{"id":1297,"date":"2013-11-29T10:12:22","date_gmt":"2013-11-29T09:12:22","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=1297"},"modified":"2025-02-10T14:00:59","modified_gmt":"2025-02-10T13:00:59","slug":"deux-hamlet-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2013\/11\/deux-hamlet-2\/","title":{"rendered":"All apologies &#8211; Hamlet"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">All apologies &#8211; Hamlet<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">de William Shakespeare et Adrien Rupp \/ mise en sc\u00e8ne Alexandre Doublet \/ Th\u00e9\u00e2tre Les Halles de Sierre \/ du 21 novembre au 30 novembre 2013 \/ Critiques par Sabrina Roh et Cecilia Galindo. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>21 novembre 2013<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Sabrina Roh\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/sabrina-roh\/\">Sabrina Roh<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Quand Nirvana rencontre Shakespeare<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/11\/unnamed-1-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-21790\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/11\/unnamed-1-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/11\/unnamed-1-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/11\/unnamed-1-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/11\/unnamed-1-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/11\/unnamed-1.jpg 1072w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Nora Rupp<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>Du Shakespeare comme vous n\u2019en avez jamais vu. Ou un Hamlet qui prend tout son sens dans la bouche de onze adolescents. Une cr\u00e9ation en r\u00e9sidence d\u2019Alexandre Doublet, pr\u00e9sent\u00e9e actuellement au Th\u00e9\u00e2tre Les Halles \u00e0 Sierre \u2013 avant Monthey et Gen\u00e8ve en janvier.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Hamlet, Shakespeare,&nbsp;<em>to be or no to be<\/em>, telle est la question. \u00ab&nbsp;Bla-bla.&nbsp;\u00bb On conna\u00eet la chanson. Mais on pr\u00e9f\u00e8re celle de Nirvana. Les classiques, non merci, on n\u2019y comprend rien. Pourtant, bien \u00e9videmment que l\u2019on peut s\u2019\u00e9clater sur de la grande litt\u00e9rature. Ce n\u2019est pas parce qu\u2019au fil des ann\u00e9es certains en ont fait des \u0153uvres sacr\u00e9es, intouchables et inaccessibles qu\u2019il est interdit de se les approprier.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est le pari qu\u2019Alexandre Doublet, com\u00e9dien, metteur en sc\u00e8ne et co-directeur du Th\u00e9\u00e2tre Les Halles \u00e0 Sierre s\u2019est lanc\u00e9&nbsp;: confronter onze adolescents au c\u00e9l\u00e8bre&nbsp;<em>Hamlet<\/em>&nbsp;de Shakespeare. \u00c0 force d\u2019improvisations, de lecture et de questionnements, les jeunes com\u00e9diens se sont plong\u00e9s dans l\u2019univers d\u2019Hamlet et de son entourage. Un t\u00eate \u00e0 t\u00eate d\u2019un an qui leur a permis de s\u2019immerger dans la pi\u00e8ce et de la comprendre. La cr\u00e9ation en r\u00e9sidence d\u00e9coule sur un spectacle qui prend la forme d\u2019une qu\u00eate initiatique et identitaire. Sur sc\u00e8ne, les protagonistes pr\u00e9sentent le rapport qu\u2019ils ont entretenu avec&nbsp;<em>Hamlet<\/em>&nbsp;\u00e0 travers des bouts de sc\u00e8nes et des chor\u00e9graphies.<\/p>\n\n\n\n<p>S\u2019agit-il d\u2019une \u00e9ni\u00e8me interpr\u00e9tation d\u2019un grand classique, visant \u00e0 vulgariser la pi\u00e8ce au possible en y int\u00e9grant des clich\u00e9s de l\u2019\u00e9poque contemporaine&nbsp;? Alexandre Doublet et Adrien Rupp, qui a travaill\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9criture du spectacle, ont l\u2019habitude de revisiter les textes classiques et n\u2019h\u00e9sitent pas en effet \u00e0 y injecter des \u00e9l\u00e9ments de la culture populaire. Ils ne tombent pourtant pas dans la pure et simple vulgarisation, leur but \u00e9tant de centrer la mise en sc\u00e8ne sur les com\u00e9dien-n-es et leur interpr\u00e9tation du texte.&nbsp;<em>All Apologies \u2013 Hamlet<\/em>&nbsp;est jou\u00e9 par des jeunes. Ils agissent donc en tant que tels: \u00e9coutent du rock, jouent \u00e0 la&nbsp;<em>playstation<\/em>&nbsp;et m\u00e2chent du chewing-gum. Tous ces \u00e9l\u00e9ments ne sont pas moqu\u00e9s, ils sont affirm\u00e9s et assum\u00e9s car c\u2019est ce que les jeunes font. Mais les jeunes se posent aussi de grandes questions. En toute simplicit\u00e9, entre deux sc\u00e8nes, ils s\u2019avancent au micro, de mani\u00e8re \u00e9tonnamment sinc\u00e8re, et se demandent pourquoi. Nous demandent pourquoi. Pourquoi le suicide&nbsp;? Pourquoi la mort&nbsp;? Pourquoi la douleur&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Le spectateur est alors int\u00e9gr\u00e9 dans l\u2019exp\u00e9rience v\u00e9cue par les com\u00e9diens durant un an. De cette exp\u00e9rience ressort une cr\u00e9ation qui s\u2019est construite par \u00e9tapes, comme le g\u00e2teau que l\u2019une des com\u00e9diennes pr\u00e9pare tout au long de la pi\u00e8ce&nbsp;: un peu de ci, un peu de \u00e7a, et on m\u00e9lange le tout. Sur le parcours, quelques incidents \u00e9videmment&nbsp;: des \u0153ufs qui se brisent, du sel \u00e0 la place du sucre, des incompr\u00e9hensions. Mais peu importe, le r\u00e9sultat est l\u00e0&nbsp;: il sent bon et c\u2019est fait maison. Ce c\u00f4t\u00e9 frais et artisanal est saillant dans la mise en sc\u00e8ne finale et se traduit par l\u2019absence de cadre strict. \u00ab&nbsp;Hamlet a choisi le masque de la folie car il vivait dans une trag\u00e9die&nbsp;\u00bb. Les com\u00e9diens font de m\u00eame&nbsp;: dans l\u2019espace qui leur est mis \u00e0 disposition ils poussent leurs gestes et leur voix jusqu\u2019au bout. Un gant sur la t\u00eate, l\u2019un des adolescents interpr\u00e8te un coq pendant toute une chanson, une jeune fille hurle en danois et un jeune gar\u00e7on joue Oph\u00e9lie. Affubl\u00e9 d\u2019une perruque blonde il parle avec l\u2019\u00e9motion d\u2019une pucelle. Ils n\u2019ont que faire du ridicule, car de toute fa\u00e7on, qu\u2019est-ce que la folie&nbsp;? \u00ab&nbsp;C\u2019est peut-\u00eatre le regard des autres qui fait de nous des fous. Nous sommes tous le fou de quelqu\u2019un.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Non \u00e0 la mesure, oui aux \u00e9motions fortes. Les adolescents ainsi que les trois com\u00e9diens professionnels nous font hurler de rire et l\u2019instant d\u2019apr\u00e8s notre gorge se serre. Tout est tellement vrai et pur que cela touche en plein c\u0153ur. On fait souvent croire aux ados qu\u2019ils sont mal partis pour comprendre la grande litt\u00e9rature et que cela ne va pas en s\u2019arrangeant. Eh bien l\u00e0, on leur confie la mission d\u2019expliquer l\u2019un des plus grands chefs-d\u2019\u0153uvre de Shakespeare.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans&nbsp;<em>All Apologies-Hamlet<\/em>, Alexandre Doublet offre aux onze adolescents un espace d\u2019expression dans lequel les barri\u00e8res tombent&nbsp;: le fou n\u2019est pas fou et les morts ne font plus peur. Les tabous baissent leurs armes et dans cette relation triangulaire entre les adolescents, le public et Hamlet, on respire une immense bouff\u00e9e d\u2019air frais.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>21 novembre 2013<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Sabrina Roh\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/sabrina-roh\/\">Sabrina Roh<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>21 novembre 2013<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Cecilia Galindo\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/cecilia-galindo\/\">Cecilia Galindo<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Dans l\u2019atelier d\u2019Hamlet<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/11\/unnamed-1-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-21790\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/11\/unnamed-1-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/11\/unnamed-1-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/11\/unnamed-1-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/11\/unnamed-1-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/11\/unnamed-1.jpg 1072w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Nora Rupp<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>Un coq qui chante&nbsp;<\/em>Good Morning Starshine<em>, une Oph\u00e9lie aux cheveux blond platine, un Hamlet senior \u00e0 la voix aussi t\u00e9n\u00e9breuse que Dark Vador et \u00ab&nbsp;bien s\u00fbr, un frigo shakespearien&nbsp;\u00bb, d\u00e9cor\u00e9 avec le portrait du dramaturge anglais. Avec ce cocktail d\u00e9lirant m\u00e9langeant texte classique, culture populaire et r\u00e9flexions contemporaines, le metteur en sc\u00e8ne Alexandre Doublet et sa troupe enchantaient hier soir le public du Th\u00e9\u00e2tre Les Halles par leur folle sinc\u00e9rit\u00e9. Une version d\u2019<\/em>Hamlet<em>&nbsp;aussi dr\u00f4le que touchante, men\u00e9e par des adolescents qui s\u00e9duisent par leurs divers talents.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un public qui s\u2019investit<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le spectacle est sur le point de commencer, les lumi\u00e8res se tamisent mais l\u2019obscurit\u00e9 n\u2019est pas totale. Les com\u00e9diens entrent l\u2019un apr\u00e8s l\u2019autre, prennent place et nous regardent. Nous regardent-ils vraiment&nbsp;? \u00ab&nbsp;Bonsoir&nbsp;!&nbsp;\u00bb, dit l\u2019un des rares adultes parmi eux, en brisant d\u00e9finitivement le quatri\u00e8me mur. Il nous pr\u00e9sente successivement ses compagnons de jeu, sans oublier de nous faire part d\u2019un ou deux d\u00e9tails qui les caract\u00e9risent. Puis on se met au travail, on rejoue une sc\u00e8ne d\u2019<em>Hamlet<\/em>, on pose des questions. Soudain entre le fant\u00f4me\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>En partant du texte de Shakespeare, Alexandre Doublet et Adrien Rupp ont travaill\u00e9 pendant plus d\u2019un an en r\u00e9sidence au Th\u00e9\u00e2tre Les Halles de Sierre (dont Doublet est le co-directeur) avec un collectif de douze adolescents de la r\u00e9gion et des artistes professionnels, dont trois com\u00e9diens qui les accompagnent sur sc\u00e8ne. &nbsp;Ensemble, ils se sont interrog\u00e9s sur l\u2019une des pi\u00e8ces les plus connues de Shakespeare et sur le sens que pouvait prendre cette histoire aujourd\u2019hui, dans la t\u00eate d\u2019un adolescent. Cela donne un spectacle m\u00ealant musique, danse et jeu th\u00e9\u00e2tral. Les questions soulev\u00e9es durant la cr\u00e9ation sont rapport\u00e9es sur sc\u00e8ne, notamment \u00e0 travers des monologues en rupture avec les sc\u00e8nes jou\u00e9es par les autres personnages mais en communion avec les spectateurs&nbsp;: quand l\u2019un des jeunes s\u2019avance vers le micro, un projecteur braqu\u00e9 sur lui, c\u2019est pour nous parler des doutes et interrogations qui le tourmentent. Pourquoi notre rapport aux morts n\u2019est plus ce qu\u2019il \u00e9tait autrefois&nbsp;? Qu\u2019est-ce que la folie&nbsp;? Comment aborder l\u2019\u00e9chec&nbsp;? Comment g\u00e9rer la douleur qui nous habite&nbsp;? Le public prend part \u00e0 ces questionnements, et lui aussi finit par s\u2019interroger.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>D\u2019autres&nbsp;<em>Hamlet<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Les com\u00e9diens, dans leur atelier (ou plut\u00f4t dans leur cuisine), explorent \u00e9galement les possibles narratifs, les versions alternatives et les personnages d\u00e9laiss\u00e9s par l\u2019auteur. Fortinbras aurait pu lui aussi \u00eatre, comme Hamlet, le h\u00e9ros d\u2019une histoire. La femme de Polonius, qui n\u2019est m\u00eame pas un personnage \u00e0 part enti\u00e8re dans la pi\u00e8ce, aurait pu intervenir dans cette trag\u00e9die et changer le cours des \u00e9v\u00e9nements. Et si Polonius n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 accidentellement tu\u00e9 par Hamlet&nbsp;? Tant de possibilit\u00e9s et d\u2019ouvertures vers la r\u00e9\u00e9criture. Car en se confrontant \u00e0 un texte tel que celui-ci, l\u2019\u00e9quipe d\u2019<em>All Apologies-Hamlet&nbsp;<\/em>ne cherche pas \u00e0 pr\u00e9senter la version la plus fid\u00e8le de la trag\u00e9die shakespearienne, mais tente de se l\u2019approprier en ajoutant des \u00e9l\u00e9ments qui correspondent \u00e0 l\u2019univers bouscul\u00e9 et color\u00e9 des ados, qui va d\u2019une chanson de Nirvana \u00e0 l\u2019\u00e9vocation de Lady Gaga. Symbole &nbsp;de cette appropriation, la mort du personnage de la dramaturge rigide, interpr\u00e9t\u00e9e par Val\u00e9ria Bertolotto, dont les interventions correctives finissent par agacer et sont brutalement tues \u00e0 coup de revolver invisible.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c9motions fortes<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Si le spectacle, dans lequel les protagonistes s\u2019investissent aussi bien physiquement qu\u2019\u00e9motionnellement, suscite le rire \u00e0 plusieurs reprises, le passage \u00e9voquant la mort d\u2019Oph\u00e9lie est envahissant de tristesse. Difficile de ne pas \u00eatre touch\u00e9 par cette mise en sc\u00e8ne po\u00e9tique, o\u00f9 Oph\u00e9lie au pluriel est comme ballot\u00e9e par les flots sur une version sobre de la chanson de Nirvana&nbsp;<em>All Apologies<\/em>. Une vraie claque.<\/p>\n\n\n\n<p>Le r\u00e9sultat de la visite dans ce laboratoire est concluant, les textes prononc\u00e9s face public fort bien \u00e9crits, la performance de ces jeunes est \u00e9tonnante, sinc\u00e8re et pleine de maturit\u00e9. On en ressort donc \u00e9mu et conquis. Tentez l\u2019exp\u00e9rience&nbsp;! Apr\u00e8s Les Halles de Sierre,&nbsp;<em>All Apologies \u2013 Hamlet<\/em>&nbsp;touchera le c\u0153ur d\u2019autres spectateurs, en janvier 2014, \u00e0 Monthey (Th\u00e9\u00e2tre du Crochetan) et \u00e0 Gen\u00e8ve (Th\u00e9\u00e2tre du loup).<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>21 novembre 2013<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Cecilia Galindo\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/cecilia-galindo\/\">Cecilia Galindo<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.theatreleshalles.ch\/Home\/Event\/42\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>de William Shakespeare et Adrien Rupp \/ mise en sc\u00e8ne Alexandre Doublet \/ Th\u00e9\u00e2tre Les Halles de Sierre \/ du 21 novembre au 30 novembre 2013 \/ Critiques par Sabrina Roh et Cecilia Galindo.<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":21790,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,14],"tags":[37,29],"class_list":["post-1297","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-les-halles","tag-cecilia-galindo","tag-sabrina-roh"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1297","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1297"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1297\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21796,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1297\/revisions\/21796"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/21790"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1297"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1297"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1297"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}