{"id":13150,"date":"2019-01-30T19:12:51","date_gmt":"2019-01-30T18:12:51","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=13150"},"modified":"2025-02-09T17:28:17","modified_gmt":"2025-02-09T16:28:17","slug":"girl-from-the-fog-machine-factory","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2019\/01\/girl-from-the-fog-machine-factory\/","title":{"rendered":"Girl from the Fog Machine Factory"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Girl from the Fog Machine Factory<\/h2>\n\n\n<p>Cr\u00e9ation et mise en sc\u00e8ne de Thom Luz (Thom Luz \u2013 Bernetta Theaterproduktionen) \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy \/ du 16 au 19 janvier 2019 \/ Critiques par Ivan Garcia et Amina Gudzevic.<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Les ma\u00eetres du brouillard<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>19 janvier 2019\u00a0<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/ivan-garcia\/\">Ivan Garcia<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/01\/29037347177_06382626b9_o-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13147\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/01\/29037347177_06382626b9_o-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/01\/29037347177_06382626b9_o-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/01\/29037347177_06382626b9_o-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/01\/29037347177_06382626b9_o-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/01\/29037347177_06382626b9_o-624x416.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/01\/29037347177_06382626b9_o.jpg 1080w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Andrea Avezzu<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Avec&nbsp;<\/em>Girl from the Fog Machine Factory,&nbsp;<em>le metteur en sc\u00e8ne zurichois Thom Luz signe une cr\u00e9ation bas\u00e9e sur la combinaison entre effets techniques et musique. Le brouillard entra\u00eene le public dans une performance qui fait autant appel aux sensations qu\u2019\u00e0 l\u2019imagination.&nbsp; &nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>&nbsp;<\/em>Sur l\u2019espace sc\u00e9nique du pavillon de Vidy, le d\u00e9cor d\u2019une usine&nbsp;: au fond, \u00e0 gauche, une ouverture fait office d\u2019entr\u00e9e sur cette sc\u00e8ne remplie d\u2019objets&nbsp;; des cartons, des ventilateurs, des machines, un piano, des livres et bien d\u2019autres artefacts \u00e9voquent un lieu o\u00f9 le temps para\u00eet recommencer chaque jour. Quatre ouvriers y prennent place. Par la suite, une cinqui\u00e8me vient se m\u00ealer au quatuor et participe \u00e0 une sorte de visite guid\u00e9e de la fabrique, au cours de laquelle ont lieu diverses d\u00e9monstrations de machines \u00e0 brouillard.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans&nbsp;<em>Girl from the Fog Machine Factory<\/em>, la performance repose avant tout sur la puissance \u00e9vocatrice de la brume. A l\u2019aide des machines \u00e0 brouillard, les com\u00e9diens \u00e9laborent diff\u00e9rents types de fum\u00e9e qu\u2019ils utilisent pour cr\u00e9er des effets. En combinant ces machines avec d\u2019autres accessoires, les com\u00e9diens produisent des \u00e9manations qui invitent le spectateur \u00e0 utiliser son imagination et \u00e0 se laisser entra\u00eener par ce mouvement l\u00e9ger et flou. Ainsi, lors d\u2019un jeu, ils forment deux \u00e9quipes et confectionnent des canons \u00e0 brouillard \u00e0 partir de tubes en plastique, projetant des cercles de fum\u00e9e \u00e0 travers l\u2019espace sc\u00e9nique. La performance contient \u00e9galement une dimension sonore omnipr\u00e9sente par le biais d\u2019un piano, d\u2019une contrebasse ou encore de haut-parleurs. La performance enti\u00e8re joue sur les diff\u00e9rentes mani\u00e8res d\u2019utiliser le brouillard et de l\u2019articuler \u00e0 la musique et au chant pour susciter des \u00e9motions ou \u00e9voquer des situations. Le spectacle repose sur le principe de la r\u00e9p\u00e9tition combin\u00e9 avec la th\u00e9matique de l\u2019\u00e9vanescence. Les mouvements et gestes quotidiens qu\u2019effectuent les ouvriers dans leur usine, m\u00eame s\u2019ils contiennent des variations, produisent une impression de fixit\u00e9. Mais les constructions en brouillard sont \u00e9ph\u00e9m\u00e8res. La tension entre ces deux p\u00f4les produit la dynamique du spectacle. Plus la performance avance, plus la salle est plong\u00e9e dans le blanc. \u00ab Mais rappelez-vous&nbsp;: la qualit\u00e9 d\u2019un brouillard est fonction de l\u2019histoire qu\u2019il y a derri\u00e8re \u00bb explique d\u2019un des personnages. La brume sert aussi de support \u00e0 des formes d\u2019intrigues ; elle entra\u00eene le spectateur dans une histoire d\u2019amour, dans une c\u00e9r\u00e9monie mystique, dans une n\u00e9gociation, et bien d\u2019autres histoires encore. En pla\u00e7ant au premier plan les machines \u00e0 fum\u00e9e, la mise en sc\u00e8ne interroge le rapport entre une cr\u00e9ation et les \u00e9l\u00e9ments techniques qui la constituent. La magie de ce brouillard r\u00e9side dans les dispositifs qui le produisent&nbsp;: chaque machine produit un nuage sp\u00e9cifique.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque la radio annonce, par anticipation, un accident survenu dans la fabrique et la mort des personnages, un homme et une femme contempleront, sur des \u00e9chelles, les ruines de leur univers au c\u0153ur d\u2019une mer de nuages, vague \u00e9vocation du<em>&nbsp;voyageur contemplant une mer de nuages<\/em>&nbsp;de Caspar David Friedrich. Mais malgr\u00e9 cet an\u00e9antissement, les deux com\u00e9diens poss\u00e8dent encore deux petits projecteurs de fum\u00e9e dans leurs mains.&nbsp;<em>Girl from the Fog Machine Factory<\/em>&nbsp;pourrait, gr\u00e2ce au pouvoir de suggestion et d\u2019\u00e9vocation du brouillard, se passer de paroles.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>19 janvier 2019&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/ivan-garcia\/\">Ivan Garcia<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La N\u00e9buleuse<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>19 janvier 2019&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/amina-gudzevic\/\">Amina Gudzevic<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/01\/29037347627_3dc8568691_o-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13161\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/01\/29037347627_3dc8568691_o-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/01\/29037347627_3dc8568691_o-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/01\/29037347627_3dc8568691_o-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/01\/29037347627_3dc8568691_o-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/01\/29037347627_3dc8568691_o-624x416.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/01\/29037347627_3dc8568691_o.jpg 1080w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Andrea Avezzu<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Quel avenir pour les vendeurs de r\u00eave dans un monde qui pr\u00f4ne l\u2019h\u00e9donisme mat\u00e9rialiste&nbsp;? &nbsp;Dans&nbsp;<\/em>Girl from the Fog Machine Factory<em>, les com\u00e9diens, tels des prestidigitateurs, proposent de nouvelles mani\u00e8res d\u2019utiliser des machines \u00e0 fum\u00e9e. Cette exp\u00e9rimentation offre une dimension magique \u00e0 cet \u00e9l\u00e9ment qui se trouve \u00eatre l\u2019objet central du spectacle. Tels des poussi\u00e8res interstellaires pr\u00eates \u00e0 former l\u2019objet c\u00e9leste, les \u00ab&nbsp;nuages&nbsp;\u00bb de Thom Luz dansent dans un imaginaire avec pour seule constante le fait d\u2019\u00eatre \u00e9ph\u00e9m\u00e8res.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Girl from the Fog Machine Factory&nbsp;<\/em>appartient \u00e0 cette cat\u00e9gorie de th\u00e9\u00e2tre o\u00f9 notre \u00e2me d\u2019enfant se confronte \u00e0 des questions existentielles&nbsp;: le spectateur navigue entre l\u2019\u00e9merveillement pour le proc\u00e9d\u00e9 et la compassion pour la lutte acharn\u00e9e des personnages \u00e0 survivre dans leur art. Thom Luz, musicien et metteur en sc\u00e8ne zurichois, nous ouvre les portes de son laboratoire, dans une forme de th\u00e9\u00e2tre que la critique qualifie de \u00abcontemplatif et musical&nbsp;\u00bb. Cinq com\u00e9dien y \u00e9voluent, en qu\u00eate d\u2019id\u00e9es pour stimuler les ventes de leur usine de brouillard, et nous plongent dans un univers merveilleux, \u00e0 la fois excitant et troublant. Il est difficile d\u2019attribuer de mani\u00e8re pr\u00e9cise des r\u00f4les \u00e0 chacun des com\u00e9diens, ou musiciens, car eux-m\u00eames sont en perp\u00e9tuelle transformation, la dynamique du spectacle requ\u00e9rant constamment leur pr\u00e9sence d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre. Ils sont tous, en permanence, sollicit\u00e9s, et manifestent ind\u00e9niablement une coh\u00e9sion d\u2019\u00e9quipe qui se ressent dans les perfomances collectives. Trois performeurs et deux musiciens \u00e9voluent dans la petite usine de brouillard. Il n\u2019y a plus d\u2019argent. Pour survivre, ils doivent trouver le moyen d\u2019innover&nbsp;: plus grand, plus haut, plus spectaculaire. C\u2019est au c\u0153ur-m\u00eame de ces exp\u00e9rimentations que le public de Vidy se retrouve, litt\u00e9ralement, plong\u00e9. L\u2019ensemble des machines \u00e0 brouillard est sollicit\u00e9, soit de mani\u00e8re individuelle soit simultan\u00e9ment, afin de trouver une solution. De longs tubes d\u2019aluminium font transiter le brouillard, lui donnent une forme ou l\u2019enferment de mani\u00e8re temporaire. Des \u00e9chelles et des ventilateurs sont \u00e9galement utilis\u00e9s afin d\u2019exp\u00e9rimenter les diff\u00e9rentes hauteurs ou trajectoires possibles. Ce brouillard reste cependant myst\u00e9rieux, \u00e0 la fois dompt\u00e9 et indomptable. Il s\u2019intensifie sous les notes du violoncelle, du violon ou du clavecin&nbsp;: la musique est tout aussi primordiale que la parole et les silences. En effet, les personnages dialoguent peu mais interagissent \u00e9norm\u00e9ment. Tout est constamment en mouvement&nbsp;: les nuages, la musique et les personnages. M\u00eame lorsqu\u2019un nuage engloutit la moiti\u00e9 de la salle, on sent que le plateau continue de vibrer sous les pas des com\u00e9diens.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce spectacle ne conna\u00eet pas de fronti\u00e8res&nbsp;: on y parle anglais, fran\u00e7ais ou allemand. On chante autant que l\u2019on parle. Un surtitrage est projet\u00e9 \u00e0 un endroit qui, lorsque passe le brouillard, dispara\u00eet. Cela produit l\u2019impression que, par moment, la notion elle-m\u00eame de langage dispara\u00eet. Sans langage, il n\u2019y a plus de civilisation&nbsp;: cela laisse penser que l\u2019on ne se trouve pas&nbsp;sur terre mais quelque part dans une strate obscure entre la terre et le cosmos. Peut-\u00eatre ne sont-ils pas des \u00eatres humains, peut-\u00eatre sont-ils des dieux ou des \u00e2mes \u00e9gar\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette course effr\u00e9n\u00e9e des personnages contre le rien, le volatile, l\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re vaut-elle r\u00e9ellement la peine&nbsp;pour eux ? C\u2019est la question que l\u2019on est amen\u00e9s \u00e0 se poser car, \u00e0 part le divertissement, cette entreprise n\u2019aboutit \u00e0 rien, du moins en apparence. Car lorsque les nuages se sont dissip\u00e9s, reste le sentiment que, ensemble, peut-\u00eatre, tout est possible.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>19 janvier 2019&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/amina-gudzevic\/\">Amina Gudzevic<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/vidy.ch\/girl-from-the-fog-machine-factory\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cr\u00e9ation et mise en sc\u00e8ne de Thom Luz (Thom Luz \u2013 Bernetta Theaterproduktionen) \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy \/ du 16 au 19 janvier 2019 \/ Critiques par Ivan Garcia et Amina Gudzevic.<\/p>\n","protected":false},"author":1001835,"featured_media":13152,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,2],"tags":[209,176],"class_list":["post-13150","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-de-vidy","tag-amina-gudzevic","tag-ivan-garcia"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13150","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001835"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13150"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13150\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20576,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13150\/revisions\/20576"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/13152"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13150"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13150"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13150"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}