{"id":13005,"date":"2018-11-17T20:34:01","date_gmt":"2018-11-17T19:34:01","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=13005"},"modified":"2025-02-09T17:31:18","modified_gmt":"2025-02-09T16:31:18","slug":"la-largeur-du-bassin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2018\/11\/la-largeur-du-bassin\/","title":{"rendered":"La Largeur du Bassin"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">La Largeur du Bassin<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Texte de Perrine G\u00e9rard \/ Mise en sc\u00e8ne de Lucile Carr\u00e9 \/ Th\u00e9\u00e2tre Poche Gve \/ du 12 novembre au 16 d\u00e9cembre 2018 \/ Critiques par Lena Rossel et M\u00e9lanie Scyboz. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>12 novembre 2018<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/lena-rossel\/\">Lena Rossel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le bassin des jeunes filles<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/11\/46147860_1282632225212688_164776269987184640_o-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13031\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/11\/46147860_1282632225212688_164776269987184640_o-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/11\/46147860_1282632225212688_164776269987184640_o-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/11\/46147860_1282632225212688_164776269987184640_o-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/11\/46147860_1282632225212688_164776269987184640_o-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/11\/46147860_1282632225212688_164776269987184640_o-624x416.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/11\/46147860_1282632225212688_164776269987184640_o.jpg 1800w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Samuel Rubio<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>La Largeur du Bassin<em>&nbsp;est le deuxi\u00e8me spectacle cr\u00e9\u00e9 dans le cadre des&nbsp;<\/em>ensembles<em>&nbsp;au POCHE.&nbsp;Mobilisant les m\u00eames com\u00e9dien.ne.s que ceux que l\u2019on avait vu.e.s dans&nbsp;<\/em>La r\u00e9sistance thermale<em>&nbsp;et qui seront bient\u00f4t \u00e0 voir dans&nbsp;<\/em>La C\u00f4te d\u2019Azur<em>, la metteuse en sc\u00e8ne Lucile Carr\u00e9 synchronise regards et corps \u00e0 la lumi\u00e8re de la piscine municipale. Le texte de Perrine G\u00e9rard, brut, fend les eaux du bassin pour venir heurter une r\u00e9alit\u00e9 d\u00e9solante&nbsp;: la sexualisation des jeunes filles \u00e0 travers le discours des hommes.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Trois hommes observent trois jeunes filles du haut de leur perchoir, un grand monticule de draps blancs au centre de la sc\u00e8ne, repr\u00e9sentant tour \u00e0 tour le bord du bassin et le plongeoir. Les faits et gestes de Claudie, Olive et Cora sont suivis par Gabriel, leur entra\u00eeneur de natation synchronis\u00e9e, Bouli et Rom\u00e9o, deux concierges aux relents d\u2019alcool et de javel. Bouli, incarn\u00e9 par un gla\u00e7ant Fred Jacot-Guillarmod, se fend de commentaires \u00e0 propos du corps attirant des jeunes filles devant lui, mettant au jour tous ses fantasmes et invitant Rom\u00e9o \u00e0 partager les siens.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le genre drame pour adolescents, exprim\u00e9e dans une langue aux accents vieillots (mais charmants)<em>, La Largeur du Bassin<\/em>&nbsp;est une pi\u00e8ce s\u2019interrogeant sur le passage \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte des jeunes filles mais surtout sur leur rapport et celui d\u2019autrui \u00e0 leur corps. Claudie, star de l\u2019\u00e9quipe de natation synchronis\u00e9e, plut\u00f4t que d\u2019en avoir peur, s\u2019est appropri\u00e9 ces regards en c\u00e9dant \u00e0 leur pouvoir, n\u2019h\u00e9sitant pas \u00e0 faire un tour dans le \u00ab&nbsp;local des lignes&nbsp;\u00bb avec un admirateur de temps en temps. Cora ne vit que pour l\u2019\u00e9quipe&nbsp;et le championnat&nbsp;: ses figures sont excellentes, sa relation avec les autres membres un peu moins. Olive, petite s\u0153ur de Claudie et perp\u00e9tuellement compar\u00e9e \u00e0 elle, se d\u00e9bat pour prouver au monde qu\u2019elle n\u2019est plus une petite fille. Ces tensions prennent vie dans le bouillonnement fougueux de l\u2019adolescence, p\u00e9riode charni\u00e8re o\u00f9 l\u2019image de soi et de son corps est au centre des pr\u00e9occupations. Les nageuses sont incarn\u00e9es par des com\u00e9diennes plus \u00e2g\u00e9es, rendant la fronti\u00e8re entre adolescence et \u00e2ge adulte encore plus floue.<\/p>\n\n\n\n<p>En repr\u00e9sentant davantage le discours masculin que le discours f\u00e9minin, Perrine G\u00e9rard cherche \u00e0 mettre en lumi\u00e8re la parole sexualisante des hommes \u00e0 propos des corps des jeunes filles. Pi\u00e8ce \u00e9crite en 2014 avant la d\u00e9ferlante&nbsp;<em>Me Too<\/em>&nbsp;mais encore br\u00fblante d\u2019actualit\u00e9,&nbsp;<em>La Largeur du Bassin<\/em>&nbsp;se veut une prise de conscience de ce genre de discours, une remise en question de ce qu\u2019il implique. D\u2019apr\u00e8s l\u2019auteure, ce sont les hommes qu\u2019il faut \u00e9duquer \u00e0 ne plus consid\u00e9rer les femmes (et les filles) comme de simples fantasmes sexuels. Les com\u00e9dien.ne.s portent le texte \u00e0 merveille, choquant et d\u00e9rangeant, et mettent au jour la r\u00e9alit\u00e9 crue.<\/p>\n\n\n\n<p>La parole, souvent m\u00e9canique, allie rythme effr\u00e9n\u00e9 et cassure, insultes et sous-entendus. Mais le plus important r\u00e9side dans les non-dits, les interstices entre les mots&nbsp;: les regards. Quand Claudie regarde Olive qui regarde Rom\u00e9o qui regarde Claudie, la parole n\u2019est pas n\u00e9cessaire. D\u00e9but d\u2019amourette, tension sororale, violence sous-jacente\u2026 c\u2019est une valse complexe qui se danse au bord du bassin dans lequel si\u00e8ge le public. Les corps sont mis en exergue, habill\u00e9s et d\u00e9shabill\u00e9s du regard, les d\u00e9placements des nageuses chor\u00e9graphi\u00e9s et m\u00eame leurs poses sont travaill\u00e9es afin de mettre en valeur l\u2019une ou l\u2019autre partie de leur corps. A chaque sc\u00e8ne, c\u2019est un tableau humain qui se compose, lignes trac\u00e9es entre les regards et par les jambes, bras, ventres. Lucile Carr\u00e9 a su mettre en valeur les jeux de regards et leur importance tout au long de la pi\u00e8ce, reflet de celui que l\u2019on porte constamment sur soi et les autres \u00e0 l\u2019\u00e2ge adolescent. Avec une subtilit\u00e9 d\u00e9sarmante, ils tissent et brisent des liens, font passer les messages qui ne sont (ou ne peuvent) \u00eatre exprim\u00e9s&nbsp;: ils constituent la cl\u00e9 de lecture de la pi\u00e8ce.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est dans une atmosph\u00e8re nimb\u00e9e de couleurs holographiques que se profile une lente descente aux enfers pour les nageuses tir\u00e9es \u00e0 quatre \u00e9pingles. Dispute et quasi-noyade sur fond de championnats en passe d\u2019\u00eatre annul\u00e9s, tout tend vers le drame final, qui se d\u00e9roule dans une h\u00e9b\u00e9tude g\u00e9n\u00e9rale. Un d\u00e9nouement brutal, o\u00f9 l\u2019acte d\u00e9passe la parole et o\u00f9 les yeux se ferment \u00e0 jamais.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>12 novembre 2018<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/lena-rossel\/\">Lena Rossel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>12 novembre 2018<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/melanie-scyboz\/\">M\u00e9lanie Scyboz<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le monde du silence<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"624\" height=\"351\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/11\/624.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13009\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/11\/624.jpeg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/11\/624-250x141.jpeg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/11\/624-300x169.jpeg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 624px) 100vw, 624px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Samuel Rubio<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Apr\u00e8s&nbsp;<\/em>La r\u00e9sistance thermale<em>&nbsp;de Ferdinand Schmalz, Le Poche pr\u00eate son d\u00e9cor de piscine \u00e0 la pi\u00e8ce de Perrine G\u00e9rard, mise en sc\u00e8ne par Lucile Carr\u00e9. Entre nuances pastel et odeur de chlore,&nbsp;<\/em>La Largeur du Bassin<em>&nbsp;nous replonge dans nos cours de natation \u00e0 la piscine municipale. Une cour de r\u00e9cr\u00e9ation o\u00f9 l\u2019on ne porte pas de v\u00eatements, except\u00e9 un morceau de lycra qui colle \u00e0 la peau. Normalement pudiques en lieu public, les corps se d\u00e9shabillent en piscine. Ce lieu particulier suscite la r\u00e9flexion sur de nombreux sujets d\u00e9licats touchant \u00e0 l\u2019intimit\u00e9.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Dans la salle, c\u2019est comme si nous \u00e9tions, avec les personnages, dans le bassin de la piscine municipale&nbsp;! Un vestiaire dans un coin, des \u00e9crans LED sur sc\u00e8ne ainsi qu\u2019au plafond, et trois sir\u00e8nes \u00e0 claquettes. Trois \u00e9toiles&nbsp;: deux s\u0153urs et une gagnante forment une \u00e9quipe de natation synchronis\u00e9e. Du haut de leur plongeoir, trois hommes&nbsp;: le coach, le nettoyeur timide et un troisi\u00e8me observent les filles, les encourageant, les admirant ou les d\u00e9shabillant du regard. Le travail de mise en sc\u00e8ne produit de subtils tableaux chor\u00e9graphiques, comme en natation synchronis\u00e9e, les filles se d\u00e9placent d\u2019un coin \u00e0 l\u2019autre, un bras en l\u2019air et les jambes tendues.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce lieu public repr\u00e9sente un monde \u00e0 lui seul, entre le bassin, le vestiaire et le local de rangement. Alors, lorsque l\u2019entra\u00eenement est termin\u00e9, la comp\u00e9tition continue et les histoires amoureuses commencent&nbsp;: laquelle fait le plus de vagues&nbsp;? Laquelle donne envie de regarder sous sa jupe&nbsp;? Laquelle rend sa m\u00e8re la plus fi\u00e8re&nbsp;? Le go\u00fbt de l\u2019eau est \u00e2pre, acre et en m\u00eame temps acide. L\u2019eau de la piscine pique, gratte et salit, comme les regards de Bouli sur la petite Olive. Ce \u00ab&nbsp;vieux porc&nbsp;\u00bb, \u00e0 la gestuelle et aux paroles qui d\u00e9go\u00fbtent, incarne le voyeur par excellence.<\/p>\n\n\n\n<p>Les personnages ne parlent pas de fa\u00e7on naturelle, ils r\u00e9citent de mani\u00e8re pr\u00e9cise et m\u00e9canique, laissant parfois place \u00e0 des coups de gueule explosifs de la part d\u2019Olive ou \u00e0 des silences cassants plein d\u2019\u00e9motions. Baver devant le corps d\u2019une jeune femme, c\u2019est, d\u2019une certaine mani\u00e8re, le sexualiser.<\/p>\n\n\n\n<p>Olive et son casque \u00ab&nbsp;plus gros que sa t\u00eate&nbsp;\u00bb n\u2019a pas de mot devant ces paroles d\u00e9plac\u00e9es. Elle crie, mais on ne l\u2019entend pas \u00e0 cause d\u2019une musique assourdissante. La m\u00e9taphore fil\u00e9e du monde aquatique, d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sente dans le titre, fait parfois rire, mais elle est souvent d\u00e9clin\u00e9e de mani\u00e8re crue. \u00ab&nbsp;Ton cul et tes seins, c\u2019est juste du poids pour te lester dans l\u2019eau&nbsp;\u00bb. La pi\u00e8ce se termine sur un dernier tableau lourd de sens, la sir\u00e8ne qui ne s\u2019est pas faite entendre s\u2019\u00e9choue.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>12 novembre 2018<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/melanie-scyboz\/\">M\u00e9lanie Scyboz<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/poche---gve.ch\/spectacle\/la-largeur-du-bassin\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Texte de Perrine G\u00e9rard \/ Mise en sc\u00e8ne de Lucile Carr\u00e9 \/ Th\u00e9\u00e2tre Poche Gve \/ du 12 novembre au 16 d\u00e9cembre 2018 \/ Critiques par Lena Rossel et M\u00e9lanie Scyboz.<\/p>\n","protected":false},"author":1001835,"featured_media":13029,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,171,38],"tags":[210,204],"class_list":["post-13005","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-le-poche","category-spectacle","tag-lena-rossel","tag-melanie-scyboz"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13005","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001835"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13005"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13005\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20629,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13005\/revisions\/20629"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/13029"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13005"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13005"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13005"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}