{"id":11623,"date":"2017-05-22T15:33:23","date_gmt":"2017-05-22T13:33:23","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=11623"},"modified":"2025-02-09T17:56:55","modified_gmt":"2025-02-09T16:56:55","slug":"la-cagnotte","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2017\/05\/la-cagnotte\/","title":{"rendered":"La Cagnotte"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La Cagnotte<\/h2>\n\n\n<p>De Eug\u00e8ne Labiche \/ Mise en sc\u00e8ne Cl\u00e9mentine Colpin et Christian Geffroy Schlittler \/ L\u2019Arsenic \/ du 17 au 21 mai 2017 \/ Critiques par Laura Weber et Artemisia Romano.\u00a0<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Un vaudeville \u00e0 l\u2019Arsenic ?<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>21 mai 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/laura-weber\/\">Laura Weber<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"498\" height=\"373\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/photosite31-498x373.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11619\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/photosite31-498x373.jpg 498w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/photosite31-498x373-227x170.jpg 227w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/photosite31-498x373-267x200.jpg 267w\" sizes=\"auto, (max-width: 498px) 100vw, 498px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Renaud Pidoux<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>La&nbsp;<\/em>Cagnotte<em>&nbsp;pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 l\u2019Arsenic nous plonge dans la fiction d\u2019un projet collectif qui ambitionnerait d\u2019adapter un classique du th\u00e9\u00e2tre vaudevillesque<\/em>&nbsp;<em>d\u2019Eug\u00e8ne Labiche.&nbsp;Tous form\u00e9s \u00e0 la sc\u00e8ne contemporaine, les acteurs et metteurs en sc\u00e8ne prennent le parti d\u2019aborder une pi\u00e8ce \u00e9trang\u00e8re \u00e0 leur r\u00e9pertoire habituel. Ce regard neuf propose une version inattendue et vivifiante, tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9e de la com\u00e9die originale.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>A premi\u00e8re vue, il est difficile d\u2019\u00e9tablir un lien entre la pi\u00e8ce d\u2019Eug\u00e8ne Labiche, \u00e9crite en 1864, et la mise en sc\u00e8ne de Cl\u00e9mentine Colpin et Christian Geffroy Schlittler. En passant par un processus d\u2019adaptation, la troupe aboutit \u00e0 un questionnement sur les ressources m\u00eames du th\u00e9\u00e2tre contemporain, en dialogue avec la forme du vaudeville, son m\u00e9canisme bien huil\u00e9, rythm\u00e9 et d\u2019une grande efficacit\u00e9 comique. Certes, quelques ressorts cocasses caract\u00e9ristiques du genre sont sing\u00e9s, comme certaines maladresses : un personnage tr\u00e9buche sur une plante verte apr\u00e8s plusieurs mises en garde, un autre s\u2019\u00e9crase le nez contre un mur (invisible). Mais la mise en sc\u00e8ne reste tr\u00e8s distanc\u00e9e de l\u2019\u0153uvre originale. Le texte et l\u2019intrigue sont \u00e9tonnamment d\u00e9laiss\u00e9s dans cette adaptation. Aucune trace du groupe provincial petit-bourgeois qui dans la pi\u00e8ce de Labiche arrive \u00e0 Paris et encha\u00eene les aventures toutes plus extravagantes les unes que les autres. A la place, les com\u00e9diens incarnent une bande d\u2019acteurs et nous embarquent dans des temps et des espaces autres, ceux qui pr\u00e9c\u00e8dent le moment de la repr\u00e9sentation, nous invitant ainsi au c\u0153ur du travail de cr\u00e9ation th\u00e9\u00e2trale. Dans ce dispositif de th\u00e9\u00e2tre dans le th\u00e9\u00e2tre, l\u2019envers du d\u00e9cor devient la mati\u00e8re premi\u00e8re de la pi\u00e8ce.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cette version de&nbsp;<em>La Cagnotte,<\/em>&nbsp;la limite entre espace r\u00e9el et espace fictionnel est constamment soulign\u00e9e et d\u00e9construite. La vaste sc\u00e8ne, sobrement d\u00e9cor\u00e9e d\u2019une banquette circulaire recouverte d\u2019un tissu satin\u00e9 aux broderies dor\u00e9es et d\u2019un lustre cristallin au-dessus, est divis\u00e9e en diff\u00e9rents espaces dessin\u00e9s \u00e0 la craie, marqu\u00e9s au scotch noir ou encore d\u00e9limit\u00e9s par les jeux d\u2019une lumi\u00e8re projet\u00e9e. Ces fronti\u00e8res demeurent pourtant fragiles et peuvent \u00eatre travers\u00e9es, rompant ainsi l\u2019illusion. Ces infractions dans l\u2019espace imaginaire sont accentu\u00e9es par la r\u00e9action des autres personnages&nbsp;: Aur\u00e9lien reste \u00e9bahi lorsque sa coll\u00e8gue traverse le mur \u2013 mat\u00e9rialis\u00e9 par une simple ligne de scotch \u2013 qui d\u00e9limitait la salle dans laquelle ils discutaient de la repr\u00e9sentation \u00e0 venir. Ce dernier a beau essayer de l\u2019imiter, il parvient seulement \u00e0 se faire mal au nez. On joue ici avec les codes sc\u00e9niques comme avec les spectateurs, tant\u00f4t houspill\u00e9s par un personnage lorsqu\u2019ils rient, tant\u00f4t ignor\u00e9s alors m\u00eame qu\u2019ils traversent la sc\u00e8ne pour se rendre sur les gradins. Sur une tonalit\u00e9 enjou\u00e9e et ludique, cette adaptation de&nbsp;<em>La Cagnotte&nbsp;<\/em>d\u00e9joue toutes les attentes tant au niveau du propos qu\u2019au niveau de la mise en sc\u00e8ne qui se joue constamment d\u2019elle-m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019espace d\u00e9pouill\u00e9, \u00e0 m\u00eame de mettre en lumi\u00e8re tout le dispositif th\u00e9\u00e2tral, r\u00e9v\u00e8le aussi les intentions du projet&nbsp;: il ne s\u2019agit pas d\u2019adapter une pi\u00e8ce vaudevillesque mais de questionner les possibles du th\u00e9\u00e2tre contemporain en dialoguant avec un autre genre. Ce parti-pris d\u2019une sc\u00e8ne d\u00e9nud\u00e9e permet \u00e9galement de sauter rapidement d\u2019une situation \u00e0 une autre, toutes li\u00e9es aux trajectoires personnelles ou collectives des diff\u00e9rents com\u00e9diens-personnages, comme lorsque Viviane nous emm\u00e8ne dans le souvenir d\u2019une r\u00e9p\u00e9tition d\u00e9sastreuse \u00e0 l\u2019\u00e9cole de th\u00e9\u00e2tre de Porrentruy ou lorsqu\u2019Aur\u00e9lien se confie dans une auto-psychanalyse drolatique. Les situations s\u2019encha\u00eenent, se superposent et se r\u00e9pondent parfois dans une orchestration d\u2019apparence chaotique mais pourtant rigoureuse.<\/p>\n\n\n\n<p>La mise en sc\u00e8ne dirig\u00e9e par Cl\u00e9mentine Colpin et Christian Geoffroy Schittler a de quoi donner le tournis, mais un tournis grisant. Les inconditionnels d\u2019Eug\u00e8ne Labiche y verront peut-\u00eatre un geste iconoclaste mais c\u2019est sans doute dans le rythme effr\u00e9n\u00e9, encha\u00eenant les situations farfelues que le vaudeville est ici brillamment revisit\u00e9, au travers des codes sc\u00e9nographiques contemporains.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>21 mai 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/laura-weber\/\">Laura Weber<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le vaudeville \u00e0 l\u2019\u00e9preuve du contemporain<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>21 mai 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/artemisia-romano\/\">Artemisia Romano<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"498\" height=\"373\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/photosite31-498x373.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11619\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/photosite31-498x373.jpg 498w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/photosite31-498x373-227x170.jpg 227w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/photosite31-498x373-267x200.jpg 267w\" sizes=\"auto, (max-width: 498px) 100vw, 498px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Renaud Pidoux<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Cl\u00e9mentine Colpin et Christian Geffroy Schlittler imaginent un collectif d\u2019artistes contemporains cherchant \u00e0 s\u2019emparer des codes du vaudeville. Ils dessinent le portrait cocasse du monde sc\u00e9nique contemporain et de la profession de com\u00e9dien. Genres classiques et contemporains se rencontrent et, plus encore, se confondent.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le public de l\u2019Arsenic est invit\u00e9 dans les coulisses de la pr\u00e9paration du vaudeville&nbsp;<em>La Cagnotte<\/em>&nbsp;d\u2019Eug\u00e8ne Labiche. L\u2019originalit\u00e9 de la proposition est que nous ne d\u00e9couvrons pas la v\u00e9ritable&nbsp;<em>Cagnotte<\/em>&nbsp;mais les discussions des com\u00e9diens autour du projet artistique et leurs r\u00e9p\u00e9titions. Ils s\u2019y attellent \u00e0 partir de leurs connaissances dans ce genre qu\u2019ils ont encore peu explor\u00e9 et tentent avec peine de se familiariser avec le texte, avec la forme et les codes de ce type de com\u00e9dies l\u00e9g\u00e8res emplies de quiproquos, de m\u00e9compr\u00e9hensions et d\u2019intrigues o\u00f9 portes claquent et gifles triomphent. Une longue sc\u00e8ne larmoyante \u00e9puise la com\u00e9dienne Mich\u00e8le qui se sent d\u00e9prim\u00e9e rien qu\u2019\u00e0 l\u2019id\u00e9e de r\u00e9it\u00e9rer cet instant lors des futures repr\u00e9sentations. Fran\u00e7ois et Viviane, pendant la r\u00e9p\u00e9tition d\u2019une sc\u00e8ne, sont gauches dans leur ton et leur articulation&nbsp;; ils n\u2019y sont pas du tout. Et l\u2019on rit, l\u2019on rit de leur maladresse et de leur fausset\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Le classique et le contemporain se rencontrent et red\u00e9finissent ainsi les fronti\u00e8res qui tr\u00e8s souvent les s\u00e9parent. Les codes propres au vaudeville, l\u2019humour, la caricature, le burlesque servent \u00e0 \u00e9clairer le milieu du th\u00e9\u00e2tre contemporain, sa diffusion restreinte, sa r\u00e9ception parfois incomprise ainsi que la fragilit\u00e9 inh\u00e9rente \u00e0 la profession d\u2019\u00abartiste-performeur\u00bb. Les sc\u00e8nes d\u00e9cousues d\u00e9filent et d\u00e9peignent de fa\u00e7on satirique le tableau de ce microcosme contemporain. Deux com\u00e9diennes se retrouvent apr\u00e8s des ann\u00e9es et discutent ; l\u2019une est \u00e0 Paris et tient un petit r\u00f4le dans une pi\u00e8ce de boulevard, elle en est \u00e0 sa 351e repr\u00e9sentation. L\u2019autre travaille en Suisse dans le circuit du th\u00e9\u00e2tre contemporain, comme on dit. La comp\u00e9tition entre les deux profils se fait sentir dans cette sc\u00e8ne pince-sans-rire. Puis, la crise de nerf de Mich\u00e8le qui imagine le pire pour son avenir&nbsp;: atterrir \u00e0 Bordeaux et, sans succ\u00e8s, se retrouver \u00e0 tenir un&nbsp;<em>Bed and breakfast&nbsp;<\/em>miteux. Ou encore Anne s\u2019entretenant avec son p\u00e8re pour lui avouer qu\u2019elle n\u2019est ni horticultrice en Suisse ni mari\u00e9e \u00e0 un d\u00e9nomm\u00e9 Philippe mais bien com\u00e9dienne \u00e0 Paris et c\u00e9libataire. S\u2019ensuit un gigantesque quiproquo sur sa r\u00e9elle activit\u00e9 pr\u00e9tendue salace, perverse et sans fondement aux yeux du p\u00e8re. Cette succession de sc\u00e8nes tragico-comiques met leurs nerfs \u00e0 rude \u00e9preuve et t\u00e9moigne avec humour et plaisanterie de la difficult\u00e9 d\u2019exercer ce m\u00e9tier.<\/p>\n\n\n\n<p>En toile de fond, le texte d\u2019Eug\u00e8ne Labiche, auteur de la v\u00e9ritable<em>&nbsp;Cagnotte&nbsp;<\/em>(1864), pr\u00e9sente l\u2019histoire d\u2019un groupe d\u2019amis qui, suite \u00e0 un jeu de cartes, r\u00e9colte une certaine somme d\u2019argent et d\u00e9cide de s\u2019aventurer \u00e0 Paris. Ce sc\u00e9nario pourrait servir de m\u00e9taphore&nbsp;: les provinciaux qui s\u2019aventurent dans la grande ville sont ici les \u00ab&nbsp;artistes contemporains&nbsp;\u00bb suisses s\u2019aventurant dans l\u2019exercice de ce genre classique et institu\u00e9. Les com\u00e9diens se le r\u00e9approprient et r\u00e9-\u00e9laborent cette pi\u00e8ce \u00e0 partir de leur propre r\u00e9alit\u00e9 : un spectacle au second degr\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>21 mai 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/artemisia-romano\/\">Artemisia Romano<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.arsenic.ch\/programme\/la-cagnotte\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De Eug\u00e8ne Labiche \/ Mise en sc\u00e8ne Cl\u00e9mentine Colpin et Christian Geffroy Schlittler \/ L\u2019Arsenic \/ du 17 au 21 mai 2017 \/ Critiques par Laura Weber et Artemisia Romano.\u00a0<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":11619,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,3,38],"tags":[187,135],"class_list":["post-11623","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-theatre-de-larsenic","category-spectacle","tag-artemisia-romano","tag-laura-weber"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11623","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11623"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11623\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20836,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11623\/revisions\/20836"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/11619"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11623"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11623"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11623"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}