{"id":12000,"date":"2017-11-06T11:38:05","date_gmt":"2017-11-06T10:38:05","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=12000"},"modified":"2025-02-09T17:53:41","modified_gmt":"2025-02-09T16:53:41","slug":"a-deux-heures-du-matin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2017\/11\/a-deux-heures-du-matin\/","title":{"rendered":"\u00c0 deux heures du matin"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\u00c0 deux heures du matin<\/h2>\n\n\n<p>De Falk Richter \/ Mise en sc\u00e8ne de Gabriel Dufay \/ La Grange de Dorigny \/ du 2 au 4 novembre 2017 \/ Critiques par Lucien Zuchuat et Coralie Gil.\u00a0<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">De cri et de fureur<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>4 novembre 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/lucien-zuchuat\/\">Lucien Zuchuat<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"500\" height=\"375\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/11\/TT_spectacle61-500x375.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11994\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/11\/TT_spectacle61-500x375.jpg 500w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/11\/TT_spectacle61-500x375-227x170.jpg 227w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/11\/TT_spectacle61-500x375-267x200.jpg 267w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Etienne Malapert<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>\u00c0 la Grange de Dorigny, Gabriel Dufay adapte \u00c0 deux heures du matin, br\u00fblot anticapitaliste sign\u00e9 Falk Richter. En d\u00e9pit de quelques fulgurances po\u00e9tiques et de traits d\u2019humour piquants, le spectacle sauce \u00ab?hardolescente?\u00bb, qu\u2019on hurle deux heures durant \u00e0 pleins poumons, finit par fatiguer.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Cela ressemblerait \u00e0 ces petits g\u00e2teaux chinois que l\u2019on re\u00e7oit en fin de repas et qui contiennent des notes de sagesse, plus apocryphes que traditionnelles il va sans dire. Sur la n\u00f4tre, il y aurait \u00e9crit?: \u00ab?\u00c0 foncer bille en t\u00eate contre des murs, c\u2019est le cr\u00e2ne qui, le premier, se brise?; les murs, eux, restent intacts?\u00bb. Voil\u00e0 ce que m\u2019inspirent, depuis quelque temps d\u00e9j\u00e0, les textes de Falk Richter, rock star de la dramaturgie allemande, mais surtout sympt\u00f4me d\u2019une \u00ab?jeunesse?\u00bb (il a 49 ans\u2026) qui se r\u00eave en g\u00e9n\u00e9ration sacrifi\u00e9e sur l\u2019autel de l\u2019hypercomp\u00e9titivit\u00e9 et qui cherche, toutes griffes dehors, la cause \u00e0 d\u00e9fendre, l\u2019injustice \u00e0 d\u00e9noncer. Au nombre des \u00e9pouvantails n\u00e9olib\u00e9raux, on comptera le travail (\u00e9videmment), la performance, la (sur)consommation, la d\u00e9pendance aux r\u00e9seaux sociaux, la vacuit\u00e9 de nos relations,\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Bref, c\u2019est tout le tissu de nos vies modernes qui est point\u00e9 du doigt, invectiv\u00e9 dans une langue crue, plus moralisatrice que percutante, qui aligne les adresses directes au public et multiplie les listes obstin\u00e9es (apr\u00e8s les variations sur \u00ab?Je suis l\u2019Europe qui\u2026?\u00bb dans son&nbsp;<em>Je suis Fassbinder<\/em>, vivent les \u00ab?Je ne suis pas une femme qui\u2026?\u00bb repris \u00e0 sati\u00e9t\u00e9). Les pi\u00e8ces de Richter se voudraient pamphlets br\u00fblants?; elles noient, la plupart du temps, leur propos sous une accumulation enrag\u00e9e de r\u00e9flexions convenues.&nbsp;<em>\u00c0 deux heures du matin<\/em>&nbsp;n\u2019\u00e9chappe pas \u00e0 la r\u00e8gle.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Tumultes adolescents<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019histoire est tr\u00e8s simple ?et la lecture d\u00e9cha\u00een\u00e9e qu\u2019en proposent Gabriel Dufay, 34 ans, et ses sept com\u00e9diens, tous frais promus des&nbsp;<em>Teintureries<\/em>, ne complique rien?: posons x, une de ces fameuses \u00ab?grandes entreprises europ\u00e9ennes?\u00bb, temple fantasm\u00e9 des brutalit\u00e9s du capitalisme 4.0, rendu ici sobrement par trois rectangles tenant lieu de sc\u00e8ne, de fond diaphane et de plafond lumineux, quadrature du cirque tumultueux qui s\u2019appr\u00eate \u00e0 s\u2019y jouer. Un soir, un employ\u00e9 dispara\u00eet des radars des r\u00e9seaux sociaux, \u00e9veillant l\u2019inqui\u00e9tude de ses six coll\u00e8gues (trois femmes, trois hommes). C\u2019est la goutte d\u2019eau qui fait d\u00e9border le vase des frustrations raval\u00e9es. Le corps reprend ses droits?: on se contorsionne en tous sens comme pour figurer l\u2019absurdit\u00e9 de sa condition d\u2019esclave moderne, on se frappe, grimpe dans les gradins, cherche \u00e0 retrouver les pulsions des premi\u00e8res caresses, on hurle son mal-\u00eatre, sa solitude, sa rage.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces combats contre la tyrannie du march\u00e9 ont leur noblesse?; la rage pure peut m\u00eame donner lieu \u00e0 des moments de th\u00e9\u00e2tre sublimes. Il n\u2019est qu\u2019\u00e0 penser aux exc\u00e8s imp\u00e9rieux d\u2019un Vincent Macaigne dans&nbsp;<em>En manque&nbsp;<\/em>ou \u00e0 la mani\u00e8re dont Philippe Malone magnifie le&nbsp;<em>burnout<\/em>&nbsp;dans la langue \u00e9pileptique de&nbsp;<em>Krach\u2026&nbsp;<\/em>mais chez Dufay, la haine ne semble conna\u00eetre qu\u2019un mode?: celui du cri. Car le spectacle est hurl\u00e9 de bout en bout, au mieux copieusement tartin\u00e9 de musique. Pris dans le rythme effr\u00e9n\u00e9 des d\u00e9nonciations \u00e0 l\u2019emporte-pi\u00e8ce, qu\u2019on crache le plus souvent dans un micro face au public, il ne laisse aucune respiration?: qu\u2019on accepte tout en bloc?!<\/p>\n\n\n\n<p>Cette radicalit\u00e9, h\u00e9las, tient moins de l\u2019anarchisme grunge que des frustrations adolescentes. Car la violence ressemble ici \u00e0 une posture?; elle n\u2019a pas d\u2019objet tangible\u2026 ou en a trop?: m\u00eame l\u2019amour doit passer par le hurlement. Et dans ce marasme de cri et de fureur, qui met la d\u00e9pendance face aux r\u00e9seaux sociaux et les vell\u00e9it\u00e9s de meurtre sur le m\u00eame niveau, le propos finit par se dissoudre. La mise en sc\u00e8ne hyperactive et physique, qui cherche pour chaque tableau son effet postmoderne (utilisation d\u2019\u00e9crans, de micros, trips chor\u00e9graphiques ou destruction du d\u00e9cor), se met elle aussi \u00e0 patiner : le mouvement s\u2019\u00e9puise et, \u00e0 la cinqui\u00e8me gifle, on s\u2019inqui\u00e8te plus de l\u2019\u00e9tat de la joue du com\u00e9dien qu\u2019on ne sursaute.<\/p>\n\n\n\n<p>Fait d\u2019autant plus frustrant que le tumulte g\u00e9n\u00e9ral noie des passages d\u2019une plus grande sensibilit\u00e9. L\u2019ensemble des com\u00e9diens entonnant en ch\u0153ur une version timide du&nbsp;<em>Diamonds&nbsp;<\/em>de Rihanna, alors qu\u2019une de leur coll\u00e8gue flotte inerte au bout d\u2019une corde comme au bout de sa vie, est un des rares moments de calme qu\u2019offre le spectacle et prouve l\u2019inventivit\u00e9 du metteur en sc\u00e8ne. Tout paradoxal que ce soit, la pi\u00e8ce se fait le mieux entendre dans ces instants pr\u00e9cis qui la prennent \u00e0 revers\u2026 par le biais de l\u2019humour, par exemple, car le spectacle regorge de moments hilarants \u2013 entretien d\u2019embauche qui confine \u00e0 la folie, annonce probl\u00e9matique d\u2019une grossesse g\u00e9r\u00e9e lors d\u2019une s\u00e9ance de yoga \u2013 jou\u00e9s avec une \u00e9nergie et un plaisir qui se transmet facilement au public. On en regrette d\u2019autant plus la lecture tonitruante, tr\u00e8s \u00ab?premier degr\u00e9?\u00bb qui structure l\u2019ensemble.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>4 novembre 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/lucien-zuchuat\/\">Lucien Zuchuat<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Kill the Workflow<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>4 novembre 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/lucien-zuchuat\/\">Coralie Gil<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"500\" height=\"375\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/11\/TT_spectacle100-500x375.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11998\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/11\/TT_spectacle100-500x375.jpg 500w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/11\/TT_spectacle100-500x375-227x170.jpg 227w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/11\/TT_spectacle100-500x375-267x200.jpg 267w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Etienne Malapert<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Jeudi 2 novembre \u00e0 la Grange de Dorigny se jouait \u00ab&nbsp;A Deux Heures du Matin&nbsp;\u00bb, de Falk Richter mis en sc\u00e8ne par Gabriel Dufay et jou\u00e9 par sept com\u00e9diens sortant de la promotion 2016 de l\u2019\u00e9cole des Teintureries. Une pi\u00e8ce sur l\u2019absurdit\u00e9 du syst\u00e8me des grandes entreprises, sur la solitude et le sentiment de manque qu\u2019elles g\u00e9n\u00e8rent.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;A quoi je joue&nbsp;? Qui me l\u2019ordonne&nbsp;? Pourquoi&nbsp;?&nbsp;\u00bb. Sous son masque bien lisse et blanc, cach\u00e9 derri\u00e8re son Macbook Pro propret comme lui, l\u2019homme d\u2019affaire-type, apr\u00e8s des ann\u00e9es de conformisme, se pose des questions sur le sens de sa vie. Comme un r\u00e9veil brutal. Homme-automate pi\u00e9g\u00e9 dans un jeu absurde. Faux sourires, faux amis, faux bonheur, fausse collectivit\u00e9. L\u2019Entreprise est un leurre. La source de toutes les solitudes. Apr\u00e8s le d\u00e9clic, l\u2019impression de s\u2019\u00eatre fait avoir quelque part. L\u00e0 commence la crise. C\u2019est l\u2019animal qui succ\u00e8de \u00e0 l\u2019humain, quand les mots ne suffisent plus, comme dans cette sc\u00e8ne o\u00f9 Chady (les personnages portent le nom des acteurs) enjoint tout le personnel \u00e0 aboyer d\u2019abord pour faire sortir la rage, puis l\u2019envoie, en meute, d\u00e9vorer la patronne, litt\u00e9ralement. Jusqu\u2019\u00e0 ce que, presque nue, d\u00e9sormais seule, ce soit \u00e0 son tour de se r\u00e9volter, contre sa condition de femme. Donnant naissance \u00e0 d\u2019autres r\u00e9voltes, jamais \u00e0 une r\u00e9volution, parce que men\u00e9es par des individus et jamais vraiment prise en charge par un groupe.<\/p>\n\n\n\n<p>La th\u00e9matique principale de la pi\u00e8ce est le temps. Dans une soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 tout va tr\u00e8s vite, o\u00f9 on ne le voit plus passer, o\u00f9 on le perd, o\u00f9 c\u2019est de l\u2019argent. Toute l\u2019interrogation commence \u00e0 partir du moment o\u00f9 l\u2019un des protagonistes brise l\u2019encha\u00eenement temporel habituel par\u2026 le silence. Silence comme opposition \u00e0 tout son univers bruyant de paroles vides de sens. Il fuit. Il tue le flot et bouleverse le petit monde format\u00e9 de sa vie et de son entreprise. Il dit non, ou plut\u00f4t se demande pourquoi il disait oui.<\/p>\n\n\n\n<p>La mise en sc\u00e8ne propos\u00e9e par Gabriel Dufay met en avant le c\u00f4t\u00e9 \u00ab&nbsp;tous-pareils&nbsp;\u00bb&nbsp;: chacun son petit costard, chacune son petit tailleur-joli haut, chacun son IPhone et chacun son IMac.&nbsp; L\u2019atmosph\u00e8re lumineuse est froide, blanche, clinique sauf \u00e0 certains moments soit d\u2019acc\u00e9l\u00e9ration stroboscopique, soit de couleurs marquant le rejet du syst\u00e8me, le retour du sentiment humain et de l\u2019individualit\u00e9. Le public est l\u00e9g\u00e8rement \u00e9clair\u00e9 lui aussi. Englob\u00e9 dans le probl\u00e8me, il doit se sentir concern\u00e9, parfois c\u2019est \u00e0 lui qu\u2019on s\u2019adresse directement, le quatri\u00e8me mur se fragmente.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour ce qui est de l\u2019univers sonore, la musique pop traverse le spectacle, de Radiohead \u00e0 Amy Winehouse en passant par Rihanna, parfois en fond, parfois chant\u00e9e par les com\u00e9diens. A cela s\u2019ajoutent des images fortes&nbsp;: celle par exemple de cette corde nou\u00e9e descendant lentement du plafond. Allusion \u00e0 une possible fin morbide. Mais aussi tentative de sortir de la solitude, quand Anna s\u2019y suspend \u00e9quip\u00e9e de son baudrier et danse dans le vide en essayant de trouver quelqu\u2019un \u00e0 qui s\u2019accrocher. Moments de rupture dans la temporalit\u00e9 du spectacle. Moments en suspens o\u00f9 l\u2019on croit saisir l\u2019\u00e9chappatoire d\u2019un syst\u00e8me accaparant. Et contrastant avec le r\u00e9alisme high tech gla\u00e7ant.<\/p>\n\n\n\n<p>Des extraits de \u00ab&nbsp;Trust&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Sous la glace&nbsp;\u00bb, autres textes de Falk Richter, s\u2019assemblent \u00e0 \u00ab&nbsp;A deux heures du matin&nbsp;\u00bb, comme pour compl\u00e9ter le texte ou raconter une \u00ab&nbsp;vraie&nbsp;\u00bb histoire coh\u00e9rente. C\u2019est ce qui peut \u00eatre reproch\u00e9 au spectacle&nbsp;: vouloir toujours rendre le propos \u00e9vident pour le spectateur. Po\u00e9tiser mais expliquer ensuite, pour ne pas le perdre. Dommage. Il est possible que parfois le spectateur appr\u00e9cie justement de se perdre.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>4 novembre 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/lucien-zuchuat\/\">Coralie Gil<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/grangededorigny\/event\/a-deux-heures-du-matin\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De Falk Richter \/ Mise en sc\u00e8ne de Gabriel Dufay \/ La Grange de Dorigny \/ du 2 au 4 novembre 2017 \/ Critiques par Lucien Zuchuat et Coralie Gil.\u00a0<\/p>\n","protected":false},"author":1001607,"featured_media":12018,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,5,38],"tags":[193,197],"class_list":["post-12000","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-la-grange","category-spectacle","tag-coralie-gil","tag-lucien-zuchuat"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12000","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001607"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12000"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12000\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20774,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12000\/revisions\/20774"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/12018"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12000"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12000"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12000"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}