{"id":12145,"date":"2017-12-22T23:02:02","date_gmt":"2017-12-22T22:02:02","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=12145"},"modified":"2025-02-09T17:47:58","modified_gmt":"2025-02-09T16:47:58","slug":"la-nebuleuse-du-crabe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2017\/12\/la-nebuleuse-du-crabe\/","title":{"rendered":"La n\u00e9buleuse du crabe"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La n\u00e9buleuse du crabe<\/h2>\n\n\n<p>Par le groupe EW (Arnaud Gonnet et Martin Roehrich) \/ Th\u00e9\u00e2tre de l&rsquo;Usine \/ du 14 au 20 d\u00e9cembre 2017 \/ Critique par Pierre-Paul Bianchi.<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Performance et animisme<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>20 d\u00e9cembre 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/pierre-paul-bianchi\/\">Pierre-Paul Bianchi<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"682\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/12\/1-2-2-1024x682.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-12143\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/12\/1-2-2-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/12\/1-2-2-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/12\/1-2-2-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/12\/1-2-2-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/12\/1-2-2-624x416.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/12\/1-2-2.jpg 1280w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 EW, Th\u00e9\u00e2tre de l&rsquo;Usine<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\"><em>Au<\/em>\u00a0<em>Th\u00e9\u00e2tre<\/em>\u00a0<em>de<\/em>\u00a0<em>l\u2019Usine,\u00a0le<\/em>\u00a0<em>groupe<\/em>\u00a0<em>EW<\/em>\u00a0<em>formule<\/em>\u00a0<em>une<\/em>\u00a0<em>performance<\/em>\u00a0<em>qui<\/em>\u00a0<em>se<\/em>\u00a0<em>vit<\/em>\u00a0<em>comme<\/em>\u00a0<em>une<\/em>\u00a0<em>exp\u00e9rience<\/em>\u00a0<em>holistique.\u00a0Avec<\/em>\u00a0<em>un<\/em>\u00a0<em>texte<\/em>\u00a0<em>opaque<\/em>\u00a0<em>mais<\/em>\u00a0<em>lyrique,<\/em>\u00a0<em>les<\/em>\u00a0<em>gestes<\/em>\u00a0<em>chor\u00e9graphi\u00e9s<\/em>\u00a0<em>des<\/em>\u00a0<em>deux<\/em>\u00a0<em>danseurs<\/em>\u00a0<em>parviennent<\/em>\u00a0<em>\u00e0<\/em>\u00a0<em>sugg\u00e9rer<\/em>\u00a0<em>un<\/em>\u00a0<em>univers<\/em>\u00a0<em>de<\/em>\u00a0<em>correspondances<\/em>\u00a0<em>invisibles.\u00a0L\u2019attention<\/em>\u00a0<em>port\u00e9e<\/em>\u00a0<em>aux<\/em>\u00a0<em>corps<\/em>\u00a0<em>et<\/em>\u00a0<em>\u00e0<\/em>\u00a0<em>leurs<\/em>\u00a0<em>mouvements<\/em>\u00a0<em>dans<\/em>\u00a0<em>l\u2019espace<\/em>\u00a0<em>\u00e9voque<\/em>\u00a0<em>la<\/em>\u00a0<em>pratique<\/em>\u00a0<em>du<\/em>\u00a0<em>rituel,\u00a0vers<\/em>\u00a0<em>l\u2019ensorcellement<\/em>\u00a0<em>du<\/em>\u00a0<em>spectateur.\u00a0L\u2019exp\u00e9rience<\/em>\u00a0<em>est<\/em>\u00a0<em>sensorielle et<\/em>\u00a0<em>englobante,\u00a0mais<\/em>\u00a0<em>elle<\/em>\u00a0<em>est<\/em>\u00a0<em>\u00e0<\/em>\u00a0<em>prendre<\/em>\u00a0<em>ou<\/em>\u00a0<em>\u00e0<\/em>\u00a0<em>laisser\u00a0:\u00a0sa<\/em>\u00a0<em>force<\/em>\u00a0<em>porte<\/em>\u00a0<em>le<\/em>\u00a0<em>risque<\/em>\u00a0<em>de<\/em>\u00a0<em>n\u2019\u00eatre<\/em>\u00a0<em>pas<\/em>\u00a0<em>enti\u00e8rement<\/em>\u00a0<em>saisie.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Chaque nuit quand le ciel se remplit d\u2019\u00e9toiles, les t\u00e9lescopes collectent leur lumi\u00e8re. Des astres jusqu\u2019\u00e0 nous, songe la jeune fille, la lumi\u00e8re s\u2019engage dans un long p\u00e9riple. Le clich\u00e9 de la N\u00e9buleuse est l\u2019empreinte d\u2019un pass\u00e9 lointain.&nbsp;\u00bb Ce spectacle juxtapose quatre voix&nbsp;: deux d\u2019entre elles personnalisent les astres \u2013 une n\u00e9buleuse et son a\u00efeul, une supernova -, les autres \u00e9voquent deux enfants fascin\u00e9s par l\u2019univers stellaire, qui finiront pi\u00e9g\u00e9s par cette passion, au centre d\u2019une for\u00eat incendi\u00e9e par incident un soir d\u2019observation des \u00e9toiles. La voix insiste sur les dangers de la for\u00eat, et donne \u00e0 s\u2019imaginer un incendie trop prompt pour n\u2019\u00eatre que naturel. On se laisse supposer la pr\u00e9sence possible de forces suprasensibles : peut-\u00eatre existerait-t-il un rapport de correspondances occultes entre les niveaux c\u00e9leste et terrestre, \u00e0 m\u00eame d\u2019absorber les \u00eatres&nbsp;? Un peu comme dans \u00ab&nbsp;Melancholia&nbsp;\u00bb de Lars von Trier, on est tent\u00e9 de l\u2019\u00e9tablir, mais maladroitement&nbsp;; car rien n\u2019est transparent dans ce spectacle, c\u2019est au spectateur d\u2019\u00e9difier ses projections personnelles, de m\u00e9nager sa propre sc\u00e8ne int\u00e9rieure.<\/p>\n\n\n\n<p>On ne propose pas de place attribu\u00e9e ni de si\u00e8ge aux spectateurs, aucun gradin n\u2019est d\u2019ailleurs visible. Partag\u00e9 par deux acteurs en costumes \u00e9tranges \u2013 ou plut\u00f4t des&nbsp;<em>performers<\/em>&nbsp;-, le plateau est un espace qui se compose de voiles blancs, modulables, propices \u00e0 modifier la spatialit\u00e9 de la sc\u00e8ne et \u00e0 fragiliser cons\u00e9quemment notre assurance quant \u00e0 la position \u00e0 adopter dans la salle (une m\u00e9tonymie de notre rapport \u00e0 l\u2019univers&nbsp;?). Le centre est fait d\u2019un parterre circulaire en plexiglas, qui rappelle une image plusieurs fois projet\u00e9e sur les voiles&nbsp;: ce que l\u2019on peut interpr\u00e9ter comme un \u00ab&nbsp;clich\u00e9 de la n\u00e9buleuse&nbsp;\u00bb, celui auquel aspire la jeune fille. Aux extr\u00e9mit\u00e9s de la forme circulaire se trouvent des objets. Des mains (comme d\u00e9coup\u00e9es de mannequins) attirent l\u2019attention. Comme des reliques strat\u00e9giquement dispos\u00e9es, on les croirait utiles \u00e0 maintenir un r\u00e9seau d\u2019\u00e9nergies invisibles mais r\u00e9gulatrices.<\/p>\n\n\n\n<p>Cela surtout parce que les&nbsp;<em>performers<\/em>, tour \u00e0 tour, dansent longuement au centre du plexiglas. Les danses paraissent polaris\u00e9es par la tonalit\u00e9 des lumi\u00e8res&nbsp;: la premi\u00e8re est teint\u00e9e de rouge, la seconde de bleu. Polaris\u00e9es&nbsp;: comme une dualit\u00e9 en opposition, qui renverrait elle-m\u00eame \u00e0 des forces compl\u00e9mentaires mais contradictoires. Il est n\u00e9anmoins \u00e9pineux d\u2019\u00e9tablir un syst\u00e8me de repr\u00e9sentations ou de r\u00e9f\u00e9rences symboliques fixe. L\u00e0 n\u2019est d\u2019ailleurs pas n\u00e9cessairement l\u2019intention. Si le spectacle a quelque chose de religieux, de c\u00e9r\u00e9monial, il ne se construit pas sur une logique d\u2019idol\u00e2trie quelconque. Les danses \u00e9voquent plut\u00f4t quelque chose d\u2019un chamanisme ou d\u2019un panth\u00e9isme orient\u00e9 vers les astres (cette interpr\u00e9tation d\u00e9coule de l\u2019influence du texte sur l\u2019activit\u00e9 sc\u00e9nique)&nbsp;: les mouvements constants des danseurs ont quelque chose d\u2019incantatoire, d\u2019\u00e9sot\u00e9rique, s\u2019accompagnent d\u2019odeurs diffuses d\u2019encens&nbsp;et de bruits mim\u00e9tiques d\u2019une ambiance sylvestre. Les acteurs tournent sur eux-m\u00eames, rappelant le mouvement d\u2019une \u00e9toile. Les voix et les bruits s\u2019\u00e9vanouissent petit \u00e0 petit au profit de la musique et de sa puissance rythmique, quasi tribale. Les deux danses principales sont comme deux rituels.<\/p>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re est impressionnante de pr\u00e9cision. Comme en connexion avec la terre, vers un animisme, la chor\u00e9graphie est men\u00e9e avec un redoutable \u00e9quilibre malgr\u00e9 la souplesse contorsionniste des gestes. Le danseur bouge vite, il est s\u00fbr de lui, maintient son regard fixe&nbsp;: il semble savoir ce qu\u2019il fait, et ne pas le faire gratuitement&nbsp;; on croirait qu\u2019il communique avec des spectres visibles par les seuls initi\u00e9s. Car si ses gestes sont r\u00e9sistants \u00e0 l\u2019interpr\u00e9tation, ils sont pr\u00e9cis, entre pesanteur et apesanteur, n\u2019h\u00e9sitent jamais. Le spectateur peut se laisser entrer dans l\u2019exp\u00e9rience sensorielle (l\u2019animalit\u00e9 \u00ab&nbsp;primitive&nbsp;\u00bb des mouvements) au prix de la renonciation \u00e0 une interpr\u00e9tation intelligible fond\u00e9e sur les mod\u00e8les traditionnels de repr\u00e9sentation. A ces mod\u00e8les se substitue plut\u00f4t une forme d\u2019hypnose&nbsp;: la danse semble ne pas finir et, tout en s\u2019acc\u00e9l\u00e9rant, finit par envo\u00fbter. Un syst\u00e8me d\u2019interpr\u00e9tation prend la place d\u2019un pr\u00e9c\u00e9dent comme une n\u00e9buleuse prend la place d\u2019une supernova en naissant d\u2019elle.<\/p>\n\n\n\n<p>Le second danseur porte un dispositif m\u00e9tallique qu\u2019il pointe r\u00e9guli\u00e8rement vers les quatre p\u00f4les du plexiglas. Le corps est baign\u00e9 de bleu, il est beaucoup plus calme que le premier. Il fait peut-\u00eatre penser \u00e0 une boussole&nbsp;: il semble capter lui aussi d\u2019imperceptibles champs magn\u00e9tiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Opaques, les danses font appel \u00e0 la conscience physique du spectateur. On songe \u00e0 Joseph Beuys et \u00e0 sa volont\u00e9 de r\u00e9activer la nudit\u00e9 \u00e9l\u00e9mentaire que le monde contemporain a contribu\u00e9 \u00e0 enfouir en nous. Ou \u00e0 Barnett Newman : \u00ab Ce n\u2019est pas l\u2019artiste moderne qui est primitif. C\u2019est le premier homme qui \u00e9tait un artiste \u00bb. Comme si l\u2019expression artistique \u00e9tait corr\u00e9lative d\u2019un d\u00e9pouillement animal de ce que la modernit\u00e9 nous a appris, comme si l\u2019\u00e9nergie vitale attribuable au premier homme \u00e9tait le fondement et la raison de l\u2019art.<\/p>\n\n\n\n<p>A la fin, les acteurs se d\u00e9placent rapidement autour de la salle, se meuvent entre les voiles blancs en un jeu d\u2019apparitions et de disparitions&nbsp;: ils semblent dire encore la pr\u00e9sence et l\u2019absence physique des r\u00e9alit\u00e9s. Insister sur leur pluralit\u00e9 possible.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais une r\u00e9serve demeure permise. Il est parfois difficile de se laisser emporter par le texte, parce que le spectateur est concentr\u00e9 sur l\u2019imm\u00e9diatet\u00e9 de la sc\u00e8ne et de ses potentialit\u00e9s&nbsp;: on ne sait pas ce qui va se passer. C\u2019est pourtant possiblement cela m\u00eame qui en fait une exp\u00e9rience.<\/p>\n\n\n\n<p>Aussi, le spectacle n\u2019est pas facilement accessible. Il fait peut-\u00eatre appel \u00e0 un public familier des performances et du milieu. Au Th\u00e9\u00e2tre de l\u2019Usine, le groupe EW affirme sa libert\u00e9 de cr\u00e9ation, ose l\u2019exp\u00e9rimentation, semble tester son art et son public&nbsp;; il se d\u00e9marque dans le paysage culturel romand. Si le chamane est un gu\u00e9risseur, la prestation peut endosser le r\u00f4le d\u2019ouvrir l\u2019espace des possibles. Une telle ouverture est saine. Et il faut, je le crois, insister toujours sur l\u2019immense place laiss\u00e9e \u00e0 l\u2019interpr\u00e9tation personnelle&nbsp;: dans ce spectacle plus que jamais, il y a autant de sens qu\u2019il y a de spectateurs.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>20 d\u00e9cembre 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/pierre-paul-bianchi\/\">Pierre-Paul Bianchi<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.theatredelusine.ch\/spectacle\/la-nebuleuse-du-crabe\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par le groupe EW (Arnaud Gonnet et Martin Roehrich) \/ Th\u00e9\u00e2tre de l&rsquo;Usine \/ du 14 au 20 d\u00e9cembre 2017 \/ Critique par Pierre-Paul Bianchi.<\/p>\n","protected":false},"author":1001607,"featured_media":12143,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,159],"tags":[191],"class_list":["post-12145","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-de-lusine-geneve","tag-pierre-paul-bianchi"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12145","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001607"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12145"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12145\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20730,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12145\/revisions\/20730"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/12143"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12145"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12145"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12145"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}