{"id":11193,"date":"2017-03-10T13:43:16","date_gmt":"2017-03-10T12:43:16","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=11193"},"modified":"2025-02-09T18:04:22","modified_gmt":"2025-02-09T17:04:22","slug":"goupil","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2017\/03\/goupil\/","title":{"rendered":"Goupil"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Goupil<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Par Les Compagnons de Pierre M\u00e9nard \/ Mise en sc\u00e8ne de Nicolas Fagart \/ le Petit Th\u00e9\u00e2tre \/ du 8 au 11 mars 2017 \/ Critiques Josefa Terribilini et J\u00e9r\u00e9my Berthoud. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>8 mars 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/josefa-terribilini\/\">Josefa Terribilini<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Rossons Renart en LSF<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"900\" height=\"600\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/03\/goupil-2-web.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11186\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/03\/goupil-2-web.jpg 900w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/03\/goupil-2-web-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/03\/goupil-2-web-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/03\/goupil-2-web-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/03\/goupil-2-web-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"> \u00a9 Les Compagnons de Pierre M\u00e9nard<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Au Petit Th\u00e9\u00e2tre, Les Compagnons de Pierre M\u00e9nard nous offrent une r\u00e9\u00e9criture multiforme et po\u00e9tique du&nbsp;<\/em>Roman de Renart<em>. Violoncelliste chevelu \u00e0 gauche, conteur virtuose \u00e0 droite et duo de mimes au centre, chaque membre du quatuor se conjugue \u00e0 la perfection sur la sc\u00e8ne nue pour raconter cette histoire. Qui que l\u2019on soit, on rit, on r\u00eave, on imagine, et tout cela gr\u00e2ce \u00e0 quelques notes et quelques gestes qui composent une langue complexe et simple \u00e0 la fois.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>On sous-estime les enfants. Aujourd\u2019hui, je m\u2019y suis laiss\u00e9e prendre. Et pour cause&nbsp;! Face \u00e0 cette fable moyen\u00e2geuse cont\u00e9e en musique, en texte et en mouvements par des com\u00e9diens-musiciens qui sautent d\u2019un personnage \u00e0 l\u2019autre au rythme des situations, il y aurait de quoi perdre le fil, pensais-je avant la repr\u00e9sentation. \u00c0 tort. La fin du spectacle me le d\u00e9montre&nbsp;: au moment des saluts, le quatuor nous invite \u00e0 reprendre en ch\u0153ur la chanson finale. Mais les paroles qu\u2019il nous enseigne ne sont pas uniquement des mots. Elles sont aussi des gestes. En fait, expliquent les artistes, tout le spectacle vient de nous \u00eatre racont\u00e9 en langage des signes fran\u00e7ais (LSF). Les animaux, la nuit, la for\u00eat, toutes les images avec lesquelles les corps des deux com\u00e9diennes ont peupl\u00e9 la sc\u00e8ne \u00e9taient codifi\u00e9s. Quelle surprise de voir alors le jeune public, tr\u00e8s concentr\u00e9, reproduire ces signes avec une pr\u00e9cision \u00e9patante. Non seulement sont-ils bons mimes mais, surtout, ils se souviennent de tout.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils se souviennent de la neige qui tombait doucement par de petites ondulations des doigts. Ils se souviennent des feuilles d\u2019automne qui voletaient comme les paumes vers le sol. La pluie tombait, \u00ab&nbsp;ploc\u2026 ploc ploc&nbsp;\u00bb, jouait le violoncelle. \u00c0 ce moment de l\u2019histoire, il \u00e9tait si difficile pour Renart le goupil et le loup Isengrin de trouver \u00e0 manger. Il leur a fallu tromper des marchands de passage sur une carriole pour leur voler des anguilles \u2013 enfin, Renart seulement y est parvenu, avant d\u2019entourlouper une fois de plus son oncle le loup\u2026 Les enfants se souviennent aussi du flamenco de Pinte la poule qui a ensuite fait fuir le rus\u00e9 Renart \u00e0 coups de bec form\u00e9 par deux doigts mena\u00e7ants. Ce qu\u2019ils ont ri, d\u2019ailleurs, quand le conteur a maquill\u00e9 cinq fois sa voix pour invoquer les cinq petits poussins que Pinte prot\u00e9geait. Moi aussi j\u2019ai pouff\u00e9, lorsque le plus grand de ces poussins, avec son timbre d\u2019adolescent blas\u00e9, r\u00e2lait de se voir encore infantiliser par sa m\u00e8re-poule. Sa revendication d\u2019ind\u00e9pendance n\u2019a cependant pas dur\u00e9 bien longtemps, car l\u2019arriv\u00e9e du goupil l\u2019a aussit\u00f4t envoy\u00e9 se cacher dans les plumes de Pinte.<\/p>\n\n\n\n<p>Telle est la force de ce spectacle, qui parvient \u00e0 parler diff\u00e9remment \u00e0 tous en croquant les m\u00eames tableaux. Le texte original, lui, n\u2019est jamais trahi. Tir\u00e9 d\u2019un manuscrit anonyme datant du douzi\u00e8me si\u00e8cle, le r\u00e9cit que nous relate le conteur est adapt\u00e9, bien s\u00fbr, mais certains mots plus d\u00e9suets font r\u00e9sonner l\u2019ancien fran\u00e7ais. Et puis, on s\u2019amuse toujours formidablement de l\u2019app\u00e9tit \u00e9l\u00e9phantesque de Renart et de ses fourberies. Elles sont souvent cruelles, mais parce que les h\u00e9ros sont des animaux, les mauvais tours paraissent moins rudes. M\u00eame la tonsure br\u00fblante du loup ne fait pas hurler le jeune public qui per\u00e7oit la satire \u00e0 sa mani\u00e8re&nbsp;: peut-\u00eatre les enfants ne discernent-ils pas la critique religieuse et politique, de l\u2019hypocrisie et de l\u2019oppression des pauvres. Mais ils comprennent que Renart est puni de s\u2019\u00eatre cru plus malin que les autres et ils repartent plein d\u2019images en t\u00eate, en fredonnant une chanson en LSF.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>8 mars 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/josefa-terribilini\/\">Josefa Terribilini<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>8 mars 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jeremy-berthoud\/\">J\u00e9r\u00e9my Berthoud<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Profite bien de ta ruse\u2026<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"539\" height=\"564\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/03\/goupil-3-light.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11190\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/03\/goupil-3-light.jpg 539w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/03\/goupil-3-light-162x170.jpg 162w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/03\/goupil-3-light-191x200.jpg 191w\" sizes=\"auto, (max-width: 539px) 100vw, 539px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"> \u00a9 Les Compagnons de Pierre M\u00e9nard<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Au Petit Th\u00e9\u00e2tre, Les Compagnons de Pierre M\u00e9nard nous offrent une r\u00e9\u00e9criture multiforme et po\u00e9tique du&nbsp;<\/em>Roman de Renart<em>. Violoncelliste chevelu \u00e0 gauche, conteur virtuose \u00e0 droite et duo de mimes au centre, chaque membre du quatuor se conjugue \u00e0 la perfection sur la sc\u00e8ne nue pour raconter cette histoire. Qui que l\u2019on soit, on rit, on r\u00eave, on imagine, et tout cela gr\u00e2ce \u00e0 quelques notes et quelques gestes qui composent une langue complexe et simple \u00e0 la fois.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>On sous-estime les enfants. Aujourd\u2019hui, je m\u2019y suis laiss\u00e9e prendre. Et pour cause&nbsp;! Face \u00e0 cette fable moyen\u00e2geuse cont\u00e9e en musique, en texte et en mouvements par des com\u00e9diens-musiciens qui sautent d\u2019un personnage \u00e0 l\u2019autre au rythme des situations, il y aurait de quoi perdre le fil, pensais-je avant la repr\u00e9sentation. \u00c0 tort. La fin du spectacle me le d\u00e9montre&nbsp;: au moment des saluts, le quatuor nous invite \u00e0 reprendre en ch\u0153ur la chanson finale. Mais les paroles qu\u2019il nous enseigne ne sont pas uniquement des mots. Elles sont aussi des gestes. En fait, expliquent les artistes, tout le spectacle vient de nous \u00eatre racont\u00e9 en langage des signes fran\u00e7ais (LSF). Les animaux, la nuit, la for\u00eat, toutes les images avec lesquelles les corps des deux com\u00e9diennes ont peupl\u00e9 la sc\u00e8ne \u00e9taient codifi\u00e9s. Quelle surprise de voir alors le jeune public, tr\u00e8s concentr\u00e9, reproduire ces signes avec une pr\u00e9cision \u00e9patante. Non seulement sont-ils bons mimes mais, surtout, ils se souviennent de tout.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils se souviennent de la neige qui tombait doucement par de petites ondulations des doigts. Ils se souviennent des feuilles d\u2019automne qui voletaient comme les paumes vers le sol. La pluie tombait, \u00ab&nbsp;ploc\u2026 ploc ploc&nbsp;\u00bb, jouait le violoncelle. \u00c0 ce moment de l\u2019histoire, il \u00e9tait si difficile pour Renart le goupil et le loup Isengrin de trouver \u00e0 manger. Il leur a fallu tromper des marchands de passage sur une carriole pour leur voler des anguilles \u2013 enfin, Renart seulement y est parvenu, avant d\u2019entourlouper une fois de plus son oncle le loup\u2026 Les enfants se souviennent aussi du flamenco de Pinte la poule qui a ensuite fait fuir le rus\u00e9 Renart \u00e0 coups de bec form\u00e9 par deux doigts mena\u00e7ants. Ce qu\u2019ils ont ri, d\u2019ailleurs, quand le conteur a maquill\u00e9 cinq fois sa voix pour invoquer les cinq petits poussins que Pinte prot\u00e9geait. Moi aussi j\u2019ai pouff\u00e9, lorsque le plus grand de ces poussins, avec son timbre d\u2019adolescent blas\u00e9, r\u00e2lait de se voir encore infantiliser par sa m\u00e8re-poule. Sa revendication d\u2019ind\u00e9pendance n\u2019a cependant pas dur\u00e9 bien longtemps, car l\u2019arriv\u00e9e du goupil l\u2019a aussit\u00f4t envoy\u00e9 se cacher dans les plumes de Pinte.<\/p>\n\n\n\n<p>Telle est la force de ce spectacle, qui parvient \u00e0 parler diff\u00e9remment \u00e0 tous en croquant les m\u00eames tableaux. Le texte original, lui, n\u2019est jamais trahi. Tir\u00e9 d\u2019un manuscrit anonyme datant du douzi\u00e8me si\u00e8cle, le r\u00e9cit que nous relate le conteur est adapt\u00e9, bien s\u00fbr, mais certains mots plus d\u00e9suets font r\u00e9sonner l\u2019ancien fran\u00e7ais. Et puis, on s\u2019amuse toujours formidablement de l\u2019app\u00e9tit \u00e9l\u00e9phantesque de Renart et de ses fourberies. Elles sont souvent cruelles, mais parce que les h\u00e9ros sont des animaux, les mauvais tours paraissent moins rudes. M\u00eame la tonsure br\u00fblante du loup ne fait pas hurler le jeune public qui per\u00e7oit la satire \u00e0 sa mani\u00e8re&nbsp;: peut-\u00eatre les enfants ne discernent-ils pas la critique religieuse et politique, de l\u2019hypocrisie et de l\u2019oppression des pauvres. Mais ils comprennent que Renart est puni de s\u2019\u00eatre cru plus malin que les autres et ils repartent plein d\u2019images en t\u00eate, en fredonnant une chanson en LSF.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>8 mars 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jeremy-berthoud\/\">J\u00e9r\u00e9my Berthoud<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/lepetittheatre.ch\/programme\/saison-2016-2017\/spectacle\/goupil?controller=public&amp;view=play\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Les Compagnons de Pierre M\u00e9nard \/ Mise en sc\u00e8ne de Nicolas Fagart \/ le Petit Th\u00e9\u00e2tre \/ du 8 au 11 mars 2017 \/ Critiques Josefa Terribilini et J\u00e9r\u00e9my Berthoud.<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":11194,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,4,38],"tags":[175,158],"class_list":["post-11193","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-le-petit-theatre","category-spectacle","tag-jeremy-berthoud","tag-josefa-terribilini"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11193","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11193"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11193\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20910,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11193\/revisions\/20910"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/11194"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11193"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11193"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11193"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}