{"id":12041,"date":"2017-11-11T15:27:23","date_gmt":"2017-11-11T14:27:23","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=12041"},"modified":"2025-02-09T17:53:12","modified_gmt":"2025-02-09T16:53:12","slug":"passion-simple","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2017\/11\/passion-simple\/","title":{"rendered":"Passion simple"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Passion simple<\/h2>\n\n\n<p>D\u2019apr\u00e8s Annie Ernaux \/ Cie \u00c9milie Charriot \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy \/ du 7 au 22 novembre 2017 \/ Critiques par Josefa Terribilini et Valmir Rexhepi.\u00a0<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">De signes et de lumi\u00e8re<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 novembre 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/josefa-terribilini\/\">Josefa Terribilini<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/11\/Passion_Simple\u00a9Agn\u00e8s_Mellon-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-12035\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/11\/Passion_Simple\u00a9Agn\u00e8s_Mellon-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/11\/Passion_Simple\u00a9Agn\u00e8s_Mellon-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/11\/Passion_Simple\u00a9Agn\u00e8s_Mellon-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/11\/Passion_Simple\u00a9Agn\u00e8s_Mellon-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/11\/Passion_Simple\u00a9Agn\u00e8s_Mellon-624x416.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/11\/Passion_Simple\u00a9Agn\u00e8s_Mellon.jpg 1800w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Agn\u00e8s Mellon<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Apr\u00e8s&nbsp;<\/em>King Kong Th\u00e9orie<em>&nbsp;et&nbsp;<\/em>Le Zoophile<em>, \u00c9milie Charriot termine sa trilogie de monologues debout face au public<\/em><em>&nbsp;avec&nbsp;<\/em>Passion simple<em>, adapt\u00e9 du r\u00e9cit autofictionnel d\u2019Annie Ernaux. Face \u00e0 nous, sur un plateau nu trou\u00e9 de lumi\u00e8re, \u00c9milie Charriot donne \u00e0 ce texte son corps et sa voix pour sonder la dimension sociopolitique du d\u00e9sir d\u2019une femme obs\u00e9d\u00e9e par un homme.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La lumi\u00e8re est de plus en plus crue. Seule en sc\u00e8ne, \u00c9milie Charriot, ancr\u00e9e au sol, blafarde dans sa chemise blanche \u00e9clatante, raconte la passion sans passion. L\u2019exercice est difficile&nbsp;: les \u00e9motions doivent \u00eatre \u00e9touff\u00e9es. Pas de guimauve, ni de harangue. Lorsque la com\u00e9dienne hausse le ton ou gesticule trop, elle s\u2019arr\u00eate, tourne la t\u00eate, puis elle continue. Et s\u2019il lui arrive de se d\u00e9placer, c\u2019est pour marcher en rond autour du cercle lumineux qui se d\u00e9coupe sur la sc\u00e8ne, avant de revenir \u00e0 sa place initiale, et de reprendre, scientifiquement.<\/p>\n\n\n\n<p>La femme avait rencontr\u00e9 l\u2019homme mari\u00e9, elle l\u2019avait vu quelque fois, elle l\u2019avait attendu sans arr\u00eat, elle \u00e9tait partie, elle \u00e9tait revenue, elle l\u2019avait attendu, encore. L\u2019obsession enflamm\u00e9e qu\u2019elle raconte n\u2019a rien de chaleureux. C\u2019est une douleur, un premier romantisme illusoire devenu pathologie. Les jolies chansons fran\u00e7aises qui ouvraient le spectacle \u00e9taient donc un leurre, elles aussi&nbsp;; la voix chaude de la chanteuse, les lampions qui tapissaient les murs fa\u00e7on bal-musette, l\u2019atmosph\u00e8re feutr\u00e9e et rassurante, Dalida\u2026 Quand la com\u00e9dienne est entr\u00e9e en sc\u00e8ne, les musiciens ont disparu, et les lampions ont \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9s par des n\u00e9ons. Pour la femme comme pour les spectateurs, les airs sentimentaux ne sont plus qu\u2019un \u00e9cho lointain quand sa passion lancinante pour cet homme s\u2019\u00e9tablit.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>A comme \u00ab&nbsp;Absence&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Cet homme, au fond, pourrait \u00eatre n\u2019importe qui&nbsp;: \u00ab&nbsp;Je ne savais plus qui j\u2019attendais&nbsp;\u00bb. Comme un signe, il est ce (ou celui) qui manque et qu\u2019on d\u00e9sire. D\u2019ailleurs, elle le nomme A. Cela la d\u00e9signe-t-elle implicitement comme B&nbsp;? Vient-elle apr\u00e8s, tandis qu\u2019il prime ? Elle n\u2019accuse personne. Elle ne cherche pas \u00e0 expliquer, elle observe. Elle ne d\u00e9nonce rien, elle assume. Et c\u2019est peut-\u00eatre dans cet acte de t\u00e9moignage que se loge la dimension sociopolitique que dit vouloir explorer \u00c9milie Charriot \u00e0 travers cette description simple, honn\u00eate et frontale de l\u2019obsession amoureuse d\u2019une femme qui ne se cache pas d\u2019\u00eatre femme mais qui, au contraire se montre. Enti\u00e8re et sans retenue, sous les projecteurs, au centre de la sc\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette femme, elle est plurielle. Elle est ce qu\u2019elle \u00e9tait pendant son aventure et ce qu\u2019elle est \u00e0 pr\u00e9sent, elle est Annie Ernaux et \u00c9milie Charriot, elle est elle-m\u00eame et elle est nous ; au-del\u00e0 des genres et au-del\u00e0 des sexes, elle esp\u00e8re qu\u2019on la comprend parce qu\u2019elle sait qu\u2019on l\u2019a v\u00e9cu ou qu\u2019on le vivra, ce ravage int\u00e9rieur, ce luxe d\u2019aimer trop et d\u2019aimer comme on veut. Alors, on se rend compte qu\u2019elle est un signe, elle aussi, le signe d\u2019une passion qui peut se d\u00e9cliner \u00e0 tous les genres et sur tous les modes. Et le r\u00e9cit de ce soir, dans la bouche de la com\u00e9dienne, n\u2019est lui-m\u00eame que la trace d\u2019une exp\u00e9rience plus vaste et plus grande, d\u2019un&nbsp;<em>texte vivant<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Les lumi\u00e8res se sont \u00e9teintes, le silence a pris leur place. Les applaudissements, ce soir-l\u00e0, ont \u00e9t\u00e9 discrets. Lourds. Comme si rien ne pouvait briser l\u2019atmosph\u00e8re brulante de la salle Ren\u00e9 Gonzalez, ou comme si personne, parmi cette masse sombre tapie sur les gradins, ne voulait rompre le lien \u00e0 cet avatar de la passion qui nous fixait dans le blanc des yeux. \u00c0 la mani\u00e8re des songes fi\u00e9vreux qu\u2019on peine \u00e0 quitter tandis que la sonnerie du r\u00e9veille-matin retentit, avant de finalement, lentement, se glisser hors du lit et sortir dans la froideur du monde.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 novembre 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/josefa-terribilini\/\">Josefa Terribilini<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">P\u00e9n\u00e9lope sans pr\u00e9tendant<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 novembre 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/valmir-rexhepi\/\">Valmir Rexhepi<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/11\/Passion_Simple\u00a9Agn\u00e8s_Mellon3-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-12039\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/11\/Passion_Simple\u00a9Agn\u00e8s_Mellon3-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/11\/Passion_Simple\u00a9Agn\u00e8s_Mellon3-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/11\/Passion_Simple\u00a9Agn\u00e8s_Mellon3-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/11\/Passion_Simple\u00a9Agn\u00e8s_Mellon3-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/11\/Passion_Simple\u00a9Agn\u00e8s_Mellon3-624x416.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/11\/Passion_Simple\u00a9Agn\u00e8s_Mellon3.jpg 1800w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Agn\u00e8s Mellon<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Un espace presque nu, habill\u00e9 uniquement d\u2019une dentelle de lumi\u00e8res, une passion qui se tisse et s\u2019\u00e9coule, qui s\u2019incarne dans la bouche, comme un&nbsp; creux que laisse l\u2019absence. L\u2019histoire d\u2019une femme qui attend un homme. &nbsp;On attend avec elle.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est une musique qui commence de me prendre bien avant l\u2019entr\u00e9e dans le th\u00e9\u00e2tre, une chanson de Joe Dassin comme suintant par les murs de la salle, jusque dehors, suivie d\u2019autres qui me berceront lorsque je serai assis, longtemps. Des chansons d\u2019amours d\u00e9\u00e7us, fantasm\u00e9s, vaches aussi. \u00c7\u00e0 et l\u00e0 sur les si\u00e8ges dodelinent des t\u00eates, comme autant de capteurs d\u2019une ambiance qui s\u2019installe. Sur la sc\u00e8ne, l\u2019estrade et les chanteurs \u2013 Billie Bird et Marcin de Morsier \u2013&nbsp; s\u2019\u00e9vanouissent dans le fond&nbsp;; commence alors autre chose, une parole port\u00e9e d\u2019abord par une fille, Nora, une histoire de pieuvre g\u00e9ante et de traque.<\/p>\n\n\n\n<p>Fixe, prise dans une lumi\u00e8re molle, face \u00e0 nous elle dit. Et part. Des bruits de pas annoncent cette autre, \u00c9milie Charriot, qui adoptera la m\u00eame position que Nora. La lumi\u00e8re devient une sorte de flaque dans laquelle celle qui parle s\u2019enfonce. Par la suite, cette lumi\u00e8re se mue en cage, cercueil, puis firmament et rythme ainsi la pi\u00e8ce. &nbsp;Elle&nbsp;: un personnage sans nom que campe la com\u00e9dienne. Peut-\u00eatre la narratrice.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019histoire d\u2019une femme qui raconte qu\u2019elle attend un homme et qu\u2019elle n\u2019est, au sens sartrien du terme, que dans la pr\u00e9sence de celui-ci&nbsp;: l\u2019histoire que raconte le livre d\u2019Annie Ernaux. Pour peu, on fermerait les yeux et de spectateur, on deviendrait auditeur. Ce rapport \u00e0 l\u2019absence qui est th\u00e9matis\u00e9e dans le livre trouve sur les planches un relais int\u00e9ressant&nbsp;: on y repr\u00e9sente ce qui est absent, doublement. D\u2019abord cet homme, A., qui n\u2019existe que dans les mots du personnage sur sc\u00e8ne, qui nous est donn\u00e9 \u00e0 voir, \u00e0 vivre dans toute son absence. Puis cette femme, l\u00e0 sur sc\u00e8ne, qui incarne dans la lumi\u00e8re le point de vue que la lecture du texte nous demande d\u2019adopter. Mais quelque chose de plus se passe, quelque chose qui nous rappelle \u00e0 l\u2019ordre du th\u00e9\u00e2tre&nbsp;: les mouvements de mains, l\u00e9gers, comme une danse timide&nbsp;; le balancement de la t\u00eate pris peut-\u00eatre dans celui des mar\u00e9es qui ob\u00e9issent \u00e0 la lune&nbsp;; un sourire comme un soupir. Autant d\u2019\u00e9l\u00e9ments, qui permettent de rendre le texte vivant.<\/p>\n\n\n\n<p>On regarde, on est pris, doucement mais irr\u00e9m\u00e9diablement happ\u00e9 par ce qui se joue, par cette femme qui montre sa passion. Par cette passion qui prend forme dans la voix comme un fleuve, dans ce corps comme un arbre. C\u2019est le th\u00e9\u00e2tre, peut-\u00eatre, d\u2019une P\u00e9n\u00e9lope sans pr\u00e9tendant qui tisse en attendant Ulysse.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 novembre 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/valmir-rexhepi\/\">Valmir Rexhepi<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/vidy.ch\/passion-simple\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u2019apr\u00e8s Annie Ernaux \/ Cie \u00c9milie Charriot \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy \/ du 7 au 22 novembre 2017 \/ Critiques par Josefa Terribilini et Valmir Rexhepi.\u00a0<\/p>\n","protected":false},"author":1001607,"featured_media":12033,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,2],"tags":[158,166],"class_list":["post-12041","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-de-vidy","tag-josefa-terribilini","tag-valmir-rexhepi"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12041","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001607"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12041"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12041\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20766,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12041\/revisions\/20766"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/12033"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12041"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12041"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12041"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}