{"id":11716,"date":"2017-06-10T16:19:03","date_gmt":"2017-06-10T14:19:03","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=11716"},"modified":"2025-02-09T17:56:03","modified_gmt":"2025-02-09T16:56:03","slug":"quitter-la-terre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2017\/06\/quitter-la-terre\/","title":{"rendered":"Quitter la terre"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Quitter la terre<\/h2>\n\n\n<p>Par la compagnie SNAUT \/ Texte et mise en sc\u00e8ne Jo\u00ebl Maillard \/ Arsenic \/ Du 6 au 11 juin 2017 \/ Critiques par Marek Chojecki et Josefa Terribilini.\u00a0<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Guide pour sauver la Terre<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>10 juin 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/marek-chojecki\/\">Marek Chojecki<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"497\" height=\"373\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/06\/photosite234.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11706\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/06\/photosite234.jpg 497w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/06\/photosite234-227x170.jpg 227w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/06\/photosite234-266x200.jpg 266w\" sizes=\"auto, (max-width: 497px) 100vw, 497px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Jeanne Quattropani<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Comment sauver la Terre&nbsp;? Une question br\u00fblante dans le contexte actuel, \u00e0 laquelle s\u2019attaquent Jo\u00ebl Maillard et Jo\u00eblle Fontannaz. Explorant une solution controvers\u00e9e dans laquelle une partie de l\u2019humanit\u00e9 doit&nbsp;<\/em>Quitter la Terre<em>, la compagnie SNAUT, dont le nom est un hommage \u00e0 un personnage du roman Solaris \u00e9crit en 1961 par Stanislas Lem, rel\u00e8ve le d\u00e9fi de faire de la science-fiction au th\u00e9\u00e2tre.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le spectacle prend la forme d\u2019une conf\u00e9rence. Les pr\u00e9sentateurs, Jo\u00ebl et Jo\u00eblle, expliquent l\u2019origine de leurs id\u00e9es&nbsp;: un simple carton abandonn\u00e9 quelque part chez Emma\u00fcs. \u00c0 l\u2019int\u00e9rieur, des documents divers, lettres, carnet, feuille de route, plans, tout ce qui est n\u00e9cessaire \u00e0 la r\u00e9alisation du projet de sauver la Terre. Ce projet, c\u2019est un nouveau d\u00e9part pour l\u2019humanit\u00e9 qui se lie \u00e0 un sc\u00e9nario de fin du monde : une s\u00e9lection d\u2019hommes et de femmes envoy\u00e9s vivre, la m\u00e9moire effac\u00e9e, dans des stations spatiales isol\u00e9es, alors que le reste de l\u2019humanit\u00e9 sur terre est condamn\u00e9 \u00e0 l\u2019extinction \u00e0 cause de son infertilit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Une histoire de science-fiction dystopique qui n\u2019est pas sans rappeler&nbsp;<em>Les Fils de l\u2019homme&nbsp;<\/em>de P.D. James ou&nbsp;<em>Fahrenheit 451<\/em>&nbsp;de Ray Bradbury. Tr\u00e8s vite, cette \u00ab&nbsp;conf\u00e9rence&nbsp;\u00bb s\u2019attaque \u00e0 des sujets captivants de la vie dans l\u2019espace des \u00ab&nbsp;<em>stationautes<\/em>&nbsp;\u00bb, qui vivent dans des conditions toutes particuli\u00e8res&nbsp;: un lieu sans intimit\u00e9 ou les seuls objets \u00e0 disposition sont des carnets vierges et des crayons. Entre expos\u00e9 scientifique et narration des aventures v\u00e9cues sur la station sont abord\u00e9s des th\u00e8mes tels que la m\u00e9moire, la sexualit\u00e9, le crime, la mort ou encore le retour sur terre. Des sujets qui sont trait\u00e9s s\u00e9rieusement, mais aussi avec beaucoup de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 et d\u2019humour.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors qu\u2019aujourd\u2019hui nous sommes plus qu\u2019habitu\u00e9s aux effets sp\u00e9ciaux, \u00e9l\u00e9ment indispensable pour tout film de science-fiction dans l\u2019espace, il est surprenant de voir comment les deux acteurs, avec de simples projections et des sons, arrivent \u00e0 plonger le spectateur de mani\u00e8re tout aussi convaincante dans une aventure spatiale. Ainsi est propos\u00e9e une visite guid\u00e9e de la station spatiale par une projection d\u2019images tr\u00e8s simples en trois dimensions. Plus simple encore : l\u2019aventure de la d\u00e9couverte du sas de d\u00e9compression, jou\u00e9e devant une image fixe d\u2019un r\u00e9troprojecteur, en une sorte d\u2019ombres chinoises, en plus sophistiqu\u00e9. Le tout est accompagn\u00e9 d\u2019effets de voix, mais aussi d\u2019une musique synth\u00e9tique futuriste des ann\u00e9es 1980, jou\u00e9e directement sur sc\u00e8ne depuis une v\u00e9ritable bo\u00eete \u00e0 outils modifi\u00e9e en instrument.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019esth\u00e9tique des ann\u00e9es 1980 est omnipr\u00e9sente, de l\u2019apparence des acteurs en habits flashy aux rares objets pr\u00e9sents sur sc\u00e8ne&nbsp;: table, chaise, r\u00e9troprojecteur, projecteur \u00e0 bobine. Un \u00e9cart &nbsp;temporel qui permet d\u00e8s le d\u00e9part de garder une certaine distance face \u00e0 cette solution pour sauver la Terre qu\u2019on identifie comme issue d\u2019un imaginaire obsol\u00e8te du futur.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette mise en sc\u00e8ne de science-fiction fonctionne avant tout gr\u00e2ce \u00e0 une alternance tr\u00e8s efficace entre la conf\u00e9rence et la repr\u00e9sentation de la vie des&nbsp;<em>\u00ab&nbsp;stationautes<\/em>&nbsp;\u00bb. Des basculements qui s\u2019accompagnent de changements r\u00e9guliers d\u2019espaces sc\u00e9niques avec une utilisation vari\u00e9e des multim\u00e9dias. Les acteurs, sans confusion et avec humour, endossent divers r\u00f4les entre le conf\u00e9rencier et les \u00ab&nbsp;<em>stationautes&nbsp;\u00bb<\/em>. Malgr\u00e9 le format de conf\u00e9rence explicative,&nbsp;<em>Quitter la Terre&nbsp;<\/em>absorbe ses spectateurs en les poussant \u00e0 la r\u00e9flexion et en leur faisant imaginer les sc\u00e9narios de fin du monde.<\/p>\n\n\n\n<p>Sans grands moyens technologiques, d\u2019effets sp\u00e9ciaux, d\u2019images de l\u2019espace ou de vaisseaux spatiaux, la compagnie SNAUT fait&nbsp;<em>Quitter la Terre<\/em>&nbsp;au spectateur, le transportant vers un monde imaginaire lointain, nouveau, dans un texte intelligent et l\u00e9ger, dans un genre, la SF, inhabituel sur la sc\u00e8ne, et qui fait du bien&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>10 juin 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/marek-chojecki\/\">Marek Chojecki<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Satire galactique<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>10 juin 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/josefa-terribilini\/\">Josefa Terribilini<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"497\" height=\"373\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/06\/photosite424.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11710\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/06\/photosite424.jpg 497w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/06\/photosite424-227x170.jpg 227w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/06\/photosite424-266x200.jpg 266w\" sizes=\"auto, (max-width: 497px) 100vw, 497px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Jeanne Quattropani<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>\u00c0 la fois conf\u00e9rence flegmatique et drame science-fictionnel,&nbsp;<\/em>Quitter la terre&nbsp;<em>m\u00e9lange les genres pour \u00e9baucher un portrait de l\u2019\u00eatre humain risiblement touchant. Avec une nonchalance clownesque, Jo\u00ebl (Maillard) et Jo\u00eblle (Fontannaz) plongent dans l\u2019imaginaire d\u2019un vieux carton et en ressortent une question&nbsp;: exp\u00e9di\u00e9s en orbite dans une capsule spatiale, comment survivraient des hommes condamn\u00e9s \u00e0 vivre ensemble&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Cela commence comme un colloque. Sur le plateau, un \u00e9cran et un r\u00e9troprojecteur, une table bleue et deux intervenants. Elle en rose, lui en turquoise. Dans la lumi\u00e8re chaude de la salle, ils nous pr\u00e9sentent un carton trouv\u00e9 dans une cave, rempli de carnets de cuir noir. D\u2019abord, on ne comprend pas. \u00c0 qui \u00e9taient-ils, de quand datent-ils&nbsp;? Du futur, semblerait-il. D\u2019un futur post-apocalyptique imagin\u00e9 par un g\u00e9nie inconnu croyant avoir trouv\u00e9 le moyen \u00ab&nbsp;d\u2019infl\u00e9chir la tendance de l\u2019Homme \u00e0 bousiller son monde&nbsp;\u00bb. Sa solution est \u00e9l\u00e9mentaire&nbsp;: d\u00e9clencher un cataclysme sur la terre, puis la repeupler. Mais son proc\u00e9d\u00e9, quant lui, est un peu plus compliqu\u00e9\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Avant tout, se projeter dans le futur. Imaginer qu\u2019il faille quitter la terre. \u00c0 cause d\u2019une baisse drastique de la fertilit\u00e9, par exemple. Ensuite, \u00e9laborer des r\u00e9serves \u00e0 survivants (dans notre cas, des stations cylindriques de 500 lits chacune avec jardin int\u00e9rieur, crayons et papier, biblioth\u00e8ques vides, sans fen\u00eatre ni tampons). Et puis, s\u00e9lectionner les survivants. Puisqu\u2019ils doivent vivre ensemble, ils doivent pouvoir s\u2019entendre. Instaurer alors une amn\u00e9sie g\u00e9n\u00e9rale. Pas de trait de caract\u00e8re particulier, pas d\u2019ambition, de carri\u00e8re ou de religion. Seulement une masse. Enfin, ajouter de la musique pour calmer les esprits.<\/p>\n\n\n\n<p>Telles sont donc les donn\u00e9es de la grande exp\u00e9rience de pens\u00e9e de cette pi\u00e8ce multiforme qui se module au fil des \u00e9tapes. Sur fond de musique \u00e9lectronique, la vie dans la capsule se mat\u00e9rialise sur la sc\u00e8ne par des artifices ing\u00e9nieux&nbsp;: une projection sur l\u2019\u00e9cran du fond, elle derri\u00e8re le tulle et lui devant, et la salle de conf\u00e9rence laisse place au grand hall du vaisseau. Les lumi\u00e8res baissent, un micro r\u00e9sonne et, soudain, le com\u00e9dien vo\u00fbt\u00e9 devant son sch\u00e9ma nous embarque avec lui dans le tunnel de la capsule. Entre deux diapos de PowerPoint, nous voil\u00e0 ainsi ballott\u00e9s dans ce monde de la m\u00e9diocrit\u00e9 aseptis\u00e9e, qui ne le restera pourtant pas bien longtemps.<\/p>\n\n\n\n<p>Tr\u00e8s vite, des questions concr\u00e8tes. Que faire des corps des morts qui jonchent le sol de la station&nbsp;? O\u00f9 copule-t-on sans cloisons&nbsp;? Comment faire caca en open space ? Peu \u00e0 peu, ce qui avait commenc\u00e9 comme une hypoth\u00e8se scientifique d\u00e9lirante voit ses spationautes s\u2019autonomiser. Heureusement (ou malheureusement&nbsp;?), les tendances de l\u2019Homme semblent refaire surface. De m\u00eame qu\u2019on r\u00e9ussit \u00e0 \u00ab&nbsp;insulter son ex au t\u00e9l\u00e9phone dans un train bond\u00e9&nbsp;\u00bb sans g\u00eane, les survivants de&nbsp;<em>Quitter la terre<\/em>&nbsp;s\u2019adonnent rapidement \u00e0 des s\u00e9ances de fornication collective. Et quand arrive la premi\u00e8re agression, le besoin d\u2019\u00e9tablir un syst\u00e8me judiciaire s\u2019impose de lui-m\u00eame. Politique, litt\u00e9rature, dessins. Danse&nbsp;: elle se jette dans ses bras, il la laisse tomber et elle aussi, elle se laisse tomber. Elle se rel\u00e8ve. Elle se jette dans ses bras, il la laisse tomber et elle aussi, elle se laisse tomber. Elle se rel\u00e8ve\u2026 G\u00e9n\u00e9ration apr\u00e8s g\u00e9n\u00e9ration, le microcosme se recr\u00e9e une m\u00e9moire et redevient soci\u00e9t\u00e9. Irr\u00e9pressiblement, ses habitants se rapprochent de leurs anc\u00eatres terriens, disparus depuis longtemps lorsque les stations regagneront enfin la plan\u00e8te. Alors, entre deux rires et deux r\u00eaveries, on est amen\u00e9s \u00e0 se demander : \u00e9radiquer les hommes et tout recommencer, est-ce que \u00e7a changerait quelque chose&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>10 juin 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/josefa-terribilini\/\">Josefa Terribilini<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.arsenic.ch\/programme\/quitter-la-terre\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par la compagnie SNAUT \/ Texte et mise en sc\u00e8ne Jo\u00ebl Maillard \/ Arsenic \/ Du 6 au 11 juin 2017 \/ Critiques par Marek Chojecki et Josefa Terribilini.\u00a0<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":11717,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_seopress_analysis_target_kw":"","footnotes":""},"categories":[32,34,3,38],"tags":[158,188],"class_list":["post-11716","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-theatre-de-larsenic","category-spectacle","tag-josefa-terribilini","tag-marek-chojecki"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11716","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11716"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11716\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20824,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11716\/revisions\/20824"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/11717"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11716"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11716"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11716"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}