{"id":12970,"date":"2018-11-05T17:22:27","date_gmt":"2018-11-05T16:22:27","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=12970"},"modified":"2025-02-09T17:31:51","modified_gmt":"2025-02-09T16:31:51","slug":"lhiver-quatre-chiens-mordent-mes-pieds-et-mes-mains","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2018\/11\/lhiver-quatre-chiens-mordent-mes-pieds-et-mes-mains\/","title":{"rendered":"L&rsquo;hiver, quatre chiens mordent mes pieds et mes mains"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">L&rsquo;hiver, quatre chiens mordent mes pieds et mes mains<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Texte de Philippe Dorin \/ Mise en sc\u00e8ne de Matthias Urban \/ Le Petit Th\u00e9\u00e2tre \/ du 31 octobre au 18 novembre 2018 \/ Critiques par Jade Lambelet et Julie Heger. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>31 octobre 2018<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jade-lambelet\/\">Jade Lambelet<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">L&rsquo;enfant, ce grand metteur en sc\u00e8ne<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"677\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/11\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2018-11-05-\u00e0-17.16.13-1024x677.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-12968\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/11\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2018-11-05-\u00e0-17.16.13-1024x677.png 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/11\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2018-11-05-\u00e0-17.16.13-250x165.png 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/11\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2018-11-05-\u00e0-17.16.13-300x198.png 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/11\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2018-11-05-\u00e0-17.16.13-768x508.png 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/11\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2018-11-05-\u00e0-17.16.13-624x412.png 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/11\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2018-11-05-\u00e0-17.16.13.png 1716w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Philippe Pache<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>En hiver, \u00ab&nbsp;on ne peut pas faire trop de chichis&nbsp;\u00bb. Que nous reste-t-il de plus que nos mains et nos pieds glac\u00e9s, que la st\u00e9rilit\u00e9 de la nature, ses paysages d\u00e9shabill\u00e9s et l\u2019espoir de retrouver enfin \u00ab&nbsp;un petit jour d\u2019\u00e9t\u00e9, comme une petite pi\u00e8ce d\u2019or [qu\u2019on aurait] trouv\u00e9e au fond de [notre] poche&nbsp;\u00bb&nbsp;? Plus fort que le sinistre froid qui ronge nos membres, au-del\u00e0 de l\u2019angoissante fatigue de la terre, il y a les mots, les r\u00eaves et la profondeur d\u2019un c\u0153ur d\u2019enfant qui se joue du monde \u00e0 sa guise, comme sur la sc\u00e8ne d\u2019un th\u00e9\u00e2tre. Reconqu\u00e9rir l\u2019imaginaire de l\u2019enfance pour le transposer sur sc\u00e8ne et en explorer les potentialit\u00e9s hautement po\u00e9tiques et philosophiques, c\u2019est ce que propose Matthias Urban dans son dernier spectacle, mise en sc\u00e8ne de la pi\u00e8ce de Philippe Dorin qui re\u00e7ut le Moli\u00e8re du meilleur Spectacle Jeune Public en 2008.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>L\u2019hiver, quatre chiens mordent mes pieds et mes mains<\/em>&nbsp;est l\u2019histoire de toutes les histoires, la fable des fables. C\u2019est l\u2019histoire que chaque enfant un jour a racont\u00e9e, sans bride, sans filtre, avec toute la v\u00e9h\u00e9mence, la candeur et l\u2019innocence de sa parole. Une maman, un papa puis une petite fille et un petit gar\u00e7on, leur maison et l\u2019arbre du jardin. \u00c0 deux d\u2019abord, l\u2019homme et la femme abandonn\u00e9s dans ce n\u00e9ant, isol\u00e9s du monde mat\u00e9riel et organique doivent unir leurs forces pour se construire un toit, apaiser leur faim, tenter de dormir malgr\u00e9 la neige et l\u2019impossibilit\u00e9 de s\u2019allonger, vaincre la fragilit\u00e9 de l\u2019existence. Car ici, ce n\u2019est pas seulement la nature qui se fragilise en raison de la froide saison mais ce sont aussi les liens qui unissent les individus, leurs corps, leur amour, leurs id\u00e9es et leurs croyances. Et la fragilit\u00e9 est telle qu\u2019elle en vient \u00e0 envahir jusqu\u2019\u00e0 la sc\u00e8ne&nbsp;et son plancher.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans leurs salopettes d\u2019artisans \u2013 \u00e9voquant tout \u00e0 la fois la figure du ma\u00e7on et celle du peintre&nbsp;\u2013 les personnages piochent parmi les morceaux de bois mal embo\u00eet\u00e9s qui recouvrent le sol pour fabriquer tant\u00f4t des chaises, une table, tant\u00f4t une hache, une guitare ou un petit cheval \u00e0 bascule. De rien, ils fa\u00e7onnent tout un monde comme l\u2019enfant qui se suffit de quelques branches d\u2019arbres et d\u2019une poign\u00e9e de cailloux pour \u00e9difier un univers au lyrisme sans borne. Sur sc\u00e8ne, la cr\u00e9ation n\u2019a de limite que celles de l\u2019imagination car m\u00eame le plus fragile et le plus d\u00e9pouill\u00e9 devient ici source de vie. Si l\u2019homme et la femme s\u2019inqui\u00e8tent en permanence du cr\u00e9ateur-\u00e9crivain de leur histoire, le geste de cr\u00e9ation ne cesse d\u2019\u00eatre invoqu\u00e9 tout au long du spectacle et de sa sc\u00e9nographie par le biais d\u2019une multitude d\u2019images all\u00e9goriques (le plancher modulable, les marionnettes) qui filent une longue m\u00e9taphore de l\u2019art et du th\u00e9\u00e2tre. Car le th\u00e9\u00e2tre c\u2019est cela aussi&nbsp;: construire et d\u00e9construire des histoires, assembler les gestes, les mots, les voix et les corps et faire d\u2019une sc\u00e8ne vide le lieu de tous les possibles.<\/p>\n\n\n\n<p>Matthias Urban s\u2019empare du texte de Philippe Dorin pour donner corps et vie \u00e0 cette po\u00e9sie \u00e9vocatrice des plus grandes richesses de l\u2019enfance. Aussi bien le dramaturge \u2013 lorsqu\u2019il r\u00e9dige sa pi\u00e8ce en 2007 \u2013 que le metteur en sc\u00e8ne \u2013 presque dix ans plus tard \u2013 ont su retrouver et \u00e9couter enfoui en eux leur c\u0153ur d\u2019enfant pour le d\u00e9cadenasser et laisser s\u2019exprimer toute la magie que ce dernier rec\u00e8le. Si le texte dit d\u00e9j\u00e0, par l\u2019absurdit\u00e9 de ses r\u00e9pliques pr\u00eat\u00e9es \u00e0 des adultes les m\u00e9canismes de narration que d\u00e9ploient les enfants lorsqu\u2019ils racontent des histoires, la mise en sc\u00e8ne vient sublimer ce geste dans un d\u00e9cor qui rappelle les premiers dessins aux traits na\u00effs et bancals des touts-petits. Et le palais d\u2019artiste du metteur en sc\u00e8ne ne semble pas avoir perdu l\u2019app\u00e9tit gourmand et passionn\u00e9 d\u2019une prime jeunesse&nbsp;: dans sa cr\u00e9ation, Matthias Urban fait voyager ses spectateurs du th\u00e9\u00e2tre d\u2019ombre au burlesque en passant par la pantomime et le th\u00e9\u00e2tre de marionnettes. Transport\u00e9 par la cadence rythm\u00e9e du r\u00e9cit (tant par sa chronologie que par les changements de registres), le jeune et le moins jeune public rient de bon c\u0153ur des nombreux ressorts comiques qui pars\u00e8ment l\u2019ensemble du spectacle faisant de l\u2019hiver de cette famille une saison plus belle et plus radieuse que le plus illustre des printemps.<\/p>\n\n\n\n<p>V\u00e9ritable ode \u00e0 l\u2019enfance,&nbsp;<em>L\u2019hiver, quatre chiens mordent mes pieds et mes mains<\/em>&nbsp;s\u2019adresse \u00e0 toutes les g\u00e9n\u00e9rations. Le spectacle s\u2019immisce dans l\u2019imaginaire des plus jeunes pour lui donner forme, y recr\u00e9er son d\u00e9cor et invite les plus grands \u00e0 replonger dans les abysses de leurs premiers printemps, \u00e0 d\u00e9poussi\u00e9rer la malle qui abrite les fictions de leur imaginaire d\u2019antan. Hors de la salle, le spectacle continue&nbsp;: nous sommes cet \u00e9crivain, \u00e0 nous d\u2019\u00e9crire l\u2019histoire. Comme les enfants, faisons de nos vies et du monde qui nous entoure un spectacle.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>31 octobre 2018<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jade-lambelet\/\">Jade Lambelet<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>31 octobre 2018<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/julie-heger\/\">Julie Heger<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Comme des enfants<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/11\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2018-10-31-\u00e0-20.13.17-1024x683.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-12966\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/11\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2018-10-31-\u00e0-20.13.17-1024x683.png 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/11\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2018-10-31-\u00e0-20.13.17-250x167.png 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/11\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2018-10-31-\u00e0-20.13.17-300x200.png 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/11\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2018-10-31-\u00e0-20.13.17-768x513.png 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/11\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2018-10-31-\u00e0-20.13.17-624x416.png 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/11\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2018-10-31-\u00e0-20.13.17.png 1786w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Philippe Pache<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Sur une sc\u00e8ne presque nue, deux personnages attendent qu\u2019un dramaturge \u00e9crive leur histoire. S\u2019impatientant, ils d\u00e9cident de s\u2019organiser une vie laissant toute place \u00e0 l\u2019imagination. Des repas imaginaires aux guitares inexistantes, les deux comp\u00e8res meublent leur vie, et la sc\u00e8ne, dans l\u2019attente de l\u2019auteur.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>&nbsp;<\/em>C\u2019est l\u2019hiver. Le plancher craque et les enfants s\u2019impatientent ; la pi\u00e8ce va tant\u00f4t commencer. Sur sc\u00e8ne, c\u2019est l\u2019hiver. Le plancher craque et les enfants s\u2019impatientent ; leur histoire va bient\u00f4t s\u2019\u00e9crire. Deux grands enfants, un homme et une femme, se retrouvent dans un d\u00e9cor se r\u00e9sumant \u00e0 un parquet \u00e0 moiti\u00e9 d\u00e9mont\u00e9. La pi\u00e8ce s\u2019ouvre sur un joyeux franchissement du seuil qui s\u00e9pare les personnages de leur cr\u00e9ateur &nbsp;: \u00ab Tu sais, y a un type, l\u00e0-bas, il est assis derri\u00e8re son bureau en ce moment, en train d\u2019\u00e9crire notre histoire, et l\u00e0, il a pas beaucoup d\u2019id\u00e9es\u2026 \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur une sc\u00e8ne vide comme une page blanche, ils attendent. Mais pas question de se contenter de cette attente. D\u2019abord, pourquoi pas construire une chaise ? On est toujours mieux sur une chaise. Se servant du plancher \u00e0 disposition sous ses pieds comme d\u2019un puzzle, l\u2019homme embo\u00eete et assemble les planches de bois jusqu\u2019\u00e0 obtenir deux chaises, une table, une guitare et pourquoi pas un voisin, ou serait-ce plut\u00f4t un arbre ? Dans cette conqu\u00eate de leur existence, les deux amoureux se servent de leur imagination pour se cr\u00e9er un univers, un quotidien, une vie.<\/p>\n\n\n\n<p>La pi\u00e8ce \u00e9voque souvent le th\u00e9\u00e2tre de l\u2019absurde de Beckett, \u00e0 commencer par la m\u00e9talepse du d\u00e9but, mais aussi par des petites maximes et m\u00e9taphores qu\u2019elle \u00e9nonce sur la vie. De ce point de vue, elle rappelle particuli\u00e8rement&nbsp;<em>En attendant Godot<\/em>&nbsp;\u00e0 la diff\u00e9rence qu\u2019ici les personnages d\u00e9cident consciemment de meubler le temps avec une l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 enfantine. Ils ne sont pas l\u00e0 pour s\u2019apitoyer sur leur condition, leur but est de tout construire en partant de rien, ou plus exactement, d\u2019un simple plancher, en se servant de leur esprit d\u2019invention. De cette mani\u00e8re, toutes les possibilit\u00e9s s\u2019ouvrent \u00e0 eux au point que l\u2019attente ne semble m\u00eame plus \u00eatre un probl\u00e8me, juste une r\u00e9alit\u00e9 ; la vie.<\/p>\n\n\n\n<p>Et c\u2019est vraiment le point fort de ce spectacle qui montre que la vie n\u2019est peut-\u00eatre qu\u2019une suite de silences et d\u2019attentes \u00e0 meubler, et que peu importe ; ces silences, on les partage \u00e0 deux, cette attente, c\u2019est elle qui nous permettra de tout tenter, et puis, ce peu de temps que nous avons, qu\u2019en faisons-nous&nbsp;? Une suite de souvenirs riches, de partages, d\u2019exp\u00e9riences, de possibilit\u00e9s !<\/p>\n\n\n\n<p>De cette pi\u00e8ce, on ressort r\u00e9jouis, rassur\u00e9s. Le texte de Philippe Dorin a re\u00e7u le Moli\u00e8re du meilleur spectacle jeune public en 2008 et l\u2019on comprend pourquoi&nbsp;: il n\u2019est pas \u00e9vident de traiter du temps et de la condition humaine en montrant l\u2019attente \u00e0 meubler comme rien de plus qu\u2019une s\u00e9rie d\u2019activit\u00e9s qui nous conduisent tout droit \u00e0 la mort. La mise en sc\u00e8ne illustre ici&nbsp; directement le propos gr\u00e2ce \u00e0 cet espace sc\u00e9nique vide au d\u00e9but, et toujours plus rempli de meubles emboit\u00e9s maladroitement et de souvenirs alambiqu\u00e9s. Non, ce n\u2019\u00e9tait pas facile de se lancer dans un sujet si sombre pour, \u00e0 l\u2019aide d\u2019une bougie plac\u00e9e l\u00e0 par la fantaisie d\u2019un enfant, le transformer en un sujet \u00e9clatant comme un rayon de soleil sur de la neige.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>31 octobre 2018<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/julie-heger\/\">Julie Heger<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.lepetittheatre.ch\/ecoles\/saison-scolaire-2018-19\/spectacle\/l-hiver-quatre-chiens-mordent-mes-pieds-et-mes-mains\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Texte de Philippe Dorin \/ Mise en sc\u00e8ne de Matthias Urban \/ Le Petit Th\u00e9\u00e2tre \/ du 31 octobre au 18 novembre 2018 \/ Critiques par Jade Lambelet et Julie Heger.<\/p>\n","protected":false},"author":1001835,"featured_media":12967,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,4,38],"tags":[202,214],"class_list":["post-12970","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-le-petit-theatre","category-spectacle","tag-jade-lambelet","tag-julie-heger"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12970","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001835"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12970"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12970\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20635,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12970\/revisions\/20635"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/12967"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12970"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12970"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12970"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}