{"id":12828,"date":"2018-10-15T09:58:23","date_gmt":"2018-10-15T07:58:23","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=12828"},"modified":"2025-02-09T17:33:52","modified_gmt":"2025-02-09T16:33:52","slug":"variations-sur-un-temps","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2018\/10\/variations-sur-un-temps\/","title":{"rendered":"Variations sur un temps"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Variations sur un temps<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Texte de David Ives \/ Traduction de Maryse Warda \/ Mise en sc\u00e8ne de Julien Schmutz \/ Th\u00e9\u00e2tre des Osses \/ du 29 septembre au 21 octobre 2018 \/ Critique par Nad\u00e8ge Parent et Natacha Gallandat. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>29 septembre 2018<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/nadege-parent\/\">Nad\u00e8ge Parent<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Attachez vos ceintures !<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"713\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/10\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2018-10-23-\u00e0-13.32.55-1024x713.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-12928\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/10\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2018-10-23-\u00e0-13.32.55-1024x713.png 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/10\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2018-10-23-\u00e0-13.32.55-244x170.png 244w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/10\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2018-10-23-\u00e0-13.32.55-287x200.png 287w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/10\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2018-10-23-\u00e0-13.32.55-768x535.png 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/10\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2018-10-23-\u00e0-13.32.55-624x435.png 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/10\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2018-10-23-\u00e0-13.32.55.png 1723w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Cie Le Magnifique Th\u00e9\u00e2tre<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Pr\u00e9senter cinq pi\u00e8ces avec seulement six com\u00e9diens, en un seul spectacle&nbsp;: c\u2019est le d\u00e9fi que proposait le dramaturge am\u00e9ricain David Ives dans son&nbsp;<\/em>All in the Timing (1993)&nbsp;<em>et que rel\u00e8ve brillamment le metteur en sc\u00e8ne Julien Schmutz, co-fondateur de la compagnie Le Magnifique Th\u00e9\u00e2tre. Entra\u00een\u00e9s dans un voyage spatio-temporel d\u00e9jouant toute chronologie et conquis par la palette de personnages \u00e9voluant selon un rythme millim\u00e9tr\u00e9, nous n\u2019avons qu\u2019un regret&nbsp;: que l\u2019on ne puisse pas arr\u00eater le temps pour savourer deux ou trois sayn\u00e8tes suppl\u00e9mentaires&nbsp;!<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est \u00e0 travers cinq tableaux explorant des temporalit\u00e9s discontinues que Julien Schmutz fait entrer le spectateur dans l\u2019univers humoristique et \u00e9trange \u2013 voire absurde \u2013 de David Ives. Ce voyage temporel prend place devant un d\u00e9cor sobre, compos\u00e9 d\u2019un mur lumineux dress\u00e9 au fond de la sc\u00e8ne. Dans le premier tableau, le spectateur est invit\u00e9 \u00e0 explorer une r\u00e9alit\u00e9 temporelle multiple aux c\u00f4t\u00e9s de Laura, une jeune femme en plein d\u00e9m\u00e9nagement qui se trouve projet\u00e9e dans un entrem\u00ealement de plusieurs \u00e9poques (que le travail sur les costumes permet de distinguer). Le deuxi\u00e8me tableau se d\u00e9roule au minigolf&nbsp;: on y accompagne le s\u00e9ducteur Chuck au cours de trois rendez-vous galants temporellement distincts, mais mis en sc\u00e8ne simultan\u00e9ment avec les six com\u00e9diens. Le comique repose sur des \u00e9changes particuli\u00e8rement rythm\u00e9s et pr\u00e9cis&nbsp;: les r\u00e9pliques de s\u00e9duction r\u00e9p\u00e9t\u00e9es \u00e0 l\u2019identique, reprises en \u00e9cho ou prononc\u00e9es \u00e0 l\u2019unisson dans les trois sc\u00e8nes, les cafouillages de Chuck, les r\u00e9actions diverses des interlocutrices ainsi que les mimes et bruitages des mouvements de clubs et de balles font de cet \u00e9pisode l\u2019un des plus m\u00e9morables du spectacle. \u00c0 la fin de cette sc\u00e8ne, le mur lumineux maintient le plateau dans une semi-clart\u00e9 permettant aux spectateurs d\u2019assister \u00e0 la pr\u00e9paration du tableau suivant et notamment au changement de costume de l\u2019une des com\u00e9diennes qui s\u2019effectue non pas en coulisse mais aux yeux du public. Si le spectacle de ces ombres mouvantes a quelque chose de po\u00e9tique, il a aussi le m\u00e9rite d\u2019attiser la curiosit\u00e9 du public, de donner du rythme entre les deux tableaux et de faire appara\u00eetre le travail de m\u00e9tamorphose des six com\u00e9diens tout au long du spectacle, qui assurent \u00e0 eux seuls la prise en charge de vingt et un r\u00f4les au total. Ce troisi\u00e8me tableau propulse alors le spectateur en compagnie d\u2019Al et Marc dans l\u2019univers atemporel et excentrique du Philadelphie o\u00f9 ce que l\u2019on d\u00e9sire ne peut \u00eatre obtenu qu\u2019en demandant explicitement le contraire. La fantaisie est \u00e9galement \u00e0 l\u2019honneur dans le quatri\u00e8me tableau o\u00f9 la sc\u00e8ne se d\u00e9roule au ralenti le temps d\u2019une pi\u00e8ce musicale insolite, \u00e9labor\u00e9e \u00e0 partir de quelques mots \u00e9chang\u00e9s dans une boulangerie. En parodiant le genre de la com\u00e9die musicale et en s\u2019inspirant de la musique r\u00e9p\u00e9titive et minimaliste du compositeur am\u00e9ricain Philip Glass, cet \u00e9pisode produit un jeu rythmique et it\u00e9ratif suspendant le temps autant sur sc\u00e8ne que dans la salle, tant le public semble captiv\u00e9. La rencontre de Ben et Benedicte fait enfin l\u2019objet d\u2019un ultime tableau, o\u00f9 le temps est rembobin\u00e9 \u00e0 chaque fois que les protagonistes s\u2019expriment maladroitement, jusqu\u2019\u00e0 jouer la parfaite rencontre amoureuse. L\u2019encha\u00eenement de r\u00e9pliques variant subtilement sur le plan textuel et tonal dans un rythme soutenu est admirablement ex\u00e9cut\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Explorant autant de possibilit\u00e9s qu\u2019offre le th\u00e9\u00e2tre de jouer sur la temporalit\u00e9, le voyage que propose&nbsp;<em>Variations sur un temps&nbsp;<\/em>vaut ainsi la peine d\u2019\u00eatre v\u00e9cu en chair et en Osses&nbsp;! Ultime miracle temporel&nbsp;: les 90 minutes s\u2019\u00e9coulent sans qu\u2019on ne s\u2019en aper\u00e7oive et le spectacle s\u2019arr\u00eate alors qu\u2019il semblait \u00e0 peine avoir commenc\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>29 septembre 2018<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/nadege-parent\/\">Nad\u00e8ge Parent<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>29 septembre 2018<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/natacha-gallandat\/\">Natacha Gallandat<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">\u00c0 Contretemps<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"758\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/10\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2018-10-23-\u00e0-13.32.42-1024x758.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-12924\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/10\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2018-10-23-\u00e0-13.32.42-1024x758.png 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/10\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2018-10-23-\u00e0-13.32.42-230x170.png 230w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/10\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2018-10-23-\u00e0-13.32.42-270x200.png 270w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/10\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2018-10-23-\u00e0-13.32.42-768x568.png 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/10\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2018-10-23-\u00e0-13.32.42-624x462.png 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/10\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2018-10-23-\u00e0-13.32.42.png 1622w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Cie Le Magnifique Th\u00e9\u00e2tre<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>S\u2019interroger sur la notion de temps, sur son impact dans les destin\u00e9es en exp\u00e9rimentant diff\u00e9rentes d\u00e9formations de la temporalit\u00e9, c\u2019est ce que propose d\u2019explorer la com\u00e9die&nbsp;<\/em>Variations sur un temps<em>, mise en sc\u00e8ne par Julien Schmutz d\u2019apr\u00e8s un texte de David Ives.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>&nbsp;<\/em>Le Th\u00e9\u00e2tre des Osses commence sa saison en coproduisant avec la compagnie Le Magnifique Th\u00e9\u00e2tre une com\u00e9die,&nbsp;<em>Variations sur un temps<\/em>, mise en sc\u00e8ne par Julien Schmutz \u00e0 partir de cinq des quatorze pi\u00e8ces du recueil de l\u2019\u00e9crivain am\u00e9ricain David Ives,&nbsp;<em>All in the timing<\/em>. Julien Schmutz, Michel Lavoie et Maryse Warda, qui avait fait une traduction de la pi\u00e8ce de David Ives en qu\u00e9b\u00e9cois, en proposent ici une adaptation dans un fran\u00e7ais international.<\/p>\n\n\n\n<p>Les cinq tableaux offrent autant de situations qui d\u00e9fient la lin\u00e9arit\u00e9 du temps. Que celui-ci soit remont\u00e9, suspendu ou distordu, les \u00e9v\u00e9nements s\u2019en trouvent modifi\u00e9s, les personnages chang\u00e9s, les histoires contrari\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, dans la premi\u00e8re sc\u00e8ne intitul\u00e9e \u00ab&nbsp;Ailleurs, il y a longtemps&nbsp;\u00bb, Laura, occup\u00e9e \u00e0 finir les cartons de son d\u00e9m\u00e9nagement, s\u2019interroge sur la r\u00e9alit\u00e9 de son existence, sur sa pr\u00e9sence dans l\u2019ici et le maintenant. Elle se heurte \u00e0 l\u2019incompr\u00e9hension de son mari, Tom, dont les pr\u00e9occupations touchent seulement au repas du soir. Une tension s\u2019installe entre les deux personnages qui ne communiquent pas sur le m\u00eame niveau. M\u00eame le d\u00e9bit et le rythme de parole marquent le d\u00e9calage entre eux. Tout bascule lorsque l\u2019ancien locataire, vieil homme ploy\u00e9 sous l\u2019\u00e2ge, revient dans cet appartement o\u00f9 il v\u00e9cut une grande histoire amoureuse. Cette rencontre projette Laura dans un autre espace-temps.<\/p>\n\n\n\n<p>Les tableaux s\u2019encha\u00eenent, compl\u00e8tement dissoci\u00e9s les uns des autres. Il n\u2019y a pas d\u2019autre fil conducteur que celui d\u2019explorer les distorsions temporelles auxquelles sont soumis les personnages, et les possibilit\u00e9s multiples qu\u2019offre le d\u00e9cor, r\u00e9alis\u00e9 par Val\u00e8re Girardin&nbsp;: un mur compos\u00e9 d\u2019un ensemble de panneaux lumineux, dont certains pivotent, et qui occupe toute la largeur de la sc\u00e8ne. Il permet non seulement de figurer les divers lieux mais aussi d\u2019assurer la transition entre chaque sc\u00e8ne. Tour \u00e0 tour chambre, caf\u00e9, mini-golf, il constitue la porte sur les diff\u00e9rents mondes, les diff\u00e9rents temps parcourus par les personnages. R\u00e9solument \u00e9lectronique, la musique \u2013 compos\u00e9e sp\u00e9cialement par Fran\u00e7ois Gendre \u2013 se fait compl\u00e9ment des sauts dans le temps. Prenant parfois m\u00eame la forme d\u2019une performance artistique compl\u00e8te, musique et d\u00e9cor se fondent ensemble, dans un volume sonore parfois tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 pour les premiers rangs.<\/p>\n\n\n\n<p>Les costumes, cr\u00e9\u00e9s par El\u00e9onore Cassaigneau, sont pens\u00e9s pour accompagner les com\u00e9diens tout au long de la repr\u00e9sentation. Au gr\u00e9 des personnages, ils \u00e9voluent, se rallongent, se raccourcissent, se parent de poches, de cols ou de gilets. Alli\u00e9s \u00e0 des perruques s\u00e9lectionn\u00e9es par Emmanuelle Olivet-Pellegrin, ils informent sur la p\u00e9riode temporelle travers\u00e9e de mani\u00e8re subtile et donnent des indications sur le milieu social des personnages.<\/p>\n\n\n\n<p>Certains personnages sont jou\u00e9s sur un mode caricatural \u2013 ils sont attribu\u00e9s pour la plupart \u00e0 Yves Jenny \u2013 d\u2019autres sont incarn\u00e9s de fa\u00e7on plus r\u00e9aliste. On regrette de ne pas comprendre vraiment ce qui justifie ici cette distinction, qui produit parfois un effet de hiatus. Dans tous les cas toutefois, le jeu repose sur des glissements subtils au sein d\u2019une palette d\u2019\u00e9motions saisissantes, du d\u00e9sespoir \u00e0 l\u2019assurance, par exemple, pour le personnage de Mark qu\u2019incarne Nicolas Rossier, de la m\u00e9lancolie profonde \u00e0 la joie intense pour C\u00e9line Goormaghtigh dans le r\u00f4le de Laura ou dans la d\u00e9rive de la timidit\u00e9 \u00e0 l\u2019audace chez Michel Lavoie et C\u00e9line Cesa.<\/p>\n\n\n\n<p>Outre ces performances des com\u00e9diens et la sc\u00e9nographie ing\u00e9nieuse qui permet ces reconfigurations temporelles, saluons aussi, sur un tout autre plan, la volont\u00e9 du Th\u00e9\u00e2tre des Osses de permettre l\u2019acc\u00e8s au th\u00e9\u00e2tre \u00e0 un public qui n\u2019en aurait pas l\u2019occasion autrement en instaurant les \u00ab&nbsp;Billets suspendus&nbsp;\u00bb, offerts par des donateurs (don partiel ou valeur compl\u00e8te d\u2019un billet) et r\u00e9attribu\u00e9s cette ann\u00e9e \u00e0 des m\u00e8res dont la condition de vie ne permet pas le luxe d\u2019une soir\u00e9e au th\u00e9\u00e2tre.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>29 septembre 2018<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/natacha-gallandat\/\">Natacha Gallandat<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.theatreosses.ch\/saison-18-19\/variations-sur-un-temps\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Texte de David Ives \/ Traduction de Maryse Warda \/ Mise en sc\u00e8ne de Julien Schmutz \/ Th\u00e9\u00e2tre des Osses \/ du 29 septembre au 21 octobre 2018 \/ Critique par Nad\u00e8ge Parent et Natacha Gallandat.<\/p>\n","protected":false},"author":1001835,"featured_media":12820,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,11,38],"tags":[213,212],"class_list":["post-12828","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-theatre-des-osses","category-spectacle","tag-nadege-parent","tag-natacha-gallandat"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12828","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001835"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12828"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12828\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20658,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12828\/revisions\/20658"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/12820"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12828"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12828"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12828"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}