00eet en 2070, ou semble plut\u00f4t avoir \u00e9t\u00e9 ressuscit\u00e9e par deux autres personnages, Atthis et Phaon, que l\u2019autrice consid\u00e8re comme des \u00ab&nbsp;scientifiques&nbsp;\u00bb (voir l\u2019entrentien avec S.-J. Moloney). La po\u00e9tesse grecque est captive, enferm\u00e9e dans une pi\u00e8ce, subissant un interrogatoire&nbsp;: elle ne pourra s\u2019en aller tant qu\u2019elle n\u2019aura pas \u00e9crit les vers manquants. Les pr\u00e9noms \u2013 Atthis et Phaon \u2013 font directement allusion \u00e0 l\u2019histoire mais aussi \u00e0 l\u2019historiographie de Sappho. Atthis est une femme qui a inspir\u00e9 plusieurs po\u00e8mes d\u2019amour de Sappho, tandis que Phaon, personnage mythologique connu pour sa beaut\u00e9, a \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9 par certains historiens \u00e0 sa biographie dans une optique phallocentrique, pour att\u00e9nuer l\u2019homosexualit\u00e9 de la po\u00e9tesse : elle se serait suicid\u00e9e apr\u00e8s \u00eatre tomb\u00e9e follement amoureuse de lui.<\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 ces liens, les personnages n\u2019ont pas l\u2019air, dans un premier temps, de conna\u00eetre leur pass\u00e9 commun. Puis des doutes s\u2019insinuent&nbsp;: \u00e0 la fin du premier acte, Sappho&nbsp;demande \u00e0 Atthis&nbsp;: \u00ab&nbsp;Pourquoi n\u2019avez-vous jamais appris le grec avec votre m\u00e8re ?&nbsp;\u00bb. A quoi elle r\u00e9pond&nbsp;: \u00ab&nbsp;Comment savez-vous que ma m\u00e8re \u00e9tait grecque ?&nbsp;\u00bb. D\u00e8s lors, le lecteur ou la lectrice, comme les personnages, commencent \u00e0 entrevoir l\u2019existence de liens sous-jacents, venus d\u2019une autre \u00e9poque. Deux autres niveaux temporels interviennent alors au sein de la di\u00e9g\u00e8se et t\u00e9moignent de ces relations ant\u00e9rieures.<\/p>\n\n\n\n<p>La pi\u00e8ce bascule en 2020 dans l\u2019acte II. Sur l\u2019\u00eele de Lesbos, o\u00f9 a v\u00e9cu Sappho dans l\u2019Antiquit\u00e9, Phaon travaille dans des camps de r\u00e9fugi\u00e9\u00b7e\u00b7s&nbsp;; Atthis vient \u00e9galement sur l\u2019\u00eele pour apporter son aide. Dans une s\u00e9quence de l\u2019acte III, une nouvelle strate temporelle est introduite. En 1970, Atthis tombe amoureuse de Sappho lors d\u2019un s\u00e9jour \u00e0 Lesbos&nbsp;: elles vivent une amourette de vacances. La relation des deux femmes, \u00e9voqu\u00e9e dans les po\u00e8mes antiques, est actualis\u00e9e dans ce contexte. La confrontation entre ces deux \u00e9poques r\u00e9v\u00e8le brutalement et durement l\u2019\u00e9volution d\u2019un m\u00eame lieu, des vacances paradisiaques au bord de la mer turquoise \u00e0 l\u2019horreur et au d\u00e9sastre des camps de r\u00e9fugi\u00e9\u00b7e\u00b7s (dans l\u2019entretien, Sarah Jane Moloney affirme \u00eatre tr\u00e8s int\u00e9ress\u00e9e par \u00ab&nbsp;la mani\u00e8re dont un endroit peut compl\u00e8tement changer d\u2019imaginaire&nbsp;\u00bb).<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s l\u2019acte I pourtant, la dramaturge introduit des indices quant \u00e0 l\u2019\u00e9vocation du d\u00e9sastre humanitaire et \u00e0 la porosit\u00e9 des trois \u00e9poques de la di\u00e9g\u00e8se : la Sappho de 2070 arrive sur sc\u00e8ne mouill\u00e9e d\u2019eau de mer, avec une couverture de survie&nbsp;; dans la pi\u00e8ce, un carton, avec \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur un gilet de sauvetage orange. Ces indices font, en partie, la richesse de cette pi\u00e8ce&nbsp;: comme dans un jeu de piste, le lecteur ou la lectrice cherche les \u00e9l\u00e9ments transtemporels, les d\u00e9nominateurs communs entre les \u00e9poques. Cette forme labyrinthique est tr\u00e8s travaill\u00e9e, autrement dit tr\u00e8s&nbsp;<em>g\u00e9om\u00e9tris\u00e9e<\/em>&nbsp;: tout se dessine et se noue autour de deux triangles, l\u2019un form\u00e9 par trois personnages et l\u2019autre par trois \u00e9poques. En les superposant, des interf\u00e9rences entre les \u00e9poques interviennent, interf\u00e9rences qui circulent comme des courants \u00e9lectriques entre les segments.&nbsp; Cependant, certaines sc\u00e8nes \u2013 g\u00e9n\u00e9ralement des monologues de Sappho \u2013 &nbsp;ne sont assign\u00e9es \u00e0 aucune temporalit\u00e9, ce qui leur conf\u00e8re une valeur intemporelle&nbsp;: lorsque la po\u00e9tesse s\u2019exprime, elle appara\u00eet comme la concentration, la polarisation de toutes les autres Sappho, consciente de sa d\u00e9multiplication \u00e0 diff\u00e9rents niveaux temporels. Elle est Sappho \u00ab&nbsp;puissance x&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Une th\u00e8se historiographique, infond\u00e9e et h\u00e9t\u00e9ronormative, soutient que deux Sappho distinctes auraient exist\u00e9es&nbsp;: une po\u00e9tesse h\u00e9t\u00e9rosexuelle et une courtisane d\u00e9bauch\u00e9e. Contre cette interpr\u00e9tation, la pi\u00e8ce confronte les lecteurs et les lectrices \u00e0 plusieurs Sappho qui, \u00e0 travers les \u00e9poques, ne forment toutefois qu\u2019un seul personnage. La texte a donc le m\u00e9rite de prendre un parti clair quant \u00e0 son homosexualit\u00e9, toujours discut\u00e9e et remise en cause au fil des si\u00e8cles : \u00ab&nbsp;j\u2019aimais les femmes&nbsp;\u00bb proclame-t-elle. Dans tout le texte, elle verbalise ouvertement sa sexualit\u00e9, ses d\u00e9sirs, dans une parole lib\u00e9r\u00e9e. Car c\u2019est avant toute chose une voix que Sarah Jane Moloney insuffle \u00e0 son personnage&nbsp;: Sappho parle \u2013 de mani\u00e8re tr\u00e8s po\u00e9tique parfois \u2013, hurle, s\u2019assume, comblant en ce sens les manques et les interrogations suscit\u00e9s par son \u0153uvre.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>18 d\u00e9cembre 2019<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/emmanuel-jung\/\">Emmanuel Jung<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/poche---gve.ch\/spectacle\/sappho-x\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>18 d\u00e9cembre 2019<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/margaux-farron\/\">Margaux Farron<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p>Une critique sur le texte de la pi\u00e8ce&nbsp;:<br><em>Patch&nbsp;<\/em>d\u2019Emanuelle Delle Piane \/&nbsp;<a href=\"https:\/\/lecourrier.ch\/2019\/06\/23\/patch\/\">Plus d\u2019infos<\/a><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2019\/12\/entretien-avec-emanuelle-delle-piane\/\">Entretien avec Emanuelle Delle Piane<\/a><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9parer l&rsquo;absence<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"520\" height=\"718\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/12\/AVT_Emanuelle-Delle-Piane_5369.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-14076\" style=\"width:auto;height:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/12\/AVT_Emanuelle-Delle-Piane_5369.jpg 520w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/12\/AVT_Emanuelle-Delle-Piane_5369-145x200.jpg 145w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/12\/AVT_Emanuelle-Delle-Piane_5369-123x170.jpg 123w\" sizes=\"auto, (max-width: 520px) 100vw, 520px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 AVT<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Dans&nbsp;<\/em>Patch,<em>&nbsp;sa nouvelle cr\u00e9ation, Emanuelle Delle Piane aborde avec finesse la th\u00e9matique de la paternit\u00e9. Dans un puzzl<s>e<\/s>&nbsp;habilement agenc\u00e9, l\u2019auteure explore les relations qu\u2019entretiennent les diff\u00e9rents individus d\u2019une famille recompos\u00e9e avec la figure \u00e9go\u00efste et tyrannique du p\u00e8re.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La pi\u00e8ce est centr\u00e9e sur le personnage d\u2019Ella, une femme d\u2019une quarantaine d\u2019ann\u00e9es, et sur la relation chaotique qu\u2019elle entretient avec son p\u00e8re Pico. Celui-ci cesse de donner des nouvelles alors qu\u2019Ella a tout juste dix ans, laissant sa m\u00e8re, Ma, prendre en charge l\u2019\u00e9ducation de la jeune fille. Depuis, les chemins d\u2019Ella et de Pico se sont crois\u00e9s trois fois&nbsp;\u2013 rencontres toujours douloureuses et superficielles. Le texte dresse le bilan de cette relation rest\u00e9e st\u00e9rile en rejouant \u00e0 la fois des sc\u00e8nes actuelles, des \u00e9vocations d\u2019hier et des hypoth\u00e8ses pour le futur. Aujourd\u2019hui, alors qu\u2019Ella prend en charge sa m\u00e8re malade, le traumatisme de cette relation paternelle resurgit. Les souvenirs et les projections \u00e9clairent le caract\u00e8re \u00e9go\u00efste de Pico et le cruel manque affectif dont a souffert la jeune femme.&nbsp; Au fil de cette r\u00e9flexion identitaire, Ella croise le chemin de Tam, la nouvelle \u00e9pouse de son p\u00e8re, en rapport d\u2019\u00e2ge avec elle, et de leur fils D\u00e9mi. Jusqu\u2019\u00e0 sa mort, ces quatre personnages gravitent autour de Pico, tentant de renouer, pardonner ou se venger de cette figure paternelle toxique.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Patch&nbsp;<\/em>est avant tout une histoire de famille. Ce n\u2019est pas la premi\u00e8re fois qu\u2019Emmanuelle delle Piane s\u2019interroge sur ce microcosme souvent porteur de mille secrets. En 2016, par exemple,&nbsp;<em>L\u00e9na, princesse du rien<\/em>&nbsp;portait d\u00e9j\u00e0 sur la relation conflictuelle unissant une fille adolescente \u00e0 ses deux parents. Selon l\u2019auteure, pour comprendre les individus il est n\u00e9cessaire de conna\u00eetre l\u2019environnement familial o\u00f9 ils se sont d\u00e9velopp\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour parler de cette famille fissur\u00e9e, Emanuelle Delle Piane, opte pour une structure discontinue. Le texte se constitue de vingt-cinq tableaux dialogu\u00e9s o\u00f9 Ella interagit successivement avec l\u2019un ou l\u2019autre des quatre personnages. Chaque s\u00e9quence constitue un cadre di\u00e9g\u00e9tique distinct que l\u2019auteure sp\u00e9cifie \u00e0 l\u2019aide d\u2019indications temporelles&nbsp;: AVANT-HIER, HIER, AUJOURD\u2019HUI, DEMAIN, et APRES-DEMAIN. Le lecteur passe ainsi d\u2019un lieu \u00e0 l\u2019autre, d\u2019un \u00e2ge \u00e0 l\u2019autre des personnages sans transition. Afin de renforcer le caract\u00e8re s\u00e9quenc\u00e9 de cette pi\u00e8ce, l\u2019auteure choisit le titre&nbsp;<em>Patch&nbsp;<\/em>rappelant l\u2019art du patchwork&nbsp;; une technique de couture consistant \u00e0 accoler plusieurs morceaux de tissus de couleurs et de formes diff\u00e9rentes. En employant cette structure, Emmanuelle Delle Piane parvient \u00e0 peindre le portrait cubiste de cette famille recompos\u00e9e. Mais le patch \u00e9voque avant tout une d\u00e9chirure que l\u2019on comblerait par l\u2019adjonction d\u2019un pansement ou d\u2019une pi\u00e8ce de tissu rapport\u00e9e, rappelant la volont\u00e9 d\u2019Ella de panser le traumatisme paternel. Ce choix stylistique plac\u00e9 sous le signe du d\u00e9mant\u00e8lement, de la fragmentation et de la reconstruction, r\u00e9pond parfaitement au sujet de pi\u00e8ce. Le lecteur, quant \u00e0 lui, doit fournir un effort de reconstruction afin de d\u00e9coder pas \u00e0 pas le d\u00e9roulement chronologique des \u00e9v\u00e9nements.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les s\u00e9quences dialogu\u00e9es, l\u2019auteure fait le choix de ne pas indiquer les didascalies d\u2019attribution, \u00e0 l\u2019exception de la premi\u00e8re et de la derni\u00e8re sc\u00e8ne, dans une volont\u00e9 d\u2019offrir au lecteur une transition vers ce format \u00e9pur\u00e9. La d\u00e9cision de ne pas mentionner le nom des locuteurs devant chaque r\u00e9plique \u2013 bien que ceux-ci soient indiqu\u00e9s dans la didascalie initiale de chaque s\u00e9quence di\u00e9g\u00e9tique \u2013 conf\u00e8re aux dialogues une existence presque tangible. Le texte all\u00e9g\u00e9 de ces indications, ainsi que de la plupart des signes de ponctuation, coule, claque et r\u00e9sonne \u00e0 la lecture, participant au r\u00e9alisme de cette cr\u00e9ation. V\u00e9ritable exercice d\u2019\u00e9puration stylistique,&nbsp;<em>Patch<\/em>&nbsp;cherche \u00e0 exprimer l\u2019essentiel de cette fiction familiale et touche par la simplicit\u00e9 et la force du vocabulaire utilis\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Portant des noms courts aux sonorit\u00e9s enfantines facilement m\u00e9morisables, les protagonistes apparaissent comme des pions solitaires. Dans cette famille rat\u00e9e, les pi\u00e8ces individuelles du puzzle peinent \u00e0 s\u2019imbriquer. Au fil de la pi\u00e8ce, leurs contours s\u2019entrechoquent, se frottent et se blessent renfor\u00e7ant l\u2019absurdit\u00e9 de l\u2019union familiale. Egocentriques, r\u00eavant de c\u00e9l\u00e9brit\u00e9, de richesse et de perfection, Pico, D\u00e9mi et Ma, rendent l\u2019utopie d\u2019une fusion familiale irr\u00e9alisable. La pi\u00e8ce, dans laquelle r\u00e9sonne une pointe de cynisme, pousse \u00e0 se demander&nbsp;si le mod\u00e8le familial reste encore concevable avec l\u2019individualisme dominant de la soci\u00e9t\u00e9 actuelle. Une pi\u00e8ce touchante que l\u2019on a h\u00e2te de d\u00e9couvrir sur les planches&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>18 d\u00e9cembre 2019<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/margaux-farron\/\">Margaux Farron<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/lecourrier.ch\/2019\/06\/23\/patch\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n<\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Deux lundis par mois, pendant l\u2019\u00e9t\u00e9 2019, Le Courrier\u00a0a publi\u00e9 le texte in\u00e9dit (extrait) d\u2019un-e auteur-e de th\u00e9\u00e2tre suisse ou r\u00e9sidant en Suisse. 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