{"id":12344,"date":"2018-01-18T20:27:03","date_gmt":"2018-01-18T19:27:03","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=12344"},"modified":"2025-02-09T17:42:37","modified_gmt":"2025-02-09T16:42:37","slug":"quoi-maintenant","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2018\/01\/quoi-maintenant\/","title":{"rendered":"Quoi\/Maintenant"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Quoi\/Maintenant<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Par le collectif Tg STAN \/ Th\u00e9\u00e2tre Saint-Gervais \/ du 11 au 13 janvier 2018 \/ Critiques par Thomas Flahaut et Julia Cela. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 janvier 2018<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/thomas-flahaut\/\">Thomas Flahaut<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Vertige de la satire<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/01\/quoimaintenant-4-6088-koenbroos-1-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-12355\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/01\/quoimaintenant-4-6088-koenbroos-1-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/01\/quoimaintenant-4-6088-koenbroos-1-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/01\/quoimaintenant-4-6088-koenbroos-1-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/01\/quoimaintenant-4-6088-koenbroos-1-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/01\/quoimaintenant-4-6088-koenbroos-1-624x416.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/01\/quoimaintenant-4-6088-koenbroos-1.jpg 1800w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Koenbroos<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Dans Quoi\/Maintenant, les belges de Tg STAN questionnent, dans un montage de deux pi\u00e8ces, la possibilit\u00e9 d\u2019un th\u00e9\u00e2tre satirique.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Pendant qu\u2019un couple se dispute, un barbu au corps massif d\u00e9place une table au milieu de la sc\u00e8ne et y met le couvert. Cet homme, c\u2019est Damiaan de Schrijver, jouant le r\u00f4le d\u2019un artiste conceptuel. Il envahit le domicile de son assistante pour y filmer sa derni\u00e8re performance intitul\u00e9e&nbsp;<em>Le frigo est vide.&nbsp;<\/em>Le principe : l\u2019artiste s\u2019invite chez des gens et cuisine ce que leur frigo contient jusqu\u2019\u00e0 ce que dernier soit totalement vide.<\/p>\n\n\n\n<p>Chez Tg STAN, sur sc\u00e8ne, on mange, parfois, et on boit, souvent. En 2014 d\u00e9j\u00e0, le collectif belge adaptait&nbsp;<em>My Dinner with Andre,&nbsp;<\/em>un film de Louis Malle. Les com\u00e9diens, r\u00e9unis autour d\u2019une table, s\u2019adonnaient au p\u00e9rilleux exercice de jouer la bouche pleine. Cette derni\u00e8re pi\u00e8ce avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 repr\u00e9sent\u00e9e au th\u00e9\u00e2tre Saint-Gervais de Gen\u00e8ve, leur point de chute genevois depuis de nombreuses saisons. Une assiduit\u00e9 qui, sans doute, a cr\u00e9\u00e9 une communaut\u00e9 de spectateurs fid\u00e8les qui vont aux spectacles de Tg Stan comme on va d\u00eener chez des amis.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans&nbsp;<em>Quoi\/Maintenant<\/em>, Tg STAN cuisine une courte pi\u00e8ce de Jon Fosse,&nbsp;<em>Dors mon petit enfant&nbsp;<\/em>avec la com\u00e9die satirique de Marius von Mayenburg,&nbsp;<em>Pi\u00e8ce en plastique<\/em>. Cette derni\u00e8re constitue le c\u0153ur du spectacle. Quatre personnages sont sur sc\u00e8ne. Un couple d\u2019abord. Lui est m\u00e9decin, elle est l\u2019assistante d\u2019un artiste c\u00e9l\u00e8bre. \u00ab&nbsp;D\u00e9pass\u00e9s&nbsp;\u00bb par le rythme de leur vie, ils embauchent une femme de m\u00e9nage pour nettoyer leur appartement et s\u2019occuper de leur fils, un jeune adolescent particuli\u00e8rement prompt \u00e0 d\u00e9noncer les petits \u00e9carts de la femme employ\u00e9e par ses parents \u2014 le m\u00eame Damian de Schrijver assume ce r\u00f4le, y insufflant une belle dose de grotesque. Au contact de cette femme, les personnages r\u00e9v\u00e8lent leur haine de classe, leur racisme parfois. Ainsi, dans deux sc\u00e8nes sym\u00e9triques, chacun des deux \u00e9poux se retrouve confront\u00e9 \u00e0 la femme de m\u00e9nage. Il s\u2019agit pour eux de s\u2019excuser d\u2019avoir laiss\u00e9 tra\u00eener un billet qu\u2019elle aurait pu \u00eatre tent\u00e9e de voler, ou de lui signifier qu\u2019elle \u00ab&nbsp;pue&nbsp;\u00bb. Face \u00e0 elle, leur assurance bourgeoise se d\u00e9gonfle. La na\u00efvet\u00e9 de la femme de m\u00e9nage, surjou\u00e9e par Jolente de Keersmaker, est un ressort comique puissant qui oblige les patrons \u00e0 s\u2019enfoncer dans le ridicule.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019artiste conceptuel ajoute un niveau suppl\u00e9mentaire \u00e0 cette satire. Faisant de son personnage un ogre m\u00e9galomane et hyst\u00e9rique, montrant la vanit\u00e9 des pr\u00e9tentions politiques de son \u0153uvre, Damiaan de Schrijver ridiculise l\u2019id\u00e9e m\u00eame de la satire. Un artiste cr\u00e9e une \u0153uvre de d\u00e9nonciation devant ceux dont ils d\u00e9noncent le comportement. Lui-m\u00eame incarne tout ce qu\u2019il d\u00e9nonce. Plus encore, il en est conscient, et c\u2019est sur ce paradoxe insoluble que se construit son \u0153uvre imaginaire. On peut alors voir, entre&nbsp;<em>Le Frigo est vide&nbsp;<\/em>et&nbsp;<em>Quoi\/Maintenant&nbsp;<\/em>une \u00e9trange mise en ab\u00eeme. Le public d\u2019un th\u00e9\u00e2tre n\u2019est peut-\u00eatre pas tr\u00e8s diff\u00e9rent de ce couple de bourgeois&nbsp;<em>arty<\/em>, notamment en termes de provenance sociale. Il rit d\u2019une critique de son mode de vie adress\u00e9e par des com\u00e9diens qui sont ses semblables. Vertige de la satire.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la pi\u00e8ce de Jon Fosse qui tient lieu de prologue, trois personnages sans nom se demandent o\u00f9 ils sont. Ne parvenant pas \u00e0 le d\u00e9couvrir, ils ne peuvent que se mettre d\u2019accord sur le seul fait qu\u2019ils sont \u00ab&nbsp;l\u00e0&nbsp;\u00bb et que l\u00e0 ils resteront \u00ab&nbsp;pour toujours&nbsp;\u00bb. Si ce \u00ab&nbsp;l\u00e0&nbsp;\u00bb est la sc\u00e8ne,&nbsp; ce \u00ab&nbsp;toujours&nbsp;\u00bb le temps r\u00e9el de la repr\u00e9sentation, on peut voir le choix de ce lieu autonome et ind\u00e9fini comme un aveu d\u2019impuissance de la satire. La critique de la bourgeoisie, resservie, r\u00e9chauff\u00e9e par le th\u00e9\u00e2tre depuis des d\u00e9cennies, ne pousse pas le spectateur \u00e0 sortir de sa condition bourgeoise une fois sorti du th\u00e9\u00e2tre. Il est habitu\u00e9 \u00e0 cette satire. Il la go\u00fbte m\u00eame particuli\u00e8rement.&nbsp;<em>Quoi\/maintenant<\/em>&nbsp;est donc une satire pleinement consciente de sa vanit\u00e9, et qui joue de cela. Les com\u00e9diens de Tg STAN font leur profit de ce vertige. Travaillant les \u00e9carts entre les r\u00f4les avec l\u2019engagement et l\u2019\u00e9nergie qui leur est propre, ils livrent une com\u00e9die violente d\u00e9peignant une soci\u00e9t\u00e9 au bord de la crise de nerfs. Et le public rit. Il rit beaucoup. Mais de quoi rit-il, au juste ?<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 janvier 2018<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/thomas-flahaut\/\">Thomas Flahaut<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 janvier 2018<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/julia-cela\/\">\u00a0Julia Cela<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le man\u00e8ge des vanit\u00e9s<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/01\/quoimaintenant-3-5869-koenbroos-1-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-12342\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/01\/quoimaintenant-3-5869-koenbroos-1-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/01\/quoimaintenant-3-5869-koenbroos-1-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/01\/quoimaintenant-3-5869-koenbroos-1-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/01\/quoimaintenant-3-5869-koenbroos-1-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/01\/quoimaintenant-3-5869-koenbroos-1-624x416.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2018\/01\/quoimaintenant-3-5869-koenbroos-1.jpg 1800w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Koenbroos<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Pour la premi\u00e8re fois, Tg STAN cr\u00e9e et joue enti\u00e8rement en fran\u00e7ais, en donnant corps \u00e0 deux textes&nbsp;:&nbsp;<\/em>Dors mon petit enfant<em>&nbsp;de Jon Fosse et&nbsp;<\/em>Pi\u00e8ce en plastique<em>&nbsp;de Marius von Mayenburg.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>En guise d\u2019invitation, les quatre personnages, encore ind\u00e9finis, debout face au public, s\u2019adressent une s\u00e9rie de syllogismes sibyllins&nbsp;: c\u2019est&nbsp;<em>Dors mon petit enfant<\/em>&nbsp;de Jon Fosse. \u00ab Nous savons tout avant que ce soit dit, mais nous ne savons rien. Tout est rien. \u00bb Le spectacle est \u00e0 faire&nbsp;: chacun conna\u00eet son r\u00f4le, tout en ne sachant jamais exactement ce qui adviendra dans les heures qui suivront. Soudain, les quatre com\u00e9diens se d\u00e9placent et s\u2019affairent. Se dessinent alors des personnages, ceux de&nbsp;<em>Pi\u00e8ce en plastique<\/em>&nbsp;de Marius von Mayenburg.<\/p>\n\n\n\n<p>Ulrike et Michael m\u00e8nent une existence bourgeoise. La maison est confortable. Ils ont tous les deux un travail. L\u2019un est m\u00e9decin, l\u2019autre l\u2019assistante de l\u2019artiste Haulupa. Ils ont un fils, Vincent, qu\u2019ils ne comprennent pas. Un frigo plein. Des probl\u00e8mes conjugaux. Des valeurs pour faire joli en soci\u00e9t\u00e9. Mais o\u00f9 est le seuil&nbsp;? Que se passe-t-il, quand l\u2019argent et les possessions cessent de donner du bonheur, quand on est d\u00e9bord\u00e9 par habitude&nbsp;? Comment savoir quand on a commenc\u00e9 \u00e0 travailler plus pour passer moins de temps \u00e0 la maison&nbsp;? Quand remarque-t-on que nos convictions de gauche ne sont jamais des actes, mais un filtre \u00e0 mettre \u00e0 son miroir pour pouvoir se regarder en face&nbsp;? Quand il est trop tard.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019histoire commence alors qu\u2019il est d\u00e9j\u00e0 trop tard. Seuls, Ulrike et Michael n\u2019y arrivent plus. Ils engagent Jessica Schmidt pour faire le m\u00e9nage et garder un \u0153il sur leur enfant. A son arriv\u00e9e, l\u2019\u00e9quilibre pr\u00e9caire des relations et des convictions bascule. Chacun reconna\u00eet chez les autres ses propres tyrans et tous se d\u00e9figurent&nbsp;: la bien-pensance devient racisme ordinaire, le confort devient p\u00e9danterie, la bienveillance devient int\u00e9ress\u00e9e et l\u2019abn\u00e9gation devient \u00e9gocentrisme clinique.<\/p>\n\n\n\n<p>Face \u00e0 ce chaos, Jessica appara\u00eet comme une figure \u00e9crasante de s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 et de gentillesse, incarn\u00e9e par un jeu de pure pr\u00e9sence, brillant de simplicit\u00e9. Les personnalit\u00e9s d\u2019Ulrike et Michael sont comme grossies \u00e0 la loupe par contraste avec le personnage de la femme de m\u00e9nage. On a le temps de s\u2019attarder sur chaque tare et chaque peur du couple. Ces effets de grossissements sont op\u00e9r\u00e9s par un jeu d\u2019acteur grin\u00e7ant de vraisemblance, qui nous tient dans cet \u00e9trange \u00e9tat, \u00e0 mi-chemin entre l\u2019amusement, le rire jaune et la g\u00eane.<\/p>\n\n\n\n<p>En guise d\u2019accessoires, le strict minimum. Des verres \u00e0 pieds, bouteilles de vin et autres ustensiles m\u00e9nagers qui ne serviront qu\u2019\u00e0 donner \u00e0 voir, avec plus de pr\u00e9cision encore, chaque d\u00e9faut de caract\u00e8re. Ainsi, lorsque le personnage de Michael jette \u00e0 terre une pleine assiette de p\u00e2tes, qui sera consciencieusement ramass\u00e9e par Jessica, on ricane de voir les nouilles \u00e9parpill\u00e9es sur le plateau nu, mais on grince des dents devant l\u2019application de la jeune femme \u00e0 ramasser avec peine les d\u00e9bris de ce simple caprice. On regrette imm\u00e9diatement notre amusement, dans un sinistre effet d\u2019aller-retour entre rire et malaise.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Quoi\/Maintenant<\/em>&nbsp;orchestre avec maestria l\u2019exp\u00e9rience du rire coupable, en montrant par un jeu d\u2019acteur criant de v\u00e9rit\u00e9 le poison de la zone de confort, \u00e9conomique et relationnelle, o\u00f9 tout s\u2019\u00e9puise \u00e0 force de constance et de facilit\u00e9. L\u2019appartement devient la cage o\u00f9 l\u2019on continue de vivre par peur, o\u00f9 l\u2019on continue de manger par facilit\u00e9. Les liens du mariage justifient la cruaut\u00e9 ordinaire du couple qui cherche un dernier sursaut de vie en s\u2019entre-d\u00e9chirant. On est face \u00e0 un cruel miroir. On ferme les yeux par peur de se voir derri\u00e8re le trait d\u2019esprit. On serre les dents par peur d\u2019avoir un jour prononc\u00e9 certaines paroles avec la m\u00eame l\u00e9g\u00e8ret\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 janvier 2018<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/julia-cela\/\">\u00a0Julia Cela<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.saintgervais.ch\/programme\/detail\/quoi-maintenant\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par le collectif Tg STAN \/ Th\u00e9\u00e2tre Saint-Gervais \/ du 11 au 13 janvier 2018 \/ Critiques par Thomas Flahaut et Julia Cela.<\/p>\n","protected":false},"author":1001607,"featured_media":12342,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,8,38],"tags":[155,192],"class_list":["post-12344","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-maison-saint-gervais","category-spectacle","tag-julia-cela","tag-thomas-flahaut"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12344","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001607"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12344"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12344\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20719,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12344\/revisions\/20719"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/12342"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12344"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12344"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12344"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}