{"id":11441,"date":"2017-04-30T14:48:04","date_gmt":"2017-04-30T12:48:04","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=11441"},"modified":"2025-02-09T18:00:34","modified_gmt":"2025-02-09T17:00:34","slug":"le-zoophile","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2017\/04\/le-zoophile\/","title":{"rendered":"Le Zoophile"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Le Zoophile<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">D\u2019Antoine Jaccoud \/ Mise en sc\u00e8ne d\u2019\u00c9milie Charriot \/ du 26 avril au 3 mai 2017 \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy \/ Critiques par Josefa Terribilini et Laure-Elie Hoegen. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 avril 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/josefa-terribilini\/\">Josefa Terribilini<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Ode \u00e0 la fange<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"681\" height=\"448\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/681x448px_mag7_10.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11439\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/681x448px_mag7_10.jpg 681w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/681x448px_mag7_10-250x164.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/681x448px_mag7_10-300x197.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/681x448px_mag7_10-624x411.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 681px) 100vw, 681px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Vidy<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;L\u2019amour des b\u00eates, il est dans l\u2019sang, pour certains d\u2019entre nous&nbsp;\u00bb, r\u00e9p\u00e8te la voix profonde de Jean-Yves Ruf. Cet amour, la nouvelle pi\u00e8ce d\u2019Antoine Jaccoud et d\u2019\u00c9milie Charriot (cr\u00e9\u00e9e \u00e0 l\u2019occasion du petit festival \u00ab&nbsp;\u00catre b\u00eate(s)&nbsp;\u00bb de Vidy) nous le fait partager&nbsp;; comme un monolithe entre trois murs noirs, un personnage nous adresse avec une tendresse sobre les souvenirs d\u2019une vie avec les b\u00eates qu\u2019il ne conna\u00eetra plus. Son monde n\u2019est pas le n\u00f4tre, ou du moins pas encore. Chez lui, les \u00eatre humains sont seuls et les animaux sont tous partis. Enfin, presque.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Un \u00e2ne et un homme. Ils sont deux sur la sc\u00e8ne et ils le resteront, jusqu\u2019\u00e0 ce que l\u2019homme, dans les derni\u00e8res minutes de la repr\u00e9sentation, laisse sortir la b\u00eate. C\u2019\u00e9tait in\u00e9vitable, nous le savions, et pourtant, quel vide lorsque cette pr\u00e9sence ruminante et tranquille quitte notre espace. La silhouette de l\u2019\u00e2ne enfin d\u00e9tach\u00e9, telle une ombre chinoise d\u00e9coup\u00e9e par une p\u00e2le lumi\u00e8re bleue, tourne longuement sur elle-m\u00eame avant de se laisser p\u00e9niblement guider hors de la salle. Le plateau, nu depuis le commencement, nous transperce alors de son n\u00e9ant. La scission entre les hommes et les b\u00eates que nous annon\u00e7ait le personnage est d\u00e9sormais r\u00e9elle. D\u00e9sormais, on devra \u00ab&nbsp;lancer des b\u00e2tons qui ne reviendront pas&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut dire qu\u2019on s\u2019y \u00e9tait habitu\u00e9s \u00e0 cette b\u00eate, une fois les premiers murmures pass\u00e9s&nbsp;:&nbsp;<em>tu l\u2019as vu, l\u2019\u00e2ne attach\u00e9 \u00e0 droite&nbsp;? c\u2019est un vrai, tu crois&nbsp;?<\/em>&nbsp;Puis sa queue avait remu\u00e9, ses sabots avaient claqu\u00e9 et on avait compris. Il \u00e9tait bien vivant et il \u00e9tait l\u2019autre acteur sur la sc\u00e8ne de l\u2019homme, avec l\u2019homme. \u00c0 \u00e9galit\u00e9. Il ne faisait rien de sp\u00e9cial, il \u00e9tait seulement l\u00e0, comme pour donner corps aux mots du com\u00e9dien. Nos yeux glissaient ainsi de l\u2019un \u00e0 l\u2019autre, s\u2019accrochant un instant aux longues oreilles poilues du premier avant de revenir se fixer sur la bouche du second, tandis que se m\u00ealaient \u00e0 nos oreilles le r\u00e9cit du paysan et les m\u00e2chonnements du foin. Dans l\u2019atmosph\u00e8re sombre du plateau tant\u00f4t d\u00e9sol\u00e9, tant\u00f4t chaleureux sous les projecteurs tour \u00e0 tour bleus ou jaunes, tout prenait vie. Les paroles se mat\u00e9rialisaient, les souvenirs s\u2019animaient derri\u00e8re nos yeux. On se revoyait nous-m\u00eames, t\u00e9tanis\u00e9s pour notre chien \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019une visite chez le v\u00e9t\u00e9rinaire ou d\u00e9branchant les fils \u00e9lectriques par peur pour ce lapin qui bouffe tout dans la maison mais que bon, quand m\u00eame, on aime bien. Et puis, il y avait aussi les odeurs, la salet\u00e9. Cette salet\u00e9 qu\u2019on appr\u00e9cie au fond, parce qu\u2019elle nous fait du bien, parce qu\u2019elle nous rappelle que, nous aussi, nous sommes des animaux, et parce qu\u2019elle nous autorise \u00e0 l\u2019\u00eatre encore un peu. Les bottes confortables et pleines de purin, la caisse \u00e0 chat qu\u2019il faut changer, la grange et sa puanteur telle qu\u2019on peut p\u00e9ter sans honte&nbsp;: \u00ab&nbsp;le sale d\u00e9tend tandis que le propre contracte&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais dans le monde dor\u00e9navant aseptis\u00e9 du paysan qui nous parle, on ne peut plus p\u00e9ter. On ne p\u00e8te pas dans une clinique, pas plus que dans un tailleur sur mesure. On ne touche plus de touffes de poils pleines de boues et on ne mange plus de steaks tartares. Dans ce monde-l\u00e0, on mange des hamburgers de champignons.<\/p>\n\n\n\n<p>Pouvons-nous encore \u00e9viter cette situation ? C\u2019est bien \u00e0 cette question que semble vouloir nous amener le texte d\u2019Antoine Jaccoud. Sa dystopie animali\u00e8re ne r\u00e9sonne que trop aujourd\u2019hui. L\u2019attitude du personnage, cependant, n\u2019est pas celle d\u2019un militant. D\u00e9sol\u00e9, il raconte, tout simplement. Son amour pour les b\u00eates qu\u2019il nourrissait, pour celles qu\u2019il mangeait, pour celles qu\u2019il sauvait. Il se rappelle les caresses sur un ventre d\u00e9licat, la truffe mouill\u00e9e lors des promenades, ou encore les surnoms grotesques qu\u2019on aimait tant et qu\u2019on lan\u00e7ait d\u2019un ton grotesque&nbsp;: \u00ab&nbsp;Eh, \u00c9tienne, psst, \u00c9tienne&nbsp;! Grimace, viens Grimace&nbsp;! Il est beau le Baron, oh oui, il est beau le Baron, oh oui il est beau&nbsp;\u00bb. Son ton \u00e0 lui n\u2019est jamais risible. Sa voix grave, ancr\u00e9e dans la terre, reste toujours sinc\u00e8re et, malgr\u00e9 certaines lourdeurs du texte et une fin un peu longue, sa logorrh\u00e9e, souvent dr\u00f4le, toujours touchante, est d\u00e9routante de v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 avril 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/josefa-terribilini\/\">Josefa Terribilini<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 avril 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/laure-elie-hoegen\/\">Laure-Elie Hoegen<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">L&rsquo;homme \u00e0 la peluche<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"681\" height=\"448\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/681x448px_mag7_10.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11439\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/681x448px_mag7_10.jpg 681w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/681x448px_mag7_10-250x164.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/681x448px_mag7_10-300x197.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/681x448px_mag7_10-624x411.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 681px) 100vw, 681px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Vidy<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>L\u2019\u00ab&nbsp;Adieu aux b\u00eates&nbsp;\u00bb, monologue d\u2019Antoine Jaccoud publi\u00e9 en avril 2017, entre dans l\u2019ar\u00e8ne publique du Th\u00e9\u00e2tre de<\/em><em>&nbsp;Vidy du 26 avril au 03 mai. La pi\u00e8ce est mise en sc\u00e8ne par Emilie Charriot dans le cadre du festival \u00ab&nbsp;\u00eatre b\u00eate(s)&nbsp;\u00bb sous le titre \u00ab&nbsp;Le Zoophile&nbsp;\u00bb. La crainte d\u2019un \u00e9ni\u00e8me d\u00e9bat sur le v\u00e9ganisme s\u2019estompe tr\u00e8s vite et laisse place \u00e0&nbsp;<\/em><em>une fiction dont le sujet touche plus profond\u00e9ment la question des relations entre hommes et b\u00eates : q<\/em><em>uid de l\u2019Histoire de l\u2019homme sans celle de la b\u00eate \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Qu\u2019une chose soit dite&nbsp;: les cr\u00e9ations de la lausannoise Emilie Charriot, comme&nbsp;<em>King Kong Theorie<\/em>&nbsp;en octobre 2015 ou&nbsp;<em>Ivanov<\/em>&nbsp;pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 l\u2019Arsenic en novembre 2016, cr\u00e9ent en un coup de baguette sc\u00e9nique une bulle \u00e0 l\u2019effet magn\u00e9tique sur le spectateur. La sc\u00e8ne est d\u00e9nud\u00e9e, voire aride, mais le th\u00e8me abord\u00e9 en ressort d\u2019autant plus br\u00fblant. On se concentre, on pr\u00eate l\u2019\u0153il et l\u2019oreille \u00e0 l\u2019Homme expos\u00e9 \u00e0 une d\u00e9sorientation aux directions multiples \u2013 l\u2019amour heureux, la maladie chronique, le d\u00e9sarroi. Cette fois-ci, le com\u00e9dien nous m\u00e8ne dans un espace o\u00f9 les b\u00eates ont disparu. La b\u00eate cruelle, mena\u00e7ante mais aussi le compagnon fid\u00e8le, notre peluche ador\u00e9e, notre&nbsp;<em>alter ego<\/em>&nbsp;qui, lui aussi, ne l\u2019oublions pas, regarde le monde. Charriot guide notre empathie avec soin et nous empoigne avec cette fiction aux allures dystopiques.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Oh non, un \u00e2ne, le pauvre&nbsp;!&nbsp; Non.&nbsp;\u00bb L\u2019\u00e9quid\u00e9 tra\u00eene la patte \u00e0 l\u2019avant-sc\u00e8ne, broute du foin et montre son pelage doux qui se soul\u00e8ve \u00e0 chaque inspiration. Cet animal, vivant,&nbsp; nous d\u00e9tr\u00f4ne de notre pi\u00e9destal de spectateur. On \u00e9coute, tr\u00e8s concentr\u00e9s, le son de la fl\u00fbte qui fait remuer les longues oreilles de notre ami, on veut descendre vers lui, il veut \u00eatre caress\u00e9. Pourtant, imaginez-vous ne plus jamais pouvoir caresser rien d\u2019autre qu\u2019un \u00eatre humain ou une peluche\u2026 \u00ab&nbsp;Nous avons besoin de sentir votre fourrure entre nos mains. Elle nous rappelle d\u2019o\u00f9 nous venons \u2013 et peut-\u00eatre bien o\u00f9 et comment nous finirons aussi.&nbsp;\u00bb D\u00e9routant, non&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019histoire des b\u00eates qui ne sont plus envahit la pi\u00e8ce et coule le long des murs, sur lesquels, par un jeu d\u2019ombres chinoises, on devine tant\u00f4t l\u2019homme, tant\u00f4t l\u2019animal. Les lumi\u00e8res sont r\u00e9duites \u00e0 tr\u00e8s peu d\u2019effets comme si les couleurs avaient fui de pair avec les b\u00eates. Le tout illustre avec brio le jeu d\u2019apparitions et de disparitions annonc\u00e9 par le texte. Il nous parvient de cet univers parall\u00e8le le r\u00e9cit d\u2019un grand-p\u00e8re ant\u00e9diluvien nous confiant son rapport aux b\u00eates, avant le v\u00e9ganisme, avant l\u2019interdiction de prendre le lait des vaches et d\u2019utiliser les chiens pour d\u00e9tecter les m\u00e9lanomes. Il retrace notre proximit\u00e9 croissante avec l\u2019animal, ne vilipende personne et dessine avec ses mots la fresque bestiale, l\u00e0 o\u00f9 l\u2019homme et la b\u00eate coexistaient sans lois d\u00e9finies.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce r\u00e9cit d\u00e9nu\u00e9 de tout emportement impulsif forge un espace propice \u00e0 la r\u00e9flexion. Doit-on se demander o\u00f9 est la juste position \u00e0 adopter dans la cha\u00eene alimentaire&nbsp;? \u00ab&nbsp;Manger les grands, les adultes, oui, \u00e0 la rigueur, en tout cas \u00e0 l\u2019\u00e9poque, \u00e0 l\u2019\u00e9poque d\u2019avant l\u2019adieu aux b\u00eates, mais d\u00e9vorer les b\u00e9b\u00e9s, ronger les os des petits, \u00e7a non&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le spectacle est fait d\u2019amorces et de perches lanc\u00e9es aux spectateurs, qui restent parfois en suspens, faute d\u2019\u00eatre ressaisies clairement dans le d\u00e9roulement du propos. C\u2019est l\u00e0 le coup de force de la collaboration entre l\u2019auteur sc\u00e9nariste et la metteuse en sc\u00e8ne : l\u2019absence de mise au piloris des diff\u00e9rents discours. Le d\u00e9fi semble \u00eatre plut\u00f4t d\u2019ordre illustratif et \u00e9motionnel. Antoine Jaccoud et Emilie Charriot parviennent \u00e0 faire rejaillir en nous ce lien d\u2019appartenance \u00e0 cet autre \u00eatre vivant, comme lorsque, enfants, notre monde gravitait autour de notre ours en peluche qui \u00e9tait le confident de nos petits bobos.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 avril 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/laure-elie-hoegen\/\">Laure-Elie Hoegen<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.vidy.ch\/le-zoophile\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir page du spectacle<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u2019Antoine Jaccoud \/ Mise en sc\u00e8ne d\u2019\u00c9milie Charriot \/ du 26 avril au 3 mai 2017 \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy \/ Critiques par Josefa Terribilini et Laure-Elie Hoegen.<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":11439,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,2],"tags":[158,189],"class_list":["post-11441","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-de-vidy","tag-josefa-terribilini","tag-laure-elie-hoegen"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11441","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11441"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11441\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20876,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11441\/revisions\/20876"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/11439"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11441"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11441"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11441"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}