{"id":13656,"date":"2019-06-13T09:47:16","date_gmt":"2019-06-13T07:47:16","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=13656"},"modified":"2025-02-10T12:14:56","modified_gmt":"2025-02-10T11:14:56","slug":"entretien-avec-domenico-carli","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2019\/06\/entretien-avec-domenico-carli\/","title":{"rendered":"Entretien avec Domenico Carli"},"content":{"rendered":"<p>Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/oceane-forster\/\">Oc\u00e9ane Forster<\/a><\/p>\n<p>Un entretien autour de la pi\u00e8ce <em>G\u00e9ant\u2026\u00a0? <\/em>de Domenico Carli<\/p>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2019\/06\/mon-theatre-je-le-visualise\/\">Critique sur <em>G\u00e9ant\u2026\u00a0?<\/em><\/a>\n<figure id=\"attachment_13654\" aria-describedby=\"caption-attachment-13654\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-13654\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/06\/geant-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/06\/geant-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/06\/geant-250x166.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/06\/geant-768x509.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/06\/geant-624x414.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/06\/geant.jpg 1000w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-13654\" class=\"wp-caption-text\">\u00a9 Le Courrier<\/figcaption><\/figure><\/li>\n<\/ul>\n<p><em>G\u00e9ant\u2026\u00a0? <\/em>de Domenico Carli a une particularit\u00e9\u00a0: c\u2019est une pi\u00e8ce qui se joue le matin. Tous les matins, sauf les mercredis, dans les classes de Lausanne et des alentours. Son auteur me donne rendez-vous \u00e0 16h, au Caf\u00e9 Romand, \u00e0 quelques minutes de son atelier. Une fois install\u00e9, il commande un verre de blanc\u00a0: \u00ab\u00a0Quelque chose de sec\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise-t-il. Nous commen\u00e7ons \u00e0 discuter, il parle du projet sur lequel il travaille en ce moment, l\u2019\u00e9criture d\u2019un film documentaire sur l\u2019ann\u00e9e 1606 \u00e0 Fribourg. Il \u00e9voque les exigences de sc\u00e9nario qu\u2019implique la collaboration avec les chercheurs et les archivistes de la ville, puis montre des photos de manuscrits enlumin\u00e9s avec lesquels il va \u00eatre amen\u00e9 \u00e0 travailler.<\/p>\n<p>Domenico Carli parle du th\u00e9\u00e2tre en p\u00e9dagogue, mais son assurance est toujours joueuse, presque dandyesque, et tout chez lui est cigarillos cubains, sifflements expressifs et <em>Profumo d\u2019Assenzio<\/em>. Son approche du th\u00e9\u00e2tre est fluide, \u00e9vidente, et quand il parle de ses cr\u00e9ations, c\u2019est avec une grande conscience des m\u00e9canismes qu\u2019il enclenche. Il recherche une \u00e9criture dramatique qui se pla\u00eet \u00e0 inventer des dispositifs o\u00f9 toute r\u00e9plique atteint son but, o\u00f9 chaque action trouve sens et o\u00f9 rien ne reste en suspens. Chez lui, le spectateur d\u00e9clenche l\u2019\u00e9criture\u00a0: il pense son public avant de penser sa dramaturgie.<\/p>\n<p>Cette ann\u00e9e il va \u00e9crire sa vingt-cinqui\u00e8me pi\u00e8ce pour \u00ab\u00a0La Main dans le Chapeau\u00a0\u00bb<em>,<\/em> compagnie active depuis pr\u00e8s de trente ans qui porte le th\u00e9\u00e2tre aupr\u00e8s d\u2019un public bien sp\u00e9cifique\u00a0: les salles de classe. Il raconte que cette exp\u00e9rience a forg\u00e9 sa compr\u00e9hension du jeune public, exigeant que sa dramaturgie devienne empirique, avec une pratique sc\u00e9nique sans cesse repens\u00e9e au fil des r\u00e9actions observ\u00e9es chez les enfants\u00a0:<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0En fait, quand on fait ces projets-l\u00e0 dans les \u00e9coles, c\u2019est assez sp\u00e9cifique, puisqu\u2019on joue dans des salles de classe. Avec Pascal Dayer, com\u00e9dien, p\u00e9dagogue et fondateur de cette compagnie, on s\u2019est vite rendu compte que ce n\u2019est pas anodin comme espace, la salle de classe, c\u2019est l\u2019espace des \u00e9l\u00e8ves, mais vraiment leur espace. C\u2019est-\u00e0-dire que quand tu arrives dans cette classe, tu dois avoir une bonne raison d\u2019y entrer, sinon on ne te laisse pas faire\u2026\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Il aborde ainsi son th\u00e9\u00e2tre comme une pratique qui cherche \u00e0 s\u2019ancrer dans les croyances et les valeurs des enfants auxquels il s\u2019adresse, mais aussi dans leurs espaces. Ainsi, il \u00e9voque une mise en sc\u00e8ne dans laquelle la ligne de m\u00e9tro M2 (alors en chantier) se trouvait devoir passer par l\u2019emplacement de l\u2019\u00e9cole, impliquant sa destruction.<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Quand les \u00e9l\u00e8ves ont compris qu\u2019on allait d\u00e9truire leur \u00e9cole, \u00e7a a \u00e9t\u00e9 une lev\u00e9e de boucliers\u00a0! Moi qui pensais qu\u2019ils allaient s\u2019en r\u00e9jouir\u2026 Pas du tout, c\u2019est leur territoire\u00a0!\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de l\u2019histoire qu\u2019il leur propose, Domenico Carli ne s\u2019introduit donc sur le territoire des \u00e9l\u00e8ves qu\u2019arm\u00e9 de th\u00e9matiques qui sauront trouver leur l\u00e9gitimit\u00e9 aupr\u00e8s des jeunes spectateurs. Pour la pi\u00e8ce <em>G\u00e9ant\u00a0? <\/em>il dit avoir voulu th\u00e9matiser les diff\u00e9rences, s\u2019int\u00e9ressant \u00e0 l\u2019origine au nombre croissant d\u2019\u00e9l\u00e8ves dyslexiques ou dyscalculiques qui font, eux, l\u2019exp\u00e9rience quotidienne d\u2019une singularit\u00e9 dans leur parcours scolaire. L\u2019id\u00e9e du gigantisme, diff\u00e9rence relative, puisque, comme le dit Carli \u00ab\u00a0on est toujours le g\u00e9ant de quelqu\u2019un\u00a0\u00bb, mais \u00e9vidente, avait l\u2019avantage d\u2019\u00eatre imm\u00e9diatement compr\u00e9hensible pour les \u00e9l\u00e8ves comme une irr\u00e9gularit\u00e9, une dissemblance.<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0La diff\u00e9rence na\u00eet tr\u00e8s vite, c\u2019est imm\u00e9diat, et visuel. Je n\u2019aime pas particuli\u00e8rement \u00e9crire des pi\u00e8ces pour lesquelles il faut trente minutes d\u2019exposition\u2026 La dyslexie c\u2019\u00e9tait un peu compliqu\u00e9 \u00e0 mettre en forme surtout que la pi\u00e8ce dure moins d\u2019une heure, et que dans ce laps de temps-l\u00e0, il faut faire passer un truc avec les contraintes de l\u2019espace. Donc se pose \u00e0 chaque fois la question suivante\u00a0: comment camper imm\u00e9diatement une situation qui fonctionne\u00a0?\u00a0\u00bb <\/em><\/p>\n<p>De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, Carli doit penser sa dramaturgie \u00e0 partir de la r\u00e9alit\u00e9 sociale des \u00e9l\u00e8ves, de ce qui fait leur quotidien\u00a0:<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0La complexit\u00e9 de l\u2019espace sc\u00e9nographique, incarn\u00e9 \u00e0 l\u2019extr\u00eame, ancr\u00e9 dans la r\u00e9alit\u00e9 des \u00e9l\u00e8ves est une contrainte avec laquelle joue une mise en sc\u00e8ne qui se veut fictionnelle et immersive. Pas de coulisse, pas d\u2019\u00e9clairage, pas d\u2019espace de jeu, au fond, c\u2019est toi qui dois le construire au milieu des bancs. De m\u00eame, la bri\u00e8vet\u00e9 de la pi\u00e8ce, en raison de la toute relative capacit\u00e9 d\u2019attention des enfants, oblige \u00e0 une entr\u00e9e in medias res des com\u00e9diens, il s\u2019agit d\u2019\u00eatre rapidement accessible, compr\u00e9hensible et int\u00e9ressant.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Il s\u2019est donc heurt\u00e9 au probl\u00e8me dramaturgique de faire exister le gigantisme dans une salle de classe \u00e9triqu\u00e9e. Pour signifier l\u2019existence du g\u00e9ant il a voulu un \u00e9l\u00e9ment gargantuesque qui surprendrait les enfants d\u00e8s leur entr\u00e9e en classe. Pour ce faire, il a fait construire une immense chaussure.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>J\u2019ai appel\u00e9 St\u00e9phane Rentznik, un des com\u00e9diens qui est tr\u00e8s habile, batteur rock et ing\u00e9nieur \u00e9lectronicien de formation, et je lui ai demand\u00e9 si c\u2019\u00e9tait possible de faire une immense chaussure. Il m\u2019a dit oui, et on l\u2019a fait.\u00a0 Du fait que nous nous produisions dans des salles de classe, l\u2019espace change \u00e0 chaque fois. Je dois toujours penser la sc\u00e9nographie comme autonome pour qu\u2019elle soit adaptable \u00e0 n\u2019importe quelle disposition, et les com\u00e9diens calent leurs d\u00e9placements vis-\u00e0-vis de ces \u00e9l\u00e9ments de sym\u00e9trie fixes. <\/em><\/p>\n<p>Ceci dit, l\u2019espace n\u2019est pas la seule sp\u00e9cificit\u00e9 de ce type de repr\u00e9sentations. Le th\u00e9\u00e2tre pour enfants diverge par bien des aspects du th\u00e9\u00e2tre pour un public adulte.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>C\u2019est un exercice d\u2019\u00e9criture sans pareil. Quand j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9crire pour le th\u00e9\u00e2tre \u2013 mais cela aurait \u00e9t\u00e9 pareil pour de la po\u00e9sie ou des chansons \u2013 je donnais mes textes \u00e0 lire \u00e0 ma s\u0153ur, qui n\u2019a pas fait d\u2019\u00e9tudes. Je me disais\u00a0: \u00ab\u00a0Si elle, parce qu\u2019on ne lui a pas donn\u00e9 les outils, elle ne peut pas comprendre ce que j\u2019\u00e9cris, c\u2019est \u00e0 moi de trouver un moyen, des formulations pour qu\u2019elle trouve cela int\u00e9ressant\u00a0\u00bb. Elle \u00e9tait ma premi\u00e8re lectrice, et cette histoire, \u00e7a sous-tend mon travail, puisque j\u2019ai une approche analogue quand j\u2019\u00e9cris pour les enfants. Si je leur am\u00e8ne un texte herm\u00e9tique qui ne fait que flatter mon ego d\u2019auteur\u2026 eh bien \u00e7a ne marche pas. J\u2019ai donc d\u00fb apprendre \u00e0 \u00e9crire pour les enfants, et souvent il a fallu que je modifie des choses apr\u00e8s les avoir test\u00e9es. Notamment dans le domaine de l\u2019humour, j\u2019ai beaucoup appris sur ce qui fait rire un enfant. Par exemple le deuxi\u00e8me degr\u00e9 ne fonctionne pas, et c\u2019est particuli\u00e8rement vrai dans un dispositif qui les surprend t\u00f4t le matin, qui plus est dans un lieu o\u00f9 la notion de repr\u00e9sentation et de fiction est floue. Floue parce qu\u2019ils sont dans leur espace et que la pi\u00e8ce est bas\u00e9e sur une forme de r\u00e9alit\u00e9, de plausibilit\u00e9 et envisageable pour les \u00e9l\u00e8ves. Pendant un moment le trouble existe et j\u2019aime \u00e0 jouer avec ce doute qu\u2019on fait na\u00eetre chez eux.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Pour Domenico Carli, aller dans les classes, malgr\u00e9 toutes les contraintes que cela implique, est une d\u00e9marche d\u2019une grande coh\u00e9rence. Il s\u2019amuse en remarquant qu\u2019il pourrait tout aussi bien ne pas s\u2019impliquer autant dans ses mises en sc\u00e8ne, sans cesser pour autant de remplir sa part du contrat en proposant des textes de th\u00e9\u00e2tre adapt\u00e9s aux enfants. Mais, persuad\u00e9 de la pertinence de sa d\u00e9marche, il aime s\u2019impliquer.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>Je trouve que c\u2019est tellement important, on se plaint dans les th\u00e9\u00e2tres que les gens ne viennent pas, que le public n\u2019est pas diversifi\u00e9, mais c\u2019est \u00e0 nous d\u2019aller vers les gens, de susciter un int\u00e9r\u00eat\u00a0! C\u2019est de la m\u00e9diation culturelle concr\u00e8te et imm\u00e9diate qu\u2019on fait l\u00e0, dans ces classes, voire quasiment de l\u2019intervention parce qu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019expliquer. La troupe joue de 8h30 \u00e0 10h, puis on propose aux enfants des ateliers pour qu\u2019ils exp\u00e9rimentent la pratique, le jeu.\u00a0\u00c0 l\u2019inverse de ce que je propose avec la m\u00e9diation culturelle du TKM-Th\u00e9\u00e2tre Kl\u00e9ber-M\u00e9leau, qui explore un axe plus th\u00e9orique, durant cette journ\u00e9e on ne cherche pas \u00e0 leur enseigner les fonctionnements du th\u00e9\u00e2tre, mais \u00e0 leur faire <\/em>faire<em> du th\u00e9\u00e2tre. \u00bb<\/em><\/p>\n<p>Si Domenico Carli se montre tout \u00e0 fait conscient des limites de l\u2019impact social du th\u00e9\u00e2tre, il n\u2019en cherche pas moins \u00e0 l\u2019\u00e9tendre, par le biais de sa d\u00e9marche.<\/p>\n<p><em>\u00ab Il faut \u00eatre r\u00e9aliste : pour certains \u00e9l\u00e8ves, cet aper\u00e7u du th\u00e9\u00e2tre sera le seul qu\u2019ils auront, parce que la culture, les parents, leur histoire, le milieu dans lequel ils vont \u00e9voluer ne les y am\u00e8neront pas. Aller dans ces classes, c\u2019est rendre le th\u00e9\u00e2tre accessible pour une journ\u00e9e au moins \u00e0 des enfants de tous les horizons, avec des textes de qualit\u00e9, des com\u00e9diens qui se l\u00e8vent le matin pour jouer \u00e0 8h30, des costumes, des d\u00e9cors et tout ce qu\u2019il faut pour capter leur attention.\u00a0<\/em>\u00bb<\/p>\n<p>En dehors du th\u00e9\u00e2tre pour enfants, il y a des sujets que Domenico Carli privil\u00e9gie. Et s\u2019il fait usage de fables, pour amener certains th\u00e8mes \u00e0 la sc\u00e8ne, il ne perd pas de vue le but de ses cr\u00e9ations\u00a0: mettre en th\u00e9\u00e2tre des questions soci\u00e9tales et humaines de premier plan.<\/p>\n<p><em>\u00ab Le th\u00e9\u00e2tre a son importance mais, surtout s\u2019il veut faire face \u00e0 l\u2019invasion des \u00e9crans, il faut qu\u2019il ait un ancrage politique, il faut qu\u2019il apporte quelque chose d\u2019autre. Quand tu racontes une histoire, tu te situes vis-\u00e0-vis d\u2019une v\u00e9rit\u00e9, et \u00e0 l\u2019\u00e9poque de la post-v\u00e9rit\u00e9 justement, des <\/em>alternative facts<em>, le th\u00e9\u00e2tre a l\u2019avantage de se pr\u00e9senter imm\u00e9diatement comme quelque chose de factice, qui n\u2019est pas v\u00e9ridique et qui ne cherche pas \u00e0 l\u2019\u00eatre, mais cela ne l\u2019emp\u00eache pas de porter un discours. Une pi\u00e8ce, \u00e7a doit dire quelque chose au public, et en tant qu\u2019auteur je dois m\u2019adresser \u00e0 lui et lui faire parvenir un message qui a une port\u00e9e plus large, non pas m\u2019\u00e9couter parler de mes petits probl\u00e8mes. Je suis parfois un peu las de cette forme de tendance au nombrilisme dans le th\u00e9\u00e2tre d\u2019aujourd\u2019hui\u2026\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par\u00a0Oc\u00e9ane Forster . <\/p>\n","protected":false},"author":1001835,"featured_media":13654,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[208],"class_list":["post-13656","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-entretien","tag-oceane-forster"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13656","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001835"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13656"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13656\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":22759,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13656\/revisions\/22759"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/13654"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13656"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13656"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13656"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}