{"id":12380,"date":"2018-01-23T09:42:56","date_gmt":"2018-01-23T08:42:56","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=12380"},"modified":"2025-02-09T17:41:51","modified_gmt":"2025-02-09T16:41:51","slug":"la-ferme-des-animaux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2018\/01\/la-ferme-des-animaux\/","title":{"rendered":"La ferme des animaux"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">La ferme des animaux<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">D\u2019apr\u00e8s\u00a0le roman de George Orwell \/ Adaptation et mise en sc\u00e8ne de Christian Denisart \/ Compagnie Les Voyages Extraordinaires \/ Th\u00e9\u00e2tre de la Grange de Dorigny \/ du 18 au 28 janvier \/ Critiques par Aur\u00e9lien Maignant et Joanne Vaudroz. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>18 janvier 2018<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/aurelien-maignant\/\">Aur\u00e9lien Maignant<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9voltes d&rsquo;autrefois<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"538\" height=\"358\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/01\/Ferme2.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-12378\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/01\/Ferme2.png 538w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/01\/Ferme2-250x166.png 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/01\/Ferme2-300x200.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 538px) 100vw, 538px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Medhi Benkler<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Apr\u00e8s avoir incarn\u00e9 les pingouins de&nbsp;<\/em>L\u2019Arche part \u00e0 huit heures,&nbsp;<em>les acteurs de la compagnie&nbsp;<\/em>&nbsp;Les Voyages Extraordinaires&nbsp;<em>r\u00e9enfilent leurs costumes d\u2019animaux dans une adaptation de la c\u00e9l\u00e8bre satire politique de George Orwell<\/em>.&nbsp;<em>Une cr\u00e9ation haute en couleur \u00e0 la sc\u00e9nographie carnavalesque, mais qui ne pose qu\u2019assez peu la question de la modernit\u00e9 du texte. &nbsp;&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Des sabots, des plumes et des griffes, le th\u00e9\u00e2tre de Dorigny redevient bien, en ce d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e, une grange. Mais ces animaux, \u00e0 l\u2019inverse des chim\u00e8res qui peuplent les affiches du th\u00e9\u00e2tre, ont un visage humain et c\u2019est bien de l\u2019humain qu\u2019ils parlent. Dans le court roman d\u2019Orwell (1945), satire de la r\u00e9volution russe qui a marqu\u00e9 la litt\u00e9rature politique du XX<sup>e<\/sup>&nbsp;si\u00e8cle, les b\u00eates d\u2019une ferme se r\u00e9voltent contre leur propri\u00e9taire humain et fondent, sous l\u2019autorit\u00e9 de trois cochons \u00ab&nbsp;plus intelligents&nbsp;\u00bb, l\u2019animalisme, un mouvement politique cens\u00e9 leur apporter la paix, la libert\u00e9 et les lendemains qui chantent. Or, c\u2019est tout l\u2019int\u00e9r\u00eat de la fable, la r\u00e9volution d\u00e9g\u00e9n\u00e8re, le putsch de Napol\u00e9on \u00e9vince, dans la violence, l\u2019id\u00e9aliste Boule de Neige et le Grand Soir reproduit rapidement le syst\u00e8me de domination que les r\u00e9volutionnaires s\u2019\u00e9taient acharn\u00e9s \u00e0 renverser. L\u2019histoire se termine par la vision cruelle des animaux fouett\u00e9s de nouveau par les cochons-dictateurs v\u00eatus comme des humains. L\u2019all\u00e9gorie de la R\u00e9volution Russe est claire, on y lit ais\u00e9ment l\u2019\u00e9vincement de Trotski, la falsification historique, la propagande sovi\u00e9tique, les paradoxes de la NEP (Nouvelle Politique Economique), l\u2019instauration des goulags et bien d\u2019autres aberrations connues de l\u2019U.R.S.S. dans la premi\u00e8re moiti\u00e9 de son existence.<\/p>\n\n\n\n<p>La version qu\u2019en propose ici la compagnie des Voyages Extraordinaire se veut litt\u00e9rale&nbsp;: l\u2019adaptation suit pr\u00e9cis\u00e9ment l\u2019intrigue, les personnages se cantonnent \u00e0 leurs r\u00f4les all\u00e9goriques et la sc\u00e9nographie donne dans le premier degr\u00e9 (une ferme, un fermier, du foin, des enclos). Mais quel est aujourd\u2019hui l\u2019enjeu d\u2019une interpr\u00e9tation si peu distante&nbsp;? Le texte orwellien, en d\u00e9pit de son int\u00e9r\u00eat historique, est-il encore pertinent&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le texte, les quatre cochons, seuls personnages \u00e0 avoir un v\u00e9ritable projet, \u00e0 affronter des dilemmes complexes et, aussi, \u00e0 savoir lire, ont un propos tr\u00e8s manich\u00e9en sur la division des pouvoirs. Leur appel \u00e0 la R\u00e9volution r\u00e9sonne \u00e9trangement de nos jours : il semble \u00e9voquer aussi bien le burlesque de l\u2019histoire communiste que le pr\u00e9sent imm\u00e9diat. Les autres animaux, monolithiques (les moutons b\u00ealent du d\u00e9but \u00e0 la fin, le cheval ne pense qu\u2019\u00e0 travailler, les poules qu\u2019\u00e0 pondre), ne font que subir sans broncher, \u00e0 l\u2019exception notable de l\u2019\u00e2ne Benjamin, la propagande et la violence de leurs leaders&nbsp;: r\u00e9signation d\u2019autant plus probl\u00e9matique qu\u2019ils sont cens\u00e9s incarner \u00ab&nbsp;le peuple&nbsp;\u00bb. La r\u00e9volte n\u2019est valoris\u00e9e que bri\u00e8vement&nbsp;; d\u00e8s la premi\u00e8re assembl\u00e9e populaire, la malveillance des cochons est explicite et leur \u00ab&nbsp;sup\u00e9riorit\u00e9 intellectuelle&nbsp;\u00bb mise en \u00e9vidence.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est difficile d\u2019y d\u00e9coder autre chose que des situations et des personnages historiques sp\u00e9cifiques et le texte se transpose assez mal en dehors de cette cl\u00e9 all\u00e9gorique pr\u00e9cise&nbsp;: seule une lecture distanci\u00e9e, et donc fixe, demeure possible. Pour autant, dans une lecture contemporaine, la m\u00e9taphore des hommes et du pouvoir risque de se montrer comme intemporelle m\u00eame si l\u2019on n\u2019y retrouve, en d\u00e9finitive, ni les apparences modernes du fascisme ni les formes nouvelles de la r\u00e9volte ou du changement. La d\u00e9nonciation des utopies prend des airs quelquefois trop cyniques et la fin d\u2019Orwell, lorsqu\u2019elle semble condamner l\u2019homme \u00e0 un \u00e9ternel retour de la domination et du grand soul\u00e8vement populaire (les animaux se remettent \u00e0 chanter leur Internationale), ne parle plus du tout du pr\u00e9sent.<\/p>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 du texte, ces r\u00e9serves engagent aussi la pi\u00e8ce et particuli\u00e8rement une mise en sc\u00e8ne qui se distancie peu de l\u2019\u0153uvre originelle. Cette version risque de laisser penser, faute d\u2019indications, que la fable \u00e9voque le monde contemporain. Si la sc\u00e8ne de l\u2019usine et le propos sur l\u2019ali\u00e9nante m\u00e9canisation du travail restent d\u2019une actualit\u00e9 criante et en d\u00e9pit de ces animaux anthropomorphes qui soulignent, intentionnellement ou non, la cruaut\u00e9 de l\u2019exploitation animale moderne (les poules, avec leurs voix humaines, parlent du \u00ab&nbsp;massacre de leurs enfants&nbsp;\u00bb), on aurait aim\u00e9 sortir de&nbsp;<em>La Ferme des animaux&nbsp;<\/em>avec de nouveaux outils pour penser les diktats modernes.<\/p>\n\n\n\n<p>Le spectacle, plut\u00f4t destin\u00e9 \u00e0 un jeune public, rel\u00e8gue donc la responsabilit\u00e9 du sens et de la discussion aux professeurs des nombreuses classes qui viendront, \u00e0 n\u2019en pas douter, assister \u00e0 la repr\u00e9sentation. Que saisiront les plus jeunes de l\u2019all\u00e9gorie ? Que pourront-ils en d\u00e9gager&nbsp;? Faut-il l\u2019historiciser pour d\u00e9terminer ce qui demeure pertinent aujourd\u2019hui et ce qui appartient au pass\u00e9&nbsp;? Rejouer&nbsp;<em>La Ferme des animaux<\/em>&nbsp;reste, quoi qu\u2019il en soit, une occasion formidable de discuter de pouvoir et de poser, justement dans ce que le texte a d\u2019inactuel, les questions des fascismes contemporains.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>18 janvier 2018<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/aurelien-maignant\/\">Aur\u00e9lien Maignant<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>18 janvier 2018<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/joanne-vaudroz\/\">Joanne Vaudroz<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Humainement animal<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"537\" height=\"355\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/01\/Ferme-Aur\u00e9lien.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-12375\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/01\/Ferme-Aur\u00e9lien.png 537w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/01\/Ferme-Aur\u00e9lien-250x165.png 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/01\/Ferme-Aur\u00e9lien-300x198.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 537px) 100vw, 537px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Medhi Benkler<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Lumi\u00e8re sombre sur sc\u00e8ne. Ils arrivent et se font entendre. Ils hennissent, meuglent, braient, b\u00ealent, grouinent ou caquettent, une all\u00e8gre cacophonie toujours plus puissante est \u00e0 l\u2019approche.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Soudain c\u2019est le silence, le sage parle. Le vieux cochon s\u2019adresse \u00e0 ses confr\u00e8res d\u2019une voix intelligible pour nous. La lumi\u00e8re s\u2019\u00e9claircit et nous les voyons \u00e0 pr\u00e9sent. Les acteurs arborent de fabuleux costumes d\u2019animaux imposants et quelque peu intimidants. Le jeu des com\u00e9diens est pr\u00e9cis, propre \u00e0 chaque animal. Les poules avancent d\u2019un pas saccad\u00e9 et d\u2019un mouvement de t\u00eate m\u00e9canique, comme impuls\u00e9 par de l\u00e9g\u00e8res d\u00e9charges \u00e9lectriques. Les b\u00e9liers ne prennent pas part aux discussions de la ferme&nbsp;; ils suivent. Lorsqu\u2019ils sont tous en sc\u00e8ne, ils ont le regard vide et la manie de m\u00e2cher&nbsp;<em>b\u00eatement<\/em>.&nbsp; Le comportement animalier fait illusion comme si les hommes avaient pris possession du corps de leur animal ou que l\u2019animal s\u2019\u00e9tait int\u00e9gr\u00e9 au corps de l\u2019acteur\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>La compagnie des Voyages Extraordinaires de Lausanne s\u2019est travestie ce soir en compagnie des animaux. Fond\u00e9e en 2002 par Christian Denisart et Gilbert Maire, cette compagnie joue un r\u00e9pertoire ax\u00e9 sur des th\u00e9matiques exp\u00e9rimentales touchant aux sciences, \u00e0 la g\u00e9ographie ou \u00e0 l\u2019humanit\u00e9. Pour ce spectacle, la sc\u00e9nographie est sign\u00e9e Christian Bovey, la cr\u00e9ation lumi\u00e8re Estelle Becker. Dans&nbsp;<em>La Ferme des animaux<\/em>, publi\u00e9 en 1945, George Orwell, connu pour marquer ses \u0153uvres de ses engagements politiques, utilise la m\u00e9taphore animale pour rendre compte d\u2019un certain fonctionnement presque logique du syst\u00e8me politico-\u00e9conomique totalitaire. Les animaux s\u2019insurgent contre leur ma\u00eetre, qui les n\u00e9glige \u00e0 cause de la boisson. Les boxes sont sales, les mangeoires vides et les coups de fouet sur ses chevaux vont bon train. Les animaux ne veulent plus mourir pour nourrir l\u2019Homme, le seul \u00eatre improductif. Tous s\u2019entraident et Jones est alors \u00e9vinc\u00e9 de sa propre ferme. Il n\u2019a plus de pouvoir sur ses b\u00eates qui restent vivre dans l\u2019exploitation agricole, un syst\u00e8me mis en place par \u2026 les hommes. George Orwell nous le rappelle rapidement&nbsp;: la place du pouvoir dans la hi\u00e9rarchie de la ferme ne peut rester vacante longtemps. C\u2019est ainsi que les cochons, plus vifs d\u2019esprit que les autres, d\u00e9cident de prendre en main ce syst\u00e8me, imposant alors leur rythme, plus cruel, comme&nbsp;<em>humanis\u00e9<\/em>\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Le choix d\u2019aborder une telle th\u00e9matique peut nous para\u00eetre au premier abord obsol\u00e8te. La r\u00e9flexion d\u00e9nonce les r\u00e9gimes totalitaires li\u00e9s au fascisme, au nazisme et surtout au stalinisme. Pourtant, au moyen d\u2019un texte facile d\u2019acc\u00e8s, cette pi\u00e8ce invite un public h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir sur l\u2019organisation du totalitarisme. Alors que les plus jeunes dans le public prennent conscience des rouages propres \u00e0 ce type de r\u00e9gimes, les adultes se rem\u00e9morent certains \u00e9v\u00e9nements historico-politiques, qui ne semble finalement pas si \u00e9loign\u00e9s dans le temps.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>18 janvier 2018<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/joanne-vaudroz\/\">Joanne Vaudroz<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/grangededorigny\/event\/la-ferme-des-animaux\/?instance_id=29\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u2019apr\u00e8s\u00a0le roman de George Orwell \/ Adaptation et mise en sc\u00e8ne de Christian Denisart \/ Compagnie Les Voyages Extraordinaires \/ Th\u00e9\u00e2tre de la Grange de Dorigny \/ du 18 au 28 janvier \/ Critiques par Aur\u00e9lien Maignant et Joanne Vaudroz.<\/p>\n","protected":false},"author":1001607,"featured_media":12375,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,5,38],"tags":[194,178],"class_list":["post-12380","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-la-grange","category-spectacle","tag-aurelien-maignant","tag-joanne-vaudroz"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12380","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001607"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12380"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12380\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20713,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12380\/revisions\/20713"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/12375"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12380"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12380"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12380"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}