{"id":11338,"date":"2017-04-08T20:20:55","date_gmt":"2017-04-08T18:20:55","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=11338"},"modified":"2025-02-09T18:02:18","modified_gmt":"2025-02-09T17:02:18","slug":"ou-en-est-la-nuit","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2017\/04\/ou-en-est-la-nuit\/","title":{"rendered":"O\u00f9 en est la nuit ?"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">O\u00f9 en est la nuit ?<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Mise en sc\u00e8ne de Guillaume B\u00e9guin \/ Par la Compagnie de nuit comme de jour \/ La Com\u00e9die \/ du 4 avril au 9 avril 2017 \/ Critique par Marek Chojecki. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>4 avril 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/marek-chojecki\/\">Marek Chojecki<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La nuit tombe sur l\u2019\u00c9cosse<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"667\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/149181-_steeve-iuncker-4.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11336\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/149181-_steeve-iuncker-4.jpg 1000w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/149181-_steeve-iuncker-4-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/149181-_steeve-iuncker-4-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/149181-_steeve-iuncker-4-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/149181-_steeve-iuncker-4-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Steeve Iuncker<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Le noir est clair&nbsp;\u00bb disent les sorci\u00e8res de&nbsp;<\/em>Macbeth<em>. &nbsp;<\/em>O\u00f9 en est la nuit<em>&nbsp;<\/em>?<em>&nbsp; de Guillaume B\u00e9guin propose une adaptation libre de&nbsp;<\/em>Macbeth<em>&nbsp;de Shakespeare dans laquelle le metteur en sc\u00e8ne nous invite \u00e0 regarder le noir pour r\u00e9ussir \u00e0 y voir un peu plus clair. Mais il arrive aussi que le noir reste noir.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019origine de ce spectacle, il y a l\u2019histoire shakespearienne d\u2019un g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019arm\u00e9e \u00e9cossaise, Macbeth, qui rencontre lors de son retour de guerre trois sorci\u00e8res. Elles lui pr\u00e9disent la gloire et la couronne. Cette proph\u00e9tie empoisonne l\u2019esprit de Macbeth ainsi que celui de sa femme, Lady Macbeth, et les pousse au r\u00e9gicide pour atteindre le tr\u00f4ne. Leurs actes criminels ne sont cependant pas sans cons\u00e9quence ; peu \u00e0 peu la culpabilit\u00e9 et la suspicion les font sombrer dans la folie&nbsp;; apr\u00e8s un court r\u00e8gne, Lady Macbeth met fin \u00e0 ses jours, alors que Macbeth succombe \u00e0 la d\u00e9mence face aux nobles venus chercher justice.<\/p>\n\n\n\n<p>La lecture de cette trag\u00e9die de Shakespeare est ici propos\u00e9e dans un d\u00e9cor qui se compose principalement d\u2019escaliers g\u00e9ants, qui s\u2019\u00e9tendent sur toute la largeur de l\u2019arri\u00e8re-sc\u00e8ne, durant toute la pi\u00e8ce. Un m\u00e9canisme permet de cr\u00e9er une ouverture au milieu de ces escaliers, offrant ainsi une entr\u00e9e sur la sc\u00e8ne. Les grands escaliers font aussi office d\u2019\u00e9cran pour la projection vid\u00e9o \u2013 un proc\u00e9d\u00e9 utilis\u00e9 abondamment tout au long du spectacle \u2013 &nbsp;et que le spectateur peut regarder en m\u00eame temps que le jeu des com\u00e9diens \u00e0 l\u2019avant-sc\u00e8ne. La vid\u00e9o est un \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9, les acteurs se filmant eux-m\u00eames avec des cam\u00e9ras portables sur la sc\u00e8ne, et m\u00eame dans les coulisses, augmentant par l\u00e0 l\u2019espace de l\u2019action. Le quatri\u00e8me mur est rapidement bris\u00e9. Des techniciens entrent parfois sur sc\u00e8ne avec leur casque et leur micro pour changer l\u2019emplacement des d\u00e9cors et des accessoires. Autre invit\u00e9 : un musicien qui durant la moiti\u00e9 du spectacle compose en&nbsp;<em>live<\/em>&nbsp;musiques et bruitages avec sa guitare \u00e9lectrique. Il participe \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019une atmosph\u00e8re oppressante, car la musique, quasiment omnipr\u00e9sente, est souvent faite de sons d\u00e9sagr\u00e9ables.<\/p>\n\n\n\n<p>Guillaume B\u00e9guin r\u00e9interpr\u00e8te les personnages pr\u00e9sent\u00e9s par Shakespeare en brouillant d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment les identit\u00e9s sexuelles. Il respecte \u00e0 la lettre la description des sorci\u00e8res comme des \u00ab&nbsp;femmes barbues&nbsp;\u00bb. Cette esth\u00e9tique transgenre teinte l\u2019ensemble des personnages. Certains nobles sont ostensiblement interpr\u00e9t\u00e9s par des actrices dot\u00e9es de fausses barbes, quand certains personnages f\u00e9minins, comme Lady Macduff, sont interpr\u00e9t\u00e9s par des acteurs. Le costume de Macbeth cr\u00e9e un effet de contraste, ses longs cheveux \u00e9bouriff\u00e9s et sa grande barbe lui donnent un aspect pr\u00e9historique, alors que ses habits, un gilet militaire au d\u00e9but, puis un costume noir lorsqu\u2019il devient roi, sont contemporains. Des \u00e9l\u00e9ments contradictoires du m\u00eame ordre habillent les autres acteurs, sans doute pour qu\u2019il soit impossible de les fixer dans le temps ou dans l\u2019espace, mais le caract\u00e8re composite des costumes donne l\u2019impression d\u2019un choix al\u00e9atoire.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019interpr\u00e9tation libre de&nbsp;<em>Macbeth<\/em>&nbsp;que propose Guillaume B\u00e9guin pr\u00e9sente plus g\u00e9n\u00e9ralement un univers sc\u00e9nographique dont on peine \u00e0 d\u00e9celer la coh\u00e9rence interne. Toute la premi\u00e8re partie de la pi\u00e8ce se d\u00e9roule dans diff\u00e9rents lieux, entre le champ de bataille, le ch\u00e2teau du roi et enfin celui de Macbeth. Ces lieux sont ici repr\u00e9sent\u00e9s par les m\u00eames \u00e9l\u00e9ments de d\u00e9cor&nbsp;: &nbsp;un dortoir avec quelques lits simples dispos\u00e9s sur la sc\u00e8ne. Les acteurs se couchent dans des lits ou s\u2019asseyent sur des chaises et semblent ainsi dispara\u00eetre aux yeux des autres qui continuent \u00e0 jouer debout. Un choix qui retire toute id\u00e9e d\u2019intimit\u00e9 des personnages et la possibilit\u00e9 de monologues adress\u00e9s seulement \u00e0 eux-m\u00eames. Certaines tirades tragiques de Macbeth, comme celle o\u00f9 se pr\u00e9cise son intention de tuer Duncan avec la fameuse vision d\u2019une dague invisible, perdent de leur intensit\u00e9, ainsi prononc\u00e9es au milieu d\u2019un dortoir encombr\u00e9 d\u2019acteurs. Lorsqu\u2019on commence enfin \u00e0 discerner l\u2019univers de ce spectacle, le couronnement de Macbeth marque une rupture. A partir de ce moment-l\u00e0, les lits sont enlev\u00e9s, le musicien dispara\u00eet et le hors-sc\u00e8ne retrouve sa place derri\u00e8re les coulisses.<\/p>\n\n\n\n<p>La direction des acteurs est \u00e9galement difficile \u00e0 comprendre au premier abord. Leur jeu est particuli\u00e8rement neutre, surtout l\u00e0 o\u00f9 l\u2019on s\u2019attendrait \u00e0 voir jaillir des \u00e9motions. Tout semble prononc\u00e9 sans exc\u00e8s et l\u2019on est particuli\u00e8rement choqu\u00e9 lorsque Macbeth, apr\u00e8s avoir tu\u00e9 le Roi Duncan, annonce \u00ab&nbsp;c\u2019est fait&nbsp;\u00bb sans aucune \u00e9motion apparente. Ce n\u2019est pourtant pas le jeu d\u2019un Macbeth froid et insensible, on y voit plut\u00f4t de la stupidit\u00e9, de la na\u00efvet\u00e9 ou de l\u2019inconscience. On ressent de la frustration et de l\u2019impatience face \u00e0 ce volontaire manque d\u2019expressivit\u00e9. On doit se contenter de brefs haussements de voix de Lady Macbeth : dans cette atmosph\u00e8re impassible, ils sont appr\u00e9ci\u00e9s avec soulagement.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce choix est li\u00e9 \u00e0 la d\u00e9marche de Guillaume B\u00e9guin qui veut faire du personnage de Macbeth une figure de transition. Il se r\u00e9f\u00e8re au livre d\u2019Elias Canetti,&nbsp;<em>Masse et Puissance,<\/em>&nbsp;dans lequel il est question de tribus africaines qui choisissent au hasard un homme de tr\u00e8s basse condition pour le nommer \u00ab&nbsp;roi pour rire&nbsp;\u00bb durant une semaine de transition entre deux rois. Cette vision burlesque de Macbeth est pouss\u00e9e \u00e0 l\u2019extr\u00eame lorsque durant la sc\u00e8ne du banquet royal en son honneur, lui et Lady Macbeth arrivent, excessivement maquill\u00e9s, et v\u00eatus d\u2019habits kitchs de toutes les couleurs. Ce moment du spectacle est le fruit d\u2019un vrai re-travail dramaturgique&nbsp;: au lieu de repr\u00e9senter la sc\u00e8ne de f\u00eate attendue, Guillaume B\u00e9guin et Mich\u00e8le Pralong ont ins\u00e9r\u00e9 un extrait du&nbsp;<em>Songe d\u2019une nuit d\u2019\u00e9t\u00e9<\/em>, que Macbeth propose alors \u00e0 ses invit\u00e9s. Il impose \u00e0 ses convives de jouer les r\u00f4les de D\u00e9m\u00e9trius, Hermia, Lysandre et H\u00e9l\u00e9na. Tout y semble malsain, entre le mauvais jeu de ces convives, l\u2019exc\u00e8s de z\u00e8le qui se traduit par une r\u00e9elle tentative de viol d\u2019Hermia par Demetrius, le tout r\u00e9guli\u00e8rement interrompu par les crises d\u2019angoisse et les visions de Macbeth. Cette vision du th\u00e9\u00e2tre sans r\u00e9flexion, nu et malsain propos\u00e9 par Macbeth met mal \u00e0 l\u2019aise. Ce \u00ab&nbsp;roi pour rire&nbsp;\u00bb arrive m\u00eame \u00e0 faire rire la salle au moment de sa mort, symbolis\u00e9e simplement par le fait que Macduff le pousse hors de la sc\u00e8ne en direction des spectateurs&nbsp;: son temps de jeu est ainsi termin\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Autre modification par rapport au texte original : le spectacle de Guillaume B\u00e9guin propose d\u2019embl\u00e9e une r\u00e9flexion sur l\u2019amour. Le spectacle commence avec un texte interpr\u00e9t\u00e9 par un personnage nu, seul sur sc\u00e8ne, qui rappelle la th\u00e9ogonie grecque, le r\u00e9cit de la gen\u00e8se des dieux de Ouranos \u00e0 Kronos, en accentuant particuli\u00e8rement la pr\u00e9sentation des dieux de l\u2019amour, \u00c9ros et Aphrodite.&nbsp; Ce prologue centre donc le spectacle sur le couple de Macbeth et Lady Macbeth. Cependant, le jeu tr\u00e8s neutre des acteurs ne montre aucune interaction entre eux, et on a de la peine \u00e0 voir le d\u00e9veloppement d\u2019une relation, ou m\u00eame un lien amoureux entre les deux personnages principaux. La mort de Lady Macbeth se passe sur sc\u00e8ne, sous les yeux de Macbeth, qui ne semble pas s\u2019en pr\u00e9occuper plus que cela. Cette sobri\u00e9t\u00e9 semble induite par le texte original dans lequel Macbeth d\u00e9clare presque indiff\u00e9remment : \u00ab&nbsp;Elle aurait d\u00fb mourir dans un autre temps&nbsp;\u00bb. D\u00e9velopper la question de l\u2019amour dans une mise en sc\u00e8ne qui r\u00e9duit au maximum l\u2019expressivit\u00e9 des acteurs avait sans doute pour but de provoquer un effet de contraste&nbsp;; cela peut tout de m\u00eame brouiller la r\u00e9ception.<\/p>\n\n\n\n<p>Durant 2h45 cette interpr\u00e9tation libre de&nbsp;<em>Macbeth<\/em>&nbsp;peine \u00e0 faire \u00e9marger un fil conducteur. Des questions restent en suspens et semblent irr\u00e9solues. L\u2019incompr\u00e9hension du spectateur face aux cruels actes de Macbeth dans la pi\u00e8ce de Shakespeare se lie \u00e0 l\u2019incompr\u00e9hension de ce que l\u2019on voit ici sur la sc\u00e8ne. Au titre interrogatif de la pi\u00e8ce&nbsp;<em>O\u00f9 en est la nuit&nbsp;?<\/em>&nbsp;on est tent\u00e9 de r\u00e9pondre : \u00ab&nbsp;je ne sais pas&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>4 avril 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/marek-chojecki\/\">Marek Chojecki<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.comedie.ch\/programme\/ou-en-est-la-nuit\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mise en sc\u00e8ne de Guillaume B\u00e9guin \/ Par la Compagnie de nuit comme de jour \/ La Com\u00e9die \/ du 4 avril au 9 avril 2017 \/ Critique par Marek Chojecki.<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":11339,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,10,38],"tags":[188],"class_list":["post-11338","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-theatre-comedie","category-spectacle","tag-marek-chojecki"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11338","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11338"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11338\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20891,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11338\/revisions\/20891"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/11339"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11338"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11338"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11338"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}