{"id":13633,"date":"2019-06-04T20:44:21","date_gmt":"2019-06-04T18:44:21","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=13633"},"modified":"2025-02-09T17:09:32","modified_gmt":"2025-02-09T16:09:32","slug":"histoires-sans-gloire-et-pratiquement-sans-peril-pour-quatre-voix-sur-une-pente-raide","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2019\/06\/histoires-sans-gloire-et-pratiquement-sans-peril-pour-quatre-voix-sur-une-pente-raide\/","title":{"rendered":"Histoires sans gloire et pratiquement sans p\u00e9ril pour quatre voix sur une pente raide"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Histoires sans gloire et pratiquement sans p\u00e9ril pour quatre voix sur une pente raide<\/h2>\n\n\n<p>Cr\u00e9ation du Collectif moiti\u00e9 moiti\u00e9 moiti\u00e9 \/ Petith\u00e9\u00e2tre de Sion \/ du 24 au 26 mai 2019 \/ Critiques par Lena Rossel et Brice Torriani.<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La montagne, \u00e7a vous gagne<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 mai 2019<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/lena-rossel\/\">Lena Rossel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/06\/histoires-sans-gloire-07-1024x576.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13631\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/06\/histoires-sans-gloire-07-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/06\/histoires-sans-gloire-07-250x141.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/06\/histoires-sans-gloire-07-300x169.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/06\/histoires-sans-gloire-07-768x432.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/06\/histoires-sans-gloire-07-624x351.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/06\/histoires-sans-gloire-07.jpg 1600w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 S\u00e9bastien Monachon<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Premi\u00e8re cr\u00e9ation du Collectif moiti\u00e9 moiti\u00e9 moiti\u00e9,&nbsp;<\/em>Histoires sans gloire et pratiquement sans p\u00e9ril pour quatre voix sur une pente raide<em>&nbsp;d\u00e9peint un imaginaire montagnard touchant et absurde. A travers un dispositif sc\u00e9nique des plus simples (quatre corps, quatre voix), les com\u00e9diennes et com\u00e9diens nous emm\u00e8nent dans un voyage peupl\u00e9 de r\u00e9miniscences et de folie joyeuse, jusqu\u2019\u00e0 un sommet dont on ne veut plus redescendre.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;C\u2019est bien le titre de spectacle le plus difficile \u00e0 prononcer&nbsp;\u00bb&nbsp;: c\u2019est ainsi qu\u2019on nous invite cordialement \u00e0 entrer dans la salle du Petith\u00e9\u00e2tre. Des allers et retours confus dans l\u2019escalier en bois pr\u00e9c\u00e8dent l\u2019entr\u00e9e des com\u00e9dien-nes et donnent le ton du spectacle, faisant d\u00e9j\u00e0 rire le public. Sur le plateau nu, les com\u00e9diennes et com\u00e9diens, habill\u00e9s chiquement, chantent des chansons traditionnelles des montagnes \u00e0 quatre voix. Leur virtuosit\u00e9 n\u2019a d\u2019\u00e9gal que leur humour, qu\u2019ils exploitent avec talent. Peu \u00e0 peu, un r\u00e9cit \u00e9merge et remue&nbsp;: des chants entrecoup\u00e9s d\u2019acc\u00e8s de folie bovine, une balade touristique qui ne se termine pas comme pr\u00e9vu, les anc\u00eatres qui hantent les chalets, et bien s\u00fbr la vue\u2026 mais quelle vue&nbsp;! De chanteurs de chorale \u00e0 vaches \u00e9mancip\u00e9es, en passant par un troupeau de touristes, les com\u00e9diennes et com\u00e9diens du collectif frappent toujours juste en parvenant, \u00e0 travers chaque incarnation, \u00e0 \u00e9veiller un \u00e9cho de la montagne, si pr\u00e9gnante dans nos vies de Suisses.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce sont des histoires simples que nous content les com\u00e9dien-es, simples et de ce fait tr\u00e8s touchantes. La tension vient des b\u00ealements qui peuvent s\u2019introduire \u00e0 tout moment dans le texte et prendre au d\u00e9pourvu. Les voix nues, sans artifices, des com\u00e9dien-nes, se pr\u00eatent plus facilement aux \u00ab&nbsp;d\u00e9rapages&nbsp;\u00bb potentiels\u2026 Mais, \u00e9videmment, rien qui ne soit pas calcul\u00e9&nbsp;: les apparentes erreurs (ou glissements de terrain) s\u2019int\u00e8grent fluidement au spectacle et ne font qu\u2019ajouter au comique de la situation. Les personnages se font petit \u00e0 petit emporter par le r\u00e9cit qu\u2019ils nous livrent, jusqu\u2019\u00e0 s\u2019y perdre, et leur parole avec. Mais ce n\u2019est que pour ressurgir plus loin, puis se perdre \u00e0 nouveau&nbsp;: des randonneurs qui \u00e9mergent de la montagne \u00e0 intervalles r\u00e9guliers au d\u00e9tour d\u2019un chemin.<\/p>\n\n\n\n<p>Spectacle port\u00e9 uniquement par la voix et la pr\u00e9sence corporelle des com\u00e9dien-nes, sans d\u00e9cor ni accessoires superflus, il apporte un souffle de fra\u00eecheur par sa simplicit\u00e9 et son honn\u00eatet\u00e9. C\u2019est une bouff\u00e9e de vie que nous offre le collectif, qui r\u00e9ussit \u00e0 incarner plusieurs images en m\u00eame temps et cr\u00e9er des liens improbables et pourtant tr\u00e8s forts. Les histoires, contes et chansons de ce folklore si particulier r\u00e9sonnent avec les plus grands r\u00e9cits qui r\u00e9gissent nos imaginaires&nbsp;: la mort, la vieillesse, la solitude s\u2019entrecroisent sans jamais s\u2019imposer, sans tomber dans la m\u00e9lancolie. C\u2019est dans une ind\u00e9niable bonne humeur que l\u2019on ressort du spectacle, ragaillardi-e de s\u2019\u00eatre senti-e chez soi au milieu de ces histoires escarp\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 mai 2019<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/lena-rossel\/\">Lena Rossel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Au choeur de la montagne<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 mai 2019<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/brice-torriani\/\">Brice Torriani<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/06\/histoires-sans-gloire-04-1024x576.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13639\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/06\/histoires-sans-gloire-04-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/06\/histoires-sans-gloire-04-250x141.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/06\/histoires-sans-gloire-04-300x169.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/06\/histoires-sans-gloire-04-768x432.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/06\/histoires-sans-gloire-04-624x351.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/06\/histoires-sans-gloire-04.jpg 1600w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 S\u00e9bastien Monachon<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Entre les murs anciens du Petithe\u00e2tre de Sion se joue un concert \u00e0 quatre voix. Le collectif moiti\u00e9-moiti\u00e9-moiti\u00e9, non content d\u2019envo\u00fbter par une performance vocale remarquable, se joue du regard sur le traditionnel et le pittoresque. La troupe pr\u00e9sente dans une suite de tableaux mouvants la fascination pour la montagne. Une randonn\u00e9e au c\u0153ur des fantasmes, entre folie et admiration, entre peur et passion.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Les montagnes valaisannes regorgent de l\u00e9gendes et de fant\u00f4mes. C\u2019est ce que semble vouloir peindre dans cette pi\u00e8ce le quatuor de com\u00e9dien\u00b7ne\u00b7s. Ceux-ci se placent comme pour un concert, puis embaument la salle par une s\u00e9rie de chants traditionnels d\u2019un parfum de pittoresque, qui passe du fascinant au grotesque. En effet, une fois le sempiternel&nbsp;<em>Lioba<\/em>&nbsp;entam\u00e9, une com\u00e9dienne ponctue sa partition de b\u00ealements et se met \u00e0 \u00e9voluer sur sc\u00e8ne comme un mouton, dans une transe induite par le martelage de chants de p\u00e2tre. Les paroles deviennent confuses, et les mots semblent perdre leur sens au profit de la musicalit\u00e9 du chant.<\/p>\n\n\n\n<p>Le spectacle bascule ensuite du chant solennel \u00e0 une narration par le corps et le texte. C\u2019est tout d\u2019abord par un jeu d\u2019expressions faciales que les com\u00e9dien\u00b7n\u00b7e\u00b7s, comme extirp\u00e9\u00b7e\u00b7s de leurs chants par une force obscure, entra\u00eenent le spectateur dans une nouvelle histoire. Les personnages se mettent \u00e0 agir comme des moutons, et le ch\u0153ur se meut en troupeau. Commence alors un jeu de corps et de groupe, o\u00f9 une peur irrationnelle guide les mouvements instinctifs, bestiaux. Et si l\u2019on rit souvent de ce mim\u00e9tisme animalier, les quatre interpr\u00e8tes parviennent \u00e0 nous transmettre un frisson angoissant, soutenu par un jeu de lumi\u00e8re et de sons imitant les grondements d\u2019une m\u00e9t\u00e9o capricieuse.<\/p>\n\n\n\n<p>Le spectacle balance constamment entre cette angoisse face aux immensit\u00e9s rocheuses et la ridicule et emphatique fascination cultiv\u00e9e notamment par les milieux touristiques. Aussi se joue alors une visite guid\u00e9e grandiloquente et absurde, entre le Cervin (dont le nom serait apparemment traduit en anglais par&nbsp;<em>Mount Everest<\/em>) et le&nbsp;<em>bis de la pisse<\/em>. Le groupe expose avec l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 un patriotisme surabondant. Les costumes de soir\u00e9e port\u00e9s par les com\u00e9dien\u00b7ne\u00b7s contrastent avec la randonn\u00e9e \u00e0 laquelle elles et ils prennent part. Comme pour illustrer l\u2019impossibilit\u00e9 de ma\u00eetriser une nature indomptable, le groupe se retrouve perdu, bloqu\u00e9 face au mur en fond de sc\u00e8ne. Les personnages sombrent alors lentement jusqu\u2019\u00e0 s\u2019engouffrer dans le monde des esprits.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cette suite de tableaux sont \u00e9galement questionn\u00e9es les notions d\u2019individualit\u00e9 et de groupe. \u00c0 la premi\u00e8re fausse note volontairement commise par un com\u00e9dien-chanteur, celui-ci se retrouve \u00e9cart\u00e9, perdu dans son incapacit\u00e9 \u00e0 communiquer avec les autres. Dans une autre sc\u00e8ne se d\u00e9gage la cheffe d\u2019une insurrection gr\u00e9gaire, face \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 du berger, autour de laquelle les moutons s\u2019agglutinent sans comprendre les enjeux du discours. Lors de ces sc\u00e8nes, le jeu de groupe s\u2019accorde avec l\u2019esth\u00e9tique de ch\u0153ur affich\u00e9e durant le reste de la pi\u00e8ce, mais il est difficile de le rattacher \u00e0 la th\u00e9matique premi\u00e8re des l\u00e9gendes de montagne.<\/p>\n\n\n\n<p>La pi\u00e8ce, si elle demande une attention particuli\u00e8re de la part du spectateur pour en saisir toutes les subtilit\u00e9s cach\u00e9es dans les paroles des chansons, demeure une ode poignante au r\u00e9gionalisme et \u00e0 une tradition culturelle qui traverse les \u00e2ges. L\u2019ou\u00efe et la vue sont tour \u00e0 tour mises \u00e0 contribution, jusqu\u2019\u00e0 ce que le spectateur se retrouve plong\u00e9 dans le noir face \u00e0 une silencieuse constellation d\u2019\u00e9toiles, mim\u00e9e par des lampes de poches. Et si le rythme semble s\u2019essouffler en fin de pi\u00e8ce, c\u2019est parce que l\u2019on br\u00fble de f\u00e9liciter ce quatuor qui a su cr\u00e9er, par l\u2019intensit\u00e9 du chant et la complicit\u00e9 du jeu, un lien entre le public, la sc\u00e8ne et les montagnes ancestrales.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 mai 2019<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/brice-torriani\/\">Brice Torriani<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/petitheatre.ch\/spectacle\/12-histoires-sans-gloire-et-pratiquement-sans-peril\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cr\u00e9ation du Collectif moiti\u00e9 moiti\u00e9 moiti\u00e9 \/ Petith\u00e9\u00e2tre de Sion \/ du 24 au 26 mai 2019 \/ Critiques par Lena Rossel et Brice Torriani.<\/p>\n","protected":false},"author":1001835,"featured_media":13634,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,122,38],"tags":[211,210],"class_list":["post-13633","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-petitheatre-sion","category-spectacle","tag-brice-torriani","tag-lena-rossel"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13633","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001835"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13633"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13633\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20369,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13633\/revisions\/20369"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/13634"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13633"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13633"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13633"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}