{"id":11411,"date":"2017-04-28T14:10:24","date_gmt":"2017-04-28T12:10:24","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=11411"},"modified":"2025-02-09T18:01:26","modified_gmt":"2025-02-09T17:01:26","slug":"mouvements-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2017\/04\/mouvements-2\/","title":{"rendered":"Festival F\u00e9cule 2017"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Festival F\u00e9cule 2017<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Festival F\u00e9cule 2017 \/ du 24 avril au 6 mai 2017 \/ Grange de Dorigny \/ Critiques par Ivan Garcia et marek Chojecki. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 avril 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/ivan-garcia\/\">Ivan Garcia<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p><em>Mouvements\u00a0<\/em>\/ De Virgile Delmas \/ Mise en sc\u00e8ne Virgile Delmas, Marie-Gabriel Mansour et Omid Zadeh \/ Compagnie Bleu Ciel \/ La Grange de Dorigny \/ Festival F\u00e9cule \/ mercredi 26 avril 2017<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><em>Mouvements <\/em>: Voyage au bout du r\u00eave<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"630\" height=\"630\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/Photo_profil_facebook2-copie.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-11408\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/Photo_profil_facebook2-copie.png 630w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/Photo_profil_facebook2-copie-170x170.png 170w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/Photo_profil_facebook2-copie-200x200.png 200w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/Photo_profil_facebook2-copie-624x624.png 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 630px) 100vw, 630px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9F\u00e9cule<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Dans ce foyer de la Grange de Dorigny plus que rempli, un voyage se pr\u00e9pare. C\u2019est dans une ambiance onirique et conviviale que les com\u00e9diens et com\u00e9diennes de&nbsp;<\/em>Mouvements<em>&nbsp;vont nous faire traverser le monde en qu\u00eate d\u2019un secret bien gard\u00e9. Est-ce un r\u00eave&nbsp;? Est-ce une autre facette de la r\u00e9alit\u00e9&nbsp;? Pour le savoir, il faut se laisser entra\u00eener dans le mouvement des danses, des histoires et des musiques.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Au milieu d\u2019une sc\u00e8ne f\u00e9eriquement \u00e9clair\u00e9e par quelques chaudes lumi\u00e8res tr\u00f4ne un grand \u00e9cran blanc. Celui-ci finit par s\u2019allumer et nous montre quelques s\u00e9quences de films encha\u00een\u00e9es entre elles. Tandis que nos yeux s\u2019\u00e9garent sur ce vaste \u00e9cran, un myst\u00e9rieux narrateur susurre des sentences au sens opaque, mais pleines de bienveillance philosophique. L\u2019invisible \u00e9nonciateur nous exhorte ainsi \u00e0 plonger avec lui dans le monde \u00e9trange des r\u00eaves, en qu\u00eate d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 plus profonde.<\/p>\n\n\n\n<p>Soudainement, l\u2019\u00e9cran se l\u00e8ve et laisse place \u00e0 un d\u00e9cor asiatique sur fond orange. Deux personnages, un ma\u00eetre tao\u00efste et sa disciple, discutent. Le premier converse en langue orientale (cela semble \u00eatre du chinois) tandis que la seconde nous traduit ses paroles, qui nous indiquent la voie pour acc\u00e9der \u00e0 l\u2019un de nos plus bas niveaux de conscience, celui du r\u00eave. Une fois le rituel de passage au monde onirique achev\u00e9, l\u2019\u00e9cran masque \u00e0 nouveau la sc\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p>Par la suite, la repr\u00e9sentation alternera tour \u00e0 tour entre la narration de diff\u00e9rentes histoires mettant en sc\u00e8ne les croyances de divers peuples sur les r\u00eaves, et des assemblages cin\u00e9matographiques. Ces s\u00e9quences visuelles cr\u00e9\u00e9es \u00e0 partir d\u2019images d\u2019horizons divers (cin\u00e9ma am\u00e9ricain, images de guerre, plong\u00e9es dans la mer,\u2026) permettent \u00e0 notre esprit de se reposer et de se laisser porter par une atmosph\u00e8re onirique. Chaque histoire \u00e9voque un pays diff\u00e9rent et ses sp\u00e9cificit\u00e9s spirituelles, et notamment certaines de ses croyances sur les ph\u00e9nom\u00e8nes li\u00e9s au monde du r\u00eave. Le spectateur voyagera ainsi de la Chine \u00e0 l\u2019Amazonie, en passant entre autres par le Maroc et la Gr\u00e8ce. En somme, si les histoires exposent les croyances oniriques de certains peuples, les instants vid\u00e9o-ludiques nous permettent de nous confronter \u00e0 ces conceptions en nous les faisant exp\u00e9rimenter directement.<\/p>\n\n\n\n<p>Si certaines histoires parlent plus \u00e0 notre imaginaire collectif que d\u2019autres, comme les joutes verbales entre Apollon et Dionysos ou encore cette histoire d\u2019un voyageur de Marrakech qui nous fait \u00e9trangement penser \u00e0&nbsp;<em>L\u2019Alchimiste&nbsp;<\/em>de Paulo Coelho, il est certain que chacun y trouvera une source d\u2019inspiration qui enrichira son exp\u00e9rience personnelle. Dans cette optique, le spectateur, comme le veulent les anciennes croyances pr\u00e9sent\u00e9es dans la pi\u00e8ce, doit se transformer en voyageur qui, sans jamais trouver de point fixe, est en perp\u00e9tuel mouvement pour aller \u00e0 la rencontre d\u2019horizons inconnus, que ce soit par le biais d\u2019une danse souple comme celle qu\u2019effectue un jeune Indien devant nous, par celui de la musique ou simplement en regardant les vagues de la mer. Une d\u00e9marche somme toute originale et qui nous permet de retrouver des singularit\u00e9s oubli\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Sans faire cas de quelques probl\u00e8mes techniques gu\u00e8re g\u00eanants pour les com\u00e9diens et le public, la repr\u00e9sentation \u00e9chappe peu \u00e0 peu au domaine visuel pour int\u00e9grer la dimension auditive \u00e0 son atmosph\u00e8re. A l\u2019aide d\u2019un grand nombre d\u2019instruments du monde (clarinette, tambourin, luth et autres), des com\u00e9diens, devenus musiciens, viendront interpr\u00e9ter des m\u00e9lodies de type oriental qui accentueront encore l\u2019effet de d\u00e9paysement amorc\u00e9 par cette \u00e9trange errance.<\/p>\n\n\n\n<p>Si le d\u00e9paysement est effectivement un effet voulu par les com\u00e9diens, ceux-ci ne souhaitent pas pour autant que le spectacle bascule dans les clich\u00e9s les plus banals et misent \u00e0 la fois sur une mise en sc\u00e8ne originale et un symbolisme mystique (tao\u00efsme, cartes de tarot) pour susciter la curiosit\u00e9 du spectateur et l\u2019entra\u00eener ainsi dans leur monde.<\/p>\n\n\n\n<p>Loin pourtant de se cacher derri\u00e8re un \u00e9sot\u00e9risme obscur,&nbsp;<em>Mouvements<\/em>&nbsp;est une performance philosophico-po\u00e9tique qui am\u00e8ne les spectateurs \u00e0 remettre en question les distinctions dualistes qui leur font voir une fronti\u00e8re nette r\u00eave et r\u00e9alit\u00e9, afin de les pousser \u00e0 exp\u00e9rimenter plus simplement les \u00e9motions enfouies en eux.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>6 mai 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/ivan-garcia\/\">Ivan Garcia<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/fecule\/mouvements\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>1er mai 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/marek-chojecki\/\">Marek Chojecki<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p><em>L\u2019\u00e9charde\u00a0<\/em>\/ \u00c9crit par Amina Gudzevic \/ Par la compagnie Avant-Garde \/ Mise en sc\u00e8ne \u00a0Amina Gudzevic et Marion Werlyi \/ Festival F\u00e9cule 2017 \/ 1<sup>er<\/sup>\u00a0mai 2017<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><em>L&rsquo;\u00e9charde <\/em>: convaincre par l&rsquo;art<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"720\" height=\"405\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/463a4cebc0.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11482\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/463a4cebc0.jpg 720w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/463a4cebc0-250x141.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/463a4cebc0-300x169.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/05\/463a4cebc0-624x351.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Unil<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Un attentat&nbsp;! Et il a eu lieu ici, pr\u00e8s de chez nous&nbsp;!&nbsp;&nbsp;<\/em>L\u2019\u00e9charde<em>&nbsp;touche des probl\u00e9matiques actuelles li\u00e9es aux m\u00e9dias, \u00e0 la diff\u00e9rence entre l\u2019information et la v\u00e9rit\u00e9, \u00e0 la m\u00e9diatisation des attentats terroristes ou encore \u00e0 l\u2019\u00e9thique journalistique. Des sujets complexes et os\u00e9s sous la plume d\u2019Amina Gudzevic, \u00e9tudiante \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne, pr\u00e9sent\u00e9s &nbsp;par la troupe non-professionnelle Avant-Garde pour le Festival des cultures universitaires, le F\u00e9cule.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>On suit Simon (Hadrien Praz), un journaliste sans grand succ\u00e8s qui en ce jour a \u00e9t\u00e9 choisi pour couvrir le r\u00e9cent attentat terroriste. Pour lui, c\u2019est une grande opportunit\u00e9, une occasion de devenir le reporter qu\u2019il a toujours r\u00eav\u00e9 d\u2019\u00eatre. Son enthousiasme est confront\u00e9 \u00e0 la retenue de sa femme Constance (Fiona Lamon) qui voit dans cet \u00e9v\u00e8nement uniquement l\u2019horreur et la souffrance des victimes et leurs familles. Sous la pression de son chef Marc (Thibault Hugentobler), Simon ne laisse aucune place au doute et doit trouver une personne rescap\u00e9e du drame pour une interview. Apr\u00e8s des recherches infructueuses, il trouve finalement Lola (Orlane Volckaert), une ancienne amie de Constance. Cette actrice orpheline au pass\u00e9 compliqu\u00e9 a r\u00e9ussi \u00e0 \u00e9chapper au drame, mais elle ne souhaite pas confier \u00e0 Simon son exp\u00e9rience traumatisante, ne voyant pas l\u2019utilit\u00e9 de partager la souffrance qu\u2019elle ressent. De plus, les mots ne suffisent plus pour s\u2019exprimer dans ces cas extr\u00eames. Pourtant ils arrivent \u00e0 trouver un langage commun \u00e0 travers les arts et une performance artistique r\u00e9alis\u00e9e sous nos yeux. Une exp\u00e9rience qui transforme Simon&nbsp;: le jeune homme d\u00e9cide d\u2019abandonner son article, un geste qu\u2019il se doit de faire en tant que journaliste.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette histoire, qui suit l\u2019\u00e9volution du regard de Simon sur l\u2019attentat et sur son m\u00e9tier de journaliste, donne lieu \u00e0 une mise en sc\u00e8ne redoutablement efficace qui lui donne une grande r\u00e9sonance. Avec seulement quatre simples panneaux de tissu blanc, divers espaces sont cr\u00e9\u00e9s. On passe r\u00e9guli\u00e8rement de la maison de Simon et Constance au &nbsp;bureau de Marc ou encore au Conservatoire de Lola, pourtant chaque lieu est instantan\u00e9ment identifiable&nbsp;: une esth\u00e9tique minimaliste qui donne un charme et une efficacit\u00e9 particuli\u00e8re \u00e0 ce d\u00e9cor. Les transitions sont rapides et enti\u00e8rement maitris\u00e9es ; dans une lumi\u00e8re tamis\u00e9e, les acteurs changent l\u2019emplacement des panneaux accompagn\u00e9s de la musique des Black Sabbath, des Stoned Jesus ou des Egocentrics. On peut seulement regretter que certaines sc\u00e8nes soient si courtes&nbsp;: elles s\u2019encha\u00eenent parfois tr\u00e8s rapidement. Il faut aussi souligner le jeu des lumi\u00e8res et les ombres des acteurs subtilement projet\u00e9es sur les panneaux.<\/p>\n\n\n\n<p>La performance-t\u00e9moignage, cette tentative d\u2019exprimer le drame v\u00e9cu, est au c\u0153ur de&nbsp;<em>L\u2019\u00e9charde<\/em>. Avec les quatre panneaux plac\u00e9s au centre, un jeu d\u2019ombres chinoises est cr\u00e9\u00e9 par Orlane Volckaert qui prend diff\u00e9rentes poses de corps terrifi\u00e9s, recroquevill\u00e9s et souffrants, tandis que Hadrien Praz, avec des bombes de peinture, esquisse les silhouettes, puis finalement les traces avec la peinture rouge. En dernier lieu sont dessin\u00e9s deux yeux qui observent toutes ces silhouettes. Des images tr\u00e8s fortes qui, en effet, se suffisent \u00e0 elles-m\u00eames, soutenues par une musique omnipr\u00e9sente qui s\u2019intensifie. On ne peut que regretter ici encore que tout se passe si vite et avec empressement&nbsp;: on a \u00e0 peine le temps de contempler, alors que c\u2019est si beau \u00e0 voir\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>La surprise est cependant \u00e0 venir, puisqu\u2019apr\u00e8s cette performance, toutes les sc\u00e8nes changent drastiquement d\u2019intensit\u00e9. Et pour cause&nbsp;: les m\u00eames panneaux portant maintenant ces silhouettes trac\u00e9es et ces yeux sont r\u00e9utilis\u00e9s comme auparavant pour cr\u00e9er les espaces sc\u00e9niques. Ils semblent d\u00e8s lors prendre vie et regarder les acteurs en cr\u00e9ant un environnement tr\u00e8s oppressant. Une transformation du d\u00e9cor qui va de pair avec la transformation de Simon.<\/p>\n\n\n\n<p>Parmi toutes ces bonnes surprises, on peut toutefois reprocher \u00e0 l\u2019\u00e9criture d\u2019Amina Gudzevic une dimension trop acad\u00e9mique, qui souhaite mettre en avant de mani\u00e8re d\u00e9monstrative des arguments et des exemples. La confrontation entre Simon et son chef Marc est significative&nbsp;: Simon, dans son argumentation, fait r\u00e9f\u00e9rence au tableau \u00ab&nbsp;Guernica&nbsp;\u00bb de Picasso, en montrant les panneaux. Ces derniers, jusque-l\u00e0 per\u00e7us comme une cr\u00e9ation unique et sp\u00e9cifique, ces silhouettes cr\u00e9\u00e9es par Lola et Simon qui se suffisent \u00e0 elles-m\u00eames<em>,<\/em>&nbsp;sont tout \u00e0 coup cens\u00e9es repr\u00e9senter quelque chose d\u2019autre, de beaucoup plus grand et distant. On voit l\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019un lien avec Guernica, mais en faire avec insistance l\u2019aboutissement explicite de la performance ne laisse plus de place \u00e0 l\u2019interpr\u00e9tation, au doute et aux questionnements qui laisseraient le spectateur avec ses propres r\u00e9flexions. En proc\u00e9dant ainsi, le spectacle ne se donne pas la possibilit\u00e9 de d\u00e9velopper une vision v\u00e9ritablement originale sur le sujet. D\u2019ailleurs, cherche-t-on vraiment a \u00eatre&nbsp;<em>convaincus<\/em>, lorsqu\u2019on va au th\u00e9\u00e2tre ?<\/p>\n\n\n\n<p>Saluons malgr\u00e9 tout dans le travail d\u2019Amina Gudzevic et Marion Werlyi l\u2019audace de s\u2019attaquer aux sujets actuels frontalement et sans d\u00e9tour. Certainement \u00e0 suivre pour leurs prochaines cr\u00e9ations&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>6 mai 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/marek-chojecki\/\">Marek Chojecki<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/fecule\/lecharde\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/fecule\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du festival<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Festival F\u00e9cule 2017 \/ du 24 avril au 6 mai 2017 \/ Grange de Dorigny \/ Critiques par Ivan Garcia et marek Chojecki.<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":11414,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,5,38],"tags":[176,188],"class_list":["post-11411","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-la-grange","category-spectacle","tag-ivan-garcia","tag-marek-chojecki"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11411","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11411"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11411\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20883,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11411\/revisions\/20883"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/11414"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11411"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11411"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11411"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}