{"id":11149,"date":"2017-03-07T15:54:01","date_gmt":"2017-03-07T14:54:01","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=11149"},"modified":"2025-02-09T18:05:21","modified_gmt":"2025-02-09T17:05:21","slug":"grange-25-art-unil","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2017\/03\/grange-25-art-unil\/","title":{"rendered":"Grange 25 = Art + Unil"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Grange 25 = Art + Unil<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Mise en sc\u00e8ne g\u00e9n\u00e9rale Benjamin Knobil et Ludovic Chazaud \/ Projet et concept Ludovic Chazaud, Lise Michel, Marika Buffat, Dominique Hauser \/ Th\u00e9\u00e2tre La Grange de Dorigny \/ du 2 au 4 mars 2017 \/ Critique par Marek Chojecki. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>2 mars 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/marek-chojecki\/\">Marek Chojecki<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Plein la vue<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/03\/DSC7428-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11147\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/03\/DSC7428-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/03\/DSC7428-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/03\/DSC7428-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/03\/DSC7428-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/03\/DSC7428-624x416.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/03\/DSC7428.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Fabrice Ducrest<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>19 spectacles de 10 minutes, dont 4 sont jou\u00e9s simultan\u00e9ment sur 4 sc\u00e8nes diff\u00e9rentes, 5 minutes de pause entre les 2 fois 5 sessions pr\u00e9sent\u00e9es, et une collaboration entre des chercheurs de l\u2019UNIL et des metteurs en sc\u00e8ne. Ce n\u2019est pas l\u2019\u00e9nonc\u00e9 d\u2019un calcul de maths, mais la formule des vingt-cinq ans de la Grange de Dorigny. Dense&nbsp;? Oui&nbsp;! Riche&nbsp;? Oui&nbsp;! Compliqu\u00e9&nbsp;? Finalement, pas tant que \u00e7a.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>3\u2026 2\u2026 1\u2026 on largue les amarres&nbsp;! Apr\u00e8s le d\u00e9compte, un lourd son de sir\u00e8ne, et voici que le paquebot d\u00e9marre parmi les sons de mouettes. C\u2019est avec cette ambiance sonore que commencent l\u2019aventure et la c\u00e9l\u00e9bration. Le programme est tr\u00e8s dense, et mise sur l\u2019originalit\u00e9 tant dans la forme que dans le contenu des propositions. L\u2019espace du th\u00e9\u00e2tre a \u00e9t\u00e9 totalement transform\u00e9&nbsp;: au centre, quatre sc\u00e8nes marqu\u00e9es d\u2019un code couleur bleu\/rouge\/vert\/jaune, dispos\u00e9es en croix et s\u00e9par\u00e9es par des rideaux. Pas de si\u00e8ges pour les spectateurs, ils peuvent se d\u00e9placer librement autour de cette construction, changer de sc\u00e8ne \u00e0 tout moment, s\u2019asseoir par terre, sortir chercher une boisson, revenir.<\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9part, tout ce dispositif inqui\u00e8te, semble confus. Lorsque les quatre premi\u00e8res sc\u00e8nes commencent simultan\u00e9ment, un brouhaha envahit la salle, un m\u00e9lange de musiques et de voix. Pourtant, tr\u00e8s vite chaque groupe de spectateurs se concentre sur ce qui se passe devant la sc\u00e8ne choisie, on s\u2019habitue imm\u00e9diatement \u00e0 la formule. Mieux, les sons des diff\u00e9rentes pi\u00e8ces se m\u00e9langent et s\u2019assemblent, et semblent se soutenir. Cela peut m\u00eame devenir un \u00e9l\u00e9ment comique, lorsque l\u2019on justifie les bruits \u00e0 c\u00f4t\u00e9 par \u00ab&nbsp;des travaux d\u2019agrandissements&nbsp;\u00bb (\u00ab&nbsp;Le prix de l\u2019amour&nbsp;\u00bb, A.&nbsp;Novicov \/ J.-A. Gauthier), ou au contraire cela peut augmenter l\u2019intensit\u00e9 d\u2019une sc\u00e8ne lorsque des bruits lointains \u00e9tranges et un violon se font entendre lors du silence qui cl\u00f4t la performance de la d\u00e9esse dans la proposition de C. Aznar. Les quatre sc\u00e8nes arrivent donc \u00e0 trouver une harmonie.<\/p>\n\n\n\n<p>Et que voit-on sur chaque sc\u00e8ne? Le contenu, ce sont dix-neuf bin\u00f4mes de metteurs en sc\u00e8ne et de chercheurs qui l\u2019ont pr\u00e9par\u00e9 en travaillant \u00e0 partir du th\u00e8me impos\u00e9 \u00ab&nbsp;libert\u00e9 et gratuit\u00e9 \u00bb. Selon leurs domaines d\u2019\u00e9tude, les experts de chacune des Facult\u00e9s de l\u2019UNIL ont propos\u00e9 une question li\u00e9e \u00e0 cette th\u00e9matique dont les artistes se sont ensuite inspir\u00e9s pour leurs cr\u00e9ations. Un projet qui se cristallisa lors de croisi\u00e8res sur le L\u00e9man, o\u00f9 les paires ont pu d\u00e9battre de leurs id\u00e9es. Une grande \u00e9quipe, dont les noms sont familiers \u00e0 la Grange de Dorigny, puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019artistes qui ont tous d\u00e9j\u00e0 crois\u00e9 la route du th\u00e9\u00e2tre durant ses vingt-cinq ans d\u2019existence. Le r\u00e9sultat: une grande diversit\u00e9, des sujets qui traitent le th\u00e8me avec des angles d\u2019approche tr\u00e8s diff\u00e9rents et des sc\u00e8nes qui peuvent faire passer du rire aux larmes, le tout dans un format court et chronom\u00e9tr\u00e9. On a l\u2019occasion de voir des fourmis qui s\u2019interrogent sur le mode de vie de ces \u00e9tranges \u00eatres humains (B. Knobil \/ A. Le Boeuf). Dans un jeu t\u00e9l\u00e9vis\u00e9 anim\u00e9 par M. Urban (en bin\u00f4me de travail avec S. Bendahan), des candidats choisis dans le public doivent r\u00e9pondre \u00e0 des dilemmes \u00e9thiques. Les r\u00e9compenses en valent le coup! On ne ressort pas les mains vides non plus de l\u2019incontournable session de voyance collective propos\u00e9e par une grande sp\u00e9cialiste en dramatologie transcendantale ( M. Pinsard \/ D. Chaperon).<\/p>\n\n\n\n<p>Le comique et la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 sont donc tr\u00e8s pr\u00e9sents, mais certaines sc\u00e8nes proposent une approche plus s\u00e9rieuse de la th\u00e9matique, comme la proposition de C. Aznar (avec M. Burger) qui n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 montrer des images tr\u00e8s fortes de drames humains dans le contexte de la crise migratoire. J.-M. Potiron et Y. Arrifin proposent dans une pi\u00e8ce totalement muette un texte au sujet de l\u2019incarc\u00e9ration. La tentative tr\u00e8s moderne de V. Bonillo (en bin\u00f4me avec A. Bielman) de r\u00e9interpr\u00e9ter le mythe de Prom\u00e9th\u00e9e aboutit \u00e0 une performance qui m\u00e9lange son, corps, mots et sang. Enfin, dans la sc\u00e8ne con\u00e7ue par L. Chazaud (avec L. Michel), on s\u2019interroge sur le th\u00e9\u00e2tre lui-m\u00eame, les libert\u00e9s que l\u2019on y a en tant que spectateur, ce que l\u2019on peut y exprimer, \u00e0 travers la notion de \u00ab critique brute \u00bb. Entre chaque session de sc\u00e8nes, tout juste le temps de jeter un coup d\u2019\u0153il sur le planning, de faire son choix, et voil\u00e0 que c\u2019est d\u00e9j\u00e0 reparti, un nouveau d\u00e9part du paquebot. C\u2019est donc une abondance d\u2019informations, diverses, denses, jusqu\u2019\u00e0 en faire mal \u00e0 la t\u00eate!<\/p>\n\n\n\n<p>Cette formule peut aussi donner \u00e0 cette exp\u00e9rience un aspect \u00ab&nbsp;festival&nbsp;\u00bb. Pour commencer, il est impossible de tout voir en une soir\u00e9e, m\u00eame si chacune des sayn\u00e8tes est jou\u00e9e deux fois par soir. Ce qui peut sembler engendrer une frustration \u00e0 premi\u00e8re vue devient vite un plaisir lorsque l\u2019on est confront\u00e9 au choix. En effet, comme une miniature d\u2019un festival d\u2019Avignon, on cherche \u00e0 s\u2019informer sur les spectacles \u00e0 voir, on discute les choses vues, les d\u00e9ceptions, les incontournables, on recommande nos coups de c\u0153ur. Une ambiance toute particuli\u00e8re se cr\u00e9e et cela marche tr\u00e8s bien.&nbsp;Mais tout de m\u00eame, prendre 10 paquebots en une soir\u00e9e, c\u2019est beaucoup&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>La rencontre de la science et du th\u00e9\u00e2tre sous cette formule aboutit \u00e0 un r\u00e9sultat qui stimule la r\u00e9flexion. Une mani\u00e8re innovante de faire du th\u00e9\u00e2tre, \u00e0 partir de nombreuses contraintes impos\u00e9es, comme le sujet, l\u2019espace et le temps, mais on regrette que le format ne permette malheureusement que d\u2019effleurer les questionnements.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>2 mars 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/marek-chojecki\/\">Marek Chojecki<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/grangededorigny\/festival-des-25-ans-de-la-grange\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mise en sc\u00e8ne g\u00e9n\u00e9rale Benjamin Knobil et Ludovic Chazaud \/ Projet et concept Ludovic Chazaud, Lise Michel, Marika Buffat, Dominique Hauser \/ Th\u00e9\u00e2tre La Grange de Dorigny \/ du 2 au 4 mars 2017 \/ Critique par Marek Chojecki.<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":11151,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,5,38],"tags":[188],"class_list":["post-11149","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-la-grange","category-spectacle","tag-marek-chojecki"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11149","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11149"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11149\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20915,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11149\/revisions\/20915"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/11151"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11149"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11149"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11149"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}