{"id":12747,"date":"2018-07-04T18:29:17","date_gmt":"2018-07-04T16:29:17","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=12747"},"modified":"2025-02-09T17:34:07","modified_gmt":"2025-02-09T16:34:07","slug":"bigre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2018\/07\/bigre\/","title":{"rendered":"Bigre"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Bigre<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">De Pierre Guillois \/ Co-\u00e9crit avec Agathe l\u2019Huillier et Olivier Martin-Salvan \/ Th\u00e9\u00e2tre du Jorat \/ les 15 et 17 juin 2018 \/ Critique par Lucien Zuchuat et Basile Seppey. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>15 juin 2018<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/lucien-zuchuat\/\">Lucien Zuchuat<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Joyeux bordel dans mon HLM<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"480\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/07\/Bigre_7-1600x750-1024x480.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-12742\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/07\/Bigre_7-1600x750-1024x480.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/07\/Bigre_7-1600x750-250x117.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/07\/Bigre_7-1600x750-300x141.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/07\/Bigre_7-1600x750-768x360.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/07\/Bigre_7-1600x750-624x293.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/07\/Bigre_7-1600x750.jpg 1600w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 PASCAL P\u00c9RENNEC<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Aid\u00e9s d\u2019une machinerie fantastique, trois com\u00e9diens aux allures de personnages de bande dessin\u00e9e entra\u00eenent le th\u00e9\u00e2tre du Jorat dans une succession haletante de gags loufoques\u2026 et tout \u00e7a, sans un mot : c\u2019est gros, c\u2019est bariol\u00e9 mais, \u00ab&nbsp;bigre&nbsp;!&nbsp;\u00bb, le public en redemande&nbsp;!<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Les hauts murs de bois du Jorat tremblent sous les applaudissements&nbsp;: on frappe des pieds, on siffle, on tape en rythme. Les trois com\u00e9diens remontent une fois encore sur sc\u00e8ne pour saluer\u2026 le plus dignement possible sous le feu d\u2019artifice final, une couche grumeleuse de liquide brun\u00e2tre issu du rejet de toilettes d\u00e9fectueuses. Deux techniciens s\u2019avancent \u00e0 leur suite pour pr\u00e9senter des lapins \u00e0 la foule attendrie. Le c\u00f4t\u00e9 bric-\u00e0-brac des saluts donne bien la mesure de ce spectacle loufoque et excessif, qui a certainement rencontr\u00e9 son public hier soir dans le cadre bucolique de M\u00e9zi\u00e8res. Comment en est-on arriv\u00e9 \u00e0 ce joyeux foutoir&nbsp;? Dans un encha\u00eenement haletant de gags,&nbsp;<em>Bigre&nbsp;<\/em>retrace les heurs et malheurs de trois voisins de palier&nbsp;coinc\u00e9s dans des bo\u00eetes attenantes les unes aux autres : deux gars et une fille aux caract\u00e8res caricaturaux. L\u2019un est un&nbsp;<em>golden boy<\/em>\u00e0 scooter, vivant dans un studio immacul\u00e9, l\u2019autre un Gaston Lagaffe&nbsp;perdu dans le bazar de sa gar\u00e7onni\u00e8re, la derni\u00e8re une fille \u00e0 chat (ou \u00e0 poisson, en l\u2019occurrence), mi-baroudeuse, mi-r\u00eaveuse, coinc\u00e9e entre les murs roses d\u2019une petite mansarde. On apprend \u00e0 se conna\u00eetre, on s\u2019engueule, on se r\u00e9concilie autour d\u2019un bon verre, on s\u2019embrasse lors d\u2019une f\u00eate, on se jalouse, on se re-r\u00e9concilie,\u2026 Entre amourettes \u00e9ph\u00e9m\u00e8res et empoignades l\u00e9gendaires, tout y est des immanquables tracasseries de voisinage.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais l\u2019essentiel du spectacle se joue ailleurs que dans ce r\u00e9cit grossi\u00e8rement ficel\u00e9 : pi\u00e8ce muette,&nbsp;<em>Bigre&nbsp;<\/em>se pr\u00e9sente d\u2019abord comme une succession haletante d\u2019historiettes \u00e0 gag, renvoyant largement \u00e0 l\u2019univers de la BD&nbsp;: proto-dialogues en onomatop\u00e9es, case en guise de d\u00e9cors, corps plastique des com\u00e9diens qui se convulsent et grimacent \u00e0 outrance,\u2026 Chaque sayn\u00e8te est pr\u00e9texte \u00e0 une blague&nbsp;empruntant \u00e0 diff\u00e9rents registres : du d\u00e9calage absurde, lorsque sont repris, dans une sc\u00e8ne hilarante de karaok\u00e9, des classiques de la chanson fran\u00e7aise en version japonaise ou n\u00e9erlandaise, aux excellents \u00ab&nbsp;gags d\u2019objets&nbsp;\u00bb, puisque le d\u00e9cor rec\u00e8le mille et une surprises (garde-manger creus\u00e9 dans le mur mitoyen et accessible depuis la grille d\u2019a\u00e9ration du voisin, poisson qui glisse dans les canalisations avant repara\u00eetre sautillant de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la cloison), en passant par la maladresse du clown (dans des duos d\u2019amour ou de bagarre \u00e0 la gestuelle et la rythmique tr\u00e8s ma\u00eetris\u00e9es).<\/p>\n\n\n\n<p>La pi\u00e8ce offre m\u00eame des moments plus graves : le tragique et le comique fonctionnant \u00e0 merveille sur un m\u00eame plan ultra explicite, o\u00f9 rien n\u2019est cach\u00e9 ni m\u00eame sugg\u00e9r\u00e9, on interroge sans crainte la d\u00e9ception amoureuse, la solitude, jusqu\u2019au suicide m\u00eame, une fin heureuse venant r\u00e9soudre toute tension.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces parties plus po\u00e9tiques finissent cependant par s\u2019essouffler, comme si le spectacle mena\u00e7ait de tomber dans son propre pi\u00e8ge&nbsp;: succession effr\u00e9n\u00e9e de moments farcesques, il ne souffre en effet aucune lenteur. Les noirs entre chaque sketch impriment pourtant un rythme un peu monotone \u00e0 l\u2019ensemble, qui finit d\u2019ailleurs en queue de poisson, les trois comp\u00e8res se retrouvant \u00e0 la case d\u00e9part dans une histoire qui pourrait s\u2019encha\u00eener \u00e0 l\u2019infini. Et dans leur accumulation tous azimuts, les farces elles-m\u00eames finissent par se ressembler&nbsp;: on regrette que quelques parties trop attendues n\u2019aient pas \u00e9t\u00e9 laiss\u00e9es de c\u00f4t\u00e9, par exemple celles qui renvoient \u00e0 l\u2019imagerie grossi\u00e8rement color\u00e9e des t\u00e9l\u00e9films d\u2019\u00e9t\u00e9 (chor\u00e9graphie basique qui encourage \u00e0 taper dans les mains, histoire d\u2019amour impossible et \u00e0 rallonge). Le registre scabreux faussement provocateur devait-il vraiment donner lieu \u00e0 tant d\u2019insistance (on montre des fesses \u00e0 profusion, mais un d\u00e9placement heureux ou une sonnerie inopin\u00e9e viennent cacher les seins ou les parties g\u00e9nitales)&nbsp;?&nbsp;<em>Bigre&nbsp;<\/em>ne quitte jamais le premier degr\u00e9 : tout est donn\u00e9 au public, ostentatoirement jou\u00e9 pour lui (on se tourne face \u00e0 la salle plut\u00f4t que face \u00e0 la porte o\u00f9 quelqu\u2019un vient de sonner, on tient le paillasson \u00e0 motif de chat ou le journal au titre absurde bien en vue) et sans qu\u2019il ait trop besoin de recourir \u00e0 son imagination dans ce monde sans filtre o\u00f9 toute chose, incarn\u00e9e mat\u00e9riellement, est destin\u00e9e \u00e0 faire rire.<\/p>\n\n\n\n<p>En fin de compte, toutefois, le seul jugement qui compte est celui de la salle&nbsp;: au vu des fous rires et de l\u2019entrain g\u00e9n\u00e9ral qui ont marqu\u00e9 le spectacle, ces quelques r\u00e9serves font figure de d\u00e9tails. Car devant les merveilles techniques de ce d\u00e9cor-machine et la prouesse physique des com\u00e9diens ultra-investis, difficile, il est vrai, de ne pas retomber en enfance et de se laisser na\u00efvement emporter\u2026<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>15 juin 2018<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/lucien-zuchuat\/\">Lucien Zuchuat<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>15 juin 2018<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/basile-seppey\/\">Basile Seppey<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Comique de geste<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"480\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/07\/Bigre_3-1600x750-1024x480.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-12745\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/07\/Bigre_3-1600x750-1024x480.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/07\/Bigre_3-1600x750-250x117.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/07\/Bigre_3-1600x750-300x141.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/07\/Bigre_3-1600x750-768x360.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/07\/Bigre_3-1600x750-624x293.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/07\/Bigre_3-1600x750.jpg 1600w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 PASCAL P\u00c9RENNEC<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Bigre&nbsp;<em>a remport\u00e9 en 2017 le Moli\u00e8re de la meilleure com\u00e9die. Une ann\u00e9e plus tard, Pierre Guillois, Agathe l\u2019Huillier et Olivier Martin-Salvan pr\u00e9sentent au Th\u00e9\u00e2tre du Jorat cette pi\u00e8ce muette qui fait de cette absence de paroles sa mati\u00e8re m\u00eame.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9cor repr\u00e9sente trois chambres de bonnes exigu\u00ebs, sous le toit d\u2019un immeuble. C\u00f4t\u00e9 jardin, un motard technophile habite un int\u00e9rieur blanc, aseptis\u00e9. Lorsqu\u2019il rentre chez lui, il passe l\u2019aspirateur sous ses chaussures. Un \u00ab&nbsp;\u00e9colo&nbsp;\u00bb vit au centre, dans un appartement rempli de cartons et d\u2019emballages qu\u2019il ne peut se r\u00e9soudre \u00e0 jeter. Il dort dans un hamac et fait sa vaisselle avec l\u2019eau qui a servi \u00e0 sa toilette. \u00c0 sa gauche vient d\u2019emm\u00e9nager une femme. Elle est tour \u00e0 tour masseuse, coiffeuse, infirmi\u00e8re et remplit ses murs de portraits, d\u2019images de chats ou de fleurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Un jour les trois voisins se rencontrent. Ils deviennent amis. Les deux hommes s\u2019\u00e9prennent de la femme, sa pr\u00e9f\u00e9rence ira au motard technophile. Elle le quitte, enceinte, apr\u00e8s une courte idylle, part avec son nouvel amant et reviendra, d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e, avec un nourrisson.<\/p>\n\n\n\n<p>Si aucune parole n\u2019est prononc\u00e9e durant le spectacle, l\u2019histoire, v\u00e9hicul\u00e9e uniquement par les gestes est claire, un peu comme lorsque l\u2019on reconna\u00eet des mots sans les lire enti\u00e8rement. La fable est r\u00e9duite \u00e0 une esp\u00e8ce de squelette et le spectateur est libre d\u2019investir les intervalles et les espaces. Il y a quelque chose de l\u2019ordre du cin\u00e9ma muet. La musique est omnipr\u00e9sente, elle fait \u00e9cho aux actions ou aux \u00e9motions des personnages, et un bruitage clownesque accompagne leurs mouvements.<\/p>\n\n\n\n<p>Plusieurs strat\u00e9gies sont d\u00e9ploy\u00e9es pour exhiber avec humour l\u2019abandon du langage. Par exemple, des bruits de travaux dans l\u2019immeuble couvrent les sc\u00e8nes dans lesquelles les personnages parlent entre eux. Le vacarme ne s\u2019interrompt qu\u2019au moment pr\u00e9cis o\u00f9 l\u2019un d\u2019eux fait une grimace bruyante, un haussement d\u2019\u00e9paule ou pousse un cri de surprise. La musique semble occuper une double fonction, soulignant et compensant en m\u00eame temps l\u2019absence de langage. Elle a souvent d\u2019abord un r\u00f4le dans la fable, par exemple dans l\u2019appartement de gauche, o\u00f9 le com\u00e9dien fait du karaok\u00e9 dans des langues que ses accents et mimiques nous permettent d\u2019identifier comme asiatiques ou germaniques. Puis le volume augmente et la chanson glisse hors de l\u2019histoire pour cr\u00e9er une ambiance, une atmosph\u00e8re. Un proc\u00e9d\u00e9 similaire est op\u00e9r\u00e9 avec la t\u00e9l\u00e9vision dans l\u2019appartement de droite, lorsque le motard technophile, venu r\u00e9parer quelque chose chez sa voisine de palier, croit que la d\u00e9claration d\u2019amour \u00e9nonc\u00e9e dans le film qu\u2019elle regarde lui est adress\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>En fait, le langage n\u2019est pas compl\u00e8tement banni de la pi\u00e8ce, mais il est toujours accompagn\u00e9 d\u2019une perturbation. Soit il est introduit par des dispositifs d\u2019enregistrement et devient une source de quiproquo, soit il est effectivement prononc\u00e9 mais demeure incompr\u00e9hensible. En d\u00e9finitive, l\u2019abandon du langage semble \u00e9vider et \u00e9largir les personnages. Ils deviennent des coquilles que chacun peut remplir de soi \u2013 pour rire de lui-m\u00eame. L\u2019hilarit\u00e9 et l\u2019enthousiasme du public attestent l\u2019efficacit\u00e9 de la proposition.<\/p>\n\n\n\n<p>Construite par des gestes ou des cris, la pi\u00e8ce a une dimension burlesque. Les mouvements des personnages sont toujours tr\u00e8s appuy\u00e9s, leurs travers incessamment soulign\u00e9s&nbsp;: en d\u00e9coule un humour absurde, nourri de r\u00e9p\u00e9titions et d\u2019outrance. Le spectacle se donne comme une suite de sayn\u00e8tes parfois scabreuses dont l\u2019absurdit\u00e9 va&nbsp;<em>crescendo<\/em>et qui se termine par l\u2019explosion de toilettes. Ce sont couverts d\u2019excr\u00e9ments que les com\u00e9diens saluent un public qui a beaucoup ri.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>15 juin 2018<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/basile-seppey\/\">Basile Seppey<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.theatredujorat.ch\/spectacle\/bigre\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De Pierre Guillois \/ Co-\u00e9crit avec Agathe l\u2019Huillier et Olivier Martin-Salvan \/ Th\u00e9\u00e2tre du Jorat \/ les 15 et 17 juin 2018 \/ Critique par Lucien Zuchuat et Basile Seppey.<\/p>\n","protected":false},"author":1001607,"featured_media":12748,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,13],"tags":[177,197],"class_list":["post-12747","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-du-jorat","tag-basile-seppey","tag-lucien-zuchuat"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12747","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001607"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12747"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12747\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20660,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12747\/revisions\/20660"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/12748"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12747"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12747"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12747"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}