{"id":1328,"date":"2013-11-30T17:25:52","date_gmt":"2013-11-30T16:25:52","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=1328"},"modified":"2025-02-10T14:00:28","modified_gmt":"2025-02-10T13:00:28","slug":"valse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2013\/11\/valse\/","title":{"rendered":"Valse aux cypr\u00e8s"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Valse aux cypr\u00e8s<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">de Julien Mages \/ collectif Division \/ Th\u00e9\u00e2tre l&rsquo;Arsenic \u00e0 Lausanne \/ du 26 novembre au 5 d\u00e9cembre 2013 \/ Critiques par Jehanne Denogent, Aitor Gosende, Sabrina Roh et Aline Kohler. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 novembre 2013<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Jehanne Denogent\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/jehanne-genogent\">Jehanne Denogent<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Les \u00e9trangers<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"649\" height=\"353\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/Valse.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-9580\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/Valse.png 649w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/Valse-250x136.png 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/Valse-300x163.png 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/Valse-624x339.png 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 649px) 100vw, 649px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Victor Hunziker<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>A l\u2019Arsenic, le collectif Division pr\u00e9sente une cr\u00e9ation au message\u00a0puissant et corrosif\u00a0sur le monde contemporain : il y a comme quelque chose d\u2019absurde qui mine notre soci\u00e9t\u00e9.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Aujourd\u2019hui, le monde est mort. Ou peut-\u00eatre hier, ils ne savent pas. Cela ne veut rien dire. C\u2019\u00e9tait peut-\u00eatre hier\u2026 Ils sont quatre, quatre jeunes personnes, grains de poussi\u00e8re perdus dans les intemp\u00e9ries du XXIe si\u00e8cle. Plus capables d\u2019int\u00e9grer, d\u2019accepter ou de s\u2019accepter dans les rafales d\u2019informations quotidiennes&nbsp;: 11&rsquo;000 enfants morts en Syrie, la terre qui commence \u00e0 vaciller, la disparition de l\u2019ours blanc, la radicalisation politique en Suisse, \u2026 Comment l\u2019individualit\u00e9 moderne peut-elle se construire l\u00e0&nbsp;? Elle tangue dans la culpabilit\u00e9 de ne rien pouvoir faire et m\u00eame de ne savoir tenir un r\u00f4le infiniment trop grand pour ces quatre-l\u00e0 et pour nous. Le monde reste imp\u00e9n\u00e9trable aux coups port\u00e9s pour le comprendre, \u00e0 jamais camp\u00e9 dans l\u2019absurde. Le moyen que ces personnages ont trouv\u00e9 pour exister, seule retraite salvatrice, c\u2019est la destruction, l\u2019envie que tout disparaisse, de s\u2019effacer soi-m\u00eame pour ne plus souffrir la r\u00e9alit\u00e9. Les quatre \u00e2mes, face au vide qui se cr\u00e9e en eux, commencent \u00e0 perdre leur ancrage, \u00e0 d\u00e9vier.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Comment penser ce ph\u00e9nom\u00e8ne moderne que sont les tueurs de masser&nbsp;?&nbsp;\u00bb Voici la question qui guide et sous-tend le travail du collectif Division. Ce sont des figures \u00e9tranges et taboues, ces personnes qui, un jour fun\u00e8bre, ont sombr\u00e9 dans l\u2019extr\u00eame violence. Tenter de les d\u00e9chiffrer, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 leur reconna\u00eetre un semblant d\u2019humanit\u00e9. Pour la plupart d\u2019entre nous, ils resteront des monstres, immondes et \u00e9trangers. Pourtant Julien Mages et son \u00e9quipe en font un portrait bien diff\u00e9rent, celui d\u2019\u00eatres qui n\u2019ont pas r\u00e9ussi \u00e0 r\u00e9sister aux failles de la soci\u00e9t\u00e9 et qui en concentrent les tares jusqu\u2019\u00e0 en d\u00e9faillir. Ils effectuent une valse nerveuse qui les rapproche toujours plus pr\u00e8s de la mort. C\u2019est la fascination du morbide qui les attire, l\u2019envie de se \u00ab&nbsp;foutre d\u00e9finitivement en l\u2019air&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Des destins si anormaux ne peuvent se tracer que de mani\u00e8re solitaire. Le monologue est ainsi une forme qui se pr\u00eate avec justesse \u00e0 la confession et \u00e0 la solitude des personnages. Par ailleurs, elle donne aux talents des com\u00e9diens le temps de se d\u00e9velopper&nbsp;: ils arrivent la plupart du temps \u00e0 nous emmener au creux de leur monde. Pour rythmer ces textes, ils usent d\u2019une s\u00e9rie d\u2019interrupteurs \u00e0 m\u00eame le sol, chacun de ces boutons enclenchant une lumi\u00e8re sur une partie de la sc\u00e8ne et symboliquement de leur vie. Les paroles sont, comme les histoires, fractionn\u00e9es. Le sens n\u2019est pas \u00e0 chercher dans un r\u00e9cit construit et lin\u00e9aire mais dans la musique que cr\u00e9ent ces diff\u00e9rents morceaux d\u2019univers. Il faut toutefois r\u00e9ussir \u00e0 tenir ces particules ensembles&nbsp;; elles ne sont malheureusement pas ici toujours aussi denses et \u00e9gales.<\/p>\n\n\n\n<p>Le questionnement qu\u2019am\u00e8ne le collectif est cependant mille fois assez consistant pour combler les quelques moments creux. On y sent l\u2019\u00e9bullition d\u2019un th\u00e9\u00e2tre actuel et engag\u00e9. L\u2019\u00e9criture de Julien Mages est cousue dans les tumultes du XXIe si\u00e8cle. Le jeune dramaturge a \u00e9crit et mis en sc\u00e8ne plusieurs pi\u00e8ces depuis sa sortie de la Manufacture dont Etats des lieux en 2012 et Ballade en orage en 2013. Avec Frank Arnaudon, Roman Palacio et Ath\u00e9na Poullos, ils forment le collectif Division. Ce magnifique collectif a fait le pari de bousculer l\u2019opinion, de heurter et d\u2019interroger. Pour que le spectateur les accueille avec cris de haine ou murmures d\u2019approbation, mais qu\u2019il ne reste jamais indiff\u00e9rent.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 novembre 2013<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Jehanne Denogent\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/jehanne-genogent\">Jehanne Denogent<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 novembre 2013<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Aitor Gosende\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/aitor-gosende\">Aitor Gosende<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Valse aux id\u00e9es<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"649\" height=\"353\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/Valse.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-9580\" style=\"width:300px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/Valse.png 649w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/Valse-250x136.png 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/Valse-300x163.png 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/Valse-624x339.png 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 649px) 100vw, 649px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Victor Hunziker<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>\u00ab&nbsp;\u2013 \u00cates-vous \u00e9pileptique&nbsp;? \u2013 Non, pourquoi&nbsp;? \u2013 Parce qu\u2019il y aura une sc\u00e8ne avec un stroboscope, on est oblig\u00e9s de demander, au cas o\u00f9 \u00bb. Nous voil\u00e0 pr\u00e9venus et, en effet, une demi-heure plus tard, nous assistons \u00e0 une sc\u00e8ne de folie fr\u00e9n\u00e9tique soulign\u00e9e par l\u2019usage prolong\u00e9 d\u2019un stroboscope.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019id\u00e9e est int\u00e9ressante, l\u2019effet produit d\u00e9routant. L\u2019utilisation d\u2019une cam\u00e9ra de surveillance qui retransmet en direct, projet\u00e9e au fond de la sc\u00e8ne, la silhouette des com\u00e9diens qui parlent au premier plan sert \u00e9galement le propos en rappelant ces images effrayantes des tueries de Columbine ou, plus r\u00e9cemment, celles de Westgate.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant, noy\u00e9 au milieu d\u2019une infinit\u00e9 d\u2019autres m\u00e9canismes sc\u00e9niques (le plan d\u2019une maison projet\u00e9 au fond de la salle, des interrupteurs au sol activant tant\u00f4t des projecteurs, tant\u00f4t de la musique, un vestiaire suspendu, un tas de briques sur une palette, des poubelles servant de cachettes, etc.), ce proc\u00e9d\u00e9 participe \u00e0 un immense d\u00e9ploiement de moyens auxquels le spectateur n\u2019arrive plus vraiment \u00e0 donner sens.<\/p>\n\n\n\n<p>Julien Mages avait d\u00e9j\u00e0 explor\u00e9 avec brio des th\u00e8mes proches, notamment&nbsp; dans sa trilogie <em>Cadre Division, Division Familiale<\/em> et <em>Divisions III<\/em> qui abordaient l\u2019univers de la psychiatrie, de la folie ou de l\u2019enfermement. Dans l\u2019<em>anamn\u00e8se d\u2019un prochain massacre<\/em>, il traite p\u00eale-m\u00eale de la solitude, la d\u00e9sindividualisation, la banalisation du mal, le porno, la haine, l\u2019ennui, l\u2019orgueil, l\u2019influence, le fanatisme, la pression sociale, le physique ingrat, la stupidit\u00e9, la drogue, le fantasme, la sensibilit\u00e9, la Suisse, la r\u00e9alit\u00e9 r\u00eav\u00e9e, la litt\u00e9rature, la philosophie, la guerre, etc. L\u2019anamn\u00e8se, r\u00e9cit des ant\u00e9c\u00e9dents, se veut donc une exploration des motivations qui auront pouss\u00e9 des individus normaux \u00e0 devenir des tueurs. Ainsi, Frank Arnaudon, Roman Palacio, Ath\u00e9na Poullos et Diane M\u00fcller incarnent, tour \u00e0 tour, certains \u00ab&nbsp;types&nbsp;\u00bb de meurtriers&nbsp;: le sensible enferm\u00e9 dans un corps de roublard, l\u2019introverti laid et amoureux, l\u2019idiote laiss\u00e9e-pour-compte, etc. Frank Arnaudon sert la prestation de la soir\u00e9e en donnant vie \u00e0 une sorte de monstre fasciste, froid et intelligent, qui n\u2019est pas sans rappeler Anders Breivik, l\u2019auteur des attentats de juillet 2011 en Norv\u00e8ge.<\/p>\n\n\n\n<p>Le texte, parfois trop didactique, donne lieu \u00e0 de longues tirades explicatives. S\u2019agissait-il pour l\u2019auteur d\u2019exemplifier ce qu\u2019il d\u00e9nonce dans les premiers instants de la pi\u00e8ce&nbsp;: l\u2019artificialit\u00e9 du langage et la prison qu\u2019il repr\u00e9sente pour certains individus? En choisissant un sujet aussi m\u00e9diatique et hyper-comment\u00e9, Julien Mages risquait de tomber dans le pi\u00e8ge du clich\u00e9. De fait, la mani\u00e8re de pr\u00e9senter certains meurtriers en devenir tient parfois trop du st\u00e9r\u00e9otype. Mais le metteur en sc\u00e8ne vaudois aura aussi plusieurs fois vis\u00e9 juste avec des id\u00e9es brillantes et des formulations frappantes. Ainsi, quand Ath\u00e9na Poullos l\u00e2che au milieu d\u2019une harangue sur la Suisse que \u00ab&nbsp;nous vivons dans un pays si riche qu\u2019on peut se payer le luxe de mourir pour rien&nbsp;\u00bb, la phrase tombe comme une lame et fait mouche. Un peu plus tard, encore une fois, une nouvelle fulgurance: le sang du Christ a-t-il \u00e9t\u00e9 vers\u00e9 pour pardonner nos p\u00e9ch\u00e9s ou s\u2019agissait-il de \u00ab&nbsp;sang vers\u00e9 pour exciter l\u2019ardeur du sang&nbsp;\u00bb&nbsp;? Sujets \u00e0 r\u00e9flexion qui, m\u00eame la pi\u00e8ce finie, continueront \u00e0 nous faire cogiter.<\/p>\n\n\n\n<p>La pi\u00e8ce se cl\u00f4t en \u00e0 peine plus d\u2019une heure. Malgr\u00e9 le l\u00e9ger sentiment de confusion produit par cette mise en sc\u00e8ne surinvestie, nous quittons la salle en retenant ces instants de gr\u00e2ce diss\u00e9min\u00e9s ici et l\u00e0. Le collectif Division, compos\u00e9 de Julien Mages, Frank Arnaudon, Roman Palacio et Ath\u00e9na Poullos, pr\u00e9sentera \u00e0 partir du 9 janviers, au th\u00e9\u00e2tre de Vidy, son nouveau spectacle&nbsp;: <em>Ballade en orage<\/em>. La <em>Valse aux cypr\u00e8s<\/em>, quant \u00e0 elle, est \u00e0 voir au th\u00e9\u00e2tre de l\u2019Arsenic jusqu\u2019au 5 janvier prochain.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 novembre 2013<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Aitor Gosende\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/aitor-gosende\">Aitor Gosende<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 novembre 2013<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Sabrina Roh\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/sabrina-roh\">Sabrina Roh<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Massacre chor\u00e9graphi\u00e9<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"649\" height=\"353\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/Valse.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-9580\" style=\"width:300px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/Valse.png 649w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/Valse-250x136.png 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/Valse-300x163.png 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/Valse-624x339.png 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 649px) 100vw, 649px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Victor Hunziker<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>En ce moment, \u00e0 l\u2019Arsenic \u00e0 Lausanne \u2013 avant Sion en f\u00e9vrier, le collectif Division pr\u00e9sente la chor\u00e9graphie morbide de la pr\u00e9paration d\u2019un massacre. <\/em>Valse aux cypr\u00e8s<em>, texte de Julien Mages, d\u00e9peint de mani\u00e8re effrayante la fragilit\u00e9 humaine. Une vision sombre de la soci\u00e9t\u00e9 malgr\u00e9 une ambition paradoxalement comique.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ils sont quatre. Deux d\u2019entre eux observent avec attention une arme \u00e0 feu. Les deux autres sont simplement l\u00e0. Un carr\u00e9 de lumi\u00e8re les \u00e9claire alors que le reste de la sc\u00e8ne est plong\u00e9 dans l\u2019obscurit\u00e9. Les quatre personnages sont assis sur des briques poussi\u00e9reuses, des briques grises et rugueuses comme leur vie, qu\u2019ils ne peuvent plus supporter. Ils sont instables, \u00e0 l\u2019image du chariot qui soutient leur poids. Un chariot qui menace de d\u00e9river au moindre mouvement brusque.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est cette fragilit\u00e9 que Julien Mages a souhait\u00e9 explorer dans sa derni\u00e8re cr\u00e9ation, <em>Valse aux cypr\u00e8s<\/em>. Auteur, com\u00e9dien et metteur en sc\u00e8ne, il a l\u2019habitude de questionner la f\u00ealure psychique chez l\u2019\u00eatre humain. Issu de la premi\u00e8re vol\u00e9e de la Manufacture, il a d\u00e9j\u00e0 un certain nombre de textes \u00e0 son actif, dont <em>Cadre Division<\/em>. De cette exp\u00e9rience est n\u00e9 le \u00ab&nbsp;collectif Division&nbsp;\u00bb, compagnie ayant pour objectif de susciter le questionnement et le d\u00e9bat chez les spectateurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans <em>Valse aux cypr\u00e8s<\/em>, il s\u2019agit d\u2019aborder un ph\u00e9nom\u00e8ne devenu tristement c\u00e9l\u00e8bre&nbsp;: le massacre de masse. De ce ph\u00e9nom\u00e8ne de mode est n\u00e9e une nouvelle figure: le tueur de masse. Peut-on parler de ph\u00e9nom\u00e8ne de mode alors que cela ne concerne qu\u2019une infime partie de la population&nbsp;? C\u2019est justement ce \u00e0 quoi Julien Mages souhaite nous rendre attentifs: en tant que simples t\u00e9moins il est toujours facile de para\u00eetre horrifi\u00e9s devant la violence dont certains sont capables. Mais sommes-nous vraiment \u00e0 l\u2019abri de cette haine qui menace de d\u00e9border \u00e0 tout instant&nbsp;? Dans <em>Valse aux cypr\u00e8s<\/em>, trois personnages sont r\u00e9solument d\u00e9cid\u00e9s \u00e0 tuer. Ils apparaissent tant\u00f4t comme des monstres assoiff\u00e9s de sang parcourant la sc\u00e8ne en hurlant \u00ab&nbsp;tuer, tuer, tuer&nbsp;\u00bb, tant\u00f4t comme des personnages vuln\u00e9rables arriv\u00e9s \u00e0 un point de non retour tant leurs blessures intimes sont profondes. Des blessures qui n\u2019ont finalement rien d\u2019extraordinaire&nbsp;: un chagrin d\u2019amour, une enfance solitaire ou un physique disgracieux. Personne n\u2019est r\u00e9ellement immunis\u00e9 contre ce genre de menaces. La com\u00e9dienne Diane M\u00fcller, qui, comme l\u2019\u00e9nonce l\u2019un des personnages, \u00ab&nbsp;joue le r\u00f4le de la victime&nbsp;\u00bb, incarne avec force et subtilit\u00e9 cette inqui\u00e9tante ambivalence pr\u00e9sente en chacun de nous. Alors que les trois autres, v\u00eatus de noir, \u00e9rigent d\u00e9j\u00e0 un plan sanguinaire, elle, de son c\u00f4t\u00e9, est effray\u00e9e. Debout sur les briques, elle se crispe&nbsp;: \u00ab&nbsp;Je ne comprends pas&nbsp;!&nbsp;\u00bb hurle-t-elle. Elle n\u2019est pas violente, elle en est s\u00fbre. Elle a pourtant des envies de meurtre qui lui traversent parfois l\u2019esprit. Mais elle ne passe pas \u00e0 l\u2019action. Par amour de son prochain&nbsp;? Non, par l\u00e2chet\u00e9. Elle pr\u00e9f\u00e8re \u00ab&nbsp;se bouffer elle-m\u00eame&nbsp;\u00bb. Sommes-nous donc tous des monstres par la pens\u00e9e&nbsp;? Le fait de tuer est-il finalement un acte de bravoure&nbsp;? Effrayant.<\/p>\n\n\n\n<p>Le but de Julien Mages n\u2019\u00e9tait pourtant pas, malgr\u00e9 ce th\u00e8me, de faire un spectacle noir. Par la distance que permet d\u2019avoir le th\u00e9\u00e2tre, il pense, et \u00e0 juste titre, que l\u2019on devrait pouvoir traiter de la plus effroyable r\u00e9alit\u00e9 avec humour. En effet, la force de l\u2019art est de pouvoir adopter un point de vue diff\u00e9rent de celui, froid et objectif, que proposent les m\u00e9dias. D\u2019ailleurs, dans <em>Valse aux Cypr\u00e8s<\/em>, on se surprend \u00e0 rire pour quelques plaisanteries lanc\u00e9es par-ci par-l\u00e0, une perruque blonde ou encore un bonnet de bain. Mais on rit de mani\u00e8re ponctuelle et ces touches insolites ne font que souligner le c\u00f4t\u00e9 sombre qui sous-tend le projet sanguinaire des personnages. Ce rire est jaune et la toile de fond reste pessimiste du d\u00e9but \u00e0 la fin&nbsp;: la Suisse, ce \u00ab&nbsp;pays de merde&nbsp;\u00bb, o\u00f9 l\u2019ennui fait sa loi. Malheur \u00e0 nous, pauvres Occidentaux corrompus par le capitalisme. Malheur \u00e0 nous, jeunes Europ\u00e9ens menac\u00e9s par la d\u00e9pression et le suicide. Un refrain qui nous parle, nous touche, mais que l\u2019on a entendu trop de fois.<\/p>\n\n\n\n<p>Julien Mages a donc fait de <em>Valse aux Cypr\u00e8s<\/em> une tragi-com\u00e9die plus tragique que comique. S\u2019il ne r\u00e9ussit pas \u00e0 rendre la probl\u00e9matique moins pesante, il montre toutefois avec subtilit\u00e9 la faille pr\u00e9sente en chacun de nous. Personne n\u2019est \u00e0 l\u2019abri d\u2019un trop plein qu\u2019il pourrait finir par diriger contre les autres, voire contre lui-m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 novembre 2013<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Sabrina Roh\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/sabrina-roh\">Sabrina Roh<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 novembre 2013<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Aline Kohler\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/aline-kohler\">Aline Kohler<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La violence en cadence<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"649\" height=\"353\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/Valse.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-9580\" style=\"width:300px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/Valse.png 649w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/Valse-250x136.png 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/Valse-300x163.png 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/Valse-624x339.png 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 649px) 100vw, 649px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Victor Hunziker<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>La nouvelle cr\u00e9ation de Julien Mages et le Collectif Division, <\/em>Valse aux Cypr\u00e8s<em>, se joue jusqu\u2019au 5 d\u00e9cembre 2013 \u00e0 l\u2019Arsenic \u00e0 Lausanne. La pi\u00e8ce, une tragi-com\u00e9die contemporaine, am\u00e8ne sur sc\u00e8ne la violence sous diverses formes et les tourments de notre soci\u00e9t\u00e9 contradictoirement individualiste et conformiste. Le th\u00e8me, extr\u00eame, des massacres de masse ne laisse personne indiff\u00e9rent. Et Julien Mages, avec sa volont\u00e9 de voir l\u2019art comme \u00ab&nbsp;miroir social&nbsp;\u00bb, r\u00e9ussit une belle prouesse avec ses mots et sa mise en sc\u00e8ne efficaces.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s le d\u00e9but du spectacle, un son \u00e9lectronique, bitonal et r\u00e9gulier, se fait entendre. Le tempo est lanc\u00e9. Sur sc\u00e8ne, par terre, des interrupteurs. La lumi\u00e8re et la musique surgissent \u00e0 chaque fois qu\u2019un com\u00e9dien les presse sans m\u00e9nagement. Les deux \u00e9l\u00e9ments rejoignent alors aussit\u00f4t le rythme et accompagnent parfaitement le jeu.<\/p>\n\n\n\n<p>Les premiers \u00e9changes entre les personnages restent vagues, mais les dialogues et monologues qui s\u2019encha\u00eenent ensuite presque sans r\u00e9pit construisent sur sc\u00e8ne un univers de violence et de souffrance humaines. Une fois amorc\u00e9, le texte de Julien Mages est compos\u00e9 de longues phrases \u00e0 virgules \u00e0 faire perdre le souffle aux interpr\u00e8tes. Les com\u00e9diens d\u00e9clament souvent leur texte dans un rythme effr\u00e9n\u00e9, mettant \u00e0 rude \u00e9preuve leurs facult\u00e9s d\u2019\u00e9locution. Une id\u00e9e sc\u00e9nique s\u00e9duisante, mais dont l\u2019effet ne se d\u00e9ploie pas encore enti\u00e8rement, ne parvenant ainsi pas tout \u00e0 fait \u00e0 tenir en haleine le public sur la dur\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces tirades en cascade, Julien Mages les a voulues entrecoup\u00e9es de r\u00e9p\u00e9titions de mots et m\u00eame de dialogues. Elles sont aussi parsem\u00e9es de listes en tous genres, ce qui rythme d\u2019autant plus la pi\u00e8ce. Le public se retrouve entra\u00een\u00e9 dans cette cadence, sans toutefois \u2013 et cela pro&lt;c\u00e8de d\u2019un choix dramaturgique de l\u2019auteur &#8211; se laisser subjuguer par l\u2019histoire. Les personnages, dans leurs courses de malheur et de philosophie, sont parfois interrompus en plein vol, coup\u00e9s, moqu\u00e9s ou ignor\u00e9s par les autres. Le spectateur garde ainsi \u00e0 chaque fois une distance vis-\u00e0-vis du r\u00e9cit fictif. Il est toujours ramen\u00e9 \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 et forc\u00e9 de mettre en perspective l\u2019histoire racont\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Julien Mages \u00e9vite aussi les effets d\u2019identification du public avec les personnages<ins>,<\/ins> qui restent sans noms. A la fin de la pi\u00e8ce, on se souvient davantage des com\u00e9diens qui ont interpr\u00e9t\u00e9 les textes que des personnages. Au lieu de s\u2019identifier avec les personnages sur sc\u00e8ne, le public a son propre r\u00f4le dans <em>Valse aux Cypr\u00e8s<\/em>. Il y est d\u00e9fini comme \u00ab&nbsp;une masse&nbsp;\u00bb. Il fait partie de la soci\u00e9t\u00e9 malade d\u00e9crite et critiqu\u00e9e dans la pi\u00e8ce. Mais ce r\u00f4le ne permet que de mieux solliciter les spectateurs et leur faire prendre conscience de la place qu\u2019ils occupent dans le monde actuel.<\/p>\n\n\n\n<p>Le rythme soutenu des textes aide \u00e9galement \u00e0 renforcer le statut du spectateur engag\u00e9. Pour ne pas perdre le fil, le public est presque forc\u00e9 \u00e0 prendre part \u00e0 la pi\u00e8ce. L\u2019effet d\u00e9sir\u00e9, transformer un public passif en un public actif, est atteint. Et m\u00eame si l\u2019\u00e9criture exige un certain degr\u00e9 d\u2019attention de la part du public, toute personne pr\u00e9sente dans la salle est \u00e0 m\u00eame de tout saisir, et m\u00eame avec plaisir.<\/p>\n\n\n\n<p>Le rythme de la pi\u00e8ce s\u2019essouffle par moment, mais gr\u00e2ce au choix d\u2019approche du th\u00e8me des massacres de masse, aussi grave et extr\u00eame soit-il, le public rentre chez lui en ayant en t\u00eate une probl\u00e9matique r\u00e9elle de notre soci\u00e9t\u00e9 actuelle. Un pari r\u00e9ussi pour le Collectif Division qui esp\u00e8re \u00ab parler d\u2019aujourd\u2019hui, [s\u2019]adresser \u00e0 [ses] contemporains avec [ses] textes, [ses] questionnements et [ses] id\u00e9es, autour de l\u2019\u00e9criture de Julien Mages. Fomenter la r\u00e9volte, le d\u00e9bat, la division, les prises de positions, s\u2019exercer \u00e0 regarder la soci\u00e9t\u00e9 et dire ce que nous y voyons&nbsp;: l\u2019art comme miroir.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 novembre 2013<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Aline Kohler\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/aline-kohler\">Aline Kohler<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>de Julien Mages \/ collectif Division \/ Th\u00e9\u00e2tre l&rsquo;Arsenic \u00e0 Lausanne \/ du 26 novembre au 5 d\u00e9cembre 2013 \/ Critiques par Jehanne Denogent, Aitor Gosende, Sabrina Roh et Aline Kohler.<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":21773,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,3,38],"tags":[23,25,22,29],"class_list":["post-1328","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-theatre-de-larsenic","category-spectacle","tag-aitor-gosende","tag-aline-kohler","tag-jehanne-denogent","tag-sabrina-roh"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1328","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1328"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1328\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21782,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1328\/revisions\/21782"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/21773"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1328"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1328"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1328"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}