{"id":11395,"date":"2017-04-26T16:54:55","date_gmt":"2017-04-26T14:54:55","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=11395"},"modified":"2025-02-09T18:01:40","modified_gmt":"2025-02-09T17:01:40","slug":"mourir-dormir-rever-peut-etre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2017\/04\/mourir-dormir-rever-peut-etre\/","title":{"rendered":"Mourir, dormir, r\u00eaver peut-\u00eatre"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Mourir, dormir, r\u00eaver peut-\u00eatre<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">De Denis Maillefer et le Th\u00e9\u00e2tre en flammes (CH) \/ Arsenic \/ du 25 avril au 2 mai 2017 \/ Critiques par Margot Prod&rsquo;hom et J\u00e9r\u00e9my Berthoud. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>25 avril 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/margot-prodhom-2\/\">Margot Prod&rsquo;hom<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Revenir \u00e0 la vie<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"498\" height=\"373\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/photosite95-498x373.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11392\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/photosite95-498x373.jpg 498w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/photosite95-498x373-227x170.jpg 227w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/photosite95-498x373-267x200.jpg 267w\" sizes=\"auto, (max-width: 498px) 100vw, 498px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Catherine Monney<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Mardi 25 avril, l\u2019Arsenic pr\u00e9sentait la nouvelle cr\u00e9ation de Denis Maillefer, en coproduction avec le Th\u00e9\u00e2tre en flammes. Selon sa pratique artistique habituelle, le metteur en sc\u00e8ne donne la parole \u00e0 l\u2019humain, \u00e0 ce qui fait de chacun de nous des \u00eatres profond\u00e9ment humains, fragiles et sensibles&nbsp;: la m\u00e9moire, l\u2019affectivit\u00e9, les rencontres, le quotidien. En amenant la mort \u2013 ce tabou que l\u2019on tient \u00e0 distance \u2013 sur la sc\u00e8ne, ce sont en fait les coulisses de nos propres vies qui nous apparaissent. Faire face \u00e0 la mort, c\u2019est faire honneur \u00e0 la vie.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le plateau est transform\u00e9 en centre fun\u00e9raire&nbsp;: civi\u00e8res \u00e0 roulettes sur lesquelles reposent deux corps recouverts d\u2019un drap blanc, cercueils en bois \u00e0 l\u2019arri\u00e8re-sc\u00e8ne, gants en plastique bleu et couches-culottes taille adulte entrepos\u00e9es dans de petites \u00e9tag\u00e8res en m\u00e9tal, n\u00e9ons \u00e0 lumi\u00e8re blanch\u00e2tre au plafond, ambiance froide et mortif\u00e8re. C\u00f4t\u00e9 jardin, une fen\u00eatre ouverte sur le monde ext\u00e9rieur, une perc\u00e9e sur la ville en mouvement, sur le pont Bessi\u00e8res et son activit\u00e9 constante.<\/p>\n\n\n\n<p>Le public assiste au rituel quotidien de ces femmes et hommes employ\u00e9s des pompes fun\u00e8bres qui parent soigneusement les corps nus des habits et des accessoires que la famille a choisis pour eux avant de les installer dans les cercueils. Tour \u00e0 tour, chacun prend la parole pour r\u00e9pondre \u00e0 des questions qui ne sont pas restitu\u00e9es \u00e0 haute voix, mais que l\u2019on devine puisqu\u2019on aurait tous envie de les poser. Ils nous racontent leur quotidien, le rapport qu\u2019ils ont avec les morts et avec les familles, les moments qui les touchent lors des c\u00e9r\u00e9monies, leurs joies et leurs peines, leurs souvenirs les plus marquants et la r\u00e9action des gens lorsqu\u2019ils disent ce qu\u2019ils font dans la vie. Pendant que la vie bat son plein dehors, derri\u00e8re la fen\u00eatre, la leur est rythm\u00e9e par la mort.<\/p>\n\n\n\n<p>Denis Maillefer nous plonge dans un milieu largement m\u00e9connu, quoique n\u00e9cessaire \u00e0 notre soci\u00e9t\u00e9. \u00c0 travers leur t\u00e9moignage, on d\u00e9couvre le quotidien de ces gens, les croque-morts, acteurs de l\u2019ombre, silencieux et ignor\u00e9s, \u0153uvrant dans les coulisses de la vie. Eux qui n\u2019ont pas le droit \u00e0 la parole aupr\u00e8s de ceux qui souffrent et \u00e0 qui on ne se confie pas, eux qui sont l\u00e0 quand on a besoin qu\u2019ils remplissent leur fonction, mais qu\u2019on oublie d\u00e8s que le corps mort est incin\u00e9r\u00e9 ou enterr\u00e9. Leurs vies apparaissent quand vient la mort&nbsp;; on les associe \u00e0 la mort. On ne voudra pas les revoir. On les oublie volontairement, comme on oublie la mort in\u00e9luctable qui nous attend. Ils viennent et repartent en silence.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est pourtant bien de la vie dont il s\u2019agit, celle de ceux qui font face \u00e0 la mort tous les jours. Cette mort repouss\u00e9e, cach\u00e9e, invisible, eux l\u2019affrontent sans cesse. Peut-\u00eatre faut-il voir la fin pour se souvenir de la valeur de la dur\u00e9e&nbsp;? Face \u00e0 la cam\u00e9ra&nbsp;<em>\u2013&nbsp;<\/em>devant laquelle les com\u00e9diens se placent, \u00e0 tour de r\u00f4le, \u00e0 l\u2019arri\u00e8re-sc\u00e8ne, ce qui donne aux spectateurs l\u2019impression de visionner un documentaire projet\u00e9 sur la fen\u00eatre devenue \u00e9cran&nbsp;<em>\u2013&nbsp;<\/em>ils parlent de la vie. On r\u00e9alise alors combien le contact de la mort conduit \u00e0 savourer cette vie qui peut s\u2019achever \u00e0 tout moment. Submerg\u00e9s d\u2019\u00e9motions, entre l\u2019extase et la plus grande m\u00e9lancolie, ils mettent des mots sur ce qu\u2019ils ch\u00e9rissent, sur ce qui leur est vital&nbsp;: les fleurs, les arbres, la po\u00e9sie, la nourriture, l\u2019amour, le contact humain. Leur attachement bouleversant pour ces plaisirs de la vie t\u00e9moigne de ce que cette derni\u00e8re a d\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re, de fragile et pourtant de puissant, d\u2019irrempla\u00e7able lorsqu\u2019on garde \u00e0 l\u2019esprit ce que la mort nous prend. Voir la mort, ne pas l\u2019oublier, c\u2019est revenir \u00e0 l\u2019essentiel, \u00e0 la joie des choses simples&nbsp;; c\u2019est se souvenir que la vie passe \u00e0 travers les sens, ces petits bonheurs que permet le corps vivant&nbsp;et qu\u2019on a tendance \u00e0 occulter&nbsp;: voir, entendre, go\u00fbter, ressentir, toucher et \u00eatre touch\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>25 avril 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/margot-prodhom-2\/\">Margot Prod&rsquo;hom<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>25 avril 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jeremy-berthoud\/\">J\u00e9r\u00e9my Berthoud<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Comme nous<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"498\" height=\"373\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/photosite810-498x373.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11403\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/photosite810-498x373.jpg 498w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/photosite810-498x373-227x170.jpg 227w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/photosite810-498x373-267x200.jpg 267w\" sizes=\"auto, (max-width: 498px) 100vw, 498px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Catherine Monney<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Autour de deux corps, quatre croque-morts s\u2019installent et t\u00e9moignent de leur exp\u00e9rience avec la mort mais aussi \u2013 et surtout \u2013 avec la vie, abordant avec simplicit\u00e9, \u00e9motion et sinc\u00e9rit\u00e9 ce point de passage que nous finirons tous par franchir.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Deux tables de part et d\u2019autre du plateau. Un corps, dissimul\u00e9 par un drap blanc, sur chacune d\u2019elle. Quatre individus entrent, les habillent et les pr\u00e9parent pour l\u2019enterrement. Petit-\u00e0-petit, chacun se laisse aller \u00e0 la confidence. L\u2019une peine \u00e0 assumer son m\u00e9tier de croque-mort. Une autre aime tisser une relation de confiance entre le d\u00e9funt et elle. Un autre s\u2019est construit mentalement un plan de Lausanne o\u00f9 les rues, les b\u00e2timents, sont associ\u00e9s \u00e0 une lev\u00e9e de corps ou \u00e0 une nuit d\u2019amour. Apr\u00e8s ces quelques t\u00e9moignages, un par un, ils passent devant une cam\u00e9ra plac\u00e9e sur sc\u00e8ne, leur image \u00e9tant projet\u00e9e sur \u00e9cran, et nous racontent ce qui va leur manquer une fois qu\u2019ils seront morts. Nous ne sommes plus au th\u00e9\u00e2tre&nbsp;: sur l\u2019\u00e9cran est projet\u00e9e en direct l\u2019image d\u2019une cam\u00e9ra de surveillance de la cath\u00e9drale de Lausanne&nbsp;; on y voit le soleil se coucher progressivement, le temps s\u2019\u00e9couler normalement, ce qui att\u00e9nue cette impression d\u2019\u00eatre hors du temps que l\u2019on ressent parfois lorsqu\u2019on va voir un spectacle. En somme, nous assistons en direct \u00e0 un documentaire qui donne un visage, une voix, une humanit\u00e9 \u00e0 ceux qui travaillent au quotidien avec les morts et qui, le soir, rentrent retrouver leur famille. Comme nous.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019anecdote s\u2019immisce dans la conversation&nbsp;: l\u2019un d\u2019eux nous explique comment il retire, \u00e0 l\u2019aide d\u2019un fil dentaire, les bagues des doigts des d\u00e9funts. L\u2019un rattache ses lacets. Alors qu\u2019ils pr\u00e9parent les corps, ils discutent discr\u00e8tement entre eux de la soir\u00e9e de la veille. En confrontant ainsi les r\u00e9alit\u00e9s pratiques et quotidiennes avec la mort, l\u2019ensemble cr\u00e9e un d\u00e9calage singulier et d\u00e9sacralise cette derni\u00e8re en douceur.<\/p>\n\n\n\n<p>Le spectacle est d\u2019ailleurs tout au long men\u00e9 par la douceur. Le m\u00eame th\u00e8me musical, m\u00e9lancolique, enivrant, jou\u00e9 au piano directement sur sc\u00e8ne par un homme silencieux, accompagne les mots, les sourires et les larmes de nos croque-morts. Tr\u00e8s humains de par leur sensibilit\u00e9, leur fragilit\u00e9, ils se sont mis \u00e0 nu pour nous. Pendant leurs discours, un enfant a dispos\u00e9 des bougies autour du plateau, en m\u00e9moire des morts, peut-\u00eatre.<\/p>\n\n\n\n<p>Et lorsque les applaudissements r\u00e9sonnent, les deux corps qui jusqu\u2019ici s\u2019\u00e9taient tenus tranquilles se l\u00e8vent et viennent saluer\u2026 Apr\u00e8s tout, nous \u00e9tions au th\u00e9\u00e2tre, ce soir. Et ces quatre croque-morts sont com\u00e9diens.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>25 avril 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jeremy-berthoud\/\">J\u00e9r\u00e9my Berthoud<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.arsenic.ch\/programme\/mourir-dormir-rever-peut-etre\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De Denis Maillefer et le Th\u00e9\u00e2tre en flammes (CH) \/ Arsenic \/ du 25 avril au 2 mai 2017 \/ Critiques par Margot Prod&rsquo;hom et J\u00e9r\u00e9my Berthoud.<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":11396,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,3,38],"tags":[175,186],"class_list":["post-11395","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-theatre-de-larsenic","category-spectacle","tag-jeremy-berthoud","tag-margot-prodhom"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11395","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11395"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11395\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20885,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11395\/revisions\/20885"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/11396"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11395"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11395"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11395"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}