{"id":11311,"date":"2017-04-01T19:45:35","date_gmt":"2017-04-01T17:45:35","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=11311"},"modified":"2025-02-09T18:02:59","modified_gmt":"2025-02-09T17:02:59","slug":"hamster-lacrymal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2017\/04\/hamster-lacrymal\/","title":{"rendered":"Hamster Lacrymal"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Hamster Lacrymal<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">De Pierre Isa\u00efe Duc et la Cie Corsaire Sanglot \/ TLH, Sierre \/ Du 30 mars au 9 avril 2017 \/ Critique par Kendra Simons et Artemisia Romano. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>30 mars 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/kendra-simons\/\">Kendra Simons<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Ce hamster qui ne veut pas se taire<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"534\" height=\"800\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/fa0f4acc-e448-4aff-8cd9-9b426d539a14.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11307\" style=\"width:auto;height:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/fa0f4acc-e448-4aff-8cd9-9b426d539a14.jpg 534w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/fa0f4acc-e448-4aff-8cd9-9b426d539a14-113x170.jpg 113w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/fa0f4acc-e448-4aff-8cd9-9b426d539a14-134x200.jpg 134w\" sizes=\"auto, (max-width: 534px) 100vw, 534px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"> \u00a9 TLH Sierre<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Dans un spectacle absurde et touchant, la Cie Corsaire Sanglot met la pens\u00e9e sur sc\u00e8ne. L\u2019ingr\u00e9dient magique en est la po\u00e9sie sonore, marque de fabrique de cette compagnie, qui sera r\u00e9sidente au TLH pour les trois ans \u00e0 venir.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Quelle admirable chose que les Mille et une Nuits&nbsp;! \u00d4 Spark&nbsp;! mon cher Spark, si tu pouvais me transporter en Chine&nbsp;! Si je pouvais seulement sortir de ma peau pendant une heure ou deux&nbsp;! Si je pouvais \u00eatre ce monsieur qui passe&nbsp;!&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Musset,&nbsp;<em>Fantasio<\/em>, Acte I<\/p>\n\n\n\n<p>Hamster. Petite b\u00eate qui tourne dans sa roue et r\u00e9p\u00e8te encore et encore les m\u00eames mouvements, les m\u00eames rythmes. Ainsi en va-t-il de la pens\u00e9e. Zigzaguant dans le d\u00e9cor h\u00e9t\u00e9roclite, le com\u00e9dien Pierre Isa\u00efe Duc chemine en allers-retours. De la douche \u00e0 la piscine, de la piscine \u00e0 la cuisine, de la cuisine \u00e0 la chambre \u00e0 coucher, il plie ses chaussettes puis les red\u00e9plie, coupe ses oignons qui finissent par terre, cherche ses cl\u00e9s et range la vaisselle dans le frigo. Et bient\u00f4t on ne voit plus un homme qui range, nage ou cherche des objets. On voit le trac\u00e9 de la pens\u00e9e aux mille et une voix, celle qui nous hante au quotidien.<\/p>\n\n\n\n<p>Hamster. On le voit mais surtout on l\u2019entend. Les boucles r\u00e9p\u00e9titives d\u2019un parler tr\u00e8s oral, auquel on ne manque pas de s\u2019identifier, se m\u00ealent \u00e0 la musique exp\u00e9rimentale. Quoi de mieux que la po\u00e9sie sonore pour exprimer la pens\u00e9e incessante&nbsp;? Car la po\u00e9sie sonore met en avant la sonorit\u00e9 plut\u00f4t que le sens et&nbsp;<em>Hamster Lacrymal&nbsp;<\/em>exprime ici davantage la forme, la sonorit\u00e9 et les rythmes de la pens\u00e9e que son contenu. Mais cette po\u00e9sie peut tout de m\u00eame faire \u00ab&nbsp;sens&nbsp;\u00bb : \u00ab&nbsp;Je suis. Je fuis. Je me fuis. Je me suis.&nbsp;\u00bb.&nbsp;Ce jeu sonore nous montre la pens\u00e9e telle qu\u2019elle est&nbsp;: m\u00e9lange saugrenu, bien loin d\u2019une logique rationnelle et causale. Le musicien Christophe Ryser, \u00e0 la guitare ou \u00e0 la contrebasse, est pr\u00e9sent sur sc\u00e8ne, alternant les masques \u00e9tranges, incarnant des voix int\u00e9rieures. Sur sa t\u00eate chauve est dessin\u00e9 un visage, qui r\u00e9pond aux visages dessin\u00e9s sur le corps de Pierre Isa\u00efe Duc, comme autant de pr\u00e9sences diff\u00e9rentes. La musique, qu\u2019elle soit jou\u00e9e sur sc\u00e8ne ou pass\u00e9e sur des enregistrements, vient s\u2019ajouter \u00e0 ces pr\u00e9sences, comme une autre voix. Et l\u2019univers visuel \u2013 plongeoir, boule terrestre clignotante et mille et un objets insolites \u2013, install\u00e9 par Isabelle Pellissier, vient ajouter une autre dimension \u00e0 la folie de la pens\u00e9e sur sc\u00e8ne. Ces trois dimensions \u2013 po\u00e9sie, son et image \u2013 sont au c\u0153ur du travail de la Cie Corsaire Sanglot, fond\u00e9e en 1999. Elles se r\u00e9unissent ici pour cr\u00e9er un tableau dr\u00f4le et insolite. M\u00eame si on en pleurerait.<\/p>\n\n\n\n<p>Lacrymal. Oui, parce que derri\u00e8re ce hamster qui ne tient pas en place, il y a des larmes de rage et de d\u00e9sespoir. L\u2019enfer de cette roue qui tourne, qui emp\u00eache de se reposer. Et puis, la nostalgie. Celle du \u00ab&nbsp;Oh c\u2019est d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9&nbsp;\u00bb. Quand une jolie fille passe et qu\u2019on ne voit plus que ses fesses. Quand Adam et Eve se retournent pour contempler une derni\u00e8re fois le paradis perdu. Quand on va mourir et qu\u2019on regarde une derni\u00e8re fois sa maison, ses meubles. \u00ab&nbsp;Oh c\u2019est d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9&nbsp;\u00bb. C\u2019est farfelu, c\u2019est absurde, mais pendant que le hamster tourne dans sa roue, le temps passe. On a envie de le compter, ce temps, comme Fantasio dans la pi\u00e8ce de Musset<em>&nbsp;<\/em>: \u00ab&nbsp;Tiens, Spark, il me prend des envies de m\u2019asseoir sur un parapet, de regarder couler la rivi\u00e8re, et de me mettre \u00e0 compter un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, et ainsi de suite jusqu\u2019au jour de ma mort.&nbsp;\u00bb. Pierre Isa\u00efe Duc continue \u00e0 compter. Vingt-huit. Vingt-neuf. Puis, un enregistrement prend la rel\u00e8ve, venant ponctuer de temps en temps le monologue polyphonique du com\u00e9dien\u2026 deux cent vingt-cinq\u2026 deux cent vingt-six. Est-ce que c\u2019est en comptant qu\u2019on arrivera enfin \u00e0 faire taire ces voix&nbsp;? A aller au centre de la vie, au centre de nous-m\u00eames, au centre de la \u00ab&nbsp;toile d\u2019araign\u00e9e&nbsp;\u00bb ?<\/p>\n\n\n\n<p>Lacrymal. Exasp\u00e9r\u00e9 par ces voix qui refusent de s\u2019arr\u00eater, Pierre Isa\u00efe Duc, ou plut\u00f4t \u00ab&nbsp;Bob&nbsp;\u00bb, car c\u2019est ainsi que se nomme son personnage, finit par crier \u00ab&nbsp;Tais-toi&nbsp;!&nbsp;\u00bb et met la t\u00eate dans le frigo rempli d\u2019oignons. La th\u00e9i\u00e8re au-dessus siffle. Et c\u2019est le musicien, la voix sonore, qui ouvre la th\u00e9i\u00e8re pour que s\u2019\u00e9chappe la vapeur. Trouver un \u00e9chappatoire dans le son&nbsp;? Jeu sonore qui rappellerait le battement du c\u0153ur et donc le simple ressenti de l\u2019\u00ab&nbsp;\u00eatre&nbsp;\u00bb ? Sublimation de l\u2019absurdit\u00e9 par le son&nbsp;? Silence. Noir sur le plateau. Applaudissements.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>30 mars 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/kendra-simons\/\">Kendra Simons<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>30 mars 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/artemisia-romano\/\">Artemisia Romano<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Polyphonie c\u00e9r\u00e9brale<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"534\" height=\"800\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/fa0f4acc-e448-4aff-8cd9-9b426d539a14.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11307\" style=\"width:auto;height:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/fa0f4acc-e448-4aff-8cd9-9b426d539a14.jpg 534w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/fa0f4acc-e448-4aff-8cd9-9b426d539a14-113x170.jpg 113w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/04\/fa0f4acc-e448-4aff-8cd9-9b426d539a14-134x200.jpg 134w\" sizes=\"auto, (max-width: 534px) 100vw, 534px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"> \u00a9 TLH Sierre<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Hamster Lacrymal<\/em>, c\u2019est un monologue ininterrompu d\u2019un homme en maillot de bain et manchons, dont les pens\u00e9es se t\u00e9lescopent, se succ\u00e8dent. On passe du coq \u00e0 l\u2019\u00e2ne, pour revenir au coq. Les pens\u00e9es d\u00e9filent, et s\u2019enchev\u00eatrent surtout. Le r\u00e9cit est d\u00e9nu\u00e9 de toute logique, de tout ordre, inscrit dans une forme de th\u00e9\u00e2tre de l\u2019absurde. Les sc\u00e8nes d\u00e9filent sous nos yeux&nbsp;: il d\u00e9cide de compter jusqu\u2019\u00e0 sa mort 1..2..5..18..23..30.., fait les gestes routiniers matinaux et court dans tous les sens en commentant ses mouvements tel un pr\u00e9sentateur sportif. Tout en coupant ses oignons frais, il imite une femme qui lui susurre des mots doux en finlandais, il \u00e9coute les nouvelles inqui\u00e9tantes \u00e0 la radio dont la seule note positive provient de la Bourse. \u00ab&nbsp;Je suis tr\u00e8s inquiet&nbsp;\u00bb. Il cherche son portable et met la maison sens dessus dessous, ne le trouve pas et finit par appeler le docteur. Cet encha\u00eenement de sc\u00e8nes d\u00e9cousues am\u00e8ne un ton loufoque et comique mais r\u00e9v\u00e8le aussi en toile de fond une angoisse am\u00e8re, celle de la course \u00e0 la vie, des m\u00e9dias qui nous submergent, et de la solitude aussi: \u00ab&nbsp;nous sommes seuls, ensemble&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur sc\u00e8ne&nbsp;: une douche d\u2019un c\u00f4t\u00e9, un frigo de l\u2019autre, une table et des chaises, un fauteuil, un lit double au fond&nbsp;; un int\u00e9rieur banal, en somme. Mais plus surprenant, une ligne de natation et un plongeoir. Et c\u2019est sur ce m\u00eame plongeoir que va s\u2019installer le premier doute&nbsp;: sauter ou ne pas sauter&nbsp;? \u00ab&nbsp;Allez, saute, faut aller de l\u2019avant, faut pas reculer, non faut aller de l\u2019avant, faut pas rester en arri\u00e8re, c\u2019est les nuls qui reculent&nbsp;\u00bb. Mais il ne grimpe pas, pas tout de suite. La vie est-elle une course&nbsp;?&nbsp;<em>Hamster Lacrymal<\/em>&nbsp;rappelle la figure associ\u00e9e \u00e0 ce petit rongeur qui m\u00e8ne une course folle sur sa roue, qui tourne en rond sans but pr\u00e9cis et qui pleure. Une m\u00e9taphore qui sert de miroir \u00e0 nos vies contemporaines, souvent affolantes. C\u2019est le bruit du monde qui r\u00e9sonne dans notre for int\u00e9rieur.<\/p>\n\n\n\n<p>Car c\u2019est aussi le corps qui est mis en lumi\u00e8re. Le rapport entre son ext\u00e9riorit\u00e9 et son int\u00e9riorit\u00e9, entre le soma et la psych\u00e9. Le personnage a mal \u00e0 la nuque, symbole ici du lien entre le corps et l\u2019esprit. C\u2019est par la mat\u00e9rialit\u00e9 m\u00eame de ce corps qu\u2019il vit toutes les inqui\u00e9tudes du monde&nbsp;: \u00ab je suis au centre et je veux aller vers l\u2019ext\u00e9rieur, ou suis-je \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur et je veux rejoindre le centre&nbsp;?&nbsp;\u00bb ou encore \u00ab&nbsp;je suis, je fuis, je me fuis, je me suis&nbsp;?&nbsp;\u00bb. Des questions pos\u00e9es frontalement&nbsp;: comment se positionner soi-m\u00eame?<\/p>\n\n\n\n<p>Toutes ces pens\u00e9es sont exprim\u00e9es sous forme orale. Ce sont de v\u00e9ritables voix int\u00e9rieures parl\u00e9es que l\u2019on entend, comme une conversation que l\u2019on a avec soi-m\u00eame. Le spectacle s\u2019inscrit dans le registre de la \u00ab&nbsp;po\u00e9sie sonore&nbsp;\u00bb, o\u00f9 l\u2019esprit volatile du personnage est toujours accompagn\u00e9 par un visuel et un fond sonore&nbsp;: un autre homme avec la t\u00eate de Doris Leuthard faisant des accords \u00e0 la guitare, le bruit de la cafeti\u00e8re ou encore ce m\u00eame homme, cette fois au visage de plante exotique, jouant des sons de contrebasse.<\/p>\n\n\n\n<p>La force de ce spectacle&nbsp;? Celle de jouer autour de l\u2019absurde, du burlesque et de la quasi folie pour rendre compte de questions s\u00e9rieuses et contemporaines. Le personnage finit dans une explosion de&nbsp;<em>je<\/em>&nbsp;(\u00ab&nbsp;je suis une armoire japonaise, je suis inquiet, j\u2019ai mal \u00e0 la nuque, je suis nul, je, je\u2026.&nbsp;\u00bb) le faisant plonger la t\u00eate dans un frigo qui s\u2019enfume. Il se rel\u00e8ve, en silence, la t\u00eate encore embrum\u00e9e, et monte ensuite sur le plongeoir pour regarder l\u00e0-haut et demander \u00ab&nbsp;y a quelqu\u2019un&nbsp;?&nbsp;\u00bb. Le trop d\u2019individualisme lui aurait-il fait perdre la boule&nbsp;? Car c\u2019est peut-\u00eatre au travers du partage que l\u2019on peut apaiser nos maux.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>30 mars 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/artemisia-romano\/\">Artemisia Romano<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/tlh-sierre.ch\/Home\/Event\/258\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De Pierre Isa\u00efe Duc et la Cie Corsaire Sanglot \/ TLH, Sierre \/ Du 30 mars au 9 avril 2017 \/ Critique par Kendra Simons et Artemisia Romano.<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":11307,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,14],"tags":[187,180],"class_list":["post-11311","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-les-halles","tag-artemisia-romano","tag-kendra-simons"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11311","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11311"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11311\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20898,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11311\/revisions\/20898"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/11307"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11311"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11311"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11311"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}