{"id":13753,"date":"2019-10-10T08:20:32","date_gmt":"2019-10-10T06:20:32","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=13753"},"modified":"2025-02-09T17:07:43","modified_gmt":"2025-02-09T16:07:43","slug":"koburo","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2019\/10\/koburo\/","title":{"rendered":"Koburo"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Koburo<\/h2>\n\n\n<p>Conception et mise en sc\u00e8ne de Christian Denisart \/ TKM \u2013 Th\u00e9\u00e2tre Kl\u00e9ber-M\u00e9leau \/ du 1<sup>er<\/sup> au 6 octobre 2019 \/ Critique de Sarah Juilland.<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Quand tout est \u00e0 l\u2019envers s\u2019alignent les \u00e9toiles<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>6 octobre 2019<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/sarah-juilland\/\">Sarah Juilland<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/10\/koburolast_37-1140x760-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13751\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/10\/koburolast_37-1140x760-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/10\/koburolast_37-1140x760-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/10\/koburolast_37-1140x760-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/10\/koburolast_37-1140x760-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/10\/koburolast_37-1140x760-624x416.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/10\/koburolast_37-1140x760.jpg 1140w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Les Voyages extraordinaires<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Avec&nbsp;<\/em>Koburo,&nbsp;<em>Christian Denisart \u2013 m\u00e9tamorphos\u00e9 en explorateur \u2013 embarque pour un voyage arborescent, croisant ethnologie, arts plastiques, po\u00e9sie et surtout musique. Les spectateurs sont amen\u00e9s \u00e0 d\u00e9couvrir une tribu d\u00e9concertante, dont il n\u2019existe qu\u2019une poign\u00e9e de repr\u00e9sentantes diss\u00e9min\u00e9es sur le globe. Puisque \u00ab&nbsp;la vertu du voyage c\u2019est de purger la vie avant de la garnir&nbsp;\u00bb (Nicolas Bouvier), la compagnie des Voyages Extraordinaires invite \u00e0 la d\u00e9route, \u00e0 quitter les sentiers battus de la r\u00e9alit\u00e9 pour rejoindre les m\u00e9andres de l\u2019imaginaire. La rencontre de l\u2019alt\u00e9rit\u00e9 et l\u2019immersion dans l\u2019univers \u00e9trange et onirique des Koburo passe par la musique, qui transcende les barri\u00e8res linguistiques et rend possible la communion de toutes les voix.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Sur la sc\u00e8ne du TKM \u2013 transform\u00e9e en jungle luxuriante et grouillante \u00e0 l\u2019occasion de la fable anthropologique qui s\u2019y joue \u2013 la lueur d\u2019une lanterne troue la p\u00e9nombre c\u00f4t\u00e9 jardin et un enregistrement vocal gr\u00e9sille. En retrait et \u00e0 l\u2019abri dans une cahute, le metteur en sc\u00e8ne et musicien Christian Denisart se coiffe du chapeau d\u2019explorateur pour une nouvelle p\u00e9r\u00e9grination imaginaire, dans une longue lign\u00e9e qui l\u2019a men\u00e9 de&nbsp;<em>Voyage en Pamukalie<\/em>&nbsp;(2002) ou encore&nbsp;<em>Brazul<\/em>&nbsp;(2011) \u00e0&nbsp;<em>P\u00e5g<\/em>&nbsp;l\u2019an dernier. Il pr\u00e9sente l\u2019\u00e9tat des investigations men\u00e9es au sujet de la myst\u00e9rieuse peuplade des Koburo, si sibylline que son existence est mise en doute par les plus sceptiques. Pourtant, depuis peu, ces cr\u00e9atures \u00ab&nbsp;insaisissables, myst\u00e9rieuses, fascinantes&nbsp;\u00bb \u2013 \u00e0 la fois min\u00e9rales, v\u00e9g\u00e9tales et animales \u2013 fleurissent sporadiquement dans diff\u00e9rents recoins de la plan\u00e8te. Denisart postule une corr\u00e9lation entre leur \u00e9mergence et le d\u00e9r\u00e8glement climatique. Le surgissement de silhouettes color\u00e9es et onduleuses met un terme aux r\u00eaveries anthropologiques&nbsp;: \u00ab&nbsp;elles arrivent&nbsp;\u00bb.&nbsp; Le voyeur est bient\u00f4t arrach\u00e9 de son poste d\u2019observation, happ\u00e9 dans un tourbillon musical et emport\u00e9 dans un singulier voyage.<\/p>\n\n\n\n<p>Avant m\u00eame que le spectacle ne commence, la disposition d\u2019instruments au centre de l\u2019espace sc\u00e9nique pr\u00e9sage le r\u00f4le essentiel de la musique et de la voix \u2013 chant\u00e9e, slamm\u00e9e, rapp\u00e9e. Si l\u2019absence de langue commune compromet le dialogue entre l\u2019explorateur et les Koburo, une autre forme de communication \u00ab&nbsp;qui ne passe pas uniquement par les mots&nbsp;\u00bb (Christian Denisart) leur permet d\u2019\u00e9changer et de partager&nbsp;: la musique. Le spectacle construit un univers fantasmagorique au moyen d\u2019images, de sons, m\u00e9lodies et chants multilingues \u2013 en fran\u00e7ais, italien, portugais ou encore anglais. &nbsp;Pour donner corps aux diff\u00e9rents mondes visit\u00e9s, une sc\u00e9nographie \u00e9clectique allie projections d\u2019images, animations vid\u00e9os, fonds sonores et lumi\u00e8res multicolores. L\u2019exp\u00e9dition musicale et visuelle se compose de plusieurs tableaux, qui peuvent \u00e9voquer les origines multiples des Koburo&nbsp;: sortant de la jungle, elles bourgeonnent dans un champ de fleurs, gravissent des montagnes, plongent dans les profondeurs de l\u2019oc\u00e9an, flottent dans la Voie lact\u00e9e avant d\u2019atterrir dans la modernit\u00e9 d\u2019une grande ville peupl\u00e9e de gratte-ciels. Les d\u00e9placements et les divers environnements sont sugg\u00e9r\u00e9s par des projections successives d\u2019images et d\u2019animations vid\u00e9os. Les teintes bleues, rouges, vertes et jaunes des costumes rappellent le lien qui unit les Koburo aux diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments. Les tubulures color\u00e9es \u00e9voquent les coraux dont elles se rapprochent et les parures leur donnent une allure futuriste et ethnique.<\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9duction de la trame narrative et de l\u2019action dramatique au minimum, ainsi que l\u2019absence de dialogues \u2013 remplac\u00e9s par des chansons dont les paroles ne suffisent pas \u00e0 filer l\u2019histoire programm\u00e9e au d\u00e9but du spectacle \u2013 peuvent cr\u00e9er un sentiment de trouble.&nbsp;<em>Koburo<\/em>, tel que l\u2019a con\u00e7u Christian Denisart, est une exp\u00e9dition pour laquelle le spectateur doit abandonner son bagage d\u2019interrogations sur le d\u00e9roulement de l\u2019intrigue. Comme le pr\u00e9cise le metteur en sc\u00e8ne&nbsp;: \u00ab&nbsp;\u00e7a n\u2019a pas de sens&nbsp;!&nbsp;\u00bb Il s\u2019agit d\u2019un voyage sans itin\u00e9raire, sans directions et sans destination, car \u00ab&nbsp;un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas \u00e0 prouver qu\u2019il se suffit \u00e0 lui-m\u00eame&nbsp;\u00bb (Nicolas Bouvier).<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9routant, le p\u00e9riple chez les Koburo est aussi f\u00e9d\u00e9rateur, il rassemble \u00e0 travers la diversit\u00e9. La question de la communication et la r\u00e9flexion sur l\u2019h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des langues, qui courent comme un fil rouge dans le travail de Christian Denisart, motivent l\u2019utilisation du chant et de la musique&nbsp;en tant que langage universel : \u00ab&nbsp;quand on ne [\u2026] comprend pas c\u2019est encore plus fort [\u2026] trouver des moyens de communication quand les mots nous manquent&nbsp;\u00bb (Christian Denisart). Il n\u2019importe pas de tout comprendre ou de saisir parfaitement les paroles des chansons, mais d\u2019appr\u00e9cier les rythmes et les voix et de se laisser embarquer dans le concert final, o\u00f9 \u00ab&nbsp;s\u2019alignent les \u00e9toiles&nbsp;\u00bb devenues&nbsp;<em>stars<\/em>&nbsp;de rock, avant de se fondre dans le public.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>6 octobre 2019<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/sarah-juilland\/\">Sarah Juilland<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.tkm.ch\/representation\/koburo\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Conception et mise en sc\u00e8ne de Christian Denisart \/ TKM \u2013 Th\u00e9\u00e2tre Kl\u00e9ber-M\u00e9leau \/ du 1er au 6 octobre 2019 \/ Critique de Sarah Juilland.<\/p>\n","protected":false},"author":1001835,"featured_media":13754,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,170],"tags":[200],"class_list":["post-13753","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-tkm-theatre-kleber-meleau","tag-sarah-juilland"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13753","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001835"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13753"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13753\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20353,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13753\/revisions\/20353"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/13754"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13753"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13753"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13753"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}