{"id":11217,"date":"2017-03-22T00:32:48","date_gmt":"2017-03-21T23:32:48","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=11217"},"modified":"2025-02-09T18:03:55","modified_gmt":"2025-02-09T17:03:55","slug":"fire-of-emotions-the-abyss","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2017\/03\/fire-of-emotions-the-abyss\/","title":{"rendered":"FIRE OF EMOTIONS : THE ABYSS"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">FIRE OF EMOTIONS : THE ABYSS<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">De Pamina de Coulon \/ Th\u00e9\u00e2tre de l&rsquo;Usine \/ du 16 au 22 mars 2017 \/ Critiques par Margot Prod&rsquo;hom et Artemisia Romano. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>16 mars 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/margot-prodhom-2\/\">Margot Prod&rsquo;hom<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Emancipation linguistico-r\u00e9flexive<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/03\/Abyss-8673-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11215\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/03\/Abyss-8673-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/03\/Abyss-8673-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/03\/Abyss-8673-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/03\/Abyss-8673-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/03\/Abyss-8673-624x416.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/03\/Abyss-8673.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"> \u00a9Th\u00e9\u00e2tre de l&rsquo;Usine<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Entre performance vocale, linguistique et r\u00e9flexive, le spectacle de Pamina de Coulon nous emporte dans les m\u00e9andres d\u2019une pens\u00e9e non-commune, d\u00e9cal\u00e9e qui pourtant nous touche par sa tr\u00e8s fine perspicacit\u00e9 et sa tonalit\u00e9 optimiste. Sur le plateau, ce sont les mots qui agissent, performent, nous affectent ou nous font rire. Et \u00e0 travers le d\u00e9dale de son monologue monadique et rhizomique, la performeuse propose une r\u00e9flexion sur les potentialit\u00e9s du langage, sur les limites de son emploi commun de surface, et sur les abysses de sens qu\u2019il peut d\u00e9couvrir si l\u2019on veut bien travailler, mais surtout jouer, \u00e0 d\u00e9voyer son utilisation canonique. Pamina de Coulon donne au langage un r\u00f4le de bathyscaphe, engin autonome de plong\u00e9e \u00e0 grande profondeur qui nous entra\u00eene avec lui dans les profondeurs du sens et de la pens\u00e9e.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La sobri\u00e9t\u00e9 d\u2019un dispositif sc\u00e9nique hand-made contraste avec la complexe construction d\u00e9ambulatoire du monologue de Pamina de Coulon. Assise sur son rocher, assemblage de morceaux de bois peint en gris, comme contemplant une mer symbolis\u00e9e par un tapis-patchwork de tricots bleus, la performeuse nous fait face et nous emporte sur les flots anim\u00e9s et temp\u00e9tueux de ses r\u00e9flexions abyssales. Si l\u2019on peut parler de performance, c\u2019est parce qu\u2019il n\u2019y a pas de r\u00f4le \u00e0 jouer, pas d\u2019intrigue \u00e0 repr\u00e9senter, pas de texte \u00e0 r\u00e9citer. C\u2019est le texte qui est au c\u0153ur de la performance&nbsp;: pourtant construit, travaill\u00e9 et \u00e9crit dans une partition pr\u00e9alable de la performance, il donne l\u2019impression aux spectateurs d\u2019\u00eatre un flux de pens\u00e9e associationniste qui va et vient, rhizomique, aux rythmes des souvenirs, des allusions, des digressions, des sauts en avant et des retours en arri\u00e8re, mais toujours pour retomber sur ses pattes, sur ce qui fait le fil rouge du spectacle \u2013 la recherche d\u2019une r\u00e9flexion atypique en train de se cr\u00e9er \u2013 et en constitue, si l\u2019on peut dire, l\u2019enseignement.<\/p>\n\n\n\n<p>La m\u00e9taphore fil\u00e9e maritime guidant le parcours verbal de la locutrice \u00e9tablit une analogie entre les grands fonds oc\u00e9aniques et l\u2019orientation du discours comme exploration des profondeurs encore insoup\u00e7onn\u00e9es des ab\u00eemes de sens v\u00e9hicul\u00e9s par le langage. Or, on l\u2019oublie trop souvent, ces ab\u00eemes, tout comme les abysses, repr\u00e9sentent la majeure partie de l\u2019\u00e9tendue du sol de notre plan\u00e8te. Dans sa forme et dans son contenu, la performance oratoire rompt avec une vision normative et normalis\u00e9e de la parole ainsi que des pr\u00e9tendues v\u00e9rit\u00e9s qu\u2019elle d\u00e9livre. Nos pens\u00e9es d\u2019adultes, st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9es et d\u00e9sabus\u00e9es, reprennent une \u00e9nergie, un sens, et des couleurs, quand Pamina de Coulon les relit avec l\u2019attitude et le rythme d\u2019un enfant. Ce qu\u2019on croit \u00eatre la na\u00efvet\u00e9 d\u2019un regard passionn\u00e9 et bienveillant sur le monde peut devenir une source d\u2019enrichissement et d\u2019\u00e9mancipation.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9nergie qui anime le discours est terrestre, cosmique, monadique&nbsp;: elle provient des rifts oc\u00e9aniques inject\u00e9s de magma volcanique, de ce qui fait le sous-bassement commun des plantes, des animaux, des min\u00e9raux et des \u00eatres humains. Luttant contre ce qu\u2019elle nomme l\u2019 \u00ab&nbsp;anthropo-\u00e9vidence&nbsp;\u00bb qui divise, cat\u00e9gorise et donc exclut, Pamina de Coulon fait du monde qui nous entoure une monade, une unit\u00e9, une inclusion dont nous sommes parties int\u00e9grantes. Elle nous invite, par un texte qui fait \u00e0 lui seul tout le spectacle, \u00e0 nous \u00e9merveiller d\u2019une beaut\u00e9 trop souvent ignor\u00e9e, parce que marginalis\u00e9e, \u00e0 nous r\u00e9volter contre les absurdes pr\u00e9jug\u00e9s que l\u2019on nous vend, \u00e0 adopter un point de vue disqualifi\u00e9 selon lequel le sol, ou m\u00eame le sous-sol, serait un lieu duquel il faut absolument s\u2019\u00e9lever, s\u2019\u00e9chapper. Elle propose de s\u2019asseoir sur ce sol pour en faire l\u2019objet d\u2019observation minutieuse des choses que nous ne croyons pas dignes de savoir.&nbsp;<em>S\u2019asseoir au sol, dans l\u2019abysse, avec les vaincu-e-s, en solidarit\u00e9&nbsp;<\/em>: voil\u00e0 son geste.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qui nous touche, c\u2019est que nous prenons conscience que les consid\u00e9rations de la performeuse ne nous \u00e9taient pas inaccessibles, qu\u2019elles op\u00e8rent simplement un renversement de perspective \u00e0 partir de connaissances culturelles que nous avons tous en commun. Pamina de Coulon t\u00e9moigne, par ce texte richissime, de sa tr\u00e8s large culture en convoquant des r\u00e9f\u00e9rences historiques et philosophiques : elle cite notamment Pascal, Nietzsche, Rilke, Arendt, Ecco, Galil\u00e9e, Copermic, Whitehead, Hugo, etc.&nbsp;; elle sous-tend ses propos avec des renseignements tir\u00e9s de la chimie, de la physique, de la g\u00e9ologie, de la biologie, de la psychologie, de la philosophie, etc. La le\u00e7on enseign\u00e9e est celle d\u2019un d\u00e9placement de regard, d\u2019un changement de perspective simple mais inaper\u00e7u&nbsp;: installons-nous au fond pour regarder d\u2019en bas, l\u2019ignor\u00e9, le n\u00e9glig\u00e9, plut\u00f4t que de regarder d\u2019en haut, depuis une position arbitrairement et conventionnellement reconnue comme \u00e9tant au-dessus des autres. Il s\u2019agit, en modifiant le point de vue, en adoptant une position d\u00e9cal\u00e9e, inhabituelle et d\u00e9valoris\u00e9e, de faire exploser les cloisons qui enferment la pens\u00e9e et nous avec&nbsp;:&nbsp;<em>Mach kaputt was dich kaputt macht.<\/em>&nbsp;D\u00e9truire ce qui nous casse&nbsp;: c\u2019est en se lib\u00e9rant de l\u2019id\u00e9ologie dominante et donc \u00e9crasante qu\u2019on cr\u00e9e l\u2019unit\u00e9, l\u2019espoir et la coalition dans l\u2019\u00e9mancipation.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>16 mars 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/margot-prodhom-2\/\">Margot Prod&rsquo;hom<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>16 mars 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/artemisia-romano\/\">Artemisia Romano<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Emancipation linguistico-r\u00e9flexive<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/03\/Abyss-8673-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11215\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/03\/Abyss-8673-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/03\/Abyss-8673-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/03\/Abyss-8673-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/03\/Abyss-8673-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/03\/Abyss-8673-624x416.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/03\/Abyss-8673.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"> \u00a9Th\u00e9\u00e2tre de l&rsquo;Usine<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Le meilleur conseil que je puisse vous donner est vraiment, simplement, de me faire confiance. On va finir par retomber les quatre pattes sur la terre ferme, je vous en fais la promesse&nbsp;\u00bb&nbsp;:&nbsp; promesse d\u00fbment tenue par Pamina de Coulon, dans la performance<\/em>&nbsp;The Abyss<em>&nbsp;, deuxi\u00e8me volet de&nbsp;<\/em>Fire of Emotions<em>&nbsp;(apr\u00e8s&nbsp;<\/em>Genesis<em>&nbsp;en 2014), pr\u00e9sent\u00e9 pour la premi\u00e8re fois au Th\u00e9\u00e2tre de l\u2019Usine \u00e0 Gen\u00e8ve.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Assise sur son grand rocher, Pamina de Coulon nous attend. Elle nous accueille, le regard se posant sur chacun des spectateurs qui prend place. Au pied du rocher, un patchwork tricot\u00e9 de bleu, la mer, symbole du voyage. S\u2019ensuit une navigation par les mots \u00e0 travers le temps, o\u00f9 est d\u00e9construit le rapport de l\u2019humain \u00e0 la temporalit\u00e9, au savoir, \u00e0 son exp\u00e9rience, des questions radicalement politiques et philosophiques. Mais cette grande exploration, \u00e0 la fois temporelle et spatiale, nous repositionne toujours dans le pr\u00e9sent, dans l\u2019imm\u00e9diat. La performance embrasse un instant o\u00f9 l\u2019on peut tout penser, tout m\u00e9langer et ce, au-del\u00e0 des \u00e9poques, des paradigmes, des niveaux de discours. Elle est une forme de pens\u00e9e sp\u00e9culative en train de se faire.<\/p>\n\n\n\n<p>Pamina de Coulon se donne pour mission de r\u00e9-ouvrir les bo\u00eetes noires, celles que l\u2019on n\u2019ose plus toucher tant elles paraissent hors de port\u00e9e, non r\u00e9futables ou allant de soi&nbsp;: des moments historiques, des d\u00e9couvertes scientifiques, des repr\u00e9sentations symboliques, des v\u00e9rit\u00e9s. Rien n\u2019est immuable, tout peut \u00eatre questionn\u00e9. Elle s\u2019y att\u00e8le dans une narration o\u00f9 d\u00e9ferlent des id\u00e9es et des doutes qui rendent compte de r\u00e9alit\u00e9s et de temporalit\u00e9s multiples, s\u2019\u00e9mancipant de tout langage qui diviserait, de toute forme manich\u00e9enne. On touche du doigt l\u2019abstraction originelle des math\u00e9matiques, on se prom\u00e8ne au long d\u2019un r\u00e9cit de voyage de la Pang\u00e9e \u00e0 Lampedusa, on s\u2019\u00e9loigne de l\u2019effroyable Jardin d\u2019Eden pour embrasser la po\u00e9sie des luttes du Black Bloc.<\/p>\n\n\n\n<p>Pamina de Coulon nous plonge par la pens\u00e9e dans les profondeurs des abysses en tant qu\u2019elles incarnent le lieu d\u2019investigation des possibles, d\u2019une vie autre. Elles deviennent la m\u00e9taphore d\u2019un mod\u00e8le alternatif sur le vivre ensemble et sur la coexistence des individus \u00e0 travers leurs migrations, leurs naufrages, leur solidarit\u00e9, leurs engagements, leurs d\u00e9sengagements. Petit \u00e0 petit, on remonte forc\u00e9ment \u00e0 la surface pour affronter une question brutale&nbsp;: pourquoi agir&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>La performance de Pamina de Coulon est un r\u00e9el manifeste o\u00f9 l\u2019intimit\u00e9 introspective se m\u00eale aux souvenirs des conversations familiales, et \u00e0 l\u2019\u00e9loquence des penseurs. Dans la grandeur de ses questionnements, elle nous renvoie sans arr\u00eat \u00e0 notre individualit\u00e9. C\u2019est l\u00e0 la force de sa proposition, celle de rendre perm\u00e9able la fronti\u00e8re entre le petit et le grand.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>16 mars 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/artemisia-romano\/\">Artemisia Romano<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.theatredelusine.ch\/spectacle\/fire-of-emotions-the-abyss\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De Pamina de Coulon \/ Th\u00e9\u00e2tre de l&rsquo;Usine \/ du 16 au 22 mars 2017 \/ Critiques par Margot Prod&rsquo;hom et Artemisia Romano.<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":11219,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,159],"tags":[187,186],"class_list":["post-11217","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-de-lusine-geneve","tag-artemisia-romano","tag-margot-prodhom"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11217","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11217"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11217\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20906,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11217\/revisions\/20906"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/11219"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11217"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11217"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11217"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}