{"id":13137,"date":"2019-01-29T22:27:08","date_gmt":"2019-01-29T21:27:08","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=13137"},"modified":"2025-02-09T17:28:30","modified_gmt":"2025-02-09T16:28:30","slug":"le-misanthrope","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2019\/01\/le-misanthrope\/","title":{"rendered":"Le Misanthrope"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le Misanthrope<\/h2>\n\n\n<p>Texte de Moli\u00e8re \/ Mise en sc\u00e8ne d\u2019Alain Fran\u00e7on \/ Th\u00e9\u00e2tre de Carouge \/ du 9 janvier au 8 f\u00e9vrier 2019 \/ Critiques par Sacha Toupance et Amina Gudzevic.\u00a0<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Des corps de cour<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>29 janvier 2019<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/sacha-toupance\/\">Sacha Toupance<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"655\" height=\"367\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/01\/PHOTO_LeMisantrope_\u00a9MichelCorbou_03_spectacle-655x367-color.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13135\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/01\/PHOTO_LeMisantrope_\u00a9MichelCorbou_03_spectacle-655x367-color.jpg 655w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/01\/PHOTO_LeMisantrope_\u00a9MichelCorbou_03_spectacle-655x367-color-250x140.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/01\/PHOTO_LeMisantrope_\u00a9MichelCorbou_03_spectacle-655x367-color-300x168.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/01\/PHOTO_LeMisantrope_\u00a9MichelCorbou_03_spectacle-655x367-color-624x350.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 655px) 100vw, 655px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Michel Corbou<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Tout au long du spectacle, les chuchotements lointains des aristocrates curieux et fureteurs r\u00e9sonnent. C\u2019est l\u00e0 l\u2019objet que le spectacle se propose d\u2019investiguer&nbsp;: le syst\u00e8me de cour de l\u2019\u00e9poque moli\u00e9resque, ses intrigues et ses logiques internes. Alain Fran\u00e7on, metteur en sc\u00e8ne depuis plus de cinquante ans, fait des corps et de leurs positions dans l\u2019espace sc\u00e9nique les instruments d\u2019une telle entreprise.&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est par la construction des personnages que la mise en sc\u00e8ne d\u2019Alain Fran\u00e7on excelle. Gilles Privat, en Alceste, incarne par ses gestes, ses postures et sa diction&nbsp;un misanthrope \u00e9nergique. Souvent dans l\u2019ombre, les mains jointes, les jambes crois\u00e9es, il se livre \u00e0 de constantes implosions, tant\u00f4t retenues, tant\u00f4t excessives. Cette interpr\u00e9tation laisse entrevoir toute la po\u00e9sie et complexit\u00e9 d\u2019Alceste. A ses c\u00f4t\u00e9s, et pr\u00e8s du c\u0153ur de C\u00e9lim\u00e8ne, Acaste et Clitandre apparaissent \u00e9trangement li\u00e9s. Avec des gestes et des mimiques synchronis\u00e9s, les deux hommes nous envo\u00fbtent par leur assurance grandiloquente et leur noble charme. Face \u00e0 cet Alceste bien dessin\u00e9, on peine \u00e0 attribuer au personnage de C\u00e9lim\u00e8ne de v\u00e9ritables ambitions ou motivations&nbsp;; celles-ci semblent r\u00e9sider dans les sentiments que les diff\u00e9rents hommes de la pi\u00e8ce souhaitent y voir. Elle semble davantage \u00eatre port\u00e9e par les \u00e9v\u00e9nements que ma\u00eetresse de la situation. Ses conqu\u00eates se multiplient, son c\u0153ur semble fragment\u00e9 voire, lui aussi, d\u00e9nu\u00e9 de ma\u00eetrise de soi. Paradoxalement, c\u2019est avec une ind\u00e9niable assurance que Marie Vialle investit ce r\u00f4le. C\u00e9lim\u00e8ne, bien que d\u00e9nu\u00e9e d\u2019intentions claires, appara\u00eet \u00e9clatante, tant par ses d\u00e9fenses toujours convaincantes que par sa ma\u00eetrise des r\u00e9pliques sal\u00e9es. Arsino\u00e9, interpr\u00e9t\u00e9e par Dominique Valadi\u00e9, manifeste quant \u00e0 elle d\u00e8s sa premi\u00e8re apparition une alternance constante entre une s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 pleine d\u2019assurance et un caract\u00e8re pr\u00eat \u00e0 l\u2019\u00e9clatement. La com\u00e9dienne n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 hausser la voix, comme pour sauvegarder et assurer la dignit\u00e9 d\u2019Arsino\u00e9. Les deux femmes proposent ainsi un portrait subtil et \u00e9minemment complexe du pouvoir f\u00e9minin dans ce monde de cour.<\/p>\n\n\n\n<p>Les liens entre courtisans sont ici pr\u00e9sent\u00e9s comme perfides et pervers&nbsp;: le d\u00e9collage de l\u2019un suppose le d\u00e9clin de l\u2019autre, mais le premier n\u2019y parviendrait pas sans tromper le second. Sur sc\u00e8ne, rien n\u2019est jamais tranquille. Tous les personnages qui entourent Alceste semblent sans cesse \u00e0 l\u2019aff\u00fbt. Philinte p\u00e8se le moindre de ses mots, C\u00e9lim\u00e8ne trompe et se joue de ses pr\u00e9tendants. Acaste et Clitandre sont obs\u00e9d\u00e9s par leur image. Dans ce monde de cour, fort de ses intrigues, franchise et honn\u00eatet\u00e9 apparaissent comme les valeurs vainement recherch\u00e9es par un Alceste incompris, devenu paria. Une exclusion devenue saillante par le travail minutieux de la position des corps dans l\u2019espace sc\u00e9nique&nbsp;: la sc\u00e8ne repr\u00e9sente un d\u00e9cor aristocrate&nbsp;; elle est cliv\u00e9e en trois parties&nbsp;: une arri\u00e8re-sc\u00e8ne sobre et peu \u00e9clair\u00e9e qui sert de couloir d\u2019entr\u00e9e, un sol de marbre au milieu et un plancher en avant-sc\u00e8ne. Si Alceste \u2013 quelquefois rejoint par ses interlocuteurs directs \u2013 &nbsp;occupe principalement l\u2019avant-sc\u00e8ne, o\u00f9 il para\u00eet se perdre dans ses r\u00e9flexions, c\u2019est sur le marbre que la cour s\u2019agite. \u00c0 cette s\u00e9paration spatiale r\u00e9pond un jeu de lumi\u00e8re qui ajoute parfois un clivage suppl\u00e9mentaire&nbsp;: Alceste, seul isol\u00e9 dans l\u2019ombre, est exclu de la lumi\u00e8re qui inonde les autres personnages. La sc\u00e8ne elle-m\u00eame devient le lieu du jeu de pouvoir.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>29 janvier 2019<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/sacha-toupance\/\">Sacha Toupance<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Un peu de froideur humaine<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>29 janvier 2019<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/amina-gudzevic\/\">Amina Gudzevic<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"655\" height=\"367\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/01\/PHOTO_LeMisantrope_\u00a9MichelCorbou_09_spectacle-655x367-color.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13142\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/01\/PHOTO_LeMisantrope_\u00a9MichelCorbou_09_spectacle-655x367-color.jpg 655w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/01\/PHOTO_LeMisantrope_\u00a9MichelCorbou_09_spectacle-655x367-color-250x140.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/01\/PHOTO_LeMisantrope_\u00a9MichelCorbou_09_spectacle-655x367-color-300x168.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2019\/01\/PHOTO_LeMisantrope_\u00a9MichelCorbou_09_spectacle-655x367-color-624x350.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 655px) 100vw, 655px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Michel Corbou<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>L\u2019air frais de l\u2019hiver s\u2019est engouffr\u00e9 dans le Th\u00e9\u00e2tre de Carouge et atteint les rapports humains qui se jouent sur sc\u00e8ne. Dans sa mise en sc\u00e8ne du<\/em>&nbsp;Misanthrope,<em>&nbsp;A. Fran\u00e7on, qui compte plus de cent cr\u00e9ations \u00e0 son actif, porte une attention toute particuli\u00e8re au d\u00e9tail, instaurant une atmosph\u00e8re minimaliste et glaciale.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Dans une sc\u00e9nographie dessinant les contours d\u2019un salon bourgeois du XVII<sup>e<\/sup>&nbsp;si\u00e8cle, les mat\u00e9riaux produisent une impression de raffinement, tels le bois ornant une fa\u00e7ade, les moulures d\u00e9coratives int\u00e9gr\u00e9es au plafond et le marbre brillant. Un tableau, d\u2019apparence caravagiste, est accroch\u00e9 \u00e0 un mur immacul\u00e9. Des arbres, dont les branches supportent le poids de l\u2019hiver, composent la fresque dispos\u00e9e en fond, faisant r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 un jardin dont sont visibles, depuis l\u2019int\u00e9rieur, les branches enneig\u00e9es. Seuls quelques bancs recouverts de velours rouge occupent la surface de la sc\u00e8ne. C\u2019est dans ce d\u00e9cor hivernal \u00e9pur\u00e9, mais n\u00e9anmoins travaill\u00e9, que se d\u00e9ploie la mise en sc\u00e8ne de la pi\u00e8ce de Moli\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s les premiers vers, la lumi\u00e8re, accompagnant le personnage d\u2019Alceste met en exergue le lien entre cet homme et le monde qui l\u2019entoure. Que ce soit dans une semi-p\u00e9nombre ou sous un \u00e9clairage froid contrastant avec la lumi\u00e8re chaleureuse r\u00e9gnant sur les autres personnages, Alceste refl\u00e8te l\u2019isolement, la tristesse et la m\u00e9lancolie. Cette m\u00e9lancolie, que l\u2019on pourrait qualifier d\u2019\u00e9rotique de par ses motivations , vient du fait qu\u2019il s\u2019amourache d\u2019une \u00ab&nbsp;jeune coquette&nbsp;\u00bb, C\u00e9lim\u00e8ne, qu\u2019il veut contraindre \u00e0 l\u2019\u00e9pouser et \u00e0 quitter le monde. Pourtant, la veuve C\u00e9lim\u00e8ne est bien d\u00e9cid\u00e9e \u00e0 \u00e9riger l\u2019hypocrisie en art. La puissance des dialogues tisse peu \u00e0 peu la tension dramatique du spectacle. Les mots pr\u00e9valent sur les gestes. En effet, le jeu des com\u00e9diens est orient\u00e9 sur l\u2019intention plut\u00f4t que sur l\u2019action. Les d\u00e9placements sont minimes et les corps sont comme prisonniers du texte. Cette \u00e9conomie de mouvement peut \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e comme le reflet d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 la courtoisie et la politesse pr\u00e9dominent sur tout le reste. Seul Alceste, interpr\u00e9t\u00e9 par Gilles Privat, semble se d\u00e9faire de ces mani\u00e8res. Sous ses airs m\u00e9lancoliques se cache une r\u00e9elle pulsion de col\u00e8re contre la soci\u00e9t\u00e9, les autres et parfois lui-m\u00eame. La mise en sc\u00e8ne \u00e9tablit un r\u00e9el contraste entre ce personnage et ceux qui l\u2019entourent. Gilles Privat, dont on a parfois l\u2019impression que les vers s\u2019expriment en une seule respiration, livre simultan\u00e9ment la puissance et la sensibilit\u00e9 d\u2019Alceste. Tel un funambule, le com\u00e9dien nous tient en haleine jusqu\u2019au dernier instant. Il donne, en effet, l\u2019impression d\u2019\u00eatre sans cesse tiraill\u00e9 entre deux sentiments, entre lui et les autres ou entre lui et le monde qui l\u2019entoure. Ses sorties sont accompagn\u00e9es de chuchotements de la part des autres, comme un symbole de l\u2019hypocrisie de C\u00e9lim\u00e8ne dont il est victime.<\/p>\n\n\n\n<p>La repr\u00e9sentation de cette \u0153uvre classique ne bouleverse ni la fable ni le texte original de Moli\u00e8re. Elle int\u00e8gre une diction r\u00e9guli\u00e8re des alexandrins et des costumes \u00e9pur\u00e9s connotant le XVIIe si\u00e8cle. Elle s\u2019inscrit par l\u00e0 dans une forme de th\u00e9\u00e2tre traditionnel qui cherche \u00e0 ne pas alt\u00e9rer les \u0153uvres et \u00e0 les rendre accessibles \u00e0 toutes et \u00e0 tous.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>29 janvier 2019<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/amina-gudzevic\/\">Amina Gudzevic<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/theatredecarouge.ch\/saison\/piece\/le-misanthrope\/60\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Texte de Moli\u00e8re \/ Mise en sc\u00e8ne d\u2019Alain Fran\u00e7on \/ Th\u00e9\u00e2tre de Carouge \/ du 9 janvier au 8 f\u00e9vrier 2019 \/ Critiques par Sacha Toupance et Amina Gudzevic.\u00a0<\/p>\n","protected":false},"author":1001835,"featured_media":13138,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,7],"tags":[209,206],"class_list":["post-13137","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-de-carouge","tag-amina-gudzevic","tag-sacha-toupance"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13137","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001835"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13137"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13137\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20580,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13137\/revisions\/20580"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/13138"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13137"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13137"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13137"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}