{"id":11517,"date":"2017-05-11T23:23:04","date_gmt":"2017-05-11T21:23:04","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=11517"},"modified":"2025-02-09T17:58:21","modified_gmt":"2025-02-09T16:58:21","slug":"mdlsx","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2017\/05\/mdlsx\/","title":{"rendered":"MDLSX"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">MDLSX<\/h2>\n\n\n<p>Compagnie Motus \/ Avec Silvia Calderoni \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy \/ du 9 mai au 13 mai 2017 \/ Critique par Artemisia Romano et Marek Chojecki.\u00a0<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Autour du corps<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 mai 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/artemisia-romano\/\">Artemisia Romano<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"681\" height=\"448\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/mdlsx_motus_cdiane_ilariascarpa_9521_i.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11514\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/mdlsx_motus_cdiane_ilariascarpa_9521_i.jpg 681w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/mdlsx_motus_cdiane_ilariascarpa_9521_i-250x164.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/mdlsx_motus_cdiane_ilariascarpa_9521_i-300x197.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/mdlsx_motus_cdiane_ilariascarpa_9521_i-624x411.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 681px) 100vw, 681px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Diane Ilarias<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Dans&nbsp;<\/em>MDLSX<em>, Silvia Calderoni nous ouvre \u00e0 son intimit\u00e9, \u00e0 sa qu\u00eate d\u2019identit\u00e9 sexuelle dans une soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 l\u2019ambivalence des genres est son combat quotidien. Au travers de sa performance, elle d\u00e9nonce avec engagement, humilit\u00e9 mais aussi r\u00e9volte sa condition d\u2019intersexu\u00e9 dans un monde h\u00e9t\u00e9ronorm\u00e9 et parvient \u00e0 une r\u00e9appropriation totale de son corps.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Silvia Calderoni nous livre les r\u00e9cits personnels de son enfance en tant que petite fille, de son adolescence et de sa pubert\u00e9, de ce corps qui grandit mais qui ne se d\u00e9veloppe pas comme le corps de ses co\u00e9quipi\u00e8res de hockey qu\u2019elle observe dans les vestiaires. Puis l\u2019annonce des m\u00e9decins lui r\u00e9v\u00e9lant son intersexuation. \u00ab&nbsp;De quoi s\u2019agit-il, suis-je anormale&nbsp;\u00bb et, surtout, \u00ab&nbsp;en quoi ?&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle nous d\u00e9voile que son corps a servi toutes les curiosit\u00e9s&nbsp;: du cobaye pour les scientifiques au support \u00e0 un imaginaire mythologique. Sa trajectoire personnelle t\u00e9moigne de la violence et du rejet v\u00e9cu par un corps vivant dans un monde o\u00f9 l\u2019imp\u00e9ratif d\u2019une identit\u00e9 stable domine. De la b\u00eate de foire ali\u00e9n\u00e9e, Silvia Calderoni, \u00e0 travers la performance, r\u00e9investit son corps et son identit\u00e9 en un \u00eatre lib\u00e9r\u00e9 et op\u00e8re ainsi un d\u00e9placement de regard, de l\u2019\u00e9tranget\u00e9 \u00e0 la bienveillance.<\/p>\n\n\n\n<p>Suivant la forme d\u2019un dj-set, les \u00e9pisodes de sa vie sont rythm\u00e9s par la musique Poprock (The Knife, Gonzales, Stromae, The Yeah Yeahs, Air, The Smiths, \u2026) dans un cadre sonore \u00e9lectrique, et dans un univers visuel sugg\u00e9rant le cosmos. Une immense b\u00e2che triangulaire argent\u00e9e, des tables sur lesquelles sont pos\u00e9es des platines, une boule \u00e0 facettes. Elle tient \u00e0 la main une micro-cam\u00e9ra dont l\u2019image est projet\u00e9e sur un \u00e9cran tel un miroir-loupe, un zoom sur elle, pour voir de plus pr\u00e8s cette mat\u00e9rialit\u00e9 androgyne. Ce reflet d\u2019elle-m\u00eame l\u2019accompagne dans tous ses gestes et mouvements. Car en plus d\u2019\u00eatre une conteuse, Silvia Calderoni fait mouvoir et sauter son corps au rythme des sons. Paroles et danses s\u2019alternent, cr\u00e9ant un dialogue dynamique et donnant l\u2019impression qu\u2019apr\u00e8s les mots, le corps doit lui aussi s\u2019exprimer, se lib\u00e9rer.<\/p>\n\n\n\n<p>Le corps, donc, au centre de la performance, est visible dans sa plus grande intimit\u00e9 et dans toute sa pluralit\u00e9&nbsp;: tout d\u2019abord v\u00eatu, puis nu, puis rev\u00eatu. Les v\u00eatements dits f\u00e9minins et masculins d\u00e9filent, ils sont port\u00e9s tour \u00e0 tour. Son corps se fige parfois&nbsp;: une pose rappelant le christ crucifi\u00e9, le martyre. Sous nos yeux, ce corps offert nous appara\u00eet femme, homme, puis simultan\u00e9ment homme et femme. L\u2019interf\u00e9rence des genres est palpable. Finalement, c\u2019est la figure de la sir\u00e8ne que ce corps va embrasser, cr\u00e9ature l\u00e9gendaire mi-femme mi-poisson incarnant la fluidit\u00e9 et la souplesse&nbsp;; serait-ce un moyen de s\u2019\u00e9manciper de cette rigide bi-cat\u00e9gorisation des sexes&nbsp;?&nbsp;<em>MDLSX<\/em>&nbsp;questionne la notion m\u00eame d\u2019identit\u00e9, fait table rase des cat\u00e9gories et bouscule la normalit\u00e9 et ses fronti\u00e8res. On en ressort boulevers\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 mai 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/artemisia-romano\/\">Artemisia Romano<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">L\u2019histoire d\u2019un corps<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 mai 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/marek-chojecki\/\">Marek Chojecki<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"681\" height=\"448\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/mdlsx_c_renato_mangolin_alta_177_i.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11569\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/mdlsx_c_renato_mangolin_alta_177_i.jpg 681w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/mdlsx_c_renato_mangolin_alta_177_i-250x164.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/mdlsx_c_renato_mangolin_alta_177_i-300x197.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/mdlsx_c_renato_mangolin_alta_177_i-624x411.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 681px) 100vw, 681px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Diane Ilarias<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>MDLSX<em>, un titre intrigant. Que veut-il dire&nbsp;? Que va-t-on voir&nbsp;ici&nbsp;? Un m\u00e9lange entre th\u00e9\u00e2tre et performance, une combinaison dont on ne sait pas trop quoi attendre. Une incertitude conforme au sujet du spectacle qui traite d\u2019un corps androgyne et pose la question de l\u2019intersexuation. Seule sur sc\u00e8ne, Silvia Calderoni y r\u00e9pond par une mise en sc\u00e8ne originale et une histoire touchante.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La salle a une lumi\u00e8re rose tamis\u00e9e, un grand tapis triangulaire et argent\u00e9 jonche le sol entre les spectateurs et le fond de la salle. L\u00e0-bas, une longue table constitue l\u2019unique d\u00e9cor et divers objets, lampes, micros, une table de mix et un ordinateur sont pos\u00e9s dessus. C\u2019est tr\u00e8s beau, esth\u00e9tique, mais cela ne dissipe pas l\u2019inqui\u00e9tude autour de ce&nbsp;<em>MDLSX<\/em>. Ces premiers sentiments s\u2019\u00e9vaporent instantan\u00e9ment lorsque sur le mur du fond, dans un grand cercle qui fait office d\u2019\u00e9cran, est projet\u00e9e une vid\u00e9o. C\u2019est une \u00e9mission de la t\u00e9l\u00e9 italienne des ann\u00e9es 90 avec un enfant qui chante (avec beaucoup de difficult\u00e9) une chanson en karaok\u00e9. Moment dr\u00f4le, mais un peu g\u00eanant aussi. Ce n\u2019est que lorsque Silvia Calderoni arrive sur sc\u00e8ne que l\u2019on comprend que l\u2019enfant, c\u2019est elle-m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p><em>MDLSX&nbsp;<\/em>n\u2019est donc pas seulement une combinaison entre th\u00e9\u00e2tre et performance. C\u2019est aussi un documentaire, la biographie d\u2019une androgyne intersexe. Silvia Calderoni partage avec nous une histoire dont plusieurs passages sont document\u00e9s par de r\u00e9elles images d\u2019archives de son enfance, une mise \u00e0 nue touchante et qui cr\u00e9e un lien profond entre le public et l\u2019actrice.<\/p>\n\n\n\n<p>La transmission vid\u00e9o&nbsp;<em>live<\/em>&nbsp;est presque constante gr\u00e2ce \u00e0 une petite cam\u00e9ra portable que l\u2019actrice utilise pour projeter son image sur l\u2019\u00e9cran. La forme ronde de celui-ci rappelle un miroir dans lequel appara\u00eet r\u00e9guli\u00e8rement le visage de Silvia Calderoni, cr\u00e9ant ainsi l\u2019impression de s\u2019immiscer dans la vie intime de l\u2019actrice \u00e0 travers une cam\u00e9ra cach\u00e9e. La mise en sc\u00e8ne de Enrico Casagrande et Daniela Nicol\u00f2 place l\u2019actrice presque essentiellement dos au public, seule la cam\u00e9ra nous montre son visage. Cela choque quelque peu au d\u00e9but, puis on s\u2019y habitue pour finalement applaudir \u00e0 cette proposition os\u00e9e, car elle rend unique l\u2019intensit\u00e9 des rares moments o\u00f9 l\u2019actrice s\u2019approche du public en lui faisant face. C\u2019est comme regarder un documentaire, suivre une histoire et, tout \u00e0 coup, voir la personne appara\u00eetre devant nous.<\/p>\n\n\n\n<p>La musique aussi structure la pi\u00e8ce, avec vingt-trois morceaux jou\u00e9s et mix\u00e9s en&nbsp;<em>live<\/em>&nbsp;par l\u2019actrice telle une DJ sur sc\u00e8ne. Ils s\u2019ins\u00e8rent comme des interludes entre des parties de l\u2019histoire, mais soutiennent aussi la narration en se m\u00e9langeant au texte. Le nom des groupes et les titres des morceaux sont projet\u00e9s, et sont sans doute significatifs, comme&nbsp;<em>Human fly&nbsp;<\/em>des The Cramps ou&nbsp;<em>Road to nowhere<\/em>&nbsp;des Talking Heads. Certaines paroles peuvent \u00eatre per\u00e7ues comme un \u00e9cho du spectacle, lorsqu\u2019on \u00e9coute par exemple&nbsp;<em>Formidable&nbsp;<\/em>de Stromae. Mais beaucoup d\u2019autres groupes sont encore jou\u00e9s, comme Buddy Holly, The Smiths ou encore Air qui permettent de maintenir tr\u00e8s efficacement le rythme du spectacle.<\/p>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 de cette histoire \u00e0 caract\u00e8re biographique, le spectacle m\u00e8ne une r\u00e9flexion approfondie sur l\u2019intersexuation, sans pour autant poser des postulats engag\u00e9s ou promouvoir des r\u00e9clamations identitaires. Au fil du spectacle, l\u2019actrice s\u2019interroge au travers des concepts nietzsch\u00e9ens d\u2019apollinien et de dionysiaque, ou encore au travers de la divinit\u00e9 grecque Hermaphrodite. Il y a m\u00eame un enregistrement audio d\u2019interview d\u2019une professeure de l\u2019Universit\u00e9 de Paris sur ce que sont les \u00ab&nbsp;Queer Studies&nbsp;\u00bb et sur ce qu\u2019elles signifient. Des axes de r\u00e9flexion qui n\u2019engloutissent pas pour autant l\u2019histoire principale, mais qui permettent de mani\u00e8re fine de se questionner avec l\u2019actrice.<\/p>\n\n\n\n<p>Seule chose que l\u2019on peut regretter c\u2019est que la pi\u00e8ce soit pr\u00e9sent\u00e9e de mani\u00e8re \u00e0 pouvoir faire h\u00e9siter de potentiels spectateurs. Un titre peu \u00e9vocateur, une pr\u00e9sentation qui souligne une performance contemporaine abstraite, des descriptions qui sous-entendent des postulats engag\u00e9s. En r\u00e9sulte une inqui\u00e9tude devant l\u2019entr\u00e9e du th\u00e9\u00e2tre. Pourtant&nbsp;<em>MDLSX<\/em>&nbsp;est un titre qui m\u00e9lange&nbsp;<em>Musique, Danse, Lumi\u00e8res, Sons&nbsp;<\/em>et&nbsp;<em>seX<\/em>&nbsp;\u00e0 travers une histoire dynamique, dr\u00f4le, intrigante et surtout pleine d\u2019\u00e9motion et tr\u00e8s touchante.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 mai 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/marek-chojecki\/\">Marek Chojecki<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/vidy.ch\/mdlsx\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Compagnie Motus \/ Avec Silvia Calderoni \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy \/ du 9 mai au 13 mai 2017 \/ Critique par Artemisia Romano et Marek Chojecki.\u00a0<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":11518,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,2],"tags":[187,188],"class_list":["post-11517","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-de-vidy","tag-artemisia-romano","tag-marek-chojecki"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11517","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11517"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11517\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20858,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11517\/revisions\/20858"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/11518"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11517"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11517"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11517"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}