{"id":13653,"date":"2019-06-13T09:28:36","date_gmt":"2019-06-13T07:28:36","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=13653"},"modified":"2025-02-14T10:45:50","modified_gmt":"2025-02-14T09:45:50","slug":"mon-theatre-je-le-visualise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2019\/06\/mon-theatre-je-le-visualise\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Mon th\u00e9\u00e2tre, je le visualise\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">\u00ab\u00a0Mon th\u00e9\u00e2tre, je le visualise\u00a0\u00bb<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">De Domenico Carli \/ Critique par Oc\u00e9ane Forster. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>Juin 2019<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/oceane-forster\/\">Oc\u00e9ane Forster<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image wp-image-13654 size-medium\">\n<figure class=\"alignleft\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"200\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/06\/geant-300x200.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13654\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/06\/geant-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/06\/geant-250x166.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/06\/geant-768x509.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/06\/geant-624x414.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/06\/geant.jpg 1000w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Le Courrier<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Domenico Carli, auteur italien \u00e9tabli en Suisse, est un artiste d\u2019une polyvalence notable&nbsp;: son champ d\u2019action s\u2019\u00e9tend de la mise en sc\u00e8ne au sc\u00e9nario pour la t\u00e9l\u00e9vision, en passant par l\u2019\u00e9criture dramatique, l\u2019enseignement du th\u00e9\u00e2tre, la m\u00e9diation culturelle et l\u2019interpr\u00e9tation dramatique\u2026 De son parcours riche et pluriel, il a tir\u00e9 d\u00e9j\u00e0 pas moins de trente pi\u00e8ces dont <em>Zattera <\/em>(2007)<em>,<\/em> produite par le Th\u00e9\u00e2tre de Vidy, <em>L\u2019Iliade. Le choix d\u2019Achille <\/em>(2018) et <em>Chroniques Adriatiques <\/em>(2015), recueil qui comprend <em>Ciao, Pap\u00e0!, Ave Maria<\/em> et <em>Lido Adriatico, <\/em>toutes publi\u00e9es aux \u00e9ditions D\u2019En Bas.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis 1993, il \u00e9crit et met en sc\u00e8ne des pi\u00e8ces pour enfants avec la Cie La Main dans le Chapeau qui a pris le pari de porter la sc\u00e8ne jusque dans les salles de classes, directement devant les \u00e9l\u00e8ves. C\u2019est dans ce cadre atypique que <em>G\u00e9ant\u2026&nbsp;? <\/em>voit le jour en 2018<em>. <\/em>Assez br\u00e8ve (le dispositif mis en place par la compagnie pr\u00e9voit une repr\u00e9sentation ne d\u00e9passant pas une heure), la com\u00e9die a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue pour \u00eatre jou\u00e9e par un petit groupe de com\u00e9diens dans l\u2019espace scolaire. Pour <em>G\u00e9ant\u2026&nbsp;?<\/em>, trois acteurs incarnent les trois personnages de la pi\u00e8ce, et prennent en charge les repr\u00e9sentations quotidiennes.<\/p>\n\n\n\n<p>La pi\u00e8ce commence d\u00e8s l\u2019arriv\u00e9e des \u00e9l\u00e8ves en classe alors qu\u2019ils d\u00e9couvrent une immense chaussure, \u00e9l\u00e9ment d\u2019une sc\u00e9nographie pr\u00e9alablement install\u00e9e. Puis M. F\u00e9lix Dubol, directeur de cirque, entre dans la classe. Avec l\u2019aide de son tr\u00e8s savant fr\u00e8re et assistant, le bien nomm\u00e9 Robert Lafrousse de Littr\u00e9-Langenscheidt, il est \u00e0 la recherche de nouveaux num\u00e9ros pour app\u00e2ter un public laiss\u00e9 sur sa faim depuis que les animaux ne sont plus admis dans l\u2019ar\u00e8ne. Si tous deux se rendent dans une classe, c\u2019est pour y trouver de nouveaux talents (puisque, comme le directeur l\u2019a entendu dire&nbsp;: \u00ab&nbsp;ici, il y a de sacr\u00e9s clowns&nbsp;!&nbsp;\u00bb). \u00c0 leur grande surprise, ils d\u00e9couvrent \u00e0 leur tour, entre les bancs de l\u2019\u00e9cole, la chaussure de g\u00e9ant. Dubol s\u2019enthousiasme, Lafrousse s\u2019effraye, et apr\u00e8s une inspection minutieuse, une \u00e9trange demoiselle,&nbsp;pr\u00e9nomm\u00e9e M\u00ee, \u00e9merge de la chaussure. M\u00ee parle en mi&nbsp;: \u00ab&nbsp;M\u00ee c\u2019est M\u00ee !!! Quel M\u00ee-clet, ce type ! M\u00ee&#8230;de la dynastie des Ming&#8230;&nbsp;\u00bb. Elle raconte aux deux autres personnages sa rencontre avec le g\u00e9ant qui r\u00e9pond au nom de Grangugus et la solitude de cet \u00eatre qui semble le dernier de son esp\u00e8ce. Elle d\u00e9crit comment ses larmes ont inond\u00e9 la cour de l\u2019\u00e9cole, puis imite sa fa\u00e7on de rire en dansant la Danse des G\u00e9ants et chante l\u2019amour de Grangugus pour les arbres\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Jou\u00e9e tous les matins devant des enfants \u00e2g\u00e9s de 6 \u00e0 11 ans, <em>G\u00e9ant\u2026&nbsp;? <\/em>interroge la diff\u00e9rence. Qu\u2019il s\u2019agisse des assonances du langage de M\u00ee, de l\u2019hypermn\u00e9sie de Lafrousse ou, de mani\u00e8re plus \u00e9vidente, du gigantisme de Grangugus, toutes les particularit\u00e9s sont approch\u00e9es comme autant de qualit\u00e9s hors norme, de d\u00e9mesures menant irr\u00e9m\u00e9diablement \u00e0 une forme de solitude. Toujours absent du plateau mais signifi\u00e9 au moyen de sa chaussure, le personnage du g\u00e9ant permet une mise en \u00e9vidence dramatique de la diff\u00e9rence, et ces \u00e9l\u00e9ments ayant \u00e0 trait au merveilleux permettent l\u2019intrusion de l\u2019\u00e9trange dans la salle de classe. Dans la pi\u00e8ce, la \u00ab pr\u00e9sence-absence \u00bb de Grangugus a aussi une fonction symbolique : &nbsp;cette immensit\u00e9 cach\u00e9e dont on ne per\u00e7oit que les traces \u00e9voque la menace \u00e9cologique, elle aussi perceptible uniquement dans ses inqui\u00e9tants sympt\u00f4mes.<\/p>\n\n\n\n<p>Le th\u00e9\u00e2tre pour enfants suppose aussi une dramaturgie particuli\u00e8re. Plusieurs dispositifs de <em>G\u00e9ant\u2026?<\/em> sont symptomatiques de l\u2019impact qu\u2019a l\u2019adresse au jeune public sur les m\u00e9canismes de la pi\u00e8ce&nbsp;: le texte devient pr\u00e9texte \u00e0 une th\u00e9\u00e2tralit\u00e9 sp\u00e9cifique et adress\u00e9e. Par exemple, le rythme des \u00e9changes entre les personnages se veut soutenu et sans cesse marqu\u00e9 par des rires entre les personnages. L\u2019action et la monstration sont largement pr\u00e9f\u00e9r\u00e9es aux longues interventions ou aux s\u00e9quences de narration dans les r\u00e9pliques. L\u2019\u00e9criture de Carli \u00e9vite le monologue, qui semble potentiellement plus difficile \u00e0 suivre pour de jeunes enfants et fait le choix d\u2019un rythme soutenu qui n\u2019est pas sans rappeler le vaudeville ou le th\u00e9\u00e2tre circassien.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qui est recherch\u00e9, c\u2019est l\u2019interaction entre les com\u00e9diens, mais aussi entre les com\u00e9diens et les \u00e9l\u00e8ves : ce dont on peut d\u00e9duire qu\u2019inclure le jeune public dans l\u2019action, c\u2019est garantir son attention. Ainsi, \u00e0 plusieurs occasions, il est demand\u00e9 aux enfants, pour servir l\u2019intrigue, de r\u00e9pondre \u00e0 des questions, de danser ou encore de dessiner. Toujours dans l\u2019optique de susciter l\u2019adh\u00e9sion des \u00e9l\u00e8ves en facilitant leur entr\u00e9e dans la di\u00e9g\u00e8se, la pi\u00e8ce s\u2019applique \u00e0 investir l\u2019espace quotidien, r\u00e9cup\u00e9rant des \u00e9l\u00e9ments connus en y insufflant de l\u2019extraordinaire, faisant ainsi cohabiter deux univers, le premier affect\u00e9 d\u2019une banalit\u00e9 rassurante, l\u2019autre insolite et merveilleux. Les personnages sont construits sur des particularit\u00e9s rapidement compr\u00e9hensibles, avec la r\u00e9p\u00e9tition de la m\u00eame syllabe dans les paroles de M\u00ee, une phrase refrain pour M. Lafrousse (\u00ab Personne ne sait ! Mais moi je sais ! \u00bb), l\u2019id\u00e9e \u00e9tant de cr\u00e9er des personnalit\u00e9s marqu\u00e9es que les enfants reconna\u00eetront rapidement. Ce faisant, la pi\u00e8ce de Carli se donne l\u2019apparence d\u2019une com\u00e9die de caract\u00e8res qui rappelle certains passages de Moli\u00e8re, de la <em>commedia dell\u2019arte<\/em> ou encore du th\u00e9\u00e2tre de rue napolitain. Le drame se voit relay\u00e9 au second plan et il s\u2019agit avant tout de mettre en avant des personnages essentialis\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 l\u2019arch\u00e9type&nbsp;: Dubol est un ambitieux carri\u00e9riste qui ne supporte pas qu\u2019on lui refuse quoique ce soit, Lafrousse un intellectuel timor\u00e9 et M\u00ee une excentrique mutine.<\/p>\n\n\n\n<p>La th\u00e9\u00e2tralit\u00e9 de <em>G\u00e9ant\u2026&nbsp;? <\/em>repose ainsi sur des dispositifs traditionnels, r\u00e9duits \u00e0 leur plus simple expression. On pense ici aux jeux de complicit\u00e9 permis par la sc\u00e9nographie comme l\u2019effet de surprise mis en place avec l\u2019immense chaussure de la pi\u00e8ce (de laquelle sortira M\u00ee, alors qu\u2019on la croyait vide). L\u2019\u00e9tranget\u00e9 produite par la d\u00e9mesure de cet accessoire pr\u00e9occupe les personnages et cr\u00e9e chez le spectateur le d\u00e9sir d\u2019une apparition ext\u00e9rieure. Quand les enfants d\u00e9couvrent M\u00ee, qui surgit de l\u2019int\u00e9rieur de cette chaussure, une attente dirig\u00e9e vers le hors-sc\u00e8ne (quand le G\u00e9ant va-t-il entrer dans la classe&nbsp;?) est d\u00e9jou\u00e9e. L\u2019inattendu se trouvait en r\u00e9alit\u00e9 sous leurs yeux depuis le d\u00e9but, \u00e0 leur insu&nbsp;: la surprise ne viendra pas de l\u00e0 o\u00f9 on l\u2019attendait. De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, la pi\u00e8ce cherche \u00e0 rendre accessible ce qui a lieu sur la sc\u00e8ne. Enfin, le th\u00e9\u00e2tre pour enfants a ses propres codes et habitudes. De ce point de vue, <em>G\u00e9ant\u2026 ? <\/em>reste dans l\u2019attendu, en proposant \u00e0 son jeune public une fiction onirique, voire merveilleuse. La bizarrerie inh\u00e9rente au sc\u00e9nario irr\u00e9alisant, distanciant l\u2019univers fictionnel, contredit, en apparence, l\u2019intention sc\u00e9nographique qui veut ancrer l\u2019intrigue dans l\u2019univers connu des enfants. Pourtant, la th\u00e9\u00e2tralit\u00e9 de cette cr\u00e9ation prend justement sens dans cette \u00e9tranget\u00e9 introduite dans le quotidien. Ce qui est merveilleux pour les enfants c\u2019est en r\u00e9alit\u00e9 de voir entrer des com\u00e9diens dans leur salle de classe. La pi\u00e8ce ne se d\u00e9roule pas dans un autre monde, mais dans celui-ci&nbsp;: ainsi cohabitent g\u00e9ants et ma\u00eetresses.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce th\u00e9\u00e2tre et son dispositif simplissime n\u2019ont de sens que par rapport au public qu\u2019ils veulent toucher. Il ne s\u2019agit pas, avec <em>G\u00e9ant..&nbsp;?,<\/em> de r\u00e9inventer le conte<em>,<\/em> mais plut\u00f4t de garantir une adh\u00e9sion, une compr\u00e9hension globale et ainsi de socialiser le th\u00e9\u00e2tre en travaillant un objet dramatique vou\u00e9 \u00e0 convaincre cette audience plurielle sp\u00e9cifique qu\u2019est la salle de classe. Pour Carli, la d\u00e9marche s\u2019explique par une conscience politique de la r\u00e9ception, conscience qu\u2019il juge trop souvent \u00e9triqu\u00e9e et d\u00e9termin\u00e9e dans le th\u00e9\u00e2tre qui ne s\u2019adresse pas aux enfants. Au vu de l\u2019\u00e0-propos d\u2019une telle d\u00e9marche, la vraie interrogation qui persiste apr\u00e8s la lecture de <em>G\u00e9ant\u2026&nbsp;?&nbsp;<\/em>est peut-\u00eatre la suivante : pourquoi serait-ce plus une \u00e9vidence d\u2019inviter le th\u00e9\u00e2tre dans l\u2019espace quotidien des enfants alors que c\u2019est chose rare dans le th\u00e9\u00e2tre pour \u00ab&nbsp;adultes&nbsp;\u00bb ?<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>Juin 2019<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/oceane-forster\/\">Oc\u00e9ane Forster<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2019\/06\/entretien-avec-domenico-carli\/\">Entretien avec Domenico Carli<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De Domenico Carli \/ Critique par Oc\u00e9ane Forster.<\/p>\n","protected":false},"author":1001835,"featured_media":13654,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38],"tags":[208],"class_list":["post-13653","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","tag-oceane-forster"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13653","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001835"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13653"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13653\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":22856,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13653\/revisions\/22856"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/13654"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13653"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13653"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13653"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}