{"id":13907,"date":"2019-11-11T13:42:51","date_gmt":"2019-11-11T12:42:51","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=13907"},"modified":"2025-02-09T17:05:13","modified_gmt":"2025-02-09T16:05:13","slug":"tableau-dune-execution","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2019\/11\/tableau-dune-execution\/","title":{"rendered":"Tableau d\u2019une ex\u00e9cution"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Tableau d\u2019une ex\u00e9cution<\/h2>\n\n\n<p>Texte de Howard Barker \/ Mise en sc\u00e8ne de Vincent Bonillo \/ La Grange de Dorigny \/ du 7 au 10 novembre 2019 \/ Critiques par No\u00e9 Maggetti et Manon Leli\u00e8vre.<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Ekphrasis sc\u00e9nique<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>10 novembre 2019<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/noe-maggetti\/\">No\u00e9 Maggetti<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"624\" height=\"351\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/11\/624-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13904\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/11\/624-1.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/11\/624-1-250x141.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/11\/624-1-300x169.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 624px) 100vw, 624px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Martin Reeve<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Le Th\u00e9\u00e2tre de la Grange de Dorigny accueille du 7 au 10 novembre la mise en sc\u00e8ne par Vincent Bonillo d\u2019un texte du dramaturge britannique Howard Barker. Le spectacle met une sc\u00e9nographie sobre au service d\u2019une r\u00e9flexion sur l\u2019influence de la politique sur l\u2019art, \u00e0 travers le r\u00e9cit de l\u2019ex\u00e9cution par une femme peintre d\u2019un tableau command\u00e9 par les autorit\u00e9s v\u00e9nitiennes.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Sur un plateau tout en profondeur, parsem\u00e9 d\u2019accessoires \u00e9voquant un atelier d\u2019artiste contemporain (en rupture avec le d\u00e9cor rappelant le XVI<sup>\u00e8me<\/sup>&nbsp;si\u00e8cle du texte d\u2019origine), le personnage de Galactia est affair\u00e9 \u00e0 r\u00e9aliser un tableau monumental que lui a command\u00e9 la R\u00e9publique de Venise pour glorifier sa victoire contre les Turcs. Cette femme au temp\u00e9rament explosif accueille chez elle tour \u00e0 tour diff\u00e9rents protagonistes&nbsp;: plusieurs mod\u00e8les qui posent pour elle, un peintre qui est aussi son amant, sa propre fille qui l\u2019aide dans la r\u00e9alisation de ses toiles, mais \u00e9galement des repr\u00e9sentants de l\u2019Etat venant contr\u00f4ler l\u2019avanc\u00e9e de son travail. Au fil de ces diff\u00e9rentes interactions, le public comprend que l\u2019artiste a choisi de repr\u00e9senter la guerre dans toute sa brutalit\u00e9, comme un v\u00e9ritable bain de sang, ce qui inqui\u00e8te les commanditaires de l\u2019\u0153uvre&nbsp;; cette peinture subversive fait scandale dans un premier temps, avant d\u2019\u00eatre r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019intervention d\u2019une critique d\u2019art, comme un symbole de l\u2019audace cr\u00e9atrice et de la puissance des V\u00e9nitiens \u2026<\/p>\n\n\n\n<p><em>Tableau d\u2019une ex\u00e9cution<\/em>&nbsp;traite ainsi des relations ambigu\u00ebs qu\u2019entretiennent l\u2019art et le pouvoir&nbsp;: ce sont les diff\u00e9rents discours sur l\u2019\u0153uvre \u2013 l\u00e9gitimation par l\u2019artiste de sa propre sensibilit\u00e9, critique de sa d\u00e9marche par diff\u00e9rents protagonistes, r\u00e9cup\u00e9ration du tableau subversif par les autorit\u00e9s \u2013 qui forment les temps forts du spectacle. Cette probl\u00e9matique centr\u00e9e sur les dimensions rh\u00e9torique et politique qui entourent l\u2019art plut\u00f4t que sur l\u2019objet lui-m\u00eame est renforc\u00e9e par le fait que l\u2019\u0153uvre, objet de tous les \u00e9changes, est cach\u00e9e au regard du public pendant la majeure partie du spectacle&nbsp;: d\u2019abord \u00e9voqu\u00e9e verbalement sans \u00eatre montr\u00e9e, r\u00e9alis\u00e9e dans une semi-obscurit\u00e9, effondr\u00e9e au sol puis cach\u00e9e derri\u00e8re un rideau de plastique opaque.<\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 la pr\u00e9sence des quelques \u00e9l\u00e9ments de d\u00e9cor d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9s, la mise en sc\u00e8ne repose en grande partie sur d\u2019habiles jeux de lumi\u00e8re&nbsp;: un enterrement est figur\u00e9 par la projection au sol d\u2019une croix lumineuse, un emprisonnement par l\u2019isolement d\u2019un personnage dans un minuscule carr\u00e9 \u00e9mergeant de l\u2019obscurit\u00e9. Cette sobri\u00e9t\u00e9 se met \u00e9galement au service d\u2019une utilisation de l\u2019espace jouant sur plusieurs plans, plus ou moins cach\u00e9s ou r\u00e9v\u00e9l\u00e9s par l\u2019\u00e9clairage. M\u00eame l\u2019espace occup\u00e9 par le public est utilis\u00e9, lorsque Galactia et son amant s\u2019y introduisent et investissent deux si\u00e8ges alors que l\u2019espace sc\u00e9nique accueille la c\u00e9r\u00e9monie fun\u00e8bre \u00e0 laquelle ils sont suppos\u00e9s assister, avant de se disputer violemment sous le regard amus\u00e9 des spectateurs et spectatrices.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce relatif d\u00e9pouillement de la sc\u00e9nographie met \u00e9galement en valeur le jeu des com\u00e9diennes et com\u00e9diens. Ces derniers incarnent avec finesse des protagonistes complexes, dont l\u2019attitude est souvent pleine de contradictions&nbsp;; d\u2019une sc\u00e8ne \u00e0 l\u2019autre, les interpr\u00e8tes doivent ainsi repr\u00e9senter diff\u00e9rentes facettes de leur personnage, ce qui implique un travail tout particulier du corps, de la voix et des costumes. En t\u00e9moigne par exemple la transformation radicale de Galactia lorsqu\u2019elle passe d\u2019un moment de cr\u00e9ation dans son atelier \u00e0 une rencontre avec le commanditaire du tableau&nbsp;: la com\u00e9dienne troque sa salopette macul\u00e9e de peinture pour une robe et des chaussures de ville et canalise soudain l\u2019\u00e9nergie d\u00e9bordante de son ton et de sa gestuelle, ce qui permet de pointer l\u2019ambivalence de cette h\u00e9ro\u00efne, \u00e0 la fois avide de libert\u00e9 artistique et contrainte de se soumettre aux conventions li\u00e9es \u00e0 son travail. Le talent des interpr\u00e8tes ach\u00e8ve ainsi de rendre plaisante la forme d\u2019<em>ekphrasis<\/em>&nbsp;sc\u00e9nique que propose&nbsp;<em>Tableau d\u2019une ex\u00e9cution<\/em>, alimentant une r\u00e9flexion int\u00e9ressante sur l\u2019\u0153uvre d\u2019art et les discours qui l\u2019entourent.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>10 novembre 2019<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/noe-maggetti\/\">No\u00e9 Maggetti<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Lorsque l\u2019ex\u00e9cution est l\u00e0 o\u00f9 on ne l\u2019attend pas\u2026<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>10 novembre 2019<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/manon-lelievre\/\">Manon Leli\u00e8vre<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"938\" height=\"530\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/11\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2019-11-18-a\u0300-09.09.07.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-13942\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/11\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2019-11-18-a\u0300-09.09.07.png 938w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/11\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2019-11-18-a\u0300-09.09.07-250x141.png 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/11\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2019-11-18-a\u0300-09.09.07-300x170.png 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/11\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2019-11-18-a\u0300-09.09.07-768x434.png 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/11\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2019-11-18-a\u0300-09.09.07-624x353.png 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 938px) 100vw, 938px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Martin Reeve<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Tableau d<em>\u2019<\/em>une ex\u00e9cution<em>, mis en sc\u00e8ne par Vincent Bonillo, \u00e0 partir du texte de Howard Baker dramaturge britannique, questionne, entre autres, la place donn\u00e9e \u00e0 la femme et celle accord\u00e9e \u00e0 l\u2019artiste. Les deux statuts se croisent et forment la talentueuse Galactia, que la com\u00e9dienne Val\u00e9rie Liengme incarne avec fougue. Alors que toute l\u2019intrigue nous conduit \u00e0 un d\u00e9nouement tragique, l\u2019histoire se termine sans drame, ni condamnation. Elle n\u2019en est pas moins d\u00e9primante.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019atelier, vaste et profond, quelques meubles \u00e9parpill\u00e9s, deux chaises et un tabouret. Sur la gauche, une grande toile blanche traverse perpendiculairement la sc\u00e8ne, o\u00f9 croquis et images sont accroch\u00e9s, premi\u00e8res \u00e9bauches du&nbsp;<em>tableau<\/em>. S\u2019entreposent en vrac, pots de peinture et b\u00e2ches salies par les couleurs. La pi\u00e8ce commence d\u00e8s que les lumi\u00e8res s\u2019allument, \u00e9clairant \u00e0 peine les acteurs : ambiance sombre et tamis\u00e9e. L\u2019histoire a lieu dans un Venise du XVIe si\u00e8cle, mais les objets, les meubles, les v\u00eatements sont actuels. Les enjeux deviennent alors intemporels.<\/p>\n\n\n\n<p>Galactia est peintre et a accept\u00e9 une commande publique importante : un tableau c\u00e9l\u00e9brant la bataille de L\u00e9pante, remport\u00e9e par Venise contre les Turcs. P\u00e9trie d\u2019ind\u00e9pendance et de force, Galactia suit ses convictions de peintre et sa volont\u00e9 de montrer la seule v\u00e9rit\u00e9 qu\u2019elle voit dans cette bataille : une boucherie. Oppos\u00e9e au Doge de Venise, qui pourtant l\u2019admire, en conflit avec ses proches qui pr\u00f4nent le compromis, elle r\u00e9pond brutalement \u00e0 leurs ordres et \u00e0 leurs conseils. Aussi violente que ses toiles, elle ira au bout de son projet, malgr\u00e9 les cons\u00e9quences. Ainsi, l\u2019histoire racont\u00e9e est celle d\u2019une femme et d\u2019une artiste pr\u00eate \u00e0 tout \u2013 m\u00eame au paradoxe \u2013 pour s\u2019affirmer et \u00eatre ind\u00e9pendante. Alors elle crie, pleine de convictions : \u00ab regarde ! \u00bb. Oui, regarde, regarde les autres, regarde le tableau prendre forme en m\u00eame temps que le sang coule. Mais surtout, regarde la v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Tous les enjeux du spectacle tournent autour de cette v\u00e9rit\u00e9 et de la volont\u00e9 de Galactia de la d\u00e9noncer : au lieu de la fiert\u00e9, c\u2019est la honte et l\u2019horreur qui devrait s\u2019emparer des V\u00e9nitiens. Permettant de r\u00e9v\u00e9ler toute la complexit\u00e9 du personnage de Galactia, sa fille l\u2019affronte : ne pourrait-elle pas se plier aux demandes du Doge, afin d\u2019ouvrir la voie aux femmes peintres ? Galactia est d\u00e9j\u00e0 loin de cette question. Elle ne lutte pas pour les femmes, mais pour \u00eatre reconnue comme \u00e9tant le meilleur peintre de Venise. Cette ambition fait \u00e9cho aux combats d\u2019aujourd\u2019hui : en effet, aucune femme ne devrait lutter pour gagner des droits et une ind\u00e9pendance, puisqu\u2019elle devrait naturellement les poss\u00e9der. Lib\u00e9r\u00e9e de ces entraves, la femme devrait pouvoir enti\u00e8rement se consacrer \u00e0 d\u00e9fendre ses autres convictions, que ces derni\u00e8res soient artistiques, politiques ou culturelles. Aujourd\u2019hui encore, elle ne le peut pas, car elle doit toujours consacrer une partie de son \u00e9nergie \u00e0 la lutte. Qu\u2019importe alors son action, celle-ci est alors toujours empreinte de revendications f\u00e9ministes. Galactia donne l\u2019impression qu\u2019elle s\u2019en est affranchie et qu\u2019elle fonce vers son unique but : terminer son \u0153uvre, telle qu\u2019elle l\u2019imagine.<\/p>\n\n\n\n<p>Endossant le r\u00f4le de l\u2019artiste scandaleux, incompris de ses contemporains, elle attend son&nbsp;<em>ex\u00e9cution,<\/em>&nbsp;apr\u00e8s avoir&nbsp;<em>ex\u00e9cut\u00e9<\/em>&nbsp;et d\u00e9voil\u00e9 son tableau. Cela ne tarde pas : c\u2019est l\u2019\u00e9clat ! Cardinaux et critiques s\u2019en m\u00ealent. Le dialogue entre la politique et l\u2019art se rompt. Condamn\u00e9e et emprisonn\u00e9e, Galactia a r\u00e9alis\u00e9 son but.<\/p>\n\n\n\n<p>Un revirement de situation, inattendu et parfait, retourne la situation : gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019intervention d\u2019une critique qui tient \u00e0 maintenir un Doge amoureux de l\u2019art au pouvoir, Galactia est lib\u00e9r\u00e9e. Par leur talent, les com\u00e9diens offrent une image vraie de chaque protagoniste. Ils r\u00e9v\u00e8lent des personnalit\u00e9s complexes qui ne sont pas manich\u00e9ennes. Le Doge, que Jean-Paul Favre interpr\u00e8te avec finesse, offre un subtil pendant \u00e0 Galactia : mielleux lorsqu\u2019elle est imp\u00e9tueuse, emport\u00e9 lorsqu\u2019elle est satisfaite. \u00c0 la sc\u00e8ne finale, il l\u2019invite \u00e0 c\u00e9l\u00e9brer sa lib\u00e9ration et sa renomm\u00e9e. \u00c0 cette nouvelle, Val\u00e9rie Liengme, qui incarne parfaitement la sensuelle et fougueuse Galactia, peint sur son visage, la surprise, le d\u00e9sespoir et finalement la r\u00e9signation.<\/p>\n\n\n\n<p>Son tableau est expos\u00e9, pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 toutes et \u00e0 tous comme une preuve de force morale et d\u2019ouverture d\u2019esprit dont seule la ville de Venise est capable. L\u2019\u0153uvre est apprivois\u00e9e, Galactia accepte de d\u00eener \u00e0 la table du Doge. C\u2019est la mort de l\u2019artiste en elle.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>10 novembre 2019<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/manon-lelievre\/\">Manon Leli\u00e8vre<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/grangededorigny\/%C3%A9v%C3%A8nement\/tableau-dune-execution\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Texte de Howard Barker \/ Mise en sc\u00e8ne de Vincent Bonillo \/ La Grange de Dorigny \/ du 7 au 10 novembre 2019 \/ Critiques par No\u00e9 Maggetti et Manon Leli\u00e8vre.<\/p>\n","protected":false},"author":1001835,"featured_media":13908,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,5,38],"tags":[228,205],"class_list":["post-13907","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-la-grange","category-spectacle","tag-manon-lelievre","tag-noe-maggetti"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13907","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001835"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13907"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13907\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20284,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13907\/revisions\/20284"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/13908"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13907"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13907"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13907"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}