{"id":13877,"date":"2019-11-07T14:03:51","date_gmt":"2019-11-07T13:03:51","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=13877"},"modified":"2025-02-09T17:05:55","modified_gmt":"2025-02-09T16:05:55","slug":"hercule-a-la-plage","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2019\/11\/hercule-a-la-plage\/","title":{"rendered":"Hercule \u00e0 la plage"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Hercule \u00e0 la plage<\/h2>\n\n\n<p>Texte de Fabrice Melquiot \/ Mise en sc\u00e8ne de Mariama Sylla \/ Th\u00e9\u00e2tre Am Stram Gram \/ du 1<sup>er<\/sup> au 17 novembre 2019 \/ Critique par Judith Marchal.<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Et si Hercule \u00e9tait une femme ?<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>17 novembre 2019<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/judith-marchal\/\">Judith Marchal<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"449\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/11\/10825859.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13875\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/11\/10825859.jpg 800w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/11\/10825859-250x140.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/11\/10825859-300x168.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/11\/10825859-768x431.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/11\/10825859-624x350.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Ariane Catton Balabeau<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>\u00c9crit par le directeur d\u2019Am Stram Gram Fabrice Melquiot et cr\u00e9\u00e9 \u00e0 Avignon cet \u00e9t\u00e9 par Mariama Sylla,\u00a0<\/em>Hercule \u00e0 la plage<em>\u00a0propose un voyage labyrinthique \u00e0 travers les souvenirs d\u2019enfance. Une histoire remplie d\u2019innocence et de v\u00e9rit\u00e9s.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Et si les habituels superh\u00e9ros issus des comics Marvel se faisaient remplacer par des divinit\u00e9s de la mythologie&nbsp;? Pour les quatre comp\u00e8res d\u2019<em>Hercule \u00e0 la plage<\/em>, c\u2019est bien le fils de Zeus et d\u2019Alcm\u00e8ne qui est au centre de toutes leurs histoires. Un h\u00e9ros introduit dans leur vie par India, la seule fille du groupe, qui se rattache aux histoires des exploits de ce demi-dieu que sa m\u00e8re lui racontait avant de mourir. Une l\u00e9gende qui n\u2019est que la porte d\u2019entr\u00e9e du labyrinthe de leur m\u00e9moire collective. Tels des Th\u00e9s\u00e9e des temps modernes, les quatre camarades viennent se perdre tout au long de la repr\u00e9sentation dans le d\u00e9dale de leurs souvenirs de jeunesse.<\/p>\n\n\n\n<p>La sc\u00e8ne est sombre, presque angoissante. H\u00e9l\u00e8ne Hudovernik, dans le r\u00f4le d\u2019India, se tient seule sur les planches, entour\u00e9e par les r\u00e9sonances de voix d\u2019enfants d\u2019abord, puis d\u2019adultes. Des sons \u2013 allant du cri d\u2019oiseau \u00e0 l\u2019h\u00e9licopt\u00e8re \u2013 traversent la salle, donnant l\u2019illusion au public de se trouver au m\u00eame endroit que les personnages. Mais quel est-il exactement ? Une for\u00eat&nbsp;? Un r\u00eave&nbsp;? L\u2019au-del\u00e0&nbsp;? Impossible de le d\u00e9terminer. \u00ab&nbsp;Tout est bizarre et normal \u00e0 la fois&nbsp;\u00bb&nbsp;: r\u00e9p\u00e9t\u00e9s \u00e0 plusieurs reprises durant le spectacle, ces mots ne sauraient mieux d\u00e9crire la fantastique mise en sc\u00e8ne de Mariama Sylla. Les jeux de lumi\u00e8re offrent \u00e0 eux seuls des d\u00e9cors extr\u00eamement diff\u00e9rents, sugg\u00e9rant aussi bien une plage au coucher du soleil qu\u2019une for\u00eat en pleine nuit. Seuls de gros troncs d\u2019arbres amovibles sont pr\u00e9sents sur sc\u00e8ne tout au long du spectacle. Pouvant aussi bien \u00e9voquer la structure architecturale des colonnes antiques, ils transforment l\u2019espace en v\u00e9ritable terrain de jeu, o\u00f9 l\u2019imagination est infinie.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut peu de temps \u00e0 la jeune femme pour retrouver ses amis Melvil (Rapha\u00ebl Archinard), Charles (Julien George) et Angelo (Miami Themo) dans ce lieu sans aucune lin\u00e9arit\u00e9 temporelle. Pas de flash-back, le quatuor se perd dans les couloirs de ses souvenirs pour les revivre, dans la cour de r\u00e9cr\u00e9ation ou sur la plage de leurs adieux. India est la plus intelligente, la plus jolie, la plus dr\u00f4le de toute l\u2019\u00e9cole, elle est m\u00eame \u00ab&nbsp;la premi\u00e8re de la terre enti\u00e8re \u00bb. Et comme ils sont \u00ab&nbsp;b\u00eatement et classiquement&nbsp;\u00bb tous amoureux d\u2019elle, elle demande \u00e0 ses trois meilleurs amis de r\u00e9aliser les m\u00eames travaux qu\u2019Hercule pour accumuler des points et r\u00e9ussir \u00e0 conqu\u00e9rir son c\u0153ur. Le public (re)plonge ainsi dans le monde farceur de l\u2019enfance, dans lequel les bagarres sont amicales et o\u00f9 le moindre accomplissement devient une immense fiert\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais aussi vrai qu\u2019Hercule est un mythe, l\u2019histoire d\u2019India \u2013 St\u00e9phanie de son vrai nom \u2013 n\u2019est finalement qu\u2019une \u00e9norme fabulation. Elle raconte les fantasmes d\u2019une enfant terriblement seule, dont la vie \u00ab&nbsp;ordinaire&nbsp;\u00bb est trop difficile \u00e0 supporter. Elle s\u2019imagine en superh\u00e9ro\u00efne, en v\u00e9ritable d\u00e9esse antique, et cr\u00e9e son propre mythe autour de faux souvenirs heureux. Hercule, c\u2019est elle. Un r\u00e9cit qui souligne le paradoxe du pouvoir de l\u2019imagination et brouille les fronti\u00e8res entre la r\u00eaverie et la mythomanie.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Hercule \u00e0 la plage<\/em>&nbsp;aborde subtilement des th\u00e8mes universels comme le mensonge, le souvenir, ou la vie apr\u00e8s la mort. Le texte offre \u00e9galement aux plus jeunes les pr\u00e9mices d\u2019une r\u00e9flexion sur des sujets fortement li\u00e9s aux luttes actuelles, en amenant notamment quelques touches fort appr\u00e9ciables de f\u00e9minisme, ou en proposant une ouverture \u00e0 la possibilit\u00e9 d\u2019un amour diff\u00e9rent du sch\u00e9ma traditionnel d\u2019un couple form\u00e9 par un homme et une femme. Parce que oui, \u00ab&nbsp;Angelo aurait pu aimer Charles&nbsp;\u00bb. Un spectacle \u00e9mouvant et rempli de r\u00eaves, qui trouve de quoi toucher aussi bien les enfants que les adultes.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>17 novembre 2019<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/judith-marchal\/\">Judith Marchal<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.amstramgram.ch\/projects\/hercule-a-la-plage\/?preview=true\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Texte de Fabrice Melquiot \/ Mise en sc\u00e8ne de Mariama Sylla \/ Th\u00e9\u00e2tre Am Stram Gram \/ du 1er au 17 novembre 2019 \/ Critique par Judith Marchal.<\/p>\n","protected":false},"author":1001835,"featured_media":13878,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,143],"tags":[227],"class_list":["post-13877","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-am-stram-gram-geneve","tag-judith-marchal"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13877","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001835"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13877"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13877\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20316,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13877\/revisions\/20316"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/13878"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13877"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13877"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13877"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}