{"id":11555,"date":"2017-05-15T10:24:46","date_gmt":"2017-05-15T08:24:46","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=11555"},"modified":"2025-02-09T17:58:09","modified_gmt":"2025-02-09T16:58:09","slug":"la-ligne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2017\/05\/la-ligne\/","title":{"rendered":"La Ligne"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La Ligne<\/h2>\n\n\n<p>Direction artistique de Jean-Baptiste Roybon \/ Production de la Compagnie Kokodyniack \/ Th\u00e9\u00e2tre Saint-Gervais \/ du 9 au 20 mai 2017 \/ Critique par Margot Prod&rsquo;hom et Laure-Elie Hoegen.<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">\u00c9mergence d\u2019un \u00ab nous \u00bb genevois<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>15 mai 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/margot-prodhom-2\/\">Margot Prod\u2019hom<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1768\" height=\"1200\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/la-ligne-8-mg-7877-isabelle-meister.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11552\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/la-ligne-8-mg-7877-isabelle-meister.jpg 1768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/la-ligne-8-mg-7877-isabelle-meister-250x170.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/la-ligne-8-mg-7877-isabelle-meister-295x200.jpg 295w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/la-ligne-8-mg-7877-isabelle-meister-768x521.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/la-ligne-8-mg-7877-isabelle-meister-1024x695.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/la-ligne-8-mg-7877-isabelle-meister-624x424.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 1768px) 100vw, 1768px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Isabelle Meister<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Aller \u00e0 la rencontre des \u00eatres humains pour faire \u00e9merger l\u2019Humain, c\u2019est le pari de la Compagnie Kokodyniack. Sur un plateau mis \u00e0 nu, les investigateurs de&nbsp;<\/em>La Ligne&nbsp;<em>restituent fid\u00e8lement les r\u00e9cits et t\u00e9moignages individuels qu\u2019ils ont r\u00e9colt\u00e9s le long d\u2019un parcours trac\u00e9 \u00e0 la r\u00e8gle \u00e0 travers Gen\u00e8ve, du Sal\u00e8ve au Jura. Jean-Baptiste Roybon, le directeur artistique, en allant \u00e0 la rencontre de l\u2019autre, fait survenir quelque chose comme une essence, comme un lien qui unit les habitants d\u2019une ville, montrant ainsi que le tout est plus que la somme des parties. Gen\u00e8ve, c\u2019est avant tout une communaut\u00e9 humaine.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est une salle noy\u00e9e dans le brouillard et un plateau totalement d\u00e9nud\u00e9 qui accueillent les spectateurs et les premiers entretiens, restitu\u00e9s dans le respect de leur oralit\u00e9. Les trois com\u00e9diens, partis rencontrer les habitants de Gen\u00e8ve, encha\u00eenent en les incarnant les histoires de vies, les anecdotes, les souvenirs, les confessions, les confusions. Hormis quelques d\u00e9placements, le spectacle est tout entier parole. Plusieurs rang\u00e9es de si\u00e8ges, \u00e0 l\u2019avant, et \u00e0 l\u2019arri\u00e8re des gradins, sont condamn\u00e9es. Tout est fait pour que l\u2019atmosph\u00e8re soit \u00e0 l\u2019intimit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Euh\u2026 Bah\u2026 En fait, donc, voil\u00e0, quoi.&nbsp;\u00bb Derri\u00e8re les b\u00e9gaiements, une diversit\u00e9 et une richesse apparaissent, cr\u00e9\u00e9es par l\u2019assemblage des r\u00e9cits particuliers. Si les t\u00e9moignages ne disent rien directement de Gen\u00e8ve, ils attestent n\u00e9anmoins du fait que ce sont ses habitants qui font de cette ville ce qu\u2019elle est et la rendent vivante. Le plateau redonne corps et parole \u00e0 ce qui fait la singularit\u00e9 de toute communaut\u00e9&nbsp;: les vies humaines qui la constituent. La volont\u00e9 qui a guid\u00e9 la forme du spectacle \u00e9tait de coller au discours original des personnes rencontr\u00e9es sur&nbsp;<em>la Ligne<\/em>. Celle-ci permet d\u2019amener sur sc\u00e8ne une voix populaire, la voix de tout un chacun, ces voix que l\u2019on n\u2019entend jamais.. Elle nous conduit \u00e9galement \u00e0 certains moments, reconnaissons-le, \u00e0 \u00eatre abasourdis par la pauvret\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale du niveau de langue des gens interrog\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Jean-Baptiste Roybon le dit dans le spectacle&nbsp;: \u00ab&nbsp;Albert Jacquard affirmait que l\u2019humain a rat\u00e9 l\u2019\u00e9v\u00e9nement de la rencontre.&nbsp;\u00bb Pour rem\u00e9dier \u00e0 ce constat, c\u2019est sur la rencontre \u2013 celle des investigateurs avec les personnes interrog\u00e9es, celle des spectateurs avec les retranscriptions orales des entretiens, et celle du th\u00e9\u00e2tre \u2013 que le projet du spectacle est construit, que la cr\u00e9ation s\u2019op\u00e8re et que l\u2019identit\u00e9 de Gen\u00e8ve \u00e9merge de la multiplicit\u00e9, sur le plateau, comme un ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e9minemment humain. L\u2019amour, l\u2019amiti\u00e9, la vie, la mort, le travail, les vacances, les choix, les doutes, les surprises, les d\u00e9ceptions, l\u2019Autre, les rencontres et les au-revoirs. C\u2019est \u00e7a l\u2019Humain, et c\u2019est \u00e7a Gen\u00e8ve&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Cette pi\u00e8ce nous rappelle que c\u2019est du multiple que peut \u00e9merger le semblable, de la diversit\u00e9 que survient l\u2019unit\u00e9, et que la parole permet de rendre compte de l\u2019universel, de t\u00e9moigner de l\u2019humanit\u00e9. Nonobstant l\u2019\u00e9motion ind\u00e9niable que conf\u00e8re son contenu, il faut admettre que la forme du spectacle dessert quelque peu la vis\u00e9e du projet artistique, c\u2019est-\u00e0-dire le d\u00e9sir de construire, sur sc\u00e8ne, l\u2019identit\u00e9 et l\u2019unit\u00e9 de Gen\u00e8ve comme la co-habitation d\u2019une multitude de vies diff\u00e9rentes avec lesquelles les com\u00e9diens ont fait connaissance: faire \u00e9merger le commun \u00e0 partir du particulier. La longueur du spectacle et la quantit\u00e9 des histoires finissent par entraver la possibilit\u00e9 de s\u2019immerger dans chacune d\u2019entre elles&nbsp;: l\u2019attention du spectateur faiblit au rythme des r\u00e9cits. L\u2019accumulation des voix noie le singulier dans la masse.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>15 mai 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/margot-prodhom-2\/\">Margot Prod\u2019hom<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Personne(s) au bout de la ligne<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>15 mai 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/laure-elie-hoegen\/\">Laure-Elie Hoegen<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"700\" height=\"466\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/sd.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11561\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/sd.jpg 700w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/sd-250x166.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/sd-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/sd-624x415.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9L-H Hoegen<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>La rencontre entre le projet artistique et le public fut salutaire\u2026 ou plut\u00f4t&nbsp;: les rencontres furent salutaires ! Seize personnes, en approchant&nbsp;<\/em>La Ligne<em>, ont parl\u00e9 de leurs travers\u00e9es de vie et histoires personnelles. Comme si le mouvement fluide de leur quotidien avait \u00e9t\u00e9 tout \u00e0 coup percut\u00e9 et qu\u2019il fallait laisser une trace de ce heurt. Ici, au th\u00e9\u00e2tre, on ne raccroche pas la ligne.&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Au d\u00e9tour d\u2019une rue, un fil<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Prenons un peu de hauteur ! Vous avez certainement d\u00e9j\u00e0 crois\u00e9 les funambules des grands parcs verts en \u00e9quilibre d\u2019un arbre \u00e0 l\u2019autre sur leurs&nbsp;<em>slacklines<\/em>&nbsp;? Oui, on peut bien franchir 25 ou 50 m\u00e8tres, mais 90 km sur un ruban de satin rouge ? Le projet est simple et genevois : rejoindre un point A situ\u00e9 au bas du Sal\u00e8ve jusqu\u2019\u00e0 un point B fix\u00e9, proche du CERN, en suivant le glacier qui s\u2019\u00e9tendait, avant, sur les plaines de Plainpalais et alentours, selon ce que nous rapporte un glaciologue au d\u00e9but et \u00e0 la fin de la pi\u00e8ce. Apr\u00e8s tout, il n\u2019y a pas que les marathoniens qui m\u00e9ritent leur ruban, mais aussi les habitants aux diff\u00e9rents parcours de vie.<\/p>\n\n\n\n<p>Le ruban s\u2019expose devant une boulangerie, un skatepark ou une organisation internationale. Il d\u00e9fie les lois de l\u2019int\u00e9rieur et de l\u2019ext\u00e9rieur, un peu \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019une boh\u00e8me artistique \u00e0 la Jodorowsky, compose de nouveaux paysages et donne ainsi \u00e0 la ville une tournure po\u00e9tique. Allez donc jeter un coup d\u2019\u0153il \u00e0 l\u2019exposition de photos du 27 avril au 28 mai, sur la place du Th\u00e9\u00e2tre.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les rumeurs anthropiques<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019enterrement \u00e9pique d\u2019un motard ? Un voyage de noces avec un repr\u00e9sentant de la loi ? Ou l\u2019ado contraint de rentrer \u00e0 22h un samedi soir ? La parole polyphonique se d\u00e9ploie sur sc\u00e8ne et les com\u00e9diens, \u00e0 tour de r\u00f4le, \u00e9pousent de multiples identit\u00e9s face au public et font de leurs spectateurs leurs partenaires directs de dialogue. On aime cet amalgame de mimiques et de mots qui nous rappelle pourquoi on se retrouve avec tant de plaisir au march\u00e9, \u00e0 la foire, voire au comptoir, pour s\u2019\u00e9couter parler, sans distinction de genres ni de castes sociales.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Au d\u00e9tour d\u2019une rue, un lien<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pas moins de huit cent pages aux r\u00e9cits interminables \u2013 la vie se d\u00e9roulerait-elle comme sur un fil ? \u2013 sont ici condens\u00e9es, distill\u00e9es pour livrer seulement quelques bribes de trajectoires humaines au spectateur. L\u2019encha\u00eenement des r\u00e9cits nous entra\u00eene par sa cadence. Il s\u2019essouffle parfois, faute de ne pouvoir s\u2019accrocher \u00e0 des \u00e9l\u00e9ments substantiels, notamment \u00e0 un d\u00e9cor. En effet, la sc\u00e9nographie \u00e9pur\u00e9e peut d\u00e9sar\u00e7onner. Et pourtant, c\u2019est dans cet espace au premier abord vide que la bataille contre l\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re se livre. Ce pont entre les \u00e9v\u00e9nements les plus disparates tisse un lien ind\u00e9fectible et perp\u00e9tue des r\u00e9cits vou\u00e9s sans cela \u00e0 dispara\u00eetre au terme de chaque vie.<\/p>\n\n\n\n<p>N\u2019h\u00e9sitez pas \u00e0 pr\u00e9f\u00e9rer le premier rang aux rangs des timides. Si d\u2019aventure, vous r\u00e9pondez par m\u00e9garde \u00e0 la r\u00e9plique d\u2019un com\u00e9dien, ne vous en faites pas : c\u2019est que vous \u00eates au bout de la ligne\u2026<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>15 mai 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/laure-elie-hoegen\/\">Laure-Elie Hoegen<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.saintgervais.ch\/programme\/detail\/la-ligne-1\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Direction artistique de Jean-Baptiste Roybon \/ Production de la Compagnie Kokodyniack \/ Th\u00e9\u00e2tre Saint-Gervais \/ du 9 au 20 mai 2017 \/ Critique par Margot Prod&rsquo;hom et Laure-Elie Hoegen.<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":11557,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,8,38],"tags":[189,186],"class_list":["post-11555","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-maison-saint-gervais","category-spectacle","tag-laure-elie-hoegen","tag-margot-prodhom"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11555","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11555"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11555\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20854,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11555\/revisions\/20854"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/11557"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11555"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11555"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11555"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}